‹ Variétés canadiennes [microforme]Chapitre 2 sur 96 · DE CS · texte numérisé non relu

DE CS

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écrites sans prétention, mais pleines de vigueur, de relief et de coloris ?

Ce n’est pas tout, cependant.

Nous n'avons encore vu jusqu'ici que l’homme du dehors, l'homme préoccupé des grandes choses de la vie, le regard tourné vers les étoiles ou le front penché sur les grimoires politiques pour y découvrir le secret des destinées futures de notre race et de notre pays. Il nous reste à connaître l’homme intime, l'homme d'intérieur.

Cet homme, nous le trouvons dans ces lécères peintures de mœurs prises sur le vif, dans ces tableautins de la vie de famille, dans ces coups de fusain, un peu rustiques peut-être, mais à coup sûr bien fidèles, dont M. Larose a parsemé son livre, comme aurait pu le faire un habile illustrateur.

Nous le trouvons dans le récit joyeux et bien vécu de scènes électorales, de fêtes champêtres, de réunions villageoises qui dénotent chez leur auteur un rare instinct de bonhomie doublé d'un très subtil esprit d'observation.

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Nous le trouvons surtout'dans certaines pages attendries, dans quelques idylles aussi simples que charmantes, où le narrateur a su mettre une note mélancolique d'un attrait qui vous émeut et vous laisse tout pensif.

En somme, je le répète, en parcourant les VARIÉTÉS CANADIENNES, le lecteur non seulement se familiarisera avec un ouvrage d'un mérite réel et d’une philosophie saine, mais encore il fera la connaissance d'un jeune homme à l'esprit droit, à l'intelligence élevée, au cœur large et vibrant, aux aspirations puissantes vers tout ce qui est l’honnêteté et le progrès, d'un vigoureux défenseur de toutes les idées grandes et belles, d'un admirateur passionné de notre ancienne et toujours chère mère patrie la France; enfin, d'un fort et d'un vaillant, gardant précieusement dans sa tête et sa poitrine tous les sentiments, toutes les impulsions et tous les souvenirs qui font le Canadien d'élite, c'est-à-dire un de ceux à qui incombe la mission de perpétuer l'esprit français

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sur cette terre d'Amérique où d’autres semblent se charger de répandre des semences plus matérielles.

Je serre cordialement la main à l'aimable auteur, et souhaite à son ouvrage un succès mérité.

Louis FRÉCHETTE

LELLE ÉULTÉ once ;:

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