‹ Variétés canadiennes [microforme]Chapitre 70 sur 96 · LISA R RS LILI IVILILILTITLIL SR · texte numérisé non relu

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. courage dans l'affirmation de nos droits, lle de notre nom, de notre langue, de nos croy- Hs ances, de nos aspirations comme particuliers ou comme peuple, lorsque nous avons pour

s, à devanciers dans la carrière, des illustrations lui- qui s'appellent Jacques-Cartier, Champlain, e de Maisonneuve, Marquette, Olier, Jogues, e de Lallemand, Brébœuf, Laval, la Sœur Bour- Es geois, Mademoiselle Mance, Mademoiselle

de Verchères, La Vérandrie, La Salle, de ds d'Iberville, Frontenac, Lévis, Montcalm ?

ince x é Incomparable phalange de héros et de vous Ë ; : | martyrs, je me flatte de croire que du bien- | Vos »e e CO] .

heureux séjour de leur immortalité, ils em- 1dres à » .

< pêchent encore de périr ce petit peuple à mere , Q . » « .

Là l'avenir duquel ils dévouèrent autrefois les € ad ? e 0 é ressources de leur génie, les sentiments de tions | à leurs grands cœurs et le sang même qui ceux | dt ; coulait dans leurs veines!

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En nous plaçant sous la domination de l'Angleterre, la Providence nous a imposé con- . “.

, des devoirs nouveaux. À nos affections tions s Ne | pour la France, il faut joindre notre loyauté pour LE Lan x pour la Grande Bretagne. À notre seconde on €, Q\ ® 4 ? A A d mère patrie, l'intérêt plutôt que l'amour a us de

inspiré, en ce qui nous concerne, une politi-

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que de conciliation et de libéralité. C'est d’ailleurs celle qu'ont adoptée depuis, les diverses puissances européennes à l'égard de leurs possessions, non seulefînent pour y enlever tout motif à l'esprit de révolte, mais encore pour se les identifier et s’en faire des aides en cas de besoin. Sans scruter la source d'où cela nous est venu, reconnaissons que l'Angleterre nous a concédé le droit de pratiquer notre religion et d'administrer nous-mêmes, par le conseil de fabrique, les affaires temporelles se rattachant au culte. Par la libre élection de nos commissaires, de nos conseillers municipaux, de nos députés à la Législature ou à la Chambre des Communes, elle nous a faits maîtres de nos écoles,de nos municipalités et de nos gouvernements; en d’autres termes, elle nous a accordé aussi pleinement qu’une colonie peut en être susceptible, l'immense privilège de la souveraineté populaire. Mais, n'oublions pas une chose : pour l'obtenir et pour le garder jusqu’à présent, il a fallu des Nelson, des Papineau, des Chênier, des Morin, des Lafontaine, des Dorion, des Cartier et une foule d'autre vaillants athlètes

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dont les survivants sont encore à lutter dans l'arène parlementaire, pour le maintien de nos prérogatives.

Ah ! messieurs, puisque le destin a exigé tant de labeurs, tant d’héroïsme, tant de noble sang, en échange d'un iambeau de cette liberté qui pourtant, devrait être l’apanage naturel de tous les hommes, surtout de ceux qui naissent sur cette terre américaine, ne craignons qu'une chose : craignons de reculer devant la tâche relativement facile de conserver pour nous et pour nos enfants cette précieuse conquête, conquête de droits, de territoire et de richesse publique sous toutes ses formes.

Tout en nous cramponnant aux privilèges que la loi et les traités nous garantissent, hâtons-nous d'exploiter ces plaines immenses, ces pêcheries, ces mines, ces forêts dont nous parlons tant sans en profiter, pendant que les étrangers, eux, en profitent si démesurément, sans dire un mot.

Et pour y arriver plus vite, tournons au-

tant que faire se pourra notre éducation de ce côté.

On objecte que nous n'avons pas de capital ? C’est vrai, nous en avons peu, mais que de beaux résultats nous réaliserions encore, si nos petits capitaux, de même que ceux qui les possèdent, pouvaient s’unir pour la poursuite d'une commune entreprise.

Les éléments d’une force sont toujours faibles ; ce n’est que par leur union qu'ils acquièrent de la puissance,

Quoi de plus fragile qu’un simple fil ?

Cependant, réuni à d’autres, il finit par

tenir suspendue dans les airs la masse énorme du Pont de Brooklynn.

C'est par la méditation de ces vérités que nous ferons petit à petit l'apprentissage du progrès et de la liberté. Et le jour où nous serons assez formés, assez prospères pour prendre, sans danger, notre place au banquet des nations libres, nous nous détacherons du sein de l'Angleterre naturellement et sans effort, comme le fruit mûr se détache de la branche qui l'a nourri. Tout en nous entretenant dans cette chère espé-

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rance, soyons loyaux à la mère patrie sans cesser d'aimer la France, mais aimons toujours, avant tout et de toutes les forces de notre âme, notre pays natal le Canada !

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