‹ Variétés chirurgicalesChapitre 33 sur 51 · V A K I E T E S C 1 1 1 R U II G I G A I. E S · texte numérisé non relu

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point quand il y a fluxion. La proximité du fer, de l’acier et d’un autre aimant, ainsique la rouille, l’empêche aussi d’opérer*. »

Un arrêt du 19 avril 1755, dù aux instances de Lamartinière, premier chirurgien du roi, interdit aux femmes la profession de dentistes Deux femmes pourtant l’exerçaient encore en 1760, c’étaient Mlles Calais, rue de Grenelle-Saint-Honoré, et Hervieux, rue Geolfroy-Lasnier. Paris ne comptait guère qu’une trentaine de dentistes L Deux d’entre eux étaient reçus maîtres en chirurgie \ les autres portaient le titre d’EXPERTS, seule qualification que donnassent aux dentistes les

* Affiches^ annonces- et avis divers, n° du 1®'' avril 1772.

^ «Comment scroit-il possible, disait le parlement, que des femmes et des filles, cpie la décence de leur sexe exclut des cours d anatomie et d osteologie, puissent ac(juérir une capacité suffisante pour traiter ces parties <le la chirurgie avec succès, lorsqu’après bien des veilles d’un travail assidu, souvent l’expérience des plus grands maîtres suffit à peine pour CCS opérations Arrest de la Cour de Parlement, ijui ordonne f/u’à l’avenir les femmes et les filles ne pourront être aqrégéet dans l'état d' herniaires et de dentistes, ni dans aucune autre partie de la chirurgie, excepté celle (jui concerne les accouchemens, sous ijuelque prétexte que ce soit.

^ On trouve leur nom et leur adresse dans Jèze, État ou tableau de la ville de Paris considérée relativement au nécessaire, à l’utile, à l'agréable et à l’ administration. Paris, 1760, in-8®, p. 5.

* M. M. Dupouy, rue Saint-Roch, et Carre, rue des Cordeliers.

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statuts de septemlire 1(>99‘. Leurs examens, beaucoup moins compliqués que ceux des chirur."iens, se bornaient à « un seul acte, dans lequel ils éiaient interrogés tant sur la théorie que sur la pratique'*^. » Ces examens constituaient une fort heureuse innovation, et ils furent rendus plus sérieux au dix-huitièniesiècle. Les lettres patentes de mai 17G8 règlent ainsi la condition des experts ^ ;

Article cxxvi. Ceux qui vomiront s’occuper tic la fabrique et construction des bandages pour les bernies ou ne s’appliquer qu’à la cure des dents seront tenus, avant d’en faire l’exercice, de se faire recevoir au collège de chirurgie en la qualité d’experts.

Article cxxvii. Ne pourront aucuns aspirans être admis en ladite qualité d’experls, s’ils n’ont servi deux années entières et consécutives chez l’un des maîtres en chirurgie ou chez l’im des experts établis dans la ville et biubourg de Paris, ou enfin sous plusieurs maîtres ou experts des autres villes pendant trois années : ce qu’ils seront tenus de justifier par des certificats eu bonne forme.

Article cxxviii. Seront reçus lesdits experts en subissant deux examens en deux jours différons dans la même semaine... Ils seront interrogés le

* Article 102.

2 Arllcle 112.

® Lettres patentes du Boy, en forme d'édit, portant règlement pour le collège de chirurgie. Paris, 1768, in-4“.

premier jour sur la théorie, et le second sur la pratique, par le lieutenant de notre premier cliirur- (}ien, les quatre prévôts et le receveur en charge, en présence du doyen de la Faculté de médecine, du doyen du collège de chirurgie...

Article cxxix. Defenses sont faites auxdits experts, à peine de trois cents livres d’amende, d’exercer aucune partie de la chirurgie que celle pour laquelle ils auront été reçus, et de prendre sur leurs enseignes ou placards, affiches ou billets, la qualité de chirurgiens, sous peine de cent livres d’amende. Ils auront seulement la Ihculté de prendre celle d’experts herniaires ou dentistes.

V Almmiach Dauphin^, recueil d’adresses et aussi de réclames, publiait dans son édition de 1777 les renseignements suivants, qui me serviront de conclusion :

CHIRURGIENS-DENTISTES ET EXPERTS POUR LES MALADIES DES DENTS ET DES GENCIVES.

Botot, place ISIaubert. Un des plus renommés pour tout ce qui concerne les maladies des dents et gencives, a établi en cette capitale un cours public et prati(jue sur l’art de conserver et d’extraire les dents. Cet habile et célèbre artiste, qui donne cha-

' Ou tablettes royales du vrai mérite des artistes (artisans) célèbres, et d’indication générale des principaux marchands, banquiers, négocians, artistes et fabricans des Six-Corps, arts et métiers de lu ville et fauxbourgs de Paris. Présenté et dédié Cl jMonscig neur /ç Dauphin pour la première ^ois en

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que jour de nouveaux téinoi^jnafjes de son zèle et des connaissances qu’il a acquises dans cette partie, n’a pour but que d’insiruire les jeunes élèves qui se destinent à aller en province, et les mettre à portée de connoître et faire usa[][e des instrumens <pii facilitent le plus l’artiste dans ses opérations et causent moins de douleurs au malade.

Courtois, rue et près la Comédie-Fraiicolse, à l’hôtel de laFaiitrlère, est auteur d’un nouvel instrument pour l’extirpation des dents doubles, avec lequel il remédie aux inconvéniens (jue la pratique présente journellement daus la manière de les ôter.

Le Roy, rue de Grenelle Saint-Honoré, chirur- (>ion-dentiste de feu S. A. S. madame la duchesse d’Orléans, est un des plus renommés pour quérir toutes les maladies de la bouche, et pour tirer les dents, les ranger, plomber, réparer, nettoyer et en remettre d’artificielles. Il seroit à souhaiter que cet habile artiste voulût bien donner au public le manuscrit précieux qu’il a fait sur l’art du dentiste.

Le sif.ur AuzEiiY, à Lyon, est auteur d’un traité odontalgique, fort estimé par les gens de l’art.

Objets relatifs, iu:;MÈnEs secrets approuvés

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