SOON TT ES
chez les autres, mobilité dont nos graphiques sont un témoignage, semble devoir être retenue comme étant le
caractère dominant de cette variélé de tension.
Variations de la tension moyenne mesurée à l’aide du sphygmomètre de Hiil et Barnard.
Plusieurs cas sont encore à distinguer :
1° La tension moyenne, d'abord élevée, baisse notablement et reste basse. Nous en retrouvons des exemples dans la plupart de nos observations. Dans l'observation VIF, la tension moyenne, qui atteignait avant le traitement 175 millimètres, ne tarda pas à descendre à 140 millimètres pour se maintenir aux environs de ce chiffre. Dans l'observation X, la chute est de 60 millimètres en sept jours. Dans l'observation XI de 240 millimètres, elle passe à 190. Dans l’observation V, elle tombe de 190 millimètres à 145. L'abaissement persiste tant que le régime reste identique.
2o Mais, chez quelques malades, /a {ension moyenne après s'être abaissée de façon sensible, présente cependant toujours une cerlaine tlendançe à atteindre son niveau primilif : Vobservation IV en est un exemple.
La caractéristique de la tension moyenne, c'est sa stabilité. Il est rare qu'elle présente les variations brusques el journalières des tensions systolique et surtout artériocapillaire. La courbe monte ou descend d'un nombre de
degrés toujours plus restreint, et généralement d'une façon
progressive, oscillant plusieurs jours autour du même chiffre, l'écart entre les points maxima et minima atteints par elle au cours du traitement se chiffrant souvent par 3 degrés au plus, et n'ayant jamais au cours de nos observations dépassé 6 degrés.
Ce phénomène, qui paraît étrange à première vue, s’explique aisément, quand, ainsi qu'on le fait de plus en plus en Amérique et en Angleterre, on étudie toujours simultanément les pressions systolique, diastolique, et par suite moyenne. ERLANGER et Hooker attachent une grande importance à l’étude de l'écart variable qui existe entre les chiffres de la pression systolique et de la pression diastolique ; ils nomment cet écart pulse pressure, ou pression du pouls et y voient l’image exacte de l'état de la circulation générale, et en particulier de l’élasticité artérielle. Certaines causes physiologiques ou pathologiques diminuent, ou, au contraire, augmentent cet écart, soit en faisant ‘varier également et en sens inverse les deux pressions, soit en n’en faisant varier qu’une seule. Dans le premier cas (variations égales et en sens inverse), la pression moyenne peut rester immuable. Dans le second cas (variations inégales) elle variera, mais d’une quantité de moitié inférieure à la diminution ou à l'augmentation de l'écart provoqué par la variation de l’une des deux pressions.
Cette stabilité que présente la tension artérielle moyenne revêt une certaine importance. Elle permet, en effet, de
se rendre compte d’une façon assez précise de l’état de la
circulation artérielle chez des malades examinés dé temps à autre seulement et non quotidiennement, ce qui, nous avons déjà insisté sur ce point, est nécessaire pour apprécier les modifications apportées, dans l’état de la tension,
par le régime institué.
Marche comparée des tensions artérielle systolique et artério-capillaire.
Suivant les cas, ces deux tensions se comportent différemment l’une par rapport à l’autre.
1° Tantôt il y a sensiblement parallélisme entre les variations des deux tensions (observations [, IE, VIIT).
2° Tantôt Uny a aucun parallélisme : chaque tension semble évoluer pour son propre compte, observation IE, où les deux courbes, après une chute parallèle, s’éloignent dans la suite, la tension systolique s’élevant de 22° à 270, 29% et 30°: la tension artério-capillaire tombant de 15° à 140, 43° et même 10 degrés. Puis, alors que la tension systolique redescend à 25°, la tension artério-capillaire remonte à 15° puis à 19°.
30 Tantôt enfin, la tension systolique descend d'un nombre de degrés considérable, alors que la tension artério-capillaire reste sensiblement au même niveau, ou même s'élève, observation V, où la tension systolique de 22° descend à 17° et la Lension artério-capillaire de 8° s'élève da 99
Ces résultats semblent contrevenir aux principes théo-
: TT a
riques. La physiologie apprend en effet que l'élévation de la résistance périphérique provoque une élévation de la pression artérielle, la masse du sang et la violence del'i mpulsion cardiaque restant identiques à elles-mêmes. Pratiquement d'autres phénomènes interviennent sans doute, liés à la sensibilité endocardiaque, phénomènes de compen” sations régulatrices dans les résaux abdominaux par l'intermédiaire du sympathique (WERTHEIMER) faussant les résultats attendus.
Cependant nous avons pu nous assurer de la valeur de la proposition de M. BouLouuié sur les rapports des tensions artérielle systolique et artério-capillaire, que nous avons rappelée plus haut (voir p. 10). Lorsque la tension systolique s'élève, le rapport de tension s’abaisse ; quand la tension systolique s'abaisse, le rapport de tension s'élève.
C'est ainsi que notant les chiffres de ces deux variétés de tension au début et à la fin du traitement, on obtient deux rapports ; si la tension systolique s'est abaissée, le deuxième rapport est plus élevé que le premier; si la tension systolique est plus élevée à la fin du traitement, le deu-
xième rapport est le plus petit.
Ainsi, observation X : le rapport du début DE devient RES Pt 15 d 300 345 derni
ès le traitemen Hs ; hi ee RARE 391. KE, RÉFRGE étant le plus élevé.
De même pour l'observation VIIL où le rapport devient 4. soit #20 PEL
Même remarque pour l'observation V, où le rapport
GUN RG 198 27 devient 5, soit et = ; Et, pour l'observation IV, où le rapport devient 14 266, 350 492478 7 4
Inversement dans le seul cas (Obs. VI) où la tension sys-
tolique s'est élevée de 26° à 27, le premier rapport
; 12 : | est plus élevé que le second ==, abtenu après le traite- A1
ment.
a = et ——, le dernier rapport étant
GAS SE 102 1#E T0 à.
Marche comparée {es tensions artérielle systolique
et tension moyenne.
Chez un sujet normal, la tension systolique étant de 15° à 18° à l'appareil Potain, la tension moyenne à l'appareil Hill et Barnard est généralement de 10 à 13°, inférieure de 5°. Ces chiffres n'ont aucune valeur absolue : ce sont les chiffres donnés par des appareils qui ont leurs imperfections, mais sont loujours comparables à eux-mêmes. Mais lorsque la tension systolique s’éleyant devient anor-
male. cet écart de 5° n’est plus constant, tantôt s'exagé-
rant, tantôt diminuant. C'est ainsi que nous notons (Obs. XI) un écart de 85, avec une tension systolique de 25° ; un écart de 4° avec une tension systolique de 23° 10bs. X), un écart de 9°5 avec une tension systolique de 27° (Obs. VID) ; un écart de 3° avec une tension systolique de 22° (Obs. 5) : un écart de 7°5 avec une tension systolique de 25° (Obs. IV), ete.
En sorte que si du chiffre de tension systolique on peut déduire le chiffre de pression moyenne, lorsque la pression est sensiblement normale, il ne peut plus en être ainsi lorsqu'il y a hypertension, et inversement la mesure de la tension moyenne ne peut chez un hypertendu fournir d'indications précises sur le chiffre de la tension systolique. Pour connaître l'une et l’autre, deux notations instrumentales sont nécessaires. et Fune et l’autre sont également utiles à connaître, vu l'importance que présente l'étude de leurs rapports et des variations de ces rapports
au cours du traitement. Une tension systolique élevée. avec
une tension moyenne également haute montrent l'insuffi=
sance d'élasticité de la paroi vasculaire, la tension moyenne étant fonction de la tension systolique maxima, et de la tension diastolique minima. Au contraire une tension systolique élevée, coïncidant avec une tension moyenne relalivement basse, indique une élasticité artérielle suffisamment conservée.
Lorsque, la tension artérielle est augmentée ; la paroi vasculaire élant distendu, son élasticité tend à être fonc:
tionnellement supprimée, ou tout au moins très diminuée,