‹ Variations quotidiennes des tensions artérielle et artério-capillaireChapitre 21 sur 49 · II. Appareil de Hill et Barnard · texte numérisé non relu

II. Appareil de Hill et Barnard

Il se compose d’un bracelet de cuir qui se fixe autour de l'extrémité inférieure du bras au dessus du pli du coude- A l’intérieur de ce bracelet de cuir se trouve un demi-anneau en caoutchouc souple. Un tube en Y fait communiquer l’intérieur de la poche élastique, d’une part. avec un

appareil compresseur, (poire de caoutchouc ou pompe),

d'autre part avec un manomètre gradué de 10 a 250 mill. de Hg. À laide de la pompe on remplit d'air le réservoir en caouthouc. À un certain moment l'aiguille oscille — l’oscillation maxima correspond à la tension moyenne du sang dàns l’artère humérale.

D'après Hizz ET BARNARD, on doit noter le point où les oscillations maxima se produisent, et celui où ces mêmes

oscillations maxima disparaissent. Le chiffre moyen entre

les deux chiffres observés, représente la tension moyenne.

D'après JANEwAY, il vaut mieux après avoir exercé une forte compression noter le point où les oscillations maxima commencent à disparaître. A cette limite inférieure des oscillations maxima correspondrait la pression diastolique. Nous avons cru devoir préférer le premier procédé qui donne des résultats comparables avec des appareils mnaométriques plus ou moins sensibles. tandis que le moment précis de la diminution des oscillations maxima, peut varier d’un appareil à l’autre, selon la sensibilité respective de ces appareils ; ce que nous avons été à même d’observer.

On a fait àce sphygmomètre plusieurs objections.

a) L'épaisseur des parties molles qui recouvrent l'artère, épaisseur du reste variable suivant les sujets, doit jouer un grand rôle. C'est là l'opinion de GUMPRECHT, HENSEN, BAscx.

En réalité à la condition que les muscles soient relachés, l'erreur ne doit pas entrer en ligne de compte, ainsi

qu'il résulte d'expériences faites par Riva-Roccr et RÉCKLIN-

e de Hill et Barnard.

ètr

phremom

Fig."TI.

GHAUSEN. Ce dernier auteur trouvant égales chez les animaux les pressions mesurées dans la radiale et la fémorale recouverte de parties molles : résultats qui concordent avec les recherches de VOLKMANN.

b) La Stase sanguine dans la partie inférieure du membre, stase provoquée par la compression du bras, détermine une irritation des fibres musculaires, d'où un certain degré de contraction involontaire, qui vient fausser les résultats.

Il est facile, avec un peu d'habitude, suivant en cela les conseils de Hizz et BarNarD de procéder à des lectures rapides, qui évitent cette stase, ou la réduisent à son minimum. De plus. alors qu'il y aurait par retard dans la lecture une légère contraction musculaire, celle-ci n'éléverait la tension que la quantité négligeable. |

En effet, ayant fixé l'appareil, comme à l'ordinaire autour du bras d’un malade nous avons mesuré la tension moyenne, laquelle élait de 193. Puis, après avoir amené Pavant-bras en flexion sur le bras, nous avons conseillé au malade de s'opposer de toutes ses forces au mouvement de déflexion que nous mèmes tenlions de faire exécuter. Les muscles de la région antérieure du bras se contractèrent ainsi au maximum.

La tension prise dans ces conditions était de 210 millimètres. La différente était donc de 15 millimètres dans ces conditions absolument exceplionneiles, jamais réalisées, el tant s'en faut, par l'application rationnelle de lappareil.

Du reste, lorsque par inaltention le malade néglige

De: de! garder l'immobilité du bras, nécessaire pour obtenir

Ja résolution musculaire complète, la lecture de la tension mi PS deviént impossible, quelque légère que soit cette contracsi RAA Lion. qui interrompt immédiatement les oscillations de l’'ai= si 2 4 guille manométrique. Va -

\ HIER c) La tension prise est une tension totale Goes mus- < “9 RS cles, lymphatiques, artères), et non seulement la tension © artérielle. Mais cette objection tombe devant ce fait que

ur la tension est mesurée par les oscillations d'une aiguille

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