I. — Géographie pkfsique
La Corée, par sa situation géographique^ par le caractère de ses habitants et par la langue qui s'y parle, forme une contrée essentiellement distincte de l'empire chinois, bien qu'elle y soit rattachée par de nombreux liens historiques et politiques. Ces lieos, presque toujours contractés dams l'unique but de satisfaire Torgueil des Fils du Ciel, n'ont cependant presque jamais été assez étroits pour qu'il ait pu s'opérer une sorte de fusion entre les habitants des deux pays. Aujourdlmi même il n'est permis aux Coréens de commercer cpt deux fois par année avec les Chinois , à la cinquièmfi et à la onzième lune, c'est-à-dire vers la fin de juin et de décembre; et encore ce commerce ne peut-il durer chaque semestre plus de dix jours. A l'époque fixée par les règlements, les marchands coréens, réunis en cacavane, gagnent le nord de leur presqu'île et se rendeat au petit village de Foung-pien-nueriy sur la frontière du Liao-toung, où les mandarins inscrivent ponctuellement leurs noms, afin de s'assurer qu'une fois la foire terminée chaque individu retournera bien exactement dans son pays. Dès que les dix jours sont expirés , les gardes des frontières ferment avec soin les issues, et toute tentative d'établir des rapports avec la Chine est sévèrement interdite '. La foire japonaise ne dure aussi que peu de jours et une seule fois par année. A part cela,
« Voyez Tabbé CalJery, dans la Revue de Vùrten^, i. V, p. 275.
DE LÀ cob£b. 317
la Corée demeure sans cesse renfermée dans un isolement absolu de tout le reste du monde.
Baignée au nord et à Test par la mer du Japon, et au sud et à Fouest par la mer Jaune , la Corée forme ime grande presqu'île traversée dans toute sa longueur par une chaîne de montagnes qui en couronne Textrémité et sépare le royaume du pays des Mandchoux '. Là s'élève le Pàik-tô-san a le Mont à la blanche tète », dont on ne connaît pas très-exactement l'élévation, mais qui passe pour l'une des plus hautes montagnes de l'extrême Orient. Puis vient le Tsyang-pàUr-san a le Long Mont blanc », et à peu de distance le Pàik-san ti le Mont blanc » proprement dit , lequel va en s'abaissant dans la direction de la mer du Japon, où il prend bientôt le nom de Syô-fmk-san « le Petit Mont blanc » . Dans la direction du nord au sud , la chaîne des montagnes coréennes, que les cartes chinoises et japonaises nous font connaître sous un grand nombre de noms différents, suivant la latitude, ne parait pas toutefois se prolonger sans d'assez fréquentes interruptions ju$qu'aux côtes méridionales de la péninsule. Plusieurs
* Voyez la Cartb jointe à cet article. Tous les noms géographiques y indiqués ont été donnés suivant la forme coréenne qu^il faudra tôt ou tard substituer à la forme chinoise, que jusqu'à présent on avait été réduit à donner dans les atlas, ^orthographe de ces noms, soigneusement revue sur les textes coréens, présentera , on Fespére , toutes les garanties désirables d^exactitude. En dehors du territoire coréen , on a emprunté aux langues des pays figurés les noms géographiques qu*on a jugé à propos de reproduire.
318 SUR LA GÉOGtAPHIB BT L'HISTOIRE
fleuves semblent venir de fort loin dans la direction de Test, et le tracé de leur cours, que donnent les indigènes, indique nécessairement des brisures dans le système orographique longitudinal de la Corée.
Parmi ces fleuves, les uns se jettent dans la mer do Japon, les autres dans la mer Jaune ou dans le détroit de Corée ; mais il est à remarquer que les plus importants vont se déverser dans la mer Jaune, tandis que des cours d'eau, pour la plupart d'une médiocre importance et à peine nommés sur les cartes asiatiques, vont seuls se perdre dans la mer du Japon. On troQTe cependant à la frontière nord-est un fleuve appelé To^ mat^ang^ qui, suivant la Géographie impériale de la dynastie des Tsing' , prend sa source au bas du mont Tsyang^pàtk-san, dont l'importance, tant au point de vue de la largeur qu'à celui de l'étendue navigable, paraît être réelle. — Un autre fleuve, le Ap-loh-kang, sert de frontière nord-ouest à la Corée qui se trouve ainsi séparée de la Chine par des rivières dont les gouTemements des deux pays ont su tirer parti pour empêcher les rapports trop fréquents de leurs sujets respectifs. Les sources de ces fleuves se rapprochent tellement, sur certaines cartes chinoises, que la péninsule coréenne n'y est plus attachée au continent que par un isthme en apparence fort étroit.
Les autres fleuves d'une certaine importance sont c le Taï-iong-kang , qui sert de limite septentrionale à la province de Hoang-haï, et va se jeter dans la mer Jaune,
« Tat-tsinÇ'yih-ioungtchi, liv. ccccxxi, p. 22 v".
DE LA GOR^B. 319
en face des îles Halls; les anciens auteurs chinois le désignaient sous le nom de Paî^choui, et il était consi* déré, suivant le grand historiographe Sse-ma Tsien, comme la frontière méridionale du Liao-toung, sous la dynastie des Tsin ; — le Han-kang, qui passe à dix H au sud de la capitale, et dont la source est dans les monts *0-tai^san; — le Pàik-kang ou Fleuve-Blanc, situé à la frontière nord de la province de Tsyoung-tsyœng , et qui se jette dans l'archipel de Corée; — le Nag-tong* kangy à Tembouchure duquel se trouve Pou^san ', port
> Ce port est cité, dans la Relation de Hendrik Hamel , oomme possédant un magasin établi par les habitants de File japonaise Tsou-sima. Si nous en croyons un voyageur anglais, qui a fait récemment une tournée sur la côte occidentale de Corée, il s'y trouve, au dire des indigènes, environ 300 Japonais, qui , du reste, y de* meurent placés sous la plus sévère surveillance et n'ont aucune faculté de voyager dans Fintérieur de la péninsule, soit dans Tintérét de leur commerce, soit pour leur agrément. Ces Japonais, toujours suivant ces mêmes indigènes, seraient considérés comme des otages pour garantir le tribut que les syô-gouns de Yédo doivent envoyer à leur roi. — Malgré l'obscurité qui règne encore sur la condition politique et les relations internationales des États de l'extrême Orient, il 'ne faut accorder qu'une médiocre confiance aux déclarations de ces Coréens. En opposition radicale avec eux, tous les Japonais lettrés avec lesquels je me suis trouvé en relation m'ont affirmé que leurs compatriotes ne se rendaient en Corée, • d'ailleurs en très«petit nombre, qu'autant que cela paraissait utile à l'industrie de la pêche qu'ils professent sur les côtes de la péninsule; que <t le roi de Sinra (Corée) envoyait, anciennement et pendant beaucoup d'années, le tribut à l'empereur du Japon, mais que JAMAIS celui-ci n'en avait offert au roi de Sinra. (En japonais : Sin-ra kok-é inisiyë-va Nippon kok-téï-yé ta-nen mits*ki'Wo sonayétari; sikasi-nagara Nippon tei-wa kessité sor&wo Sin-ra 6-yé atayérou kotth-ncisi), »
3i0 SUR LA GfoGftAffllI ET L'HISTOIKE
de mer du canal de Corée, dans leqoel les Japonais ont établi un comptoir, ei Fane des yilles les- phs commerçantes de la péninsule.
Au territoire coréen se rattache la grande Ue de Qwà^ paeri^ qui ne compte pas moins de 42 milles de longueur sur une largeur d'eniiron 17 milles, et an sein de laquelle s'élèyent plusieurs montagnes, dont la principale a reçu des Européens le nom de Mtmi AmAland, et compte 1,996 mètres d'élévation an-<lessiis du niveau de la mer. Cette lie est désignée, dans les géographies chinoises, sous le nom de Tekin4o, et dans les ouvrages japonais sous celui de Tsin-ra; les indigènes, suivant Klaprotb, l'appellent Sekesoure (?), et ce fot sous le règne de Tcheou Wen-wang, roi de Paîk-tse, qu'ils entrèrent, pour la première fois, en relation avec la Corée continentale, où ils envoyèrent un tribut.
De nombreuses lies de moindre étendue environnent à Test, et surtout au sud et à l'ouest, le royaume de Corée. Celles qui sont situées dans la partie snd et sur le détroit de Corée sont pour la plupart fort fertiles, entremêlées de rochers taillés à pic , et parfois réunies par des bancs accores , dont il est difficile pour les navigateurs de connaître l'existence, même lorsque la mer est calme. La plupart sont inhabitées , si ce n'est à certains moments de l'année, où quelques pêcheurs s'y rendent et y construisent de pauvres cabanes.
Les lies de la cête occidentale sont un peu plus importantes ; trois groupes surtout méritent d'être signalés dans cette direction : les îles Amherst, vers la pointe sud-ouest de la péninsule; V Archipel de Corée ^ où l'on
distingue plusieurs petites villes ou villages et une île aieez étendue désignée par les Européens sous le nom dï/e de Lindsey; et les îles de Hall, un peu audessus du 38® de latitude Nord.
Enfin , dans la mer du Japon , il faut citer Vile des Cerfs (Louh-tao des géographe? chinois), dans le golfe de Pierre le Grand; Tîle de Mchrang, dans la baie de Broughton, et une autre île (à laquelle les cartes asiatiques donnent le plus souvent de trèsgrandes dimensions, dont il est difficile d'admettre l'exactitude), où habite une population très-mêlée de Coréens et de Japonais, et qui porte le nom de Ts'yœn-sanrkouk « Royaume des milles montagnes ». Les Japonais appellent cette dernière île Také-sima a l'île des Bambous » .
Aux renseignements qui précèdent, il ne sera peutêtre pas inutile d'ajouter la liste des montagnes et des îles et îlots de la Corée, dont il est fait mention dans les ouvrages chinois parvenus à ma connaissance. Dans le but de faciliter les recherches, je donnerai cette liste dans l'ordre alphabétique européen, et suivant l'orthographe chinoise :
Chin-soung-chan, montagne située au nord de la ville de Kaî-tching-fou. Son nom provient du grand nombre de pins (soung) qui croissent sur son versant septentrional.
Fou-CHAN. Cette montagne est située sur le rivage, en face de l'île japonaise de Tsou-sima.
Fou-YOUNG-CHAN (( la moutaguc de la richesse et de l'utilité », ou, suivant une autre orthographe « la mon-
YARIÉTÉS ORIENTALES. 21
tagne des mauves » , est située en-deçà de la frontière de Houng-tchœou.
Heh-chan « le mont noir » est situé au sud-est du Peh-chan a le mont blanc » . Ces deux montagnes se voient simultanément, car elles sont très-rapprochées l'une de Tautre. Le Heh-chan est habité jusque dans sa région la plus élevée.
HiiN-CHAif-TAO, lie située du côté de la frontière sudouest de King-tchœou, avec un bon port.
HI0U5G-H0A-CHAN (( la montagne fleurie aux ours » , au nord-est de la principauté de Siouèn-lchœau.
Ho-GHANG-TAO « Ttle des religieux (bouddhistes) » est formée de pierres entassées. Sa forêt est épaisse et sa vallée profonde. Au milieu de la montagne, dit la Relation insérée dans le Tchi-pouh-tsch-tsat S il y a beaucoup de tigres et de loups. Anciennement des hommes adonnés à rétude du bouddhisme y avaient établi leur demeure. Les bêtes n'osaient pas les approcher. Aujourd'hui le couvent Yeh-lao-sse « le monastère des vieillards aux feuilles o en conserve les vestiges. C'est pourquoi les Coréens l'appellent « rUe des religieux, »
HoA-CHAN « le mont fleuri », au sud-est de la vallée de Tou-chan-hièn.
HouNG-TGHOBOu-CHAN est Une montagne qui s'élève au milieu de la mer, dans la direction du sud-ouest du département de Tchoung-tchœou et au sud-est de l'Ilot rsse-yunrchen. On y trouve de l'or.
* Voy. la notice quej^ai donnée de cette curiense relation, dans le Journal asIaUque de décembre 1866 (VI* série, t. VIII, p. 466).
DE LA GOBÉE. 3â3
Kaï-Ma-ta-chan, mont situé à Touesl de Ping-jang.
Kx-siN-siTJ « rile du cœur de poule », située près de Pile NiœoU'Siîi'Siu.
Kjang-hoa-tao « Tîle à la fleur du fleuve », dans la mer de Kaî-tchœou,
KiN-TANG-GHAN (( le mout de la salle dorée », au nordouest du district de San-ho-hièn, dans le département de Hoang-tchœou,
KiOEOU-TOEOu-GHAN « la montagne aux neuf têtes d. « En effet, dit la Relation de l'ambassade envoyée en Corée dans les années Siouen-ho^ cette montagne a neuf pics qu'on aperçoit de loin. Bien qu'insuffisamment exami* née, elle est d'un aspect agréable par suite des arbres et des plantes verdoyantes qui la recouvrent. »
Kiu-TSi-TAO, île située près de la côte et à l'est de l'île Tck:iih'tao. Il y a un bon port.
. KiuH-YEN-GHAN « Ic mout aux précipiccs sinueux », à l'est de Ting-youènrchan.
KiuN-CHAN-TAO « l'île des montagnes rassemblées », dans la mer de Tsiouèn-tchœou. Cette montagne, dit le Kao-Mou-king , a douze sommets qui se réunissent en circonférence de façon à ressembler à une place forte. »
Kou*GHEN-GflEN. Cet îlot cst situé en face et à peu de distance de l'île Tchuà-tao. Elle est habitée et bien boisée.
KouEï-GHEN, îlot situé au nord-est de l'île Peh-irtao,
Lan-ghan-tao a l'île de la niontagne obstruée », dans la mer située au sud de Tswuèn-tchœou, se nomme aussi Tièn-siènrtao a l'île des immortels du Ciel » . Sa mon-
tagne est haute et escarpée : on l'aperçoit de loin, s'élevant comme une muraille. Devant se trouvent deux rochers qui ressemblent à une tortue {Kao-li-tou-king).
Lan-sioeou-chan, montagne située à l'ouest de Kaitchœou,
Ling-chan « la montage des Esprits », au sud-ouest de Siouèn-tchceou.
Lou-YAMG-CHAN, mout situé au nord-est de Ping-jang.
LouNG-CHAN a le mont du Dragon », au sud-est de Séoul K
LouNG-KOH-GHAN (( le moul aux os de dragon », à l'est de la capitale de la principauté de Loung- tchœou.
Ma-tao « l'île aux chevaux », située du côté de la frontière de Tsing-lchœou. On lui a donné son nom à cause des haras célèbres qu'elle renferme. Elle est trèsverdoyante et on y trouve une source d'eau douce. Ses abords sont dangereux à cause des rochers qui l'entourent.
Ma-tceou-chan « le mont à la tête de cheval », à Fest de Ling-tcIuBOu.
Ma-yih-chan, montagne située au sud-ouest de Pingjang^ résidence du prince Tan, que la tradition suppose avoir été le fondateur de la monarchie coréenne 2.
NioEOu-siN-siu « l'île du cœur de bœuf 0, est située au milieu d'une petite mer. Elle a un pic qui ressemble à une tasse recouverte, et dont le centre est un peu pointu.
< Capitale acluelle de la Corée.
s Voy. sur ce prince et sa légende mes Études asiatiques de géographie et d^histoire, p. m.
Paï-tao « rîle disposée », située au sud de Tsiouèntchœou. Son nom entier est Pai-tochan « la montagne où se trouve disposé un but )>, à cause de sa ressemblance à une cible pour tirer de Tare.
Paï-to-chan. Voyez Paï-tao.
Pao-chan. Voyez Tien-pao-chan.
Peh-chan. Cette montagne, située au sud de Tsiouèntchœou, est entourée de tous les côtés par la mer; elle est fort élevée. On la nomme également Pek-choui-chan « la montagne aux eaux blanches ». Il paraît y avoir deux montagnes de ce nom en Corée. (Voy. plus haut.)
PEn-CHOui-GHAN. Voycz Peh-chan.
Peh-i-tao a rîle des vêtements blancs», comprend trois montagnes réunies, sur le devant desquelles se trouve un petit rocher. Sur le versant, Taccumulation des sapins et la verdure des scrophulaires lui donnent un aspect agréable. On appelle aussi cette île Peh-tsiachen [KaO'li-tou-king).
Peh-tsia-chen. Voyez Peh-i-tao.
Peh-yoh-chan, montagne située au nord de la capitale et à la frontière du cercle {(ao) royal de Kieng-koui ou de la Cour.
PiNG-HOU-TAO, île située au sud de King -tchœou,
Pouh-sah-chen « l'îlot du Boddhisatwa », située au sud de Tsiouèn-tchœou. Les Coréens disent que jadis il s'est produit des miracles à son sommet. C'est de là qu'est venu son nom {Kao-li-tou-king),
SiAO-TiEH-CHAN a le petit mont au fer », situé sur la rive orientale du Yah-louh-kiang.
SiAO-TSiNG-siu « la petite île verte » a la môme appa-
rence que « la grande tle verte », mais elle est petite et tout entourée de rochers.
SiAO-YOUEH-siu. Voyez Youeh-siu.
Ta-tsing-siu a la grande lie verte d , située dans la mer de Kouang'tchœou^ est ainsi appelée chez les Coréens, parce que, vue de loin, elle est boisée au point de ressembler au fard (bleuâtre) avec lequel les dames chinoises se peignent la figure à l'endroit des sourcils. {Kao-li'toU'kingy
Ta-youeh-siu. Voyez Youeh-siu.
Tang>jin-tao (( rtle des Chinois », dans la mer de Tsing'tckœou. « On ignore d'où lui vient son nom; elle est voisine de la montagne aux neuf tètes, n (Eao4i' ton-king,)
Tao-chan « la montagne-île », située au sud de la principauté de WeUchan.
TiÈN-CHiNG-GHÂN a le mont des Saints x», au nord de Yin-tchœou.
Tien siEN-TAO. Voyez Lan-chan-tao.
Tien-pao-chan a le mont de la gemme céleste », à Touest du cercle royal de Kieng-kout ou de la Cour. On rappelle aussi du nom abrégé de Pao-chan.
Tocng-youen-chan, montagne aurifère située à Test du Houng'tchœou-chan,
TcHAKG-HOA-CHAN ct la longuc montaguc fleurie », au sud-est de Tieh-tchœou.
TcHOUANG-Niu-TSiAO a le rochcr des deux femmes », est situé dans la mer de Tsing-tchœou. « 11 est trèsgrand, ce qui fait qu'il ne diffère point d'une tle. Sur le
devant, il y a une montagne qui, bien qu'elle ait des plantes et des arbres, n'est pas très-ombragée. Sur le derrière se trouve une autre montagne inégale et petite : au milieu, elle se divise et forme un passage; au bas il y a un rocher sombre. On ne peut pas y passer en barque». [Kao-lirtothking.)
TcHUH-TAo a rile des bambous », située près du rivage au sud-ouest de la frontière de King-tchœou. Elle est habitée dans sa région supérieure.
Tghun-tsao-ghen « rtlot des plantes printanières » est situé au-delà de Tîlot Kouei-chen. Les matelots l'appellent Weî'Siu « l'île extérieure ». Sur la hauteur il y a beaucoup de pins, de sapins et autres arbres du môme genre, ce qui lui donne un aspect très-verdoyant. {Kao- U'iou-king.)
TszB-YEN-TAO « l'île des hirondelles pourpres », dans la mer de Kouang-tchceou, a Au haut de cette montagne^ se trouve une auberge appelée King-youèn-ting. Le peuple habite des chaumières en grand nombre. A l'est de cette montagne se trouve une île {siu)^ oîi l'on voit beaucoup d'hirondelles. C'est ce qui lui a fait donner le nom de Tsze-yen'tao. » (Relation de l'ambassade envoyée dans les années Siouèn-ho,)
Tsm-CHAN, montagne située à l'ouest de Tchoungtchœou. Voyez Tsih-chan-tao.
I Les géographes chinois désignent également sous le nom d'île ou de montagne les terres élevées qui se trouvent entourées d'eau de tous côtés.
328 SUR LA GéOGRAPHDS ET L'HISTOIRE
TszE-YUN-GHBN (c Tllot des nuages pourpres i> situé auprès du Pouh'Sah'Chen.
Tsifl-CHAN-TAO, île située auprès de File Eien-chmtao.
TsiNG-CHAN « le mont vert », au nord de la principauté de Tièn-an-kinn.
TsiNG-siu. Voyez Ta-tsirg-siu et Siao-tsing-siu.
Weï-chan, mont situé au sud -ouest de Ping-jang,
Yah-tsze-chen est un îlot situé dans la mer au sud de Tsing-tchœou. On le nomme également Yah-Uze-éen (écrit avec d'autres caractères), à cause de sa ressemblance avec le chapeau-parasol que les Coréens désignent sous le nom de yah,
YouEH-siu a les îles de la lune » . a Ces îles sont au nombre de deux. La première, qui se nomme Ta-ijovàsiu « la grande île de la lune », a la forme d'un croissant. Suivant d'anciennes traditions, il y avait au sommet un monastère appelé Yang-youèn-sse « le couvent de la source qui nourrit ». — La seconde, appelée 5ttWyoueh'Stu a la petite île de la lune », se trouve en face de la montagne, de sorte qu'elle forme un détroit par lequel les petites barques peuvent passer » . Kao-U-^^ king.)
Yu-LiNG-CHAN, moutagnc au sud-est de la principauté de Kouoh'tchœou,
YuN-CHAN « le mont aux nuages», au sud-ouest de Sok'tchœou.
DB LA CORÉE. 3i9