‹ Variétés, notices et raretés bibliographiquesChapitre 13 sur 23 · A la Famille des Etiennes · texte numérisé non relu

A la Famille des Etiennes

io.° A John duc de Roxburghe.

Annuellement chaque membre de ce club est tenu , à son tour, de faire réimprimer quelqu’opuscule devenu extrême-

formeraient de leur vice-président voyageur

Plus de fêtes pour moi à Clarendon , jusqu* à Van. de Notre-Seigneur 1819. Adieu une seconde fois , j’ai acheté un bon cabriolet , deux chevaux à l’avenant, et un postillon qui promet plus encore . Dans

ment rare , et de présenter un exemplaire de cette réimpression à chacun de ses confrères. Le nombre des exemplaires ite doit pas excéder 3i. Tous les ans , la distribution du nouvel opuscule se fait dans le banquet en question. On trouvera l’indication de six de ces opuscules dans le beau Catalogue d’un amateur, de M. Renouard, tom. iv , p. 268.

A Paris, des amateurs d’un goût épuré, passionnés pour les beaux livres, et réunissant tous les moyens de se satisfaire en ce genre, ont fondé , à dater du i.er janvier 1820, une Société de Bibliophiles français , dont les statuts ont beaucoup d’analogie avec ceux du Roxburghe club , car le but de cette intéressante société est de faire imprimer des ouvrages inédits ou de faire réimprimer des ouvrages devenus très rares. Le nombre des membres est fixé à vingt-quatre ; il peut y être adjoint cinq associés étrangers. Les assemblées générales ont lieu au mois de mars et au mois de décembre. La souscription exigée des seuls associés résidans est de 100 francs payés d’avance. Le montant îles souscriptions est employé à faire les impressions dont nous avons parlé plus haut; si c’est un ouvrage en langue étrangère , la traduction française y sera réunie. On ne tire que vingtquatre exemplaires, plus un pour la bibliothèque du Roi > et en outre un pour chaque associé étranger. La collection publiée par la Société , portera en titre général : Mélanges PUBLIÉS PAR LA SOCIÉTÉ DES BIBLIOPHILES FRANÇAIS. Tout exemplaire que le hasard feroit exposer dans une vente publique , sera couvert au nom de la Société d’une enchère de 300 fr. , etc., etc. , etc. Si je juge du goût, des connoissances, de l’affabilité et du dévouement bibliographique des

( io3 )

•vingt-quatre heures je tournerai le dos à la chèrè

vieille Angleterre Je vous salue bien , et suis

toujours votre dévoué . *>

Tels sont les derniers mots de la neuvième lettre de M. Dibdin. J’ai tâché, mon cher confrère , de vous

membres de cette institution , par deux de ses fondateurs qui m’ont fait l’honneur de me visiter au mois d’août dernier , je puis assurer qu’il n’existe point en Europe d’association littéraire qui porte dans son sein plus d’éléniens de prospérité et de succès en tout genre.

Les premiers ouvrages publiés par la Société des Bibliophiles français , viennent de paroître ; en voici 1e titre :

i.° Moraxité très singulière et très bonne des blasphémateurs du nom de Dieu , où sont contenus plusieurs exemples et enseignemens à l’encontre des maulx qui procèdent à cause des grans juremens et blasphémés qui se commettent de jour en jour, et aussi que la coustume n’en vault riens et qu’ils finent et fineront tresmal s’ils ne s’en abstinent. Et est ladicte moralité a dixsept personnaiges dont les noms s’ensuyvent cy apres et premièrement: Dieu , le Crucifix, Marie y Séraphin, Chérubin, l’Eglise, la Mort, Guerre, Famine , ïe Blasphémateur, le Négateur, l’Injuriateur , Briette , le fils de l’Injuriateur, Sathan, Behemot , Lucifer. Paris, de l'imprimerie de F. Didot , gr. in- 8.° de 288 pp. papier vélin.

On trouve en tête de ce volume , au verso du faux titre , quatorze lignes servant d’avertissement. Elles sont signées H. DE ChateaugiROît. Cette réimpression prouve le soin que la Société met à ne s’attacher qu’à des ouvrages d’une excessive rareté ; car un exemplaire de cette Moralité inconnue à tous les historiens du Théâtre français, a été payé pour la bibliothèque du Roi, 800 fr. en 1817. C’est un petit vol. in-fol, de forme alongée, et de 5a feuillets , imprimé à Paris , pour Pierre Sergent, libraire , qui a exercé depuis i53i jusqu’à 1540-

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