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D. — EXPERIENCES CONCERNANT L'ACTION DE LA FORCE CENTRIFUGE ET DES EXERCICES PHYSIQUES SUR LA TENSION ARTERIELLE
C’est surtout DIRINGSHOFEN (1943-1944) et LAMBERT (1945- 1946), qui ont fait des recherches sur la circulation sanguine dans, des conditions anormales de gravitation. Mesurant la pression artérielle et veineuse dans les divers segments du corps, chez l’homme, occupant différentes positions dans l’espace, avec ou sans action conjointe de la force centrifuge.
Chez des adultes. normaux subissant passivement divers changements de position, si la pression intra-thoracique demeure constante, l'amplitude des variations de pression artérielle d’origine respiratoire est maxima en position verticale et minima en position horizontale. Ces réactions sont en relation avec la réplétion plus ou moins accentuée des ventricules, avec la distension des veines pulmonaires.
Sur la grande centrifugeuse du L. M. F. I. à Berlin, par les frères DIRINGSHOFEN, et sur la centrifugeuse américaine d’'ARMSTRONG et HEIM, on a pu noter que : dans les accéléra- - tions tête siège : on a un seuil de tolérance de 5 g avec une augmentation du volume des jambes avec douleurs à type de crampes.
Dans les accélérations ventre dos : on a un seuil de tolérance de 12 g avec troubles oculaires à partir de 13 g et gêne respiratoire à partir de 8 g et hémorragie sous-cutanée à partir de 7 g.
Au-dessous de 3 g, on a une hypertension d’origine certainement émotive. |
Au-dessus de 3 g, on a une hypotension légère.
La pression diastolique varie très peu.
Le temps de latence nécessaire est d'au moins 5” après la
mise en œuvre de l’accélération positive, pour obtenir le plein effet physiologique.
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En outre, on à une diminution de la tolérance pour des accélérations répétées dans la même journée. Et, au contraire, elle est accrue (accoutumance) pour des accélérations répétées en des jours successifs.
Dans les accélérations siège tête, la tolérance maximum est de 4,5 g, à 2 ou 3 g, on a la face congestionnée et des céphalées violentes, entre 3 et 4 g, des hémorragies sous-conjonctivales. Tous les signes disparaissent en 10 à 15 minutes.
De même, sous l’influence des exercices physiques, on obtient une modification de la tension artérielle. Toute activité musculaire donne à la périphérie une vaso-dilatation intense avec afflux de sang. Par réaction compensatrice, on a une vasoconstriction dans la profondeur, avec rythme cardiaque accéléré et puissance systolique du cœur augmentée.
La maxima subit les variations les plus importantes (5 à 7 cm. de Hg) variations en rapport avec l'individu et son adaptation.
La minima subit peu de modifications (1/2 à 1 cm. de Hg) de sens variable, pouvant être considérées comme dues à la prédominance des phénomènes vaso-dilatateurs.
La pression moyenne subit aussi certaines variations (1 à 2 cm. de Hg); chez les sujets entraînés on a une augmentation de la pression variable; chez les sujets non entraînés on a . Soit une augmentation, soit une diminution de la pression variable Mx, Mn.
Si le sujet passe de l’état de travail à l’état de repos, il y a une période plus ou moins longue appelée retour au calme, durant laquelle la T. A. revient progressivement à sa valeur initiale, en rapport avec le travail fourni et variable avec le sujet en durée, nature et intensité.
On trouve dans la littérature de multiples indications sur l'influence exercée par l’anoxémie sur la fréquence cardiaque de la pression artérielle et du volume des battements. Il ressort des recherches, qu’il apparaît au repos une augmentation de fréquence sous l’action de l’anoxémie. Celle-ci dépend également de la vitesse à laquelle l’anoxémie sera introduite, ainsi
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que des phénomènes d'adaptation (HARTMANN et MURALT). La tachycardie du travail est accrue en hypoxémie.
On peut cependant obtenir un tableau clair de l’état de la pression artérielle en anoxémie, si l’on sen rapporte aux indications bibliographiques et les résultats qu'on y trouve se contredisent beaucoup trop. Les variations que l’on trouve dans la pression systolique artérielle n’ont été relevées que dans une proportion relativement faible et irrégulièrement. Il apparaît à de nombreuses reprises, pour des raréfactions d'oxygène plus ou moins importantes, une chute soudaine de la pression systolique. La pression diastolique fut beaucoup plus rarement mesurée et présente un comportement irrégulier en anoxémie. (Travaux de SCHNEIDER et des médecins militaires'anglais Cor- BETT et BAZETT entre autres.) |