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gravité extrême. Mais néanmoins leur existence nous paraît bien être souvent le résultat de l'association des deux maladies infectieuses, sans que notre intention soit d'essayer d'éclairer la pathogénie de leur production, nous contentant de rester sur le terrain clinique
et d'enregistrer les faits observés.
1°. Complications cutanées. — NSuppuration
Des complications cutanées ont 6té observées dans quatre cas (obsergations 4, 8,9 et 12). Elles ont consisté dans une suppuration excessive d'un grand nombre de bulles, qui ulcéraient l’épiderme, S'entouraient d’une zone de réaction inflammatoire plus intense qu’à l’ordinaire, d’une réaction ganglionnaire avec température élevée pendant plusieurs jours, atteignant même 40° (observation 9). Toutefois dans tous les cas rapportés, les malades ont guéri assez rapidement.
C'ette suppuration n’est pas uniquement d’ailleurs le fait de l'association de la varicelle et de la scarlatine. En effet, cette suppuration est fréquemment signalée au cours de la varicelle. CI. Marie, y consacre un chapitre spécial dans sa thèse (Les éruptions de la varicelle, Paris 1894). Comby en rapporte de nombreuses observations dans son mémoire de la Revue des Maladies de l'Enfance (1887). Nous trouvons aussi une observation de varicelle suppurée, dans la thèse de Charrin.
Ces auteurs essayent d'en expliquer la pathogénie.
Est-ce dû à une malignité spéciale de lagent patho-
gène de la varicelle? Cela est peu probable, Pour CL Marie, cette suppuration est le résultat d’une infection secondaire chez des enfants prédisposés, ou déjà infectés par une maladie antérieure. Chez le malade de C1. Marie, l'éruption de la varicelle apparut au déclin de . Ja scarlatine. Cette cbservation est tout à fait superposable aux nôtres. C’est aussi à la fin d'une bronchopaeumonie qu'apparut la varicelle chez le petit malade, dont Charrin nous rapporte l'observation. Il semble donc bien que l’on puisse se baser sur le rôle des symbioses microbiennes pour expliquer cette réalisation plus fréquente et cette pathogénie paraît d'autant plus plausible qu'il semble que l’agent pathogène de cette suppuration soit le streptocoque. En effet, l'analyse du pus des vésicules dans nos observations, faite à plusieurs reprises, a donné le streptocoque. C’est aussi le streptocoque qui fut trouvé dans l'analyse du pus des | vésicules dans l'observation de C1. Marie.
Nous nous garderons bien d’en inférer que le streptocoque est l'agent causal de la scarlatine. Mais si nous nous rapportons à la fréquence de l'existence du streptocoque dans la scarlatine, fréquemment signalée par tous les bactériologistes, qui ont cultivé du mucus de l'angine du début, qui ont décelé des sensibilisatrices spécifiques du streptocoque dans le sérum des scarlatins (1) au point qu'un bon nombre d'auteurs avaient cru pouvoir affirmer la spécificité absolue du streptocoque comme l'agent causal de la scarlatine, il n’est pas
(1) Mallein : Presse Médicale, 1908.
Pen Ner qu'il provoque la suppuration dues liquide. PC
de vésieules qui normalement se contentent de louchir
et de sécher sur place, sans grands phénomènes inflam-
matoires. ne Pr 2
2° Complications cutanées — Rash
Chez un malade (observation 5) ; le début de la varicelle a été précédé d’une éruption, d'un véritable rash scarlatiniforme, qui permit le doute au sujet d’une rechute de scarlatine et d’un rash prévaricelleux. Les rashs dans la varicelle sont en effet assez rares; mais ils ne sont pas exceptionnels. De nombreuses observations en ont été publiées à l'étranger par Thomas, Fleischmann, Henoch, Baoder, Badan, Stainforth, Aaconomon.
En France, Gaillard et Chauffard, au mois de juin 1891, rapportent des observations analogues à la Société Médicale des hôpitaux de Paris. Louis de Bourdineau (Contribution à l'étude des rashs de la Varicelle. Thèse de Paris 1894), en réunit vingt observations.
Une des caractéristiques des rashs en général est d'être éminemment variables et polymorphes. Le rash de la varicelle en fait pas exception à cette règle, Mais le plus souvent c’est un rash scarlatiniforme, se rapprochant de celui que nous avons observé. Dix-neuf fois dans les vingt observations de Louis de Bourdineau, ce fut un rash scarlatiniforme que l’on put observer.
Il est formé d’un fond rouge d’une intensité varia-
ble, plutôt rosé, sur lequel:se détache plus ou moins
Ne
& u nettement un pointillé plus foncé, qui donne aux tégu: ments un aspect granité. En un mot il possède les caractères de l'éruption scarlatineuse.
Il est prévaricellique le plus souvent (onze fois sur vingt). Parfois il survient après l’éruption varicellique. Certains auteurs soutiennent que le rash est toujours prévaricellique. Ces rashs n'accompagnent pas l'éruption, mais précèdent une nouvelle éruption de varicelle; ainsi que cela se voit souvent. Son siège est très variable. S'il occupe le plus souvent le thorax et l'abdomen, il peut occuper n'importe quelle région du COTPS.
Sa durée est variable: deux jours d'ordinaire on l'a observé cependant pendant cinq jours. Mais sa caractéristique est d'atteindre son maximum en quelques heures, pour rester stationnaire ensuite. C’est pendant ce temps que s'effectue l’éruption des vésieo-bulles de la varicelle. Contrairement à ce que l’on observe pour la variole, le siège du rash n'est pas épargné par l'éruption varicellique.
Ni d'ordinaire le début de la varicelle se fait sans prodromes, lorsqu'elle est précédée d’un rash, la scène change. On note alors une forte élévation de tenrpérature (40°) de l’anorexie, de la diarrhée, des vomissements, des maux de-tête, des vertiges, la Jlangue saburrale.
Le diagnostic avec la scarlatine est parfois assez délicat.
Dans le cas qui nous’ occupe; il est'diffitile’de’se prononcer sur la-nature de l'éruption qui précédé li
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varicelle. I1 ÿ à eu une angine érvthémateuse; la langue framboisée a desquamé, la température s'est élevée à 40°. Le malade était au 22° jour de la scarlatine. On peut observer des rechutes véritables dans la troisième ou quatrième semaine de la scarlatine. Nous croyons toutefois qu'il s'agit bien dans ce cas d’une rechute de scarlatine, car jamais en cas de rash prévaricellique on n'observe d'angine et de langue framboisée. : Néanmoins nous faisons à ce sujet toutes réserves.