‹ Variations de la personnalitéChapitre 12 sur 26 · I SUR LE CAS DE · texte numérisé non relu

I SUR LE CAS DE

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Le 24 octobre 1885, une personne étr

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la paralysie du côté droit s'accentuer. Il

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moitiés de son cerveau, il exhibera un caractère, un tempérament, des aptitudes mêmes et des connais sances tout à fait différentes. Est-il réveillé en sursaut, par exemple, et son cerveau droit entre-t-il seul en activité, tandis que le gauche continue a sommeiller, il pourra se livrer à des actes absolument contraires à sa nature normale. De même, il se montrera un jour intelligent, honnête, plein de savoir : c'est le cerveau gauche qui le guide; un autre jour, bête, ignorant et malfaisant : c'est le cerveau droit qui fait des siennes.

Les conclusions tirées par M. Myers de ce cas doivent être présentées comme des hypothèses qui n'échapperont pas à toute critique. M. Brown-Séquard vient, en effet, de produire de nombreuses expériences qui tendent à contredire le dualisme cérébral.

De plus, il existe des états intermédiaires, et il faudrait voir s'ils rentrent dans la règle en se rapprochant plus ou moins de l'un ou de l'autre état principal.

M. j. Voisin a cherché à rapprocher ce cas de celui de Félida, et tenté d'expliquer l'amnésie périodique, comme l'avait fait M. Azam, parla superposition de deux états, un état prime et un état second, 11 croyait que V... n'avait présenté qu'une seule période d'état

second, à savoir ia période où il était contr deux membres inférieurs. Au mois de jan' le sujet tombe dans une deuxième période cond, coïncidant encore avec une contractui phase dure trois mois. Le 17 avril la contr.

paraît et le malade revient à l'état prime. ■ lade en état prime a perdu, il est vrai, la nl'état second, et, à ce point de vue, il est à Félida ; mais dans la deuxième période d'é ('janvier, avril 1884) il ne s'est pas souv première période d'état second; il ignorait paralysé des jambes à Bonneval (1880). 11 quable, dit M. Voisin, que les phases p d'état second paraissent définitivement son souvenir. A peine, dans la condition son esprit à-t-il l'avantage de garder 1' de quelques semaines ou de quelques viennent de s'écouler depuis qu'il est en ce car ces périodes d'état second ont e coïncidé avec des contractures étendues, f cela signifie que la contracture n'est pas pour caractériser un état. La distributioi contracture a une importance de premier quand V... s'est trouvé à Bicêtre en c hémiplégique, son état était différent de cel neval où ia contracture était paraplégique,

pouvons donc en rester à V état prime et à Vétat second. Nous avons toute une série d'états étrangers les uns aux autres. M. Voisin fait aussi remarquer que dans cet état second, le malade présente un aspect bien différent, tant au point de vue intellectuel qu'au point de vue moral, de celui qu'il a dans Tétat prime. Quand il est contracture, en effet, ou en état second, le malade est doux, enfantin, il a un langage impersonnel, comme les bébés, et il possède peu de connaissances générales. Quand la contracture disparaît, le langage redevient vif, les mots arrivent abondamment, les tournures des phrases sont correctes et le malade devient querelleur, taquin, indiscipliné et voleur. Pour nous encore, ce n*est pas la contracture qui entraîne ce mode enfantin de l'intelligence et de l'expression; cette contracture ramène le malade à son enfance, parce que c'est dans son enfance qu'elle a existé. La mémoire s'arrête à Tépoque où cette contracture existait.

Quelles sont, continue M. Voisin, les influences physiques qui changent ainsi le ton général de l'organisme et par suite la mémoire? Un état du système vasculairePUne action inhibitoire? Un arrêt fonctionnel? M. Voisin ne se prononce pas, mais il se rend compte de la partie du cerveau touchée en étudiant l'aphasie provoquée en somnambulisme. Quand il

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