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malgré mon invincible amour du droit, de passer sous silence même le Palais de Justice.
Les Egoûts !..… Appellation certes peu attrayante, mais qui n’en désigne pas moins un miracle de l’art et un lieu de promenade des plus recherché.
On y pénètre par deux principales ouvertures situées, l’une, à la place de la Madeleine, l’autre, à celle du Châtelet.
plus petits égoûts ont 7k pds de - 51r 8 de large; les plus grands, 16 vus de haut sur 19 de large.
Les deux plus grands de tous sont ceux des boulevards St-Michel et Sébastopol.
Ils aboutissent à 8 autres appelés collecteurs et ont pour affluent une quinzaine de galeries secondaires. De la rive droite à la rive gauche, le tout est relié par d'immenses siphons qui passent sous la Seine.
Entre les galeries et les égoûts, il y a des trottoirs et des rues comme dans une ville.
La canalisation souterraine de Paris a
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1,250 kilomètres, c’est-à-dire 1,200,000 mètres ou 4,500,000 pieds de long, et elle a coûté 100 francs le mètre, c'est-à-dire environ 334 francs le pied, ou en tout : 125,900, 000 de francs.
En quelques mots, les Egoûts de Paris, c'est cela.
Les Catacombes!.…. On y entre par le pavillon de droite de la Place Denfert-Ro:
chereau, on y circule avec une bougie, on en sort par la rue Dareau.
Ce sont d'anciennes carrières de pierre d'abord exploitées par les Romains, puis transformées par les Français en un immense caveau où l’on peut voir, entr'autres curiosités, la “fontaine de la Samaritaine,” la “lampe sépulcrale,” le tombeau de Gilbert, et parfaitement rangés, les ossements de 6,000,000 de personnes exhumées des vieux cimetières ou jetées là après avoir expiré sous les coups de la Révolution.
#*# Je n’en finirais pas si j'entreprenais de vous peindre les institutions et les œuvres
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diverses par lesquelles Paris s’'évertue à rappeler le passé, à embellir le présent, à consolider l'avenir ; les bals publics, les concerts, les cafés, les cafés-concerts, les 24 grands théâtres où il s'amuse, les 73 églises où il s'agenouille et prie, les grands cimetières où il va pleurer, dans toutes les attitudes de la douleur, avec les anges de pierre et de bronze que l’art, inspiré par des sentiments d'amour ou des souvenirs de gloire, a placés là, près des tombeaux. |
Il estrtoutefois,une merveille devant Îaquelle il faut que je m'arrête : c’est l’auteur de toutes les autres, c'est le peuple même de Paris. La musique de son langage, la grâce de ses manières, la noblesse de son attitude, l’incomparable charme de son accueil et de sa franche gaieté, l’opiniâtreté de son travail, la transcendance de ses succès dans toutes les branches de l'activité humaine, la constance de sa sobriété, la ferveur de son patriotisme, la sincérité de sa religion, la générosité de sa nature, l’indépendance et la proverbiale finesse de son esprit, la profonde culture de son intelligence, la perfection achevée de son éduca-
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tion, voilà ce qui compose au peuple parisien cette incroyable force magnétique par laquelle il fait graviter autour de lui la si légitime admiration du monde entier.
De tout cela, vous, Canadien-français, vous êtes non-seulemen‘ ébloui, mais fier, car cette reine des cités du globe, c’est la tête, c'est le cœur de la France, reine des nations et votre mère. Et de même que les premiers martyrs de la religion que vous pratiquez, disaient: “je respecte César, mais avant tout, je suis chrétien,” ainsi vous dites, dans un double élan d'amour pour le devoir et pour le sang qui coule dans vos veines : à l'Angleterre, puisque ma condition m'y oblige, je veux être fidèle, mais avant tout, je suis. ... français |
ÿ o +. N 2 ARS LE RES Se 1% na 7 LE ARIANE LA RÉ On D a D pari- ATITIITIITINIIANRITITITTENTN le par à si léançais, is fier, ’est la XXX ne des mins LES MORTS e vous César, | si vous À Terre, qui n’est qu'un atôme perdu pour le dans l’immensité de l’espace, la Terre, ans VOS |! À qui roule dans un vide effrayant, sans condi- ©) autre appui que le souffle de la gravie, mais ‘ tation, renferme une infinie variété d'êtres
dont chacun, y compris l’homme, le roi de tous, ne tient, à son tour, qu'à un souffle et ne représente qu'un atôme par rapport à cette planète.
Ces êtres naissent, profitent, se reproduisent, vieillissent et meurent, pour rentrer dans la croûte terrestre d'où ils sont sortis, pendant que d’autres en sortent qui y rentreront également, sans même laisser à la surface le souvenir d’un nom.
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