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résumé le plus complet de It question à cette époque.
En Angleterre et en Amérique, le varicocèle
devient l’ébjet de nombreux travaux. Ogilvie Will,
George Beard, H. Henry, Lyston, Mayo Robson étudient avec soin les symptômes caractéristiques de la dépression mentale qui accompagne ces tumeurs variqueuses. Des discussions s'engagent sur la nature de ces troubles ; on se demande si ces malades ne sont pas des fils de « nerveux » ou si leur tempérament n’est pas rendu particulièrement excitable ou impressionnable par une prédisposition individuelle déjà ancienne. On examine quels sont les bénéfices que ces individus peuvent retirer d’une opération, et l'opportunité de l'intervention devient l'objet principal de toutes les recherches.
Mais les accidents quelquefois mortels dûs aux diverses interventions opératoires n'étaient pas pour engager les chirurgiens à tenter l'exlirpation du paquet veineux ou la résection scrotale. Avec l'introduetion dans la chirurgie de la méthode antiseptique, ces motifs n'existent plus. Il se produit une véritable réaction Le danger infime que court désormais le malade, ne peut être mis en balance avec les résultats merveilleux de l'opération ; aussi peu de chirurgiens refusent-ils à ces varicocéleux sans cesseobsédés par leur tumeur, tourmentés par des douleurs intolérables, inquiétés par leur impuissance ou
leur atrophie testiculaire, le bénéfice d’une intervention inoffensive qui les débarrasse à la fois de leurs symptômes physiques et de leur mélancolie.
Tillaux, Horteloup, Reclus, Segond, Schwartz, Annequin, Sebileau insistent sur la nécessité de la cure radicale chez les malades hypochondriaques et lipémaniaques. A l'étranger, W. Parker, Ricketts, W. Bennett, Lastaria Francesco sont du même avis. Les observations de Jamin, Schwartz, Reclus, Horteloup, Dardignac et les nombreuses guérisons signalées en Angleterre, en Allemagne et en Amérique, ‘sont la preuve la plus éclatante de l'efficacité del'opération dans ces cas particuliers.
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Rapports du Varicocèle et de ’ Phypochondrie
L'hypochondrie est une des complications les plus sérieuses du varicocèle ; elle a pu, en effet, amener chez certains malades des idées de suicide et quelques-uns ont essayé d'en finir avec une existence devenue insupportable. On conçoit que, dans ces condilions, le pronostic de cette affection soit considérablement assombri.
Heureusement, il n’en est pas toujours ainsi, et les cas dans lesquels l’élat mental est aussi sérièusement atteint sont des plus rares. Les exemples sont nombreux de malades porteurs de varicocèles qui ne se doutaient mème pas de leur affection parce que leur tumeur élait peu ou pas appréciable et que les douleurs étaient peu intenses ou nulles. Quelques-uns furent étonnés de se voir refuser au conseil de révision: pour une maladie dont ils ne soupçonvaient même pas l'existence. Même à un degré plus élevé, les malades n'accusent que peu de douleurs et plusieurs d’entre eux avec quelques précautions hygiéniques et l’usage constant d’un suspensoir arrivent à n'être que peu incommodés par leur varicocèie. Ils continuent à vaquer à leurs occupations, ils menent une vie active, quelques-uns même font de longues
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courses à cheval sans ressentir autre chose qu’un peu de gêne du côté du scrotum et sans éprouver d'autre inconvénient que celui de voir leur tumeur augmenter légèrement de volume sous l'influence d’efforts répétés.
Si, au contraire, leur scrotum acquiert un volume considérable, si les douleurs sont intolérables et continues, si la tumeur est accompagnée d’atrophie testiculaire, d’impuissance ou de spermatorrhée, si enfin elle les empêche de vaquer à leurs accupalions ou les oblige à abandonner leur profession, le moral est vite atteint et ils deviennent rapidement hypocondriaques.
FRÉQUENCE. — Est-il fréquent de rencontrer ce
profond abattement et cette dépression morale chez :
les malades atteints d'ectasie des veines du cordon ? William Bennett (1) dans son traité sur le varicocèle donne une statistique de 100 cas opérés par lui à l'hôpital et dans sa clientèle privée; la dépression mentale extrême avait nécessité quatre fois la cure radicale. Il faut ajouter que cet auteur est partisan de l'intervention dans les cas seuls où les symptômes d'hypochondrie sont d'une grande intensité.
C'est dans cette façon d'agir qu'il faut chercher l'explication du nombre restreint (4 °/) de malades affectés moralement.
(1) William Bennett, — On varicocele. Londres, 1891.
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Vidal de Cassis (1) rapporte 1 cas sur 16 opérés : soit une moyenne de 6°.
Parmi les 43 malades que cite Wickham (2), 5 sont franchement hypochondriaques, c’est-à-dire 11°/ environ.
AGE. — Ces sujets sont le plus fréquemment des jeunes gens ou des adultes. Il est deux causes principales qui favorisent à cet âge le développement des troubles psychiques chez les porteurs de varicocèles. La première et la principale réside dans ce fait que les varices du cordon se rencontrent le plus souvent chez l’homme de 20 à 30 ans, d’après les statistiques de Landouzy (60 °c), et de Curling (52 °/), ou de 12 à 30 ans, d’après celles de W. Bennett (70 °/). A la seconde cause se rattache cette constatation faite par de nombreux auteurs : que les jeunes gens sont plus
facilement affectés par les maladies de leurs organes génitaux. Ils s'imaginent, lorsqu'il leur est donné de
constater une tumeur du scrotum, qu'ils sont à jamais déchus de leurs pouvoirs sexuels. On s’expliquera aisément l'intensité des symptômes d'hypochondrie chez des individus dont|le varicocèle s’accompa-
gne d’une impuissance précoce et peut faire rompre
(1) Vidal (de Cassis). — De la cure radicale du varicocèle par l’enroulement des veines du cordon spermatique. 2° édition, Paris, 1850.
(2) Wickham. De la cure radicale du varicocèle par la résection du scrotum. Thèse de Paris, 1885.
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un mariage, ou d’une atrophie testiculaire qui les oblige à renoncer à une carrière désirée.
PROFESSION. — Ces accidents nerveux se rencon-
trent surtout chez les malades de la classe aisée. « Le dépouillement des observations des varicocèles intolérables et opérés nous montre qu'ils affectent le
plus souvent des malades instruits, des étudiants,
des avocats, des ingénieurs, des officiers, tous gens à système nerveux excité et actif (1) ». (Reclus et Forgue).
€ Plus ils ont d'intelligence, plus leur mémoire est riche et féconde, et plus leur imagination leur fournit d'objets de crainte et d’épouvante (2) ». (Dagonet).
« L'hypochondrie parait être plus fréquente dans les grandes villes que dans les campagnes, par la raison sans doute que dans les premières l’éducation est plus efféminée, que la vie y est plus sédentaire et plus désœuvrée ». (Dagonet).
(1) Reclus et Forgue, — Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales. — Art. varicocèle. 4 (2) H. Dagonet. Traité des maladies mentales, 1894, p. 341.
SÉFSO
De
Hypochondrie