‹ Variétés orientales historiques, géographiques, scientifiquesChapitre 8 sur 86 · LE TURKISTAN £T LA TRAITE DES BLANCS · texte numérisé non relu

LE TURKISTAN £T LA TRAITE DES BLANCS

composait d'un certain nombre de têtes de bétail; mais ce tribut n'était reçu à la cour de Pé-king que pour conserver une suzeraineté nominale sur ces peuples, caries cadeaux qu'elle rendait en échange l'emportaient toujours en valeur sur les présents des Rirghis ',

Le khanat de Rhiva, situé à l'extrémité méridionale du lac d'Aral, est baigné par l'Amou-déria, qui atteint, dans cette partie du Turkestan, sa plus grande largeur. Les pâturages y sont magnifiques et servent à la nom^ riture de nombreux troupeaux.

On prétend que le khan de Rhiva peut lever une cavalerie de 25,000 hommes, dont un cinquième au plus est armé de fusils, le reste n'ayant pour combattre que des sabres ou des lances. Depuis 1830, les Khiviens possèdent quelques canons, mais ils ne savent pas encore s'en servir convenablement. Il en résulte que leurs déserts sont encore de beaucoup plus utiles à leur indépendance que leurs cavaliers et leur artillerie.

L'indépendance de la Rhivie, plusieurs fois compromise, est chaque jour de plus en plus menacée. Rehman Rouli-khan a dû reconnaître, en 1854, le protectorat du Tzar, qui a acquis le droit d'entretenir une garnison à Ourgentch, localité située au milieu du territoire khivien, entre la ville de Rhiva et le lac d'Aral.

Le khanat de Boukhâra est la plus riche oasis du Turkestan. On le dit peuplé de près de 3 millions et demi d'habitants.

« Levchine, Opisanié Kirglu-Kaizatcheiche ili Kirgize'Kaîzakskichê orde i stépeiy vo). III, pp. 161, 162.

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