VIII. — Action du régime sur les tensions
19 Tension systolique. Est généralement abaissée de facon durable. Parfois n’est abaissée que transitoiremeunt. Parfois est irréductible et le traitement reste sur elle sans aucune action.
20 Tension moyenne. Est toujours abaissée d'un nombre de degrés variables, mais généralement peu nombreux, el, en dehors des cas où la cardiopathie artérielle est à son début, où les autres sont encore peu lésées, le lraitement
n’a que peu de prise sur la tension moyenne.
30 Tension artério-capillaire. Est le plus souvent abaissée de façon notable.
IX. — Les résultats obtenus en ce qui concerne les diverses tensions, par le régime lacté, se maintiennent identiques lorsqu'on lui substitue le régime déchloruré.
Au cours du traitement, lorsque on ajoute du sel à la nourriture, il y a parfois dès le lendemain une hausse marquée de la pression vasculaire.
X.— La dyspnée est le premier symptôme pathologique qui disparait; elle est mieux combattue par le lait que par tout autre médication, et semble ainsi être plutôt toxi-alimentaire que chloruro-toxique.
XI. — Il y a, particulièrement dans la période de début de la cardiopathie artérielle (préselérose de Huchard), parallélisme entre l’abaissement de la pression artérielle et l’amélioration de l’état général.
Dans bien des cas, surtout à une période plus avancée (période cardio-artérielle de Huchard), il n'y a aucune comparaison à établir entre les résultats obtenus au point de vue de l'amélioration de l’état général, qui sont excellents, et l'abaissement de la pression, qui peut être presque nul.
XI. — L’hypertension est donc un symptôme important de l’artério-sclérose par les dangers qu’à elle seule elle fait courir au malade, mais aussi parce que, à la période initiale des cardiopathies artérielles, sa constatation amène à rechercher les autres symptômes de cette affection restée
jusqu'alors latente. Mais une médication dirigée contre
l'hypertension seule n’est qu'une médication symptomatique ; l’origine de l’artério-sclérose étant dans l’intoxication, et ses symptômes principaux relevant de eette intocation c'est elle qu'il faut combattre ; et l’abaissement de, la tension, obtenue du même coup, ne peut prétendre à
donner la mesure de l'amélioration observée.
Vu : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, A. ROBIN.
Vu : LE DOYEn, DEBOVE. Vu et permis d'imprimer :
LE VicE-RECTEUR DE L'ACADÉMIE DE PARIS, PO LTARD: