‹ Varicocèle et HypochondrieChapitre 16 sur 17 · LE · texte numérisé non relu

LE

ravaux. La cicatrice de la plaie n’est pas visible et rien ne peut indiquer qu'il y a eut une anomalie,

Observation 11

Mayo Robson (2)

M. W.., propriétaire d’une mine de houille, habitant dans les environs de Leeds, me consulta pour un écoulement blennorrhagique dont il souffrait depuis plusieurs années et pour lequel il avait suivi plusieurs traitements. A un varicocèle volumineux se joignait une névralgie du nerf génito-crural gauche et une dépression mentale intense. Après avoir essayé en vain de plusieurs traitements, je conseillai et pratiquai l’excision du varicocèle. L'opération fut suivie d’un léger degré d'hydrocèle qui disparut au bout de trois mois. Le malade revint me voir six mois après. 7/ était complètement changé ; c'était un autre homme, ses symptômes nerveux et son écoulement avaient disparu. ; il ne ressentait plus la moindre douleur. Il n’y avait plus trace d'hydrocèle, les testicules étaient d'un volume normal et il était sur le point de se marier.

(2) Mayo Robson. Loc. cit, (Observation II de Robson),

Observation 12

Mayo Robson (1)

M. B..., instituteur, habitant Bramley, éprouvait les symptômes d’une débilité nerveuse telle qu'il se sentait absolument incapable de remplir ses fonctions et avait des idées de suicide. Son esprit était fâcheusement impressionné par un varicocèle volumineux du côté gauche Sur lequel il concentrait constamment toute son attention. La tumeur avait amené l’atrophie du testicule correspondant qui était devenu de moitié plus petit que celui du côté droit. Il se plaignait de névralgies et de douleurs constantes. Je lui proposai l'opération qu'il s'empressa d'accepter.

Réunion par première intention. Le malade retourna chez lui au bout de 15 jours. Il revint me voir 8 mois après en me disant : « Je suis un nouvel homme, et mon travail est pour moi un plaisir. » La faiblesse du pouls, la pâleur de la face, la dilatation pupillaire, la sensation de froid aux mains et le manque d'activité avaient disparu. Il marcha à grands pas dans mon cabinet ; à! avait l'air heureuæ, son pouls était large et fort, ses joues étaient colorées et ses mains étaient chaudes.

(1) Mayo Robson. Loc. cit. (Obs. II de Robson).

Observacion 13 we

Schwartz (1)

J'ai observé moi-même un jeune homme de 21 ans environ, atteint d'un varicocèle gauche assez volumineux, qui était tombé dans une mélancolie profonde ; il était atteint en même temps de spermatorrhée ; on lui cautérisa la prostate puis je fis l'opération de la cure du varicocèle par la ligature antiseptique des veines. Le malade revu un an après, était fortement amélioré et ne présentait plus les troubles moraux graves qui l'avaient amené chez nous.

Observation 14 *

Horteloup (2)

Sarrazin Albert, 38 ans, cultivateur. Gros varicocèle envahissant les deux plexus antérieur et postérieur.Cet homme se plaint beaucoup, il affirme que son varicocèle est une

(1) Schwartz. Encyclopédie internationale de chirurgie, t. VII, p. 546, 1888.

(2) Horteloup cité par Crouzat in opération du varicocèle (Procédé modifié d'Horteloup). Thèse de Paris 1889,

OLA?

. gêne considérable pour lui. On le décide à subir l'opération, mais il prend peur et se sauve de la maison de santé. Il revient quelques jours après parcequ'il souffre et accepte l'opération. C’est un peu à regret que M. Horteloup la lui propose, car le malade est si agité, si hypochondriaque qu'il y a beaucoup de chances pour que le mauvais état de son moral lui fasse perdre le bénéfice de l'opération.

8 mai 1888.—Résection des deux plexus. Pas de ligature des veines, sutures profondes à la soie et superficielles au crin de florence.

20 mai. — Sortie du malade. L’opéré revient quelques jours plus tard ; la cicatrice est parfaite et cet homme qui a marché toute la journée est enchanté des heureux Trésultats de l'opération.

Observation 15

Dardaignac (1)

M. S..., lieutenant au corps, et porteur d’un varicocèle énorme descendant jusqu'à mi-cuisse avec prolapsus du raphé. "Douleurs intolérables, hypochondrie, régression du testicule, emprisonné dans le réseau veineux, fri- S gidité. Obligé de s’arrêter dans son service, M. S... réclame une opération quelconqite.

(1) Dardignac. La varicocèle et son traitement. Revue de chirurgie, 1895, page 721, observ. VII,

Da) Dents

Le 7 septembre 1892, il subit la résection partielle bilatérale du scrotum par le procédé habituel. Pansement rigoureusement antiseptique et drain placé parallèlement à la direction du raphé glissé entre les deux pinces : clamps au moment où l’on fermait la ligne des sutures.

11 septembre. — Premier pansement. Réunion par première intention ; aucun épanchement de sang ; le drain est enlevé.

16 septembre. — On enlève les sutures (au nombre de 23) ; la plaie est en très bon état, quelques sutures étaient relachées, mais la réunion des parties profondes est complète.

19 septembre. — Troisième pansement. Etat très satisfaisant ; le point où les sutures tombèrent est celui qui maintenait le passage du drain (au raphé) ; la désunion s'étend sur 3 centimètres ; ailleurs, cicatrice faite ; se lève et marche. Pansement sec ; suspensoir. dE

25 septembre. — Pansement. Etat parfait, partout réunion solide, linéaire, jolie, sauf au point sus-indiqué où il y à un peu de bourgeonnement aujourd'hui réduit des 2/3. Bain. Pansement sec et suspensoir.

1895. — Cet officier, au corps depuis plus de 10 années, a eu, depuis son opération, de nombreuses occasions de nous exprimer sa reconnaissance. Il ne souffre plus alors qu'il était souvent impotent et toujours mal disposé. Le varicocèle n’a pas reparu, les appétits génésiques jadis à peu près nuls sont revenus; l'humeur est joviale. Il remplit depuis, sans douleur, ni gêne, les nombreuses obligations du dur service d'officier d'infanterie : il ne porte pas de suspensoir.

Observation 16 Reclus (1)

Jeune homme de 25 ans, superbe, bien bâti, mais lipémaniaque. Un varicocèle, d'ailleurs très volumineux,

l’inquiétait beaucoup, il en perdait le sommeil et l'appé- * tit, éprouvait dans les bourses des douleurs sourdes qui

s’irradiaient vers les lombes : elles étaient constantes et le malade n’osait, de peur d'échec, se livrer au coït, pour lequel cependant il se sentait une propension marquée. Mon intervention a maintenant 23 mois de date, et mon malade ne souffre plus des reins, ni du scrotum, ni du testicule ; les bourses n'ont pas fléchi, les fonctions sont parfaites, et notre opéré se félicite de l'intervention.

Observation 17

Reclus (2)

Etudiant en droit de 20 ans, porteur depuis quelques années d’un énorme varicocèle gauche compliqué d’un léger

(1) Reclus. Cité par Segond: in annales des maladies des organes génit. urin., avril 1889.

(2) Reclus. Loc, cit,

AE MotES

varicocèle droit. Ici, les douleurs sont à peine marquées,

mais la gène est constante et puis le testicule gauche est un

peu atrophié, en tous cas sensiblement moins gros que le

testicule droit : aussi notre malade, fort. amoureux, et dési-

reux de se marier, n'ose faire sa demande avant une opé-

ration. La résection scrotale simple est pratiquée, et le

résultat fut excellent. La tristesse constante dans laquelle notre malade était plongé disparut après l'opération ;

le testicule reprit ses dimensions primitives. Aussi, notre

opéré fit-il sa demande en mariage qui fut agréée, et main- : tenant il est père. Il y a vingt mois que la résection a

été pratiquée, et le scrotum ne s’est pas allongé ; il cons-

titue toujours pour le malade un étroit et solide suspen-

soir.

Due à l’obligeance de M. Reclus

Jeune homme de 29 ans, taillé en hercule, santé superbe. A l’âge de 21 ans s'est aperçu que ses bourses étaient plus pendantes, un médecin a prononcé le nom de varicocèle et a expliqué par sa présence les douleurs de reins ainsi que les accès de tristesse dont le malade etait pris parfois. Il avait renoncé à la marche, au cheval et à tous les exercices fatigants ; mais après l'opération (résection du scrotum pratiquée en mars 1893) les pesanteurs lombaires ont disparu, les courses à pied, À cheval et à bicyclette ont repris et tous les troubles hypochonäriaques s: sont éteints.

; Observation 19

Due à l’obligeance de M. Reclus

Il s’agit d’un homme de 41 ans, chancelier d’ambassade qui présentait depuis de longues années un varicocèle com- pliqué depuis quelque temps par une hydrocèle vaginale,

ILéprouvait déjà des pesanteurs dans les reins et la série des troubles neurasthéniques lorsque son hydrocèle est venue encore compliquer cet état. Nous avons pratiqué l’opération et le malade s’est trouvé guéri dès les premières semaines. Au bout d'un an nous recevions des nouvelles et les troubles hypochondriaques dont ils souffrait avaient complètement disparu.

É , Observation 20

$ Due à l’obligeange de M. Reclus Re,

Homme de 35 ans. Varicocêle depuis l’âge de 17 ans. Bonne santé, mais depuis l’apparition du mal fréquents accès de tristesse coïncidant avec les douleurs dans le parquet variqueux. Coïts rares accompagnés et surtout suivis pendant plusieurs jours de crises hypochondriaques plus vives. Il se décide à se marier mais veut au préalable se

“3 mettre en état par une opération sur les bourses. En juillet E 1895 résection du scrotum à la cocaïne. Cicatrisation com- F

Lu e '

plète au bout de 7 jours. Nou

maintenue.

mois PRIS ot les douleurs à

Nous l'avons revu à la fin de 1806 ;

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