‹ Varicelle et ScarlatineChapitre 29 sur 30 · TT - CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

TT - CONCLUSIONS

Nous sommes en mesure maintenant de tirer un certain nombre de conclusions des faits, qui précèdent: conclusions basées uniquement sur l'interprétation des

faits cliniques observés. Mais avant de commencer l’é-

__numération de ces conclusions, il nous semble que bien qu'un peu lointaines de notre sujet, celles-ci tout dabord s’en dégagent. Re USÉES a. Cest la fréquence des associations morbides que l’on peut observer chez les enfants: faits de la plus haute Êr importance, sur lequel dans son enseignement hospi-, talier à chaque instant, revient Monsieur le professeur Hutinel. ; Une rougeole soignée dans la clientèle de ville et Fi surtout à la campagne, évoluera généralement vers la . guérison sans complication; de même une coqueluche. 3 5. A7Phôpitar, :le tableau est tout différent en raison de u l'encombrement, du défaut d'isolement et du manque de personpel. Qu’une broncho-pneumonie se déclare dans un pavillon de rougeoleux, et immédiatement ë presque tous les malades vont se contaminer, faire des broncho-pneumonies très graves et la plupart mourir; de même dans une salle de coqueluche. Qu'une rougeole

se déclare dans un pavillon de scarlatine et voici réa-

lisée une épidémie terriblement mortelle, nécessitant pour être enrayée l'évacuation du pavillon. | L'association de varicelle et de scarlatine, que nous venons de signaler et d'étudier, ne comporte heureusement pas un pronostic aussi sévère et constitue seulement une particularité clinique intéressante à signaler ; mais elle n’en est pas moins la démonstration absolue de cette fréquence d’épidémies associées et de la difficulté que l’on a à restreindre et enrayer les cas nouveaux, malgré toutes les précautions prises. En «effet, malgré toutes les précautions d'isolement, de désinfection mises en œuvre à la suite du premier cas observé, ainsi que des suivants, l'épidémie se poursuivit avec une régularité désespérante et persista près de trois IMois.

Les faits cliniques caractéristiques qui nous parais-

sent devoir être mis en relief, sont les suivants:

1° Quand la varicelle survient au décours de la scarlatine, son incubatjon est en général plus longue que quand elle apparaît chez un sujet sain; dans la plupart des cas sa durée a été supérieure à 14 jours.

2° Lorsque la varicelle coïncide avec l'éruption de

la scarlatine, elle est particulièrement sévère.

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5° Quand elle survient pendant la convalescence, la proportion des cas où l’éruption et la fièvre sont intenses est plus grande que lorsqu'elle apparaît chez

des sujets normaux.

4 La suppuration paraît être plus fréquente, sans

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être très grave au cours de cette association, Il faut probablement incriminer pour en expliquer la réalisation, le streptocoque, hôte habituel de tout scarlatin.

5° On peut observer, précédant l’éruption de la varicelle, l'existence de rashs scarlatiniformes difficiles à diagnostiquer d'une rechute ou d’une récidive de scarlatine.

6° La varicelle, évoluant au cours d'une scarlatine, ne comporte pas une plus grande fréquence qu'à la normale de complications rénales. Nous n'avons observé qu'une albuminurie légère et transitoire dans un tiers des cas.

1° I] n'existe pas de modifications du liquide céphalo-rachidien. La formule hématologique se rapproche de celle le plus souvent observée dans la varicelle (myélocytes). On ne constate pas de modification dans les résultats fournis par l’intra-dermo-réaction à la tubereuline. f

8° En résumé, cette association comporte un pronostic bénin et ne demande une suveillance attentive que s'il existe une suppuration cutanée trop étendue. Elle comporte néanmoins une prophylaxie appropriée.

Vu et approuvé : * Le Président de Thèse, HUTINEL, Vu! Le Doyen, LANDOUZY,

Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris,

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