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quo Yincarnation de l'idéal pur et dans le progrès, le renversement de l’ordre. On me pardonnera de ne point partager cette manière de voir.
Puisque, chez nous, le peuple est souverain, il est urgent, non pas de circonscrire ses horizons, mais de l’élever par le savoir, à la hauteur de cette souveraineté sacrée dont il est dépositaire, afin qu’il puisse décider par lui-même, en connaissance de cause, avec le courage de sa propre opinion, les graves questions soumises à lui, le juge sans appel.
Comment! nos plus éminents écrivains ont, à cette heure même, le noble courage de demander plus de justice à la magistrature chargée d'appliquer la loi, et il serait impie d'exiger plus de lumière chez le peuple qui fait la loi ?
Si la partialité consciente de l’hermine est un péril, l'ignorance du citoyen en est un autre. Elle le condamne à la passivité, dont la résultante se traduit par une insignifiance absolue. À défaut d’autres preuves, je citerai l’histoire des cinquante dernières années. Quel y a été notre rôle ? —
<e VARIÊTÉS CANADIENNES
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Celui d'un simple instrument entre les
d mains des aventuriers et des exploiteurs de L | 4 toutes sortes, L Dans le débat des litiges se rattachant à ï | cette période, quelles rmes avons-nous di opposées aux ennemis, comme corps ? Une d seule: l'échine. Pourquoi? Pour sauver d'un côté, de prétendus bons principes ; de à l'autre, le traditionnel picotin. ji Je le répète : ce qu'il nous faut dans l’'a- pr rène où se joue le sort de nos droits, ce di sont des soldats actifs, clairvoyants, assez Fi courageux pour se présenter de face au combat et qui, s'ils meurent à la tâche, puissent être trouvés blessés par devant, o comme jadis les fiers guerriers de Rome et non par derrière, comme les esclaves. ss Encourageons la conscription de ces ré vaillants par l'espoir de légitimes récom- ee penses. Par exemple : au héros qui don- dé nerait sa vie pour le salut de ses foyers, ne fa | faisons plus l'injure d’un refus de sépulture, … d mais l'hommage d’un monument commé- 1e moratif, livre toujours ouvert, où l'enfance a
| viendra lire, fontaine fraîche et pure où bri l elle viendra boire l’amour des grandes à 5 choses avec l'oubli de la servilité.
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Ecoutez en passant, une fière parole :
Bonaparte avait quinze ans. Sans étudier à qui il pourrait déplaire, il s’écria un jour à l'école de Brienne, devant le portrait du duc de Choiseul : “ Tu me rendras compte du sang que tu as fait couler dans ma patrie et de la liberté que tu nous as ôtée.” Ce n'était pas encore la voix du génie; c'était celle du cœur vibrant sous l'impulsion d’une nature neuve à qui le pédagogue n’a pas encore appris à sentir ou à rester froid selon certains préceptes d’auteur officieux.
Est-ce à dire qu’il faille ménager les préceptes ? Non. Il s’agit d’en faire le triage ; voilà tout. Choisissant les plus propres à corriger la nature sans l’asservir, mettons résolument de côté tous ceux qui seraient attentatoires à la dignité humaine et à l'indépendance de caractère, sans égard à la fausse auréole dont on a pu les entourer Jusqu'ici.
Somme toute, pour peu qu'ils veuillent cultiver selon les exigences de l'époque les brillantes qualités qu'ils apportent généralement avec la naissance, les Canadiens
SLR LILI LIE LILI VLIL LV LLIE VILLE LILARAILLILR EN | 4 supporteront toujours avec facilité le poids Le. h de leur gloire passée, préparant par le fait c'e | même au nom français sur ce continent, . tic F d’exubérantes moissons de gloires nou- | velles, comme celles que récoltent chaque {ot | jour leurs frères d'Europe, dans tous les sy | coins du globe où pénètre leur immortel vè | drapeau. C'est le vœu de tous les patrio- au tes sincères ; c'est le vœu de la France! ter dit II] aa Je pouvais difficilement parler des + devoirs du citoyen sans toucher en même “ temps, le mérite de la question de savoir si ie notre éducation nationale y répond. Aussi, er ai-je largement anticipé sur cette troisième 4 partie de mon sujet, : con î < Hlii | 48 et | | Représenter, comme je l'ai fait, ce qui Or, if nous manque, c'était dire jusqu'à quel aut | d. point notre éducation nationale est ou n’est il | à pas conforme à son objet naturel et au rôle plu
|| : du citoyen. Or, cet objet, c'est le perfec- les | LUE tionnement des facultés physiques, intel- selc
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lectuelles et morales : le rôle du citoyen c'est l'application de ces facultés perfectionnées, au bien général de la société.
À ce point à vue, il y aurait deux réformes principales à introduire dans notre système d'éducation : 1°, une hygiène sévère, 2°, des sujets d'études plus appropriés aux besoins actuels du pays. Je me contente de les signaler, afin d'éviter les redites déjà vieilles. Du reste, je m'incline avec le plus profond respect devant tout ce que nos institutions peuvent avoir de bon. Je vénère les auteurs classiques, comme les maîtres qui ont blanchi dans l'interprétation de leurs pensées. J’envie même le sort des heureux de la terre à qui le dieu de la fortune donne le loisir de converser plus habituellement avec ces suhlimes penseurs. Néanmoins, pour être bel et bon, tout cela apporte bien peu à manger.
Or, jusqu'à ce que le sort ait fait de nous autre chose que des colons et des pauvres, il nous convient de chercher des sphères plus positives, où nous puissions apprendre le secret de gagner notre vie, tout en aidant, selon nos forces, le développement des res-