VERS DE DU PERRON SUR LA MORT DE MARIE-STUART
Le supplice de Marie Stuart, reine d’Écosse, qui eut lieu én février 1587, excita en France, dès qu’il fut connu, un vif mouvement d’indignation, et la reine Élisabeth, qui avait ordonné ce meurtre, fut, comme on devait s’y attendre, l’objet de violentes attaques de la part des écrivains catholiques. Les poètes, eux aussi, mêlèrent leur voix au concert de malédictions qui s’élevait de tous côtés contre la Louve d’Angleterre, et flétrirent avec énergie dans leurs vers cet odieux assassinat. Parmi les nombreuses pièces de vers, tant latines que françaises, composées à ce sujet, nous signalerons celles de Gilles Durant, sieur de la Bergerie, et de Du Perron. Nous reproduisons, comme étant la plus courte, la pièce de ce dernier. Ces vers de Du Perron méritent d’ètre connus, car ils sont écrits d’un style âpre et vigoureux qui contraste singulièrement avec le ton habituel de ses autres poésies. Nous les avons copiés dans le volume suivant, qui est assez rare : Nouveau Recueil des plus beaux vers de ce temps. A Paris, chez Toussaint Du Bray, rue
Saint-Jacques, aux Espics meurs, et en sa boutique au palais, en la gallerie des Prisonniers, mdcix (1609), avec privilège du roy; in-8 de 536 et 22 pages (p. 488-491). — Idem, à Lyon, par Barthélemy Ancelin, imprimeur ordinaire du roy, mdcxv (1615); in-12 de 488 pages (p. 442- 445). On les trouve également p. 117-118 du Recueil des poésies de monsieur Du Perron, depuis évesque d’Évreux, et après cardinal , archevesque de Sens et grand aumosnier de France , in-folio de 118 pages qui forme la seconde partie du volume intitulé : Les diverses Œuvres de l illustrissime cardinal Du Perron, archevesque de Sens , primat des Gaules et de Germanie et grand aumosnier de France, contenant plusieurs livres , conférences, discours, harangues, lettres d’Estat et autres, traductions, poésies et traittés , tant d'éloquence, philosophie que théologie, non encor veus ny publiés, ensemble tous ses escrits mis au jour de son vivant et maintenant rimprimés sur ses exemplaires laissés, reveus, corrigés et augmentés de sa main. A Paris, par Antoine Estienne, imprimeur ordinaire du roy, rue Saint-Jacques, à l’Olivier de Robert Estienne, mdcxxii (1622), avec privilège de Sa Majesté ; in-folio de 886 pages, avec portrait de Du Perron par Herbin.
Janvier 1861.
VERS DE DU PERRON