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KoBrAK suppose que le froid ou le chaud agit sur les vasomoteurs qui, se contractant ou se dilatant, créent un mouvement endo-lymphatique.
Pour HAUTANT, les otolithes joueraient un certain rôle ils donneraient lieu à un nystagmus grossier et les canaux semicirculaires perfectionneraient en quelque sorte ce nystagmus en lui donnant des caractères spéciaux comme forme et direction, suivant la position de la tête.
Pour BARTELS et EWALD, la réaction calorique agirait directement sur les éléments nerveux. Cette théorie, quoique tout à fait contraire aux théories classiques, contient peut-être une petite part de vérité et peut en partie expliquer la non suppression du nystagmus après certaines trépanations labyrinthiques. :
Ces épreuves, de beaucoup les plus importantes, car les plus sensibles, consistent à apporter des modifications de température au niveau de l'oreille interne par l'intermédiaire du conduit auditif. On irrigue successivement les deux oreilles, avec de l’eau chaude (45°), puis avec de l’eau froide (25°), ce, la tête du sujet étant inclinée en arrière de 60°, pour exciter le canal horizontal. On tient compte soit de la durée de l’irrigation, soit de la quantité de liquide et on note le nystagmus obtenu. Entre chaque irrigation on laisse reposer le sujet pendant 10° à 15’.
Avec l’eau chaude, après 40” à 60” d'irrigation ou 110 à 180 cc, on obtient un nystagmus du côté opposé au côté irrigué, durant de 60” à 100” environ.
L’hypoexcitabilité ne peut être affirmée qu'après une irrigation de 2°30” ou un volume de 300 cc3 d’eau froide, lorsque celle-ci ne donne aucune réaction nystagmique (BRUNNINGS).
Quant à l’hyperexcitabilité, elle est bien plus facile à apprécier et à interpréter. |
Ce sont surtout les résultats comparatifs de toutes ces épreuves qui ont de la valeur.
— Epreuves voltaiques (BABINSKI), qui agissent directement sur l’élément nerveux, en faisant passer un courant continu à l’aide de deux électrodes placées en avant du tragus.