‹ Variétés orientales historiques, géographiques, scientifiquesChapitre 20 sur 86 · DE L ENCYCLOPEDIE JAPONAISE · texte numérisé non relu

DE L ENCYCLOPEDIE JAPONAISE

mon (Emoy, province du Fouh-kièn), sont les habitants de nie Formose. Le pays est très-chaud ; le printemps y ressemble aux étés de la Chine, et Thiver aux automnes. La race indigène est vile et méprisable. Elle est toujours nue, et s'adonne à la pêche et à la chasse. Sa nourriture ordinaire est la chair crue du cerf, dont la peau fournit aux habitants un important objet de trafic. Anciennement, ils n'avaient pas de roi. Plus tard , les Hollandais s'y sont établis. — Dans la suite de la notice, il est question du fameux Kok-sen-ya (Roxinga), qui chassa les Hollandais, au commencement de la période Kwan-houn (1661-1662 de notre ère) , et se fit proclamer souverain de l'tlc.

Les Kiao-tchi (Ko-isi) sont les Annamiques propre^ ment dits. La distance de leur pays au Japon, par mer, est de 1,400 H. Suivant l'éditeur japonais, le climat de ce pays est très-chaud. On n'y voit jamais de gelée blanche ni de neige. Les hommes et les femmes, tous indistinctement , se teignent les dents. On y fait usage des caractères de la Chine \

Les Tong-Uû, « habitants de la capitale de l'est » , sont les Tong-kinois ou Annamites du nord. On compte 4,600 H de mer entre leur pays et le Japon. Le Tongkin formait jadis un État indépendant de la Gochin* chine. L'un était séparé de l'autre par une montagne

> Aujourd'hui Vécriture annamique, bien que renfennant la plupart des «ignés commuDcment usités dans récriture cbiooise, diffère cependant de cette dernière en ce qu'elle admet un grand nombre de signes vulgaires inconnus au Céleste-Empire. (Vo^r. ma Notici sur la langue annamique, p. 10.)

'Î8 NOTICE ETHMOGBAPUIQUE

appelée Kyanio, Les hommes et les productions des deux pays sont les mêmes. Ils se servent de récriture chinoise, et connaissent les Ou-king (livres canoniques) et les Sse-chou (livres moraux).

Comparativement au livre Xm, que nous venons de passer en revue , le livre XTV de l'Encyclopédie japO' naise ne renferme que de courtes notices , et un certain nombre des peuples auxquels elles ont trait n'exista jamais que dans Timagination des Orientaux. Ce second Hvre présente cependant un intérêt incontestable en ce qu'il traite de beaucoup de pays réels qui nous sont à peine connus de nom.

Les notices sur le Siam et TArchipel indien, notamment sur Java et sur quelques régions voisines de ces contrées, mériteraient tout particulièrement d'être traduites , surtout si Ton parvenait à identifier avec des localités connues les principaux noms géographiques qu'on y rencontre.

Le pays de Maroka (Malâka) est situé au sud de la Go^ chincbine. Sous la dynastie des Ming, la troisième an^ née de la période Young-lo (4405 de notre ère), le roi de ce pays, qui se nommait SUi-pa-œl Soula^ envajû des ambassadeurs porter le tribut à la cour et recevoir l'investiture.

Le Siamouro (Siam, en chinois Sien-lo) formait primitivement deux États : le pays de Sien et le pays de Lohoh. Le roi envoie chaque année trois vaisseaux marchands au Japon pour y commercer. Le six ou septième mois, ils profitent du vent du sud pour retourner dans leur pays. Anciennement, les marchands japonais, de

DE l'encyclopédie JAPONAISE. 79

leur côté, se rendaient en grand nombre dans le royaume de Siam pour s'y livrer au négoce.

Le Laô-ta (Laos, en chinois Lao-tchoua) est situé au nord-ouest de Tempire d'Annam. Il formait anciennement le royaume de Youeh-tchang-chi. Les indigènes sont d'un caractère cruel et méchant.

Le royaume d'Espagne [Isoufanya)^ dit Tauteur japonais, est situé à l'ouest de la Hollande [Oranda], La distance qui le sépare du Japon est d'environ douze mille ri (lieues japonaises). On y pratique le culte de Jésus {Yaso-siou) y qu'on nomme aujourd'hui religion Tsiehr-sse-ian (chrétienne).

La notice sur le Kambodje (sin.-jap. Sin-ré^ chinois: Teh%n-la)y entre autres faits curieux, parle de la céré-' monie suivant laquelle les prêtres bouddhiques sont chargés d'enlever la virginité aux jeunes filles qui vont se marier. Je donnerai, la première fois que j'en trouverai l'occasion, la traduction complète de cette notice, qui est une des plus intéressantes de la section que je parcours en ce moment.

L'article consacré à Java ( jap. Dzychwa; chin. Kwàwa) est remarquable, non-seulement par les descriptions qu'il renferme , mais encore par quelques faits purement historiques. Le pays de Kwa-wa formait anciennement le pays de Djor-va, On l'appelle également PoU'kic^loung (Sin.-jap. Fou-ha-ryô), Dans la période Chun-hoa (990-994 de notre ère), sous la dynastie des Soung, le roi de ce pays, nommé Mouh-Jo-tcha, envoya une ambassade apporter le tribut à la cour. Au commencement de la période Houng-tvov (4380-1398), sous

Page 1