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Donc pas de principes, des expédients, voilà toute sa politique. On se trompe fort quand on s'imagine qu'ami des encyclopédistes à Paris, il va propager et appliquer leurs doctrines à Naples. Rien de plus contraire à sa pratique. « Les théories générales et rien sont à peu près la même chose », dit-il expressément dans une curieuse lettre qui expose tout au long sa manière de voir sur l'ai t de gouverner les États : « La politique est la science de faire le plus de bien possible avec le moins de peine possible, selon les circonstances. C'est donc un problème de maxirnis et minimis à résoudre. La politique est une courbe (une parabole^ à tirer. Les abscisses seront les biens, les ordonnées seront les maux. On trouvera le point où le moindre mal possible se rencontre avec le plus grand bien. » Encore n'avons-nous là qu'une équation indéfinie qui ne se trouve ûxèe que lorsque vous l'appliquez aux cas particuliers. « Vous demandez s'il est bon d'accorder une liberté entière à l'exportation des blés. Ce problème général n'est résolu que par une équation indéfinie. Vous demandez ensuite s'il faut accorder la libre exportation dans l'année 1773. Alors le problème est fixé, parce que vous fixez le pays et le temps; et la même équation appliquée au cas fixé pourra vous donner tantôt l'affirmative (la positive), tantôt la négative. La politique est donc la géométrie des courbes, la géométrie sublime des gouvernements, comme la police en est la géométrie plane, simple; les six premiers livres d'Euclide*. » Et le thème se déroule avec un calme de conviction négative et une simplicité de logique qui compte bien déconcerter les théoriciens : (( Rejetez loin de vous et de la politique ces grands mots vides de sens, de la force des empires, de leur chute,