‹ Variations des Réactions Psychomotrices en Fonction de l'Altitude De la Pression Barométrique et de la Tension Partielle de l'Oxygène dans l'Air InspiréChapitre 21 sur 23 · SOUSSE · texte numérisé non relu

SOUSSE

Caisson 5.000 ..

Atmosph. 5.000

de .

Paris .

Vallot Observ. .

Caisson 5.000 ....

Almosph. 5.000

Audition Ecart

T0 lUE 8.000+02.......

Caisson 5.000 ..

moy.

Tact

Ec. M.

Vue

Ec. M. Choix

0,80 24,9 0,56 25,4 1:08"29,1 2,80 30,5 +2 err.

2,84 29,2 +2 err.

2,00 24,9 1,70 23,5 1,86 25,3 3,40 "33,2 à EN EN à A 2,2423;9 1,20 24,0 2,00 22,6 3,04 30,8 +2 err.

2,40 29,3 +2 err.

Ces chiffres montrent avec une indiscutable net-

teté une variation des temps de réaction en fonction de l’abaissement de la tension partielle de l’oxygène

dans l’air inspiré.

Cette variation consiste principalement en un al-

longement de temps de réaction, car les indications

fournies par l’étude des écarts moyens est beaucoup moins probante quoique dans l’ensemble on puisse

dire qu’en même temps que cet allongement on observe une certaine irrégularité dans les réponses.

D'autre part, il est une remarque que nous devons faire : chez plusieurs d’entre nous, on observe une constance paradoxale du temps des réactions tactiles alors même que les réactions visuelles, auditives et les réactions de choix subissent un allongement marqué.

A ce phénomène paradoxal, nous proposerons deux explications : tout d’abord, la nature des réactions tactiles elles-mêmes qui dans les mesures effectuées par de nombreux auteurs, se sont montrées être les plus stables et qui ont souvent présenté ce caractère de stabilité paradoxale, notamment malgré la fatigue, — enfin, sans vouloir nous engager dans des interprétations générales, ce fait nous amène à exposer ce qui nous paraît être la cause des variations étudiées.

Les modifications observées dans les réactions psychomotrices, qu’elles touchent à la rapidité de la réponse où à la régularité des réponses, nous paraissent traduire une souffrance du système cérébral et neuromusculaire.

L’abaissement de la tension de l’oxygène dans l'air inspiré amène le sujet en état d’anoxhémie. Il se pourrait donc qu’à ce moment se produise une décharge d'hématies et que cette soudaine hyperglobulie entraîne alors une compensation « qui dépasserait le but ». Aïnsi obtiendrions-nous des réponses paradoxales au commencement d’une série de mesu-

d'lus do, 2h

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