‹ Variations quotidiennes des tensions artérielle et artério-capillaireChapitre 41 sur 49 · OBSERVATION XI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XI

Estelle Haut..…., entre le 5 mars, salle Monneret. Dyspnée extrême et palpitations. Aucune maladie antérieure grave n’est relevée. Pas de spécificité.

Cœur très rapide, galop. Double souffle aortique systolique et diastolique.

RO

Léger souffle diastolique à la pointe. Impulsion cardiaque fortement ressentie à la main. Pas d'arythmie.

Pouls très rapide, petit, très serré, régulier. Légère albuminurie. Face très pâle. Foie un peu gros, douloureux. Pas de congestion pulmonaire, ni épanchement pleural. Ni ascite, ni ædème.

Le lendemain la malade est purgée, et ne prend que du lait et de la théobromine.

La tension est notée le troisième jour seulement après la rentrée à l'hôpital.

À ce moment la dyspnée persiste encore, mais atténuée.

Date. Tension Tension Tension Urine.

maxima. art.-capil. moyenne.

cent. cubes.

MIAtS 25 18 165 900 CE Neue 1) Es 24 19 170 590 DE Aer 19 15 165 600 ER 19 13 165 800 A1 — 18 14 155 1.000 12 — 23 15 145 1.400 13 — 21 12 145 1.400 LAURE 22 16 145 1.600 LOMME EL. 21 15 155 1.600 LEONE CANON 21 15 175 1.700

LR SE he 18 15 160 1.650 :

La malade est très améliorée ; plus de palpitations, plus de dyspnée. Le sommeil est redevenu possible. Le pouls est très ralenti, mais un peu irrégulier.

Le galop n’existe plus que lorsqu’on provoque son apparition par l'effort.

Eu]

AMBLARD

On ordonne le régime lacto-végétarien hypochloruré.

LSHNaLs ea er 19 15 165 1.200 LOSC 18 14 159 1.000 20 — Xe 25 15 145 1.100 21 — 28 16 155 1.200 22 — Ne 20 15 4155 800 LE PA EL NES 25 17 130 900 2h — 24 ! 17 150 1.000

On voit que les tensions qui d’abord s’étaientabaissées parallèlement, interrompent brusquement cette marche parallèle. La tensionsystoliqueremonte, latension artério-capillairereste sensiblement au même niveau. La tension moyenne par contre ne cesse de décroître progressivement. Le 24 mars, la malade est en excellent état et quitte l’hôpital. La dyspnée, qui avant le traitement était telle qu'elle empêchait tout effort et entravait même la marche avait disparu, si bien que l’ascension d'un escalier de plusieurs étages était devenue possible.

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