‹ Variations leucocytaires d'origine digestive chez l'EnfantChapitre 5 sur 16 · THÉORIES DE LA DESTRUCTION LEUCOCYTAIRE · texte numérisé non relu

THÉORIES DE LA DESTRUCTION LEUCOCYTAIRE

et, en particulier, la leucopénie digestive, serait due à la des- truction des leucocytes.

Certains auteurs, comme Nolf, expliquent la diminution leucocytaire qui survient à la suite d’injections intraveineuses de diverses substances du groupe des propeptones, par une destruction directe des leucocytes par ces produits. Ce serait, dans le cas de la leucopénie digestive, la substance alimentaire elle- même qui, se répandant dans la circulation, détruirait les leucocyies. Pour adopter cette théorie, il faudrait admettre que ce corps ait une activité assez considérable pour détruire un si grand nombre de leucocytes, si rapidement et à la grande dilution où il se trouve dans le sang.

Cette conception est, à l’heure actuelle, le plus généralement abandonnée.

La théorie à laquelle se sont ralliés un grand nombre d’auteurs, est celle de la leucocytolyse, dans laquelle les globules blancs ne sont plus détruits directement par la substance ingé- rée, mais indirectement par des principes formés dans l’organisme sous l’influence des albumines. .

Pour déterminer l’apparition de la leucopénie, les éléments blancs seraient rendus fragiles, puis détruits par des ferments - spéciaux, les leucocytolysines, prenant naissance dans l’orga-

nisme, peut-être dans la rate, le foie fabriquant des antileucoytolysines, chargées de neutraliser les leucocytolysines, au moment où la leucopénie est remplacée par la leucocytose.

Les partisans de ces théories admettent que la leucopénie,

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Cette théorie a été soutenue par Botkine, son élève Manoukhine, Kronulitzky, Mille Condat. Ces auteurs donnent de l'existence des leucocytolysines et de la destruction leucocytaire qui en résulte, différentes preuves, directes et indirectes.

Cest ainsi que Rubinato, Brites, donnent, comme preuve indirecte, que l’excrétion urinaire Ge l'acide urique est augmentée lors de la diminution leucocytaire. Cette preuve nous paraît discutable, car l’augmentation de l'acide urique dans les urines ne signifie pas forcément destruction leucocytaire, toutes les nucléoalbumines étant susceptibles, aussi bien que les noyaux (des globules blancs, de donner naissance à la formation d'acide urique dans l’organisme,

Botkine, Manoukhine, Mlle Condat ont donné deux sortes de preuves directes : la constatation, in vitro, du pouvoir leucolytique du sérum ou du plasma; la diminution, constatée in vitro, de ia résistance leucocytaire.

La méthode de recherche du pouvoir leucolytique consiste à mélanger les sérums ou plasmas à étudier avec du sang normal, vecteur des leucocytes, après adjonction d’une substance anticoagulante à une dose qui n’entraîne pas de destruction; on fait une première numération immédiatement, puis une seconde au bout de 24 heures d’étuve. Le rapport de la différence de ces deux numérations au premier chiffre obtenu mesure le pouvoir leucolytique.

La fragilité leucocytaire est constatée et mesurée de la façon suivante : on mélange, dans une proportion déterminée, le sang à examiner avec un liquide isotonique: puis on fait une numération leucocytaire et on établit le pourcentage des for-

mes altérées de leucocytes : ce pourcentage mesure la fragilité leucocytaire,

Naturellement, tout un luxe de pour éviter l’altération des globules manipulations.

Par ces différentes techni la leucocytolyse.

Cette théorie nous semble passible de diver fait et de principe :

Malgré toutes les préeautio faites dans cet ordre d'idées,

précautions sont employées blancs au cours des diverses

ques, on prouverait la théorie de ses critiques, de

ns prises, les expériences in vitro

n'ont, à notre sens, qu'une valeur

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