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de repos (station debout, station assise), soit de mouvement (marche, course, saut). Cette fonction comprend deux éléments distincts : un élément centripète, l’orientation et un élément centrifuge, l'équilibre proprement dit. Elle résulte de la combinaison de ces deux fonctions élémentaires. L'orientation renseigne sur la position et l’état des divers segments du corps et du Corps tout entier.
L’équilibre est le résultat d’un ensemble de contractions et de relâchement musculaires, mouvements réflexes ordonnés par les centres d’équilibration, suivant les renseignements d’orientation recus. Or, ceux-ci lui viennent de plusieurs sources
1) par les impressions kinesthésiques;
2) par les impressions visuelles;
3) par les impressions labyrinthiques;
4) par les impressidns tactiles.
C’est donc comme élément d'orientation qre l'oreille interne. participe à l’équilibration. Le vestibule et les canaux semi-cir- culaires sont chargés de remplir ce rôle. Il existe, à leur niveau, des cellules sensibles particulières dont l’irritation est transmise directement aux centres bulbaires par ie nerf vestibulaire.
Cependant, la physiologie de l’appareil vestibulaire, malgré de nombreuses et importantes recherches, est encore imparfaitement connue, tant en ce qui concerne son mécanisme périphérique labyrinthique, que celui des voies et des connexions centrales.
Le labyrinthe appartient par sa structure et par son mécanisme physiologique au système nerveux somatique. Cependant, la triade anatomie-physiologie-pathologie établit l'existence de relations étroites entre cet organe et le système nerveux végétatif. |
Au point de vue fonctionnel, ces relations se traduisent dans un sens par des influences neuro-végétatives que le labyrinthe subit et qui sont susceptibles de troubler sa propre fonction; dans l’autre sens, par une série d’influences diverses que le labyrinthe exerce sur les fonctions végétatives.
Il est évident que l'excitation du labyrinthe entraîne un cortège de manifestations végétatives, telles que : nausées, vomis-
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sements, pâleur et sueurs. Phénomènes qui ne se produisent jamais avec la même régularité et la même intensité après C'autres stimulations sensitivo-sensorielles.
Tout se passe comme si le labyrinthe était muni d’un appareil vaso-moteur autonome, qui reste cependant subordonné aux grandes influences régulatrices du sympathique et du parasympathique : influence vaso-motrice, par le système orthosympathique (voies péri-artérielles) et par le système parasympathique (voies neuro-tronculaires du VIII) et influence sécrétoire (des liquides endo-labyrinthiques). :
En se basant sur l’expérimentation chez l’animal, la chirurgie labyrinthique chez l’homme et surtout l'exploration clinique, divers otologistes ont déjà étudié certains points particuliers, tels que certaines actions du labyrinthe sur la tension artérielle; sur la vaso-motricité des capillaires; sur le péristaltisme gastrique; sur la glyco-régulation, ou, inversement, influence du sympathique cervical et des médicaments vasomoteurs sur l’excitabilité du labyrinthe.
Le mécanisme physiologique de l'excitation des terminaisons sensorielles labyrinthiques peut être concu de plusieurs manières. On a invoqué, tantôt le frottement du liquide sur l’'épithélium sensoriel, tantôt la traction ou la compression des crêtes ampullaïres. On a parlé autsi de modifications osmotiques ou d’altération du potentiel électrique, sans pouvoir en donner la preuve. Il semble que c’est bien la pression du liquide qui est le stimulant spécifique.
En cherchant une relation entre l'excitation sensoriélle vestibulaire et l’excitation auditive, on a constaté que, si d’une part les crêtes ampullaires sont sensibles au son, d'autre part l’organe de Corti lui-même, peut être influencé par les ondes endo-lymphatiques.
Les réflexes à point de départ labyriuthique peuvent être classés en deux groupes :
— les uns sont engendrés par les caneux semi-circulaires;
— les autres sont engendrés par l’appareil otolithique.
L'appareil semi-circulaire tient sous sa dépendance les réflexes provoqués par une accélération angulaire, c’est-à-dire
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par les mouvements rotatoires. Ces réflexes sont surtout la secousse lente du nystagmus, la déviation du corps et les déviations des extrémités, qui se font toujours dans la même direction, qui est celle du courant endo-lymphatique.
L'appareil otolithique, au contraire, tient sous sa dépendance, d’une part les réactions liées à une accélération rectiligne, accélération linéaire (ce sont les réactions de chute), d'autre part, les réactions statiques, c’est-à-dire provoquées par les changements de position de la tête dans l’espace : ce sont les déviations oculaires motrices — les réflexes de redressement labyrinthique — les réflexes toniques de Magnus et de Kleyn.
L'étude des courants d’action du nerf vestibulaire et de ses terminaisons en est encore à ses débuts. Cependant, LoOE- WENSTEIN et SAND (1936) ont montré que le courant du nerf de la crête latérale chez le brochet était renforcé par la rotation dans un certain sens et diminué par la rotation dans le sens opposé.
L’excitation du nerf vestibulaire, ou mieux, de ses terminaisons au niveau des ampoules des canaux semi-circulaires, provoque l’apparition d’un réflexe dont les centres sont bulboprotubérantiels, dont la voie centripète est constituée par la VIII: paire crânienne (nerf vestibulaire) et la voie centrifuge complexe aboutit au cerveau et au cervelet, aux noyaux oculomoteurs et à la moelle par la voie vestibulo-spinale. Il en résulte que toute excitation vestibulaire assez forte donnera lieu, soit à la sensation vertigineuse, soit à des mouvements réactionnels du côté des yeux (nystagmus), du côté du tronc (ROMBERG), du côté des membres (troubles de l'indication).
Le point de départ du eflexe est le plus souvent labyrinthique. La physiologie nous apprend que l'excitation adéquate du vestibule est un mouvement endo-lymphatique, de direction opposée à celle de la rotation. Celui-ci vierit exciter les cellules sensorielles des ampoules des canaux, ce qui déclenche le réflexe et les mouvements réactionnels qui en sont la conséquence. Le mouvement endo-lymphatique dans un canal semicirculaire peut donc être dirigé soit de l’arc vers l’ampoule
c’est le mouvement ampullopète; soit de l’ampoule vers l'arc : c'est le mouvement ampullofuge. Ces mouvements endo-lymphatiques de sens contraire donnent lieu à des mouvements réactionnels opposés, en effet, ces mouvements réactionnels ne se produisent pas au hasard, mais sont régis par plusieurs lois fondamentales
Lois d'EWALD
première loi — dans le canal horizontal, le mouvement endolymphatique ampullopète est le plus actif, le mouvement ampullofuge le moins actif;
deuxième loi — dans les canaux verticaux, c’est l'inverse;
troisième loi — le mouvement endo-lymphatique le plus actif donne le nystagmus de son côté; le moins actif le détermine du côté opposé.
Loi de FLOURENS
chaque canal donne un nystagmus dans son plan.