DES ÉCOLES
I. — L'éducation des enfans étant un des plus {>rands biens que l’on puisse fiiire dans la paroisse, il y aura autant d’écoles que les fonds de la coin-
V A R 1 K T K s CHIRURGICALES.
paynie le penuettront. Elles seront pour la commodité desenfans en différens quartiers delà paroisse. Ainsi qu’il a été fait jusqu’ici , on n’y recevra que les enfans dont les parens n’auront pas le moyen de les faire instruire.
II. — Tous les maîtres et maîtresses seront commis à leurs emplois par la compajjnie, qui les examinera pour voir s’ils ont les talens nécessaires pour les remplir utilement.
III. — Ils ne recevront aucun enfant sans un billet de réception siqné d’un des administrateurs. Ils n’en congédieront aussi aucun, pas même les incorrigibles, sans en avoir préalablement donné avis à la compagnie, ou aux administrateurs en charge si le sujet d’exclusion étoit si grave et pressant qu’il ne pût permettre d’attendre le jour d’assemblée : à la charge toujours aux maîtres et maîtresses de faire rapport à l’assemblée suivante de ce qui aura été fait.
IV. — Les maîtres et maîtresses se rendront au moins une fois le mois aux assemblées ordinaires de la compagnie, pour y rendre compte de leurs écoles.
V. — Les enfans seront instruits uniquement par charité, et les maîtres et maîtresses ne recevront quoi que ce soit d’eux ni de leurs parens.