‹ Variétés littérairesChapitre 29 sur 47 · Librairie des Bibliophiles · texte numérisé non relu

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des sources en partie nouvelles, et qui, sans rien changer d'essentiel à ce que l'on connaissait de l'homme, répand la lumière sur un grand nombre de détails jusqu'ici ignorés ou inaperçus. C'est là tout à fait une monographie dans le goût du jour; elle est ample, copieuse, non sans prolixité : les épisodes et les digressions s'y donnent pleine carrière. Le portefeuille de l'auteur s'y verse au hasard avec une prodigalité qui semble s'amuser d'ellemême et dont le public devient le complice, puisqu'il s'y plaît. Et qui de nous n'appartient un peu à ce public tout moderne? Les fermes traditions sur l'art de la composition, sur l'harmonie et la juste distribution des détails, semblent bien compromises aujourd'hui. M. de Lescure ne les respecte pas suffisamment; qu'il me pardonne l'expression de ce regret. La recherche des documents, la passion de l'inédit, la connaissance approfondie de cette société dont il est moins un juge qu'un contemporain, voilà où il excelle. Mais il a dans sa dernière œuvre quelque peu gâté ces heureuses qualités par une rapidité excessive d'exécution. L'auteur est un travailleur, dilettante à ses heures, écrivain châtié quand il le veut, comme dans sa récente étude sur Marivaux, couronnée par l'Académie française. Pourquoi cette fois ne s'est-ii pas tenu mieux en garde contre les entraînements d'un style qui semble lutter de vitesse avec la parole et qui en reproduit trop fidèlement la diffusion, les inégalités et les hasards? Cela aussi est un trait de l'époque où nous sommes. Sous l'influence du journal et de la tribune, on s'habitue à écrire comme on parle. Parmi les écrivains des nouvelles générations, combien peu connaissent ces méfiances ou ces repentirs littéraires, si visiblement marqués sur les manuscrits d'un Pascal, d'un Bossuet, de tant d'autres, par des remaniements nombreux, par des retouches, des corrections infatigables, des substitutions

(le mots qui serrent de plus en plus près la pensée, par (les suppressions surtout ! Un travail de ce genre n*est d'ailleurs ingrat qu'en apparence ; il procure à Técrivain un plaisir discret et délicat, la satisfaction d'une conscience littéraire toujours en quête et en souci du mieux et qui se récompense elle-même par cette inquiétude de de la perfection dont le sentiment n'est ni sans joie ni sans honneur.

Il n'est guère probable que l'on recommence le travail de M. de Lescure pour tout ce qui touche à la biographie de son personnage. La famille, M. Edouard de Rivaroi, fils du général, mort en 1870, et ses héritiers ont mis à la disposition de l'auteur les papiers du célèbre écrivain, sa correspondance avec la famille pendant l'émigration, le carnet de notes qu'il tenait pendant son séjour à Londres, le texte même de son traité avec le célèbre libraire de Hambourg, Fauche, enfin le beau portrait peint par Wyrsh en 1784. Un amateur a communiqué la correspondance avec le banquier Gappadoce Pereira, l'hôte de Rivarol pendant une partie de son séjour hors de France. Il y a de plus, nous assure-t-on, une petite secte d'admirateurs fervents, de rivarolisantSy qui ont conservé la tradition de quelques anecdotes, de cpielques particularités de vie ou de caractère, et qui se sont empressés de les placer sous les yeux de l'historien nouveau. La moisson a donc été abondante et aussi complète qu'il est possible ou désirable en pareille matière*

Nous indiquerons aujourd'hui les principaux résultats du travail de M. de Lescure. Une autre fois, nous essayerons de le compléter sur certains points, non de biographie, mais de critique philosophique ou littéraire, où il nous a semblé qu'il restait quelque chose à faire. Je parlerai avec plaisir de ce psychologue et de ce moraliste, trop dissimulé sous réclat super^ciel du merveilleux

conteur OU de rimplacable pamphlétaire, et qu*il est juste de remettre en pleine lumière, à sa vraie place. Attiré d*abord de ce côté par la curiosité, je Tavoue, plus que par la sympathie, j*ai été surpris de rencontrer, dans nombre de pages oubliées, un penseur d'une subtilité et parfois d'une vigueur rares, supérieur à ce que nous avions pressenti, même d'après les indications de Sainte-Beuve. Ce n'a été pour nous ni un profit ni un plaisir médiocre que d'être invité, à l'occasion du livre de M. de Lescure, à relire, le crayon en main, les œuvres complètes d'un écrivain qui a payé de la meilleure part de sa gloire, injustement sacrifiée, l'avantage contestable d'avoir eu trop d'esprit et le tort incontestable d'en avoir fait un mauvais usage.

Ouvrons la Correspondance littéraire de Grimm, la première fois qu'il y fait mention de Rivarol, c'est dans l'année 1782, au mois d'août, probablement sous la plume de Meister. La note qui lui est consacrée et qui révèle ce nom à un public spécial, à l'occasion d'un poème de Delille qui vient de paraître est ainsi conçue : « De toutes les critiques du poème des Jardins, la plus amère, la plus injuste peut-être, mais aussi la plus piquante, est une Lettre de M. le Président de *** à if. le Comte de***. Elle est d'un jeune « homme qui s'est fait appeler longtemps M. de Parcieux, et qui n'ayant pu prouver le droit qu'il avait de porter ce nom, s'en est vengé fort noblement en prenant celui de chevalier de Rivarol, lequel, dit-on, ne lui appartient pas mieux, mais dont il faut espérer qu'il voudra bien se contenter, tant qu'on ne l'obligera pas à en chercher un autre. »

Rivarol avait alors vingt-neuf ans, étant né, selon des documents désormais irrécusables, le 26 juin 1755 à Bagnols sur la Gèze, à quelque distance de Nîmes. Il y a eu longtemps incertitude sur la date de sa naissance, comme il y en a eu d'abord sur son véritable nom. Tous les aventuriers, les aventuriers de lettres comme les autres, ont soin d'embrouiller ou de dissimuler leur état civil. C'est donc dans sa trentième année que le nom de Rivarol émerge de l'ombre et c'est à l'âge de quarantesept ans qu'il devait mourir. On est tout surpris de voir par le rapprochement des dates combien fut court l'intervalle de temps qu'il remplit de sa célébrité orageuse et qui appartient vraiment à l'histoire littéraire : dixsept années à peine I

Comment s'était passée cette première partie de la vie de Rivarol, où il avait lutté obscurément moins pour la gloire que pour l'existence? Nous ne nous arrêterons pas à la question de sa prétendue noblesse, à laquelle son biographe consacre un chapitre entier, tout en déclarant qu'il lui est, au fond, assez indifférent que son héros soit né d'un père aubergiste, quoique noble, ou aubergiste seulement. A nous assurément, cela est encore plus indifférent qu'à lui. Ces prétentions nobiliaires, médiocrement justifiées par de vagues traditions et des analogies de nom avec une grande famille italienne, intéressaient les contemporains plus qu'elles ne nous touchent, et d'ailleurs elles desservirent plutôt Rivarol soit par les cruelles railleries qu'elles lui valurent de la part de Chamfort, de Cérutti et de Joseph Chénier, soit par les épigrammes de quelques grands seigneurs, tels que le marquis de Créqui et d'autres qui se plaisaient à rabattre sur ce point sa fatuité quelque peu imprudente ^ Le

1 . < Nous autres gcntilhommes, disait un jour Rivarol. — Voilà

seul argument un peu sérieux qu'on puisse fournir en faveur de la noblesse de Rivarol, c'est la fortune militaire de son frère François, le futur général de la Restauration, reçu garde du corps du roi en 1786, après avoir fourni les preuves nécessaires, sans que Ton sache si l'examen des pièces produites était bien rigoureux et quelle était la valeur à celte époque du certificat signé par le capitaine de la compagnie. Ce qu'il y a d'incontesté c'est l'absence de toute qualification nobiliaire dans les actes qui constatent le baptême des seize enfants, c'est aussi la profession du brave père de famille qui faisait successivement ou en même temps bien des métiers pour élever cette nombreuse postérité, fabricant de soie, maître d'école, aubergiste à l'enseigne des Trois- Pigeons. Si le cabaretier de Bagnols était vraiment le descendant des Rivarol de Lombardie et d'Espagne, il est certain qu'il avait encouru, en exerçant une profession pareille, ce qui s'appelait alors la dérogeance, — On disait à Dufresny pour le consoler d'un accident pareil : « Pauvreté n'est point vice. — C'est bien pis », répondit-il. Il semble avoir dérobé d'avance le mot à Rivarol.

Les commencements de cette vie besoigneuse furent difficiles et livrés à bien des hasards. On n'a d'ailleurs à ce sujet que des informations très incomplètes et qui, réduites à l'essentiel, en dehors des commentaires de biographes complaisants ou des commérages d'ennemis, se bornent à peu de chose. Le jeune Antoine est élevé chez les Joséphistes de Bagnols, puis chez les Sulpiciens à Bourg-Saint-Andéol ; il entre au séminaire de Sainte- Garde à Avignon, grâce à la protection de l'évêqued'Uzés, qui se promettait merveille d'un pareil sujet ; mais la

un pluriel qui me semble singulier », s'écria le malicieux marquis; ce mot a bien souvent seni depuis ce jour-là, et nous sommes heureux de le restituer à son auteur.

vocation ne dura pas, si jamais elle avait commencé. Le jeune abbé s'arrêta aux ordres mineurs et entra dans le monde avec le petit manteau et le collet qu'il ne quitta pas de sitôt. Ce qu'il fit pendant quelques années, en province, on ne le sait guère, sauf qu'il y fut précepteur; il se dirige vers Paris en 1777, laissant derrière lui une traînée de dettes, de bons mots et de succès de médiocre aloi. 11 y arrive comme solliciteur en quête d'une place ou peut-être même de quelque abbaye, prêt à tout, comptant sur sa belle figure pour plaire aux femmes, sur son esprit pour séduire les libraires, sur sa causticité pour réduire les sots au silence, sur sa verve pour captiver les salons dès qu'il pourrait y entrer. Il fallut peiner d'abord et lutter beaucoup. 11 essaya de toutes les façons et même sous divers noms : abbé de Longchamps d'abord, de Parcieux ensuite, pour s'appeler enfin Rivarol, se faisant de son autorité privée chevalier, avant de se promouvoir lui-même au titre de comte; s'il s'en contenta, il faut lui en savoir gré ; il aurait pu aussi bien se donner du marquisat ou même de quelque duché. Pourquoi pas?

C'est sous ce nom de Parcieux emprunté à un physicien et géomètre célèbre, mort depuis plusieurs années, et avec lequel il s'était construit je ne sais quelle parenté apocryphe, qu'il fut présenté d'abord à d'Alembert par un compatriote et peu de temps après, par d'Alembert à Voltaire, qui lui fit bon accueil. Le voilà lancé dans le monde assez mêlé des éditeurs et des auteurs d'alors, gagnant sa vie dans quelques collaborations anonymes, se rendant redoutable à tous ceux qui l'approchent, amis ou ennemis, par des mots qui font le tour de Paris, déjà recherché par quelques friands d'esprit, invité sous caution dans quelques salons, s'y faisant vite sa place en s'y faisant craindre, au demeurant toujours soucieux du lendemain, jusqu'au

nôtre;... c'est une montre à répétition; elle sonne bien quand il me quitte. » Ce qui n*enipêchait pas qu*il lui rendît justice à Toccasion. « Je fais les épigrammes, et mon frère se bat. » C'était un rôle dont le garde du corps partageait l'honneur avec le chevalier de Champcenetz, toujours prêt à dégainer pour les bons mots de celui qui, pour l'en récompenser, l'appelait son « clair de lune ».

Ce n'était plus le temps des salons célèbres de la génération précédente. A la veille de la Révolution, la société française avaif subi déjà une sorte de dissolution significative. Les groupes étaient dispersés comme les opinionsc Pourtant, il y avait encore le salon très en vue de Mme Necker; mais nous savons que Rivarol fut toujours l'ennemi de la mère, surtout celui de la fille, plus célèbre que la mère, sans oublier le père, M. Necker, qu'il combattit et railla sans pitié, et particulièrement dans les deux Lettres écrites à l'occasion de l'ouvrage sur V Importance des opinions religieuses et dont nous aurons à parler plus tard.

L'esprit de conversation, sans régner alors comme vingt ans auparavant dans des groupes organisés, définis, n'en avait pas moins et autant que jamais son culte, ses autels et ses dévots, bien qu'un peu plus disséminés. A ce litre, Rivarol était fêté partout où il lui plaisait d'aller exercer ses talents, comme chez la princesse de Vaudemont, l'amie de Talleyrand, Mme de Sabran, l'amie du chevalier deBoufflers, Mme deTessé, Mme delMontmorin» la marquise de Polignac, fantasque personne si différente de la duchesse qui portait le même nom. il vivait de plain-pied, non comme gentilhomme, ce qui était son secret désir, mais comme écrivain et comme causeur, avec des gens de cour qui faisaient profession de liberté de pensée, comme M. de ïressan, le vicomte de Ségur, le

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duc de (juiche, riiiimoriste marquis de Créqui, qu'il peignait d un mot : « Celui-là ne croit pas en Dieu, mais il craint en Dieu » ; le prince de Ligne, le comte de Mercy-Argenteau, l'ambassadeur d'Aulriche, le correspondant avisé de Marie-Thérèse ; enfin, Texcentrique duc de Brancas-Lauraguais, qu'il caractérisait ainsi : <c Ses idées ressemblent à des carreaux de vitre entassés dans le panier d'un vitrier; claires une à une et obscures toutes ensemble. » — Cependant, cette verve, cette virtuosité incomparables rencontraient bien des résistances, secrètes ou déclarées. Un très bon esprit, Sénacde Meilhan, qui vivait intimement dans cette société, était de ceux qui ne se rendaient pas. A quelque vive critique qu'il avait faite, vers ce temps-là, en 1787, refusant d'être dupe du brillant causeur, la marquise de Créqui répondait assez timidement : « Je ne nie rien de ce que M. de Meilhan reprend dans Rivarol, mais, vu la misère du temps, je le trouve bon; il a une sorte d'originalité dans le style, et des aperçus qui ne sont que trop justes ».

Uivarol ne faisait rien d'ailleurs pour désarmer les hostilités qui naissaient autour de lui ; au contraire il semblait aller au-devant d'elles et les provoquer. Son impertinence lui attirait de terribles représailles dans le monde comme dans le public lettré. On le vit bien quand il publia le Petit Almanach des grands hommespour Vannée 1788 et qu'il ameuta très gratuitement contre lui tant de haines et de colères; il n'est pas douteux qu'elles fussent justifiées, et si l'on usa contre le pamphlétaire de procédés regrettables, c'est à lui qu'il faut s'en prendre. Il n'est pas juste, en pareil cas, de se plaindre du scandale quand on en a si largement donné l'exemple. Cétutfi, Garât, Joseph Chénier, Cubières, furent au premier rang des coalisés. Chamfort joignit à leurs armes les siennes, trempées dans du fiel. On fouilla dans la vie privée de

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Rivarol, dans ses origines, dans ses débuts, on altéra ce qu'on y trouvait, on inventa ce qu'on n'y trouvait pas ; ce l'ut une vendetta sans pitié, en pleine lumière et en plein Paris. Le public se partagea entre les combattants; le résultat fut, comme il arrive en pareil cas, un accroissement de notoriété inouï. Diffamé, Rivarol n^'en fut que plus célèbre; mais sa célébrité toujours croissante ne fut jamais parfaitement liquide et nette ; il est resté un nuage sur ce nom. Lui-même, plus tard, devant la gravité tragique des événements dont il fut le témoin, il parut avoir quelque regret de ce genre d'œuvres et de succès; il les appelait les Saturnales de la littérature, et le mot est juste. Vainqueurs ou vaincus dans ces tristes luttes, il importe peu pour ceux qui y sont engagés ; les victoires y sont aussi équivoques que les défaites.

Du reste, l'heure approchait où ces tempêtes ridicules d'amours-propres littéraires allaient être étouffées dans le bruit des grandes catastrophes. Cette guerre civile d'esprits vaniteux et enfiévrés est bien mesquine en face de la révolution qui arrive; mais elle ne disparut pas entièrement dans le tumulte des événements, et le fait est à noter. On ne sait pas tout ce qu'il peut germer de méchanceté vindicative dans le cœur des incompris de la littérature et combien, dans ces grands mouvements de la rue, on voit surgir tout d'un coup de ces monstres frottés de bel esprit, la pire espèce des monstres. Il y a des envieux qui vous conduiraient à la guillotine. Chateaubriand a remarqué que VAlmanach des Muses a fourni nombre d'agents à la terreur, o La vanité des médiocrités en souffrance produisit autant de révolutionnaires que l'orgueil blessé des culs-de-jatte et des avortons ; révolte analogue des infirmités de l'esprit et de celles du corps. Tel poète attachait à ses épigrammes émoussées la pointe d'un poignard. L'instigaleurdu massacre des jeunes fiUesde

Verdun fut le poètereau régicide Pons de Verdun, acharné contre sa ville natale*. » Quand Rivarol émigra, il se retirait, non seulement devant des haines civiles, mais aussi devant des haines littéraires déguisées sous un masque politique, et qui se disposaient à profiter des événements pour la vengeance de talents méconnus ; lui-même donna la raison de son départ sous cette forme pittoresque qu*il garda (ce fut son honneur) au milieu des plus grands périls et qui resta le signe indélébile de son talent dans la mêlée furieuse des hommes et des passions : « Si la révolution s*ëtait faite sous Louis XIV, Cotin eût fait guillotiner Boileau» et Pradon n*eût pas manqué Racine. En émigrant, j*ai échappé à quelques jacobins de mon Aimanach des grands hommes. » Jusqu*au 10 juin 1792, Rivarol resta sur la brèche à Paris combattant de toutes les manières possibles et faisant feu de toute arme.

Il avait fait son choix librement, tristement, sans illusion sur la cause à laquelle il se dévouait, sans ambition et sans intérêt d*aucune sorte. Il voyait les fautes de la cour et du parti, il les signalait, consulté assez inutilement, plus considéré qu^écouté, conseillant au roi, par des intermédiaires suspects, des remèdes héroïques qu*il n'était plus temps d*adapter à une situation de jour en jour plus désespérée, usant ses forces et son crédit dans la poursuite d'une sorte de monarchie restaurée sur la base exclusive du tiers état : conception tardive ou prématurée qui vouait son auteur à l'ingratitude des partis et à une impuissance absolue. En attendant un rôle d'utilité pratique ou d'éclat qui ne vint pas et qui ne pouvait pas venir, il se jetait dans la mêlée ardente. Et là encore il faut faire deux parts ^dans le combat acharné qu'il livra à ses ennemis; il faut distinguer le polémiste

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