NOTICE ETHNOGRAPHIQUE
l'étude de la grande Encyclopédie japonaise écïaircirait bon nombre de questions restées obscures dans le domaine de la civilisation orientale.
La section ethnographique de la grande Encyclopédie japonaise forme les livres XIII et XIV de l'ouvrage. Le premier traite «des hommes des pays étrangers »; le second a des peuplades barbares ou sauvages» .
En tête du livre consacré aux hommes des pays étrangers se trouve une notice sur les Chinois ou Sin-tan (en japonais : Morokosi), L'auteur s'occupe d'abord des divisions de l'empire sous les diverses dynasties, depuis le règne du grand Yu. Il traite ensuite de la chronologie, en prenant pour point de départ les périodes fabuleuses.
On y lit ce qui suit :
«La dynastie des souverains célestes dura 18,000 années; la dynastie des souverains terrestres 11,000 années; la dynastie des souverains humains 45,600 années. Ensemble elles gouvernèrent l'empire pendant 74,600 ans. On les désigne sous le nom de San-tsaî^ «les trois principes», du ciel, de la terre et de l'homme. C'est à eux qu'on doit d'avoir commencé à déterminer les années et les mois, à tracer le cours des nuits et à nourrir les hommes et les femmes. »
Il est ensuite question de Yéou-isao et de 5ot«t-jin, qui dirigèrent les tribus chinoises avant la constitution régulière de l'empire sous Fouh-hi, Puis viennent les règnes de Chin-noung, «le divin laboureur», autrement appelé Hthti, «l'empereur du feu », et Han^j&uen^ plus connu 80US te nom de Hoang-ti, «l'empereur jaune». <' L'époque supérieure, dit l'Encyclopédie japonaise, se nomme
DE l'encyclopédie JAPONAISE. 7o
haute antiquité; Fouh-hi, Ghin-noung et Hoang-ti forment ce qu'on appelle les trois Augustes (san-hoang). »
Après avoir mentionné les princes qui succédèrent à Hoang-ti jusqu'à Tépoque des saints empereurs Yao et Ghun, l'auteur commence Texamen général desdjmasties chinoises par le grand Yu, chef et fondateur de la djmastie des Hia^ et s'arrête au règne de Rhang-hi, de la dynastie mandchoue des Taï-Zm, actuellement régnante.
La notice sur les Coréens, que l'auteur identifie avec les Sien-pi et le&Ki'lin (/Ttm), mériterait d'être traduite d'un bout à l'autre. Suivant l'auteur, Sien-pi est la plus ancienne dénomination de ce pays, que l'on a appelé Tchao-sien, « la fraîcheur du matin » , à l'époque du Tchœov, et par la suite Tsinrio ou Sinra, Peh-tsaï on Patktse, et KaO'li ou Ko- rat y royaumes qui formaient les trois Han (San-kan). Des renseignements sur ces trois royaumes sont donnés dans la suite de la notice, ainsi que des articles sur l'introduction du bouddhisme dans la presqu'île, sur le tribut que les Coréens vinrent payer au Japon, etc. Un vocabulaire coréen-japonais complète cette notice.
Le Tsin-ra est un pays peu connu. Dans les additions japonaises au San-tsat-tou-hoeî , il est dit que « ce pays est une île au sud de l'ancien royaume de Paik-tse, qui commença à entrer en rapport avec le Japon la cinquième année du règne du mikado Ten-tsi ten-ô (666 de notre ère). » Cette île est désignée dans nos géograh phies sous le nom de Quelpaerts.
Les Orankai sont des peuples qui habitent dans la mer septentrionale, au nord de Pé-king, et dont « les mœurs
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sont identiques à celles des Tartares. Ils habitent actuellement au nord-ouest de la Corée. )>
Les LouHchou sont les habitants de la partie méridionale de l'empire japonais. La notice qui leur est consacrée est étendue et riche en faits historiques et ethnographiques. Ils ont une écriture phonétique , et ils emploient tantôt le chinois, tantôt le japonais. Un vocabulaire loutchouan-japonais termine cet article.
Les Yéso sont l'objet d'une notice également intéressante dont nous avons donné un extrait dans le recueil de la Société asiatique de Paris'. Le vocabulaire aïno-japonais qu'on y trouve diffère assez sensiblement des autres vocabulaires que nous possédons de cette langue. On ne peut cependant attribuer cette variation , dont on parvient du reste à se rendre compte , qu'à l'imperfection du système employé par l'auteur japonais pour écrire les mots aïnos.
Les Tatlan sont les Tartares. L'auteur les identifie avec un assez grand nombre de noms ethnographiques, parmi lesquels sont les Mongols , en chinois Meng-kou^ en japonais Moukouri; les Huns, en chinois ^ûmn^-non; les Khi-tan, les Pek-Hh, etc. On trouve à la fin de cette notice un vocabulaire de la langue des Mongols.
Les/(m-'cAi»(Sin.-jap., Dzyo-sin)^ en japonais ii^tt^o^^, sont des peuples qui habitent au nord-est des Rhi-tan-, au bas du Tchang-peh-chan, « la grande montagne blanche »), bien connue des géographes.
Les Tai-wan ou Takasako, à cent li au sud de Kor
« Journal asiatigtiCf 5* série, t. XVll, p. 357.