DE NES
du procédé opératoire. Nons passerons en revue dans un dernier chapitre les succès obtenus à la suite de la cure radicale aussi bien du côté des accidents du varicocèle etdes complications qu'il entraine que du côté des troubles mentaux.
Mais avant d'aborder notre sujet nous voulons apporter à tous nos maitres l'expression de notre vive gralitude.
Nous remercions particulièrement M.le Docteur Maynard, chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu de Toulouse pour les bons conseils qu'il nous à prodigués au début de nos études médicales.
Monsieur Reclus nous a guidés dans notre travail avec une bienveillance dont nous ne saurions assez le remercier et il a bien voulu ajouter quelques observations prises parmi ses malades de la ville, à la liste de celles que nous possédions déjà.
Nous’garderons toujours le souvenir des bounes lecons de notre regretté maître le Dacteur Constan- Un Paul. 11 nous avait à plusieurs reprises donné ces marques de son inépuisable bonté. C'est avec un profond regret que nous nous sommes vus subitement privés de son enseignement,
Nous avons complété notre instruction chirurgicale dans le service de M. le Professeur Tillaux. Sa bienveillance ne nous a jamais fait défaut et nous ne saurions assez le remercier de l'honneur qu'il nous a fait, en acceptant la présidence de notre thèse,
Historique
Il est peu d’auleurs qui en étudiant le varicocèle n'aient cité, parmi les nombreuses complications qui l’accompagnent, les troubles psychiques et l'hypochondrie.
Dès le milieu du XVI° siècle, Ambroise Paré signalait le premier, le retentissement fâcheux de cette affection sur les facultés mentales. « Dans la hargne, disait:il, les veines sont pleines d'un sang mélancolique ». Il n’en fallait pas davantage pour attirer l'attention des observateurs sur cetle particularité.
En 1707 Pierre Dionis (1) traite les varicocèles douloureux et volumineux par la résection du scrotum et il signale dans son Cours d'opéralions de chirurgie les heureux effets de son intervention sur « cette inquiétude chagrinante qui désole ceux qui ont une telle incommodité. »
Les observations se succèdent dès lors avec rapidité. Les chirurgiens s'ingénient, à une époque où la cure radicale du varicocèle est considérée
(1) Pierre Dionis. — Cours d’o;éralions de chirurgie Paris 1707.
Réore
comme très grave, à simplifier leur méthode opératoire. Chacun d'eux indique un nouveau procédé, apporte une modification à l'opération préconiste par ses prédécesseurs, et, dans cette période où l'attention des praticiens est attirée vers une affection qui suscite tant de controverses, les sbservations sont nombreuses de malades hypochondriaques guéris à la fois de leur malformation et de leur mélancolie. C'est ainsi que Landouzy en France, Astley et Bransby Cooper en Angleterre signalent dans la même année (1838) les heureux effets de leur intervention chez des sujets dont Ja tristesse, la dépression mentale et les souffrances morales dépassaient en violence les douleurs névralgiques dues à l’ectasie de leurs veines spermatiques.
Six ans plus tard, Vidal’ de Cassis insistail dans les Annales de la chirurgie ‘rançaise et étrangère sur les troubles psychiques et l'état moral des malades atteints de varicocèle. Non seulement il analysait les symptômes propres à ces névropathes, mais encore il passait en revue les causes capables de donner naissance à l'hypochondrie et exposait nellement les cas parliculiers dans lesquels on doit intervenir. Il complétait à deux reprises, en 1850 et en 1861 celte savante étude, et les lignes qu'il consacre dans son ouvrage sur la cure radicale du varicocèle, au retentissement de cette affection
sur le moral. peuvent êfre considérées comme le
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