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paralysé des deux jambes. Depuis trois semaines il est ainsi paralysé; avant,- il a cousu pendant cinq mois et sait encore coudre. M. Corthyl est directeur et M. Gauthier, interne. Il ne connaît ni Chartres, ni Luysan ; son infirmier Richard lui a dit qu'il était né à Paris, mais il ignore comment il est allé à Saint- Urbain. Chronologiquement, cet état a sa place entre les troisième et quatrième, décrits ci-dessus.
Suivant le point d'application de Taimant, il est arrivé d'obtenir des transferts diflférents de ceux qu'on attendait. Le 7 septembre 1885, en présence de MM. Merlin et Thomas, professeurs à l'Ecole de médecine navale de Toulon, Fontan et Bertrand, professeurs à l'Ecole de médecine navale de Brest qui assistaient à des expériences, on applique Taimant sur la tête dans le but d'obtenir l'état de Saint-Urbain, mais l'expérimentateur ayant placé Taimant un peu plus en avant que de coutume sur le front, il surgit un état nouveau. Le sujet se réveille à Bourg, le 22 juillet 1882 ; il à dixneuf ans et demi (fig. 8). Il existe de la paralysie et de Tinsensibilité de la jambe droite; aucune insensibilité des membres supérieurs, Ledynamomètre donne du côté droit 18 kilogrammes et du côté gauche 16 kilogrammes. Il se trouve à Bourg depuis quelques mois ; il vient de Mâcon où il est resté un mois à l'hospice. Son souvenir ne remonte pas au delà. Il sait lire,
rès bien M. Lacuire, mais n'est pas content ;ur qui veut lui mettre des vésicatoires. Cet jnfond avec le troisième état. C'est évideme piiase traversée pendant le séjour à Bourg.
un jour qu'on faisait quelques recherches, t contracture tout à coup du côté droit et ouvé à Bicétre, en mars 1 884 (fig. 9). Son
identique à celui observé alors par M.J. Voiécrit par lui.
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: premiers états mieux étudiés sont suffisants e comprendre l'ensemble de la vie de V...
les présenter sous forme de tableau, afin ;ser dans un seul coup d'œil les personfférentes qui viennent d'être décrites, l'espoir de rendre un peu plus claire cette issez compliquée, M. le docteur A. Myers, es, a eu l'ingénieuse Idée de dresser le tibleau Ces six états principaux y sont représentés )lonnes verticales et l'étendue de la mémoire icun d'eux par d'épaisses lignes noires traie côté gauche de chaque colonne. Notre
Fio. g. - EUI de Bicili*,
éminent confrère fait remarquer qu'il est presque impossible de rendre ce tableau absolument exact, mais qu'il peut être de quelque utilité d'avoir sous les yeux une esquisse, comme une vue à vol d'oiseau rapidement donnée. On peut de suite remarquer le caractère violent associé à l'hémiplégie droite, formant contraste avec le calme quand l'hémiplégie çst à gauche.
Ces états sont obtenus, et c'est un point très important, par des agents physiques qiji déterminent des modifications physiologiques se révélant par les changements de la distribution de la sensibilité et de la motilité. En même temps que ces changements physiques, se produisent des transformations constantes de l'état de conscience, si constantes que pour faire reparaître à son gré tel ou tel état de conscience, il suffit à l'expérimentateur de provoquer par l'application convenable de l'aimant, d'un métal, de l'électricité, telle ou telle modification de la sensibilité et de la motilité. Et cet état de conscience est complet pour l'époque qu'il embrasse, mémoire du temps, des lieux, des personnes, des connaissances acquises (lecture, écriture), des mouvements automatiques appris (art du tailleur) ; sentiments propres et leur expression par le langage, le geste, la physionomie. La concordance est parfaite.
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