‹ Variations quotidiennes des tensions artérielle et artério-capillaireChapitre 39 sur 49 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

Alphonse Go.…, 50 ans. employé de commerce, entre le 12 mars 1907, salle Trousseau. Il est incapable de marcher sans éprouver immédiatement des accidents dyspnéiques très accentués ; le soir, les deux malléoles sont le siège d’un léger gonflement dont il à remarqué l’existence depuis 3 mois environ.

Des palpitations extrêmement violentes l’empêchent de se livrer au moindre travail, et le tiennent éveillé presque toute la nuit.

La face est extrêmement pâle, les paupières gonfiées.

Aucune maladie grave ne l’a maintenu couché jusqu'à ce jour. Pas de syphilis.

Le «cœur est très rapide ; l'impulsion est violemment perçue par la main.

Quelques faux pas ; il est très difficile de reconnaître si l’on a affaire à un galop ou à un rétrécissement mitral. Le galop semble plus probable, Le pouls est très rapide ettendu. Pas de congestion pulmonaire.

Le foie est douloureux. mais dépasse très peu le rebord costa]. |

Traitement. — Purgation, théobromine, régime lacté.

Le lendemain le cœur est moins rapide, mais plus irrégulier. Le galop n'est plus aussi net que la veille. On perçoit très facilement un double souffle de la base, l’un systolique très granuleux, le second doux et prolongé. Sans doute l'émotion provoquée la veille par l'examen avait accéléré les battements du cœur, Car les lésions valvulaires, insuffisance et rétrécissement aortiques, dont l'existence avait été antérieurement reconnue par un élève de service, avaient passé complètement inaperçues.

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