‹ Vases antiques du LouvreChapitre 8 sur 14 · VASES ATTIQUES A FIGURES NOIRES TROUVÉS EN ITALIE · texte numérisé non relu

VASES ATTIQUES A FIGURES NOIRES TROUVÉS EN ITALIE

F fi. Amphore k tableaux (col court, panse rebondie, anses verticales et rondes, pied en pente). — La panse est divisée en deux tableaux réserves. — A. Scène de banqnet. Sur un grand lit, à pieds découpés et à ornements blancs, occupant toute la largeur du tableau, quatre convives sont étendus de droite à gauche: une femme nue, le bas du corps caché sous une draperie noire à rosaces incisées et à points blancs, le coude gauche appuyé sur un coussin, tenant de la main droite une phiale ciselée (chairs blanches, cheveux noirs, œil rouge brun) ; un homme nu, le bas du corps caché (barbe et cheveux rouges), se retournant et touchant de la main droite le menton d'une femme nue (même technique que l'autre), qui tient aussi une phiale de la main droite ; un homme nu, le bas du corps caché, appuyé sur deux coussins, soutenant sa tète de la main gauche (même technique que l'autre, guirlande blanche passée autour du col). A gauche du lit est debout un joueur de double flûte drapé, imberbe (large himation rouge à bandes noires ornées do rosaces blanches). A droite du lit, un éphèbe nu, la main gauche à la hauteur de la taille (cheveux rouges) ; devant le lit, une petite table chargée de mets (indiqués par des touches blanches et par des incisions) sous laquelle jappent deux chiens affrontés freliauts rouges et blancs). Dans le champ, près de la première femme, un'ustensile (kotlabos ?) ; près de la seconde, deux couronnes. — B. Même snjet. Sur le lit sont étendus delà même manière deux convives, une femme jouant de la double flûte (même technique que les précédentes, les pieds nus passant à l'extrémité de la couverture) et un homme tenant une phiale ciselée de la main droite, appuyant sa tête sur sa main gauche, le coude posé sur un coussin rouge (bandeau blanc dans les cheveux, guirlande blanche autour du col). A gauche est debout un éphèbe, tendant à la femme une coupe et une œnochoé (cheveux rouges, tunique courte à bordure de points blancs) ; ù droite, un éphèbe drapé (cheveux rouges, long himation noir à gros points rouges). Le lit à sommier rouge a des pieds découpés et des ornements blancs ; par devant, est posée une petite table chargée de mets, sous laquelle se tient un chien jappant (rehauts rouges). Dans le champ, deux simulacres d'inscriptions, dénuées de sens.

Noir dans l'embouchure, ovec deux cercles rouges; le plat du rebord en clair. Le rebord extérieur et le col noirs avec quatre iilets rouges. Les anses enlièrement noires. Les tableaux réservés sont encadrés en haut par une bande de lotus opposés & des palmelles et reliés par des entrelacs (rehauts rouges), des trois autres côtés par un filet noir. Sous les tableaux, large zone noire avec quatre cercles ronges. Près de la base, zone claire avec arêtes noires rayonnante:». Le pied noir avec deux cercles rouges.

Terre claire, un peu rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré. Relouches rouges et blanches. Incisions assez soignées. 6on état de conservation. Haut. o,35.

(Inv. Campana 227). Trouvé en Étrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble (côté A) dans noire pi. 63. Cf. Calaloghi Campana^ série IV-VII, no 784.

F 3. Amphore & tableaux (forme analogue). — La panse est divisée en deux tableaux réservés. — A. Retour d*HéphaistOS dans 1 Olympe. Au centre, Iléphaistos drapé, barbu, couronné de pampres (himation à bandes noires et rouges semées de points blancs, jambes nues), tenant une

double hache et les rênes de sa monture, chevauche un mulet ithyphallique que précède en gesticulant et en dansant une Ménade drapée (chairs blanches, bandeau rouge sur les cheveux, tunique rouge à bordure pointillée de blanc, peau de bête attachée par-dessus) à laquelle fait face un Silène barbu, nu (nez long et retroussé, rehauts rouges sur la barbe et les cheveux). A gauche, un groupe analogue suit Iléphaistos en dansant, une Ménade drapée (même technique que l'autre) et un Silène barbu, nu, ithyphallique, levant la tête (mêmes détails que dans Tautre). — B. Dionysos et son tliiase. Au centre, Dionysos barbu, drapé, tenant de la main gauche la corne h boire (kéras) et de la main droite un grand cep de vigne qui pend à terre, chargé de grosses grappes et de pampres (grosse couronne sur les cheveux, barbe rouge, tunique talaire rouge, himation à rehauts rouges). Devant lui, à droite, Ariane drapée et voilée (chairs blanches, œil rouge, tunique talaire à rehauts rouges, himation à rehauts rouges semé de rosaces blanches et ramené sur la tête), derrière laquelle s'avance en gesticulant un Silène nu, ithyphallique (cheveux et barbe rouges, trait blanc passant en baudrier sur la poitrine). A gauche, derrière Dionysos, une Ménade drapée (chairs blanches, tunique rouge par-des.sus laquelle est attachée une peau de bete, bandeau rouge sur les cheveux) fait un mouvement de danse en se retournant vers un Silène nu, ithyphallique, levant la tête et la main gauche (barbe et cheveux rouges). Dans le champ, sont suspendues trois couronnes de feuillage.

Même type et même technique que le précédent. Sous le pied, en grosses lettres rouges peintes, la marque If |^. Bon état de conservation. Haut. 0,34-

(Inv. Campana 322). Môme provenance.

Vue d'ensemble (côlé B) dans notre pi. 63. Cf. Calaloghi Campana, série IV-VII, n« 1111.

F S. Amphore & tableaux (forme analogue). — La panse est divisée en deux tableaux réservés. — A. Dionysos et le thiase bachique. Au centre, Dionysos barbu, drapé (tunique talaire et himation avec vestiges de rehaut rouge), couronné de pampres, tenant d'une main un canthare h deux anses très relevées, de l'autre un cep de vigne qui traîne jusqu'à terre, chargé de grosses grappes et de pampres, fait vis-à-vis à Ariane drapée et voilée (chairs blanches effacées, -tunique rouge, himation ramené sur la tête). Derrière elle, un Silène barbu élève ses deux mains jointes au-dessus de sa tête; il est suivi d'une Ménade drapée qui s'éloigne vers la droite en retournant la tête (chairs blanches effacées, tunique serrée à la taille). A gauche, derrière Dionysos, s'avancent une Ménade drapée, la main droite basse, l'autre levée au-dessus de la tête (chairs blanches, tunique serrée à la taille), et un Silène nu, ithyphallique, approchant la main droite de la Ménade et levant la main gauche en l'air (gros nez long et retroussé). Au-dessus du groupe central, une couronne de feuillage est suspendue. Le champ est semé de onze inscriptions dénuées de sens, ou simulacres d'inscriptions, dont les plus lisibles donnent les lettres : E'OHEO^UH (rétrograde), PORUO/^U . . I (id.).

no5+o$uoi.noiuo ad.), poî.u (id.), . noju, etc.

— B, Même sujet. Au centre, Dionysos, semblable au précédent, tenant le kéras de la main gauche. Adroite, retournant la

tôle vers le dieu, un Silène nUjithyphallique, élève les deux mains en Tair; vers lui, s'avance une Ménade drapée (chairs blanches effacées, tunique serrée à la taille) ; derrière elle, un Silène nu, fléchissant les genoux, tient à pleines mains sa verge. A gauche, derrière le dieu, s'avance en dansant un Silène nu, ithyphallique, levant la main gauche au-dessus de sa tête, puis une Ménade drapée (blanc effacé, peau de bêle par-dessus la tunique), qui se retourne vers un Silène nu, debout, ithyphallique, approchant la main droite de la Ménade et levant l'autre en l'air (nez très long et gros chez tous les Silènes). Dans le champ, douze simulacres d'inscriptions dont quelques-unes donnent les lettres : ÇO^OENE? (rétrograde), |<|^EIO (i<i-)» EVPOI. lOI. (id.), EPIAO . . (id.), EOS . . . , etc. (On" pourrait penser à une signature de Nicosthènes, pour le premier mot, mais ce n'est ni le style, ni la forme de vase du célèbre céramiste).

Noir dans l'embouchure et sur loul le vase, sauf le plat de l'cmbouchurCf les deux tableaux et la zone claire avec arêtes rayonnanles près de la base. Chaque tableau est encadré, en haut, par une bande de lotus opposés a des palmettes et reliés par des entrelacs; sur les trois autres côlés, par ud filet noir.

Terre jaune pâle, doat lepiderme est Taliguèel enlevé par place. Peinture en noir luslré. L'humidité semble avoir fait disparaître la presque totalité des relouches rouges et blanches, ce qui rend dif- (icile déjuger l'ancien étal polychrome. Surface fatiguée, mais sans cassures ni reslauralion». Haut. 0,37.

(Inv. Campana259). Même provenance.

Vue d'ensemble (côlé A) dans notre pi. 63.

F 6, Hydrie à tableaux (forme trapue, l'épaule en pente, deux anses horizontales courtes et grosses, l'anse d'arriùre assez courte). — Le devant du vase est décoré de deux sujets. — A. Sur répaule, Dionysos et le thiase bachique (très restauré). Au centre, Dionysos barbu et drapé, tenant le kéras, entre deux Silènes nus dansant. A gauche s'avancent deux Ménades drapées, alternant avec deux Silènes nus; à droite, deux groupes semblables (les nombreuses restaurations rendent les détails trop peu sûrs). — D. Sur la panse. Combat de deux guerriers entre quatre assistants. Au centre, au-dessus du corps d'un guerrier étendu par terre sur le ventre, le bras droit étendu (œil fermé et voilé par les cils, casque à haut cimier, grand bouclier rond cachant le torse), deux hoplites barbus se font face, dardant leurs lances, couverts de leurs grands boucliers ronds à centres rouges (casques à haut cimier ceints d'une bandelette, cuinisses, épécs au côté, tuniques courtes à bordure incisée, cnémides noires chez l'un, rouges chez l'autre). A gauche, une femme drapée (tête restaurée), une main sur sa ceinture, l'autre levée (bandelette rouge sur les cheveux pendants, tunique en grande partie rouge), regarde la scène, suivie d'un homme barbu (bandelette rouge sur les cheveux, barbe rouge), enveloppé et seiré dans son himation. A droite, groupe semblable (en partie restauré).

Noir dans l'embouchure, sur le rebord, le col, les anses et tout le revers du vase. A la base du col, anneau saillant rouge. En haut de répau!e, godrons noirs et rouges. Sous chaque sujet, un fllet noir. De chaque côté du sujet /), une bande verticale de feuilles de lierre. En dessous, une zone noire avec quatre cercles rouges. Près de la ba.se, zone claire avec arêtes noires rayonnantes. A l'attache du pied, anneau saillant rouge. Le pied noir avec cercle rouge sur le rebord.

Terre jaunâtre, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges. Pas de blanc. Le vase a subi de norabreases et importantes restaurations, dans le col, les anses, le sujet A et la partie droite du sujet B. Haut. o,48>

(Inv. Campana 177). Même provenance.

Vue d'ensemble dans notre pi. 63.

F 9. Hydrie & tableaux (forme basse et trapue, épaule plate, anses assez minces). — La face du vase est décorée de deux sujets. — A. Sur l'épaule. Combat de deux guerriers entre deux cavaliers. Au centre, un hoplite barbu tombe sur le genou droit, tenant sa lance basse de la main gauche, retournant la tête en arrière et se couvrant de son bouclier blanc va

de profil (casque rouge à cimier bas et blanc, cnémides, le corps nu avec rehaut rouge sur le sein, poitrine velue) ; il est attaqué par un hoplite qui s'avance à grands pas, dardant sur lui sa lance (figurée par un trait incisé sans couleur) et se couvrant de son bouclier rouge vu de profil (casque rouge à cimier bas en partie blanc, cnémides, baudrier blanc soutenant l'épée et passé sur le corps nu avec rehauts rouges sur les seins, poitrine velue). De chaque côté, unéphùbe nu (chevelure rouge) galope sur un cheval (crinières blanches, cols et queues rouges). Trois simulacres d'inscriptions dans le champ. — B, Sur la panse, Un char à quatre cbevanx vu de face. Dans le char est debout l'écuyer, le corps de face, la tête de profil (rehaut rouge sur les cheveux, longue tunique en partie blanche et ornée d'incisions). Les deux chevaux attelés, vus de face, inclinent leur tête de profil Tune vers l'autre (cols rouges, rehauts blancs sur les yeux, les dents, le harnais incisé du poitrail); les deux chevaux de volée inclinent symétriquement leur tète du côté opposé (crinières rouges, mêmes détails blancs). Dans le champ deux simulacres d'inscriptions:

KAHMH, KHUUIHE.

Noir dans l'embouchure, sur le col, le dessus des anses, le revers du vase. Un cercle rouge (refait) dans l'embouchure, le rebord extérieur en rouge (rerait). Un cercle rouge ù la base du col (refait). En haut de l'épaule, godrons noirs et rouges. Sous chaque sujet, un fllet noir. De chaque côté du sujet Z?, une bande verticale de feuilles de lierre allernativement rouges et noires, accostées dv rosaces pointillées qui figurent les baies. En dessous, zone noire avec quatre cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes noires rayonnantes. I.e pied noir avec le rebord rouge (refait!. Sous le pied, trace d'une marque de fabrique en grosses lettres

rouges peintes 1 /\ .

Terre jaunâtre, surface orangée très luisante. Peinture en beau noir lustré. Vives retouches de rouge sombre et de blanc épais. Travail d'incisions soigné. Très belle technique. Les repeints ne portent que sur des détails accessoires. Haut. o,38.

(Inv. MNC 192). Acquis en 1882. Pas de provenance indiquée (probablement l'Italie).

F 10. Hydrie k tableaux (forme trapue, épaule en pente, petites anses horizontales, grande anse en arrière à double rainure, ornée en haut d'un masque de femme en ronde bosse, en bas d'une palmette en relief). — Le devant du vase est divisé en deux sujets. — A, Sur l'épaule et dépassant l'étendue du second sujet. Procession et sacrifice devant l'autel. A droite, le feu est allumé sur un autel (représenté par un cube de maçonnerie orné de losanges noirs et clairs et d'un quadrillé rouge^, que surmonte un petit dais. Derrière cet autel, un honimibarbu, drapé (barbe rouge, himation rouge), joue de. la double flûte, suivi d'un personnage imberbe, drapé (visage restauré, bandelette rouge dans les cheveux, himation noir à doublure rouge, semé de rosaces rouges). A gauche de Tau tel et lui tournant le dos, est debout un jeune enfant (bandelette rouge dans les cheveux, himation semé de points rouges), tenant un rameau dans sa main ; il lève la tête vers un homme drapé, imberbe (bandelette rouge, longue tunique rouge), qui s'approche de l'autel pour y déposer une grande couronne de feuillages (rehauts rouges). Derrière lui s'avancent deux sacrificateurs et six assistants. Les deux sacrificateurs (buste nu, courte tunique en pagne, rehauts rouges sur les seins) marchent de chaque coté d'un taureau (rehauts rouges) qu'ils amènent pour le sacrifice; l'un tient une corde nouée à la corne de l'animal et, de la main gauche, élève une couronne (bandelette roug;* dans les cheveux) ; l'autre est en arrière-plan dans une pose semblable (cheveux rouges et bandelette rouge retombant par devant). Suivent six hommes barbus, enveloppésdans leur himation, portant une bandelette rouge dans les cheveux (les deux premiers entièrement restaurés, le troisième avec himation constellé de points rouges, le quatrième en partie et les deux derniers entièrement restaurés). — B. Le char nuptial (Noces de Pelée et de Thétis?). Sur un char à quatre chevaux, marchant au pas vers la droite, est debout le couple

SALLE F

dos mariés, réphèbe drapé tenant les rênes à deux mains (très grosse tôle pour le corps, bandelette rouge sur les cheveux pendants, tunique rouge), ayant à sa gauche l'épouse drapée (chairs blanches, mêmes proportions de visage), écartant de la main gauche Thimation ramené en voile sur sa tète. £n arrière-plan, de l'autre côté des chevaux, et venant à la rencontre du couple, trois femmes drapées et voilées (bandelettes rouges sur les cheveux, chairs blanches, proportions des tètes énormes, avec des restaurations, un himation rouge, les deux autres constellés de points rouges) font un geste d'adieu ou de félicilation. Deux dos chevaux baissent la tête (crinières rouges, harnais rouges sur le poitrail, queues rouges) et deux la relèvent (un blanc avec crinière rouge). Au-dessus d'eux, comme symbole d'heureux augure, une chouette avec la tète de face est placée dans le champ. Devant les chevaux est debout un homme barbu, drapé (visage rouge, himation en partie rouge, mêmes proportions exagérées de la tète).

Noir doDS l'eraboiichure avec cercle ronge, le rebord en clair avec deux cercles rouges. Noir sur le col, le dessus des anses horizontales, les côlés de l'anse verticale dont le milieu reste en clair ainsi que la palmelteen relief. Le masque de Temme, à l'allachedu haut est de type archaïque finement exécuté (deux tresses de cheveux pendant de chaque côté, boucles symétriques sur le front, œil triangulaire, diadème peint en rouge). Noir sur tout le revers du vase. En haut de l'épaule, godrons noirs et rouges. Sous chaque sujet, un niel noir. De chaque côté du sujet A, trois bandes verticales contenant des feuilles de lierre rouges et noires et un quadrillé à points noirs. De chaque côté du sujet Z?, bande verticale de lotus et de palmeltes à rehauts rouges, reliés par une chnlnette centrale. Eu dessous, zone noire avec trois cercles rouges. Près de la base, zone claire avec double série d'arôtcs noires rayonnantes. Le pied noir avec deux cercles rouges et le rebord en rouge. Sous le pied, marque de fabrique en grosses lellres rouges

peintes I fj. On peut rapprocher certaines œuvres du style de

Xénoclès ^par exemple, la coupe du Jugement de Paris, R. Rochelte, Monuments inédilSy pi. 49» n« i).

Terre jaunâtre, surface orangée. Peinture en noir lustré. Relouches blanches et rouges obondantcs. Incisions soignées. Plusieurs parties du vase ont été recollées et quelques-unes restaurées, surtout dans le sujet A et la partie centrale de D. Haut. 0,53.

(Inv. Campana, numéro disparu). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble dans notre pi. 63. Le détail de l'autel dans A publié par E. Saglio, Dicl. des Anliq., article Ara^ ligure 427' Cf. Calaloghi Campana, série II, n» i6.

F 12. Amphore à tableaux (panse trapue, deux anses verticales rondes, pied en pente). — La panse porte de chaque côté un tableau réservé. — A. Départ du cavalier. Un vieillard drapé, appuyé sur un bâton (cheveux et barbe en blanc ofTacé, himation constellé de points rouges), fait un geste d'adieu à un cavalier qui marche devant lui, vctu en hoplite, le bouclier a double échancrure attaché dans le dos, l'épée au côté (barbe rouge, œil rouge, bonnet conique h rehaut rouge, courte tunique blanche) ; il lient de la main droite les renés du cheval qu'il monte (tête baissée, crinière rouge restaurée) et, de la main gauche, sa lance et les rênes d'un second cheval placé tout contre l'autre. Devant les chevaux et leur faisant face, est debout un hoplite barbu, tenant deux lances et se couvrant d'un bouclier rond (casque rouge à cimier bas, cnémides rouges, épisème du bouclier en forme de protome de lion blanc, une patte levée). Dans le champ, trois inscriptions dénuées de

.sens: +PENEONEO, +OEA^EOnA, TOEOI<EN*l<,

et une quatrième qu'on pourrait interpréter : AOENI . E$T ('AOr.vatd; eaTt?). — B. Homme drapé, debout entre deux guerriers. A gauche, un hoplite barbu (casque rouge à cimier bas et à rehaut blanc disparu, corps nu, bras restauré, cnémides rouges), tenant une lance de la main droite et du bras gauche, passé par l'armature intérieure, un bouclier rond et rouge, accompagné d'un chien qui marche devant lui, s'avance vers la droite. Au centre un homme drapé lui tourne le dos, appuyé sur un bâton (bandelette rouge sur les cheveux flottants, himation en partie rouge). En face de lui, s'avance un'hoplite barbu analogue, dans une pose symétrique à l'autre et accompagné d'un chien semblable (bras restauré, casque rouge à cimier

haut, tunique, épée au côté, cnémides rouges, cercle rouge autour du bouclier et épisème disparu). Dans le champ, trois inscriptions dénuées de sens : TOE, IE5, TAOKETP (rétrograde), ... KAO (id.).

Noir dans rerabouchurc, avec un cercle rouge, le plat du rebord en clair, le rebord extérieur noir avec un cercle rouge. Noir sur le col, les anses et la plus grande partie de la panse. En haut de chaque tableau, entre deux filets noirs, une bande de fleurs et de boutons de lotus (rehauts rouges et blanc elTacé) ; à droite et à gauche un filet noir, en bas deux fllets noirs. En dessous, zone noire avec quatre cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes noires rayonnantes. Le pied noir, avec deux cercles rouges. Le dessous du pied en noir (détail rare).

Terre jaunâtre, surface orangée. Peinture en noir lustré- Retouches rouges et blanches. Inc'sions soignées. Plusieurs morceaux ont élé recollés. Quelques repeints, peu importants, dans les personnages. Haut. 0,38.

(Inv. Campana 239). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble (côté A) et détail de B dans notre pi. 6V Cf. Calaloghi Campant, série VI- VII, n* 782.

F 13. Amphore & tableaux (structure analogue). — La panse porte de chaque côté un tableau réservé. — A. Jugement de Paris. Les trois déesses marchent à la file vers la droite, toutes trois semblables, drapées, levant la main gauche et tenant de la main droite basse une couronne (rehauts l)lancs efFacés, la première aveo grosses ro.saces à centre rouge sur sa tunifjue, la seconde avec tunique rouge dont la bordure noire porte quelques rosaces du même genre, la troisième comme la première, les chevelures pendantes et ceintes d'une bandelette rouge). Elles sont précédées par Hermès barbu et drapé, qui tient un long caducée à poignée en forme de pomme (barbo rouge, péta se rouge, tunique courte et chlamyde h rehauts rouges, brodequins avec ailette rouge recourbée en avant) et qui, marchant rapidement vers la droite, saisit de la main gauche le poignet gauche de Paris barbu et drapé, faisant mine de s'enfuir vers la droite et retournant la tête vers le dieu (barbe rouge, chevelure pendante, ceinte d'une bandelellc rouge, longue tunique rouge et himation constellé de rosaces blanches à centre rouge) ; de la m:\iu gauche, il tient une cithare à sept cordes (ornements blancs sur la caisse). — B. Même sujet. Môme composition, avec de faibles diiïérences dans les détails (deux déesses avec tuniques rouges, Thimation d'Hermès avec des rosaces rouges, celui de Paris rouge ; rehauts blancs effacés).

Noir dans l'embouchure, le plat du rebord en clair avec deux filets ronges sur les tranches. Noir sur le rebord extérieur, sur le col avec deux cercles rou;;es, sur les anses. En haut de chaque tableau, un flletrouge et une bande de lotus, la pointe en bas, reliés par des entrelacs; sur chaque côté et en bas, deux filets noirs. En dessous, zone noire avec trois cercles rouges. Près de la base, arêtes rayonnantes. Le pied noir avec un cercle rouge.

Terre rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré. Relouchrs blanches (efTacécs) et rouges. Incisions assez rapides. Bon élat de conservation. Haut. o,4o5.

(Inv. MNB 168). Acquis en 1871. Provenance exacte inconnue (sans doute ritalie).

Vue d'ensemble dans notre pi. 6'i.

F 18. Hydrie k tableaux (forme trapue, épaule plate, deux anses horizontales et anse assez courte en arrière). — Le devant du vase est décoré de deux sujets. — A. Sur l'épaule (entièrement refaite et restaurée), Motif floral accosté de coqs. Deux coqs affrontés et perchés sur les pédoncules d'un ornement floral formé de fleurs et boutons de lotus; de chaque côté, un coq posé et, dans le champ, trois rosaces incisées, deux lotus sur court pédoncule. — B. Thésée tuant le Minotaure. Au centre, Thésée barbu (cuirasse rouge sur tunique courte tient son épée de la main droite et cherche à percer le corps de son adversaire (restaurations dans le corps et le bras) ; il a passé son bras gauche autour du Minotaure qui, lui-même, a passé son bras droit autour du cou du héros. Thésée serre avec force le poignet du monstre ; le Minotaure penche la tète h droite, comme cherchant à s'arrachera cette étreinte ; son

bras gauche est replié sur sa poitrine, le poing fermé (tète de taureau de profil, cuirasse rouge sur tunique courte dont le haut est orné d'une bordure blanche incisée). A gauche, deux femmes drapées, représentant le tribut athénien, regardent la scène (têtes restaurées, chairs blanches, cheveluras pendantes, long himation rouge à bordure incisée) ; la seconde fait un geste de surprise avec la main gauche avancée. A droite, Ariane voilée, dirigée vers la droite, mais retournant la tête pour voir le combat (chairs blanches, tunique noire, himation rouge ramené sur la tête). Devant elle, le roi Minos, barbu (bandelette rouge sur les cheveux, tunique blanche, himation rouge), tient une lance en arrêt de la main droite, comme s'il allait se porter au secours du Minotaure. Dans le champ, des inscriptions nomment les personnages principaux ; ®E5EV$ , ..VP05MIH0I0C, Af>. .DE (rétrograde). Ml H05 lid.).

Noir dans l'embouchure, sur le rebord, le col, les anses et tout le revers du vase. A la base du col^aoneau saillant en rouge. Sur le haut de Tépaule, godrons noirs et rouges. Sous le premier sujet un (ilet noir, sous le second deux lllets. De chaque côté du tableau principal, un filet noir vertical. En dessous, zone noire avec deux cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes noires rayonnantes et fort anneau saillant en rouge. Le pied noir avec deux cercles rouges. Sous le pied, une zone noire.

Terre jaunâtre, un peu rosée; surface orangée. Peinture en noir Uislré. Belouches blanches et rouges. Travail des incisions assez soigné. Beaucoup de parties recollées et des restaurations importantes, mais portant sur les ligures accessoires. Haut. o,43.

(Inv. Campana 94). Trouvé en Élrurie et entré en i863.

Publié par Roulez, Monamenli Inst. Vl-VII, pi. i5; Annali^ i858, p. i36; S. Reinach, Répertoire des Vases, 1, p. 147, n"3el4. Cf. Catahghi Campana, série II, n* 1 ; Dumont et Chaplain, Céramiq. I, p. 327.

F 19. Amphore (panse forte, anses plates trifldes, pied plat et large). — Le col et la panse sont décorés d'une zone circulaire de figures, chacune divisée par les anses en deux sujets. — A, Sur le col. Le Retour du gaerrier. Un hoplite marche à droite, tenant la lance de la main droite, le bras gauche passé dans l'armature de son bouclier à double échancrure et saisissant de la main gauche une des lanières intérieures [casque rouge à petit cimier très bas orné d'un pointillé blanc, cuirasse ciselée sur une tunique courte rouge, cnémides rouges); entre ses jambes, un petit pliant recouvert d'un coussin rouge. Devant lui, à droite, un homme barbu lève les deux bras en signe d'allégresse (corps nu avec rehaut rouge sur la poitrine, himation court à rosaces pointillces en rouge et blanc, cheveux rouges, pointillé blanc passant en baudrier sur la poitrine) ; il retourne la tête et parait faire signe h un autre homme barbu, drapé, qui apporte une couronne comme récompense au guerrier vainqueur (cheveux rouges, himation rouge, tunique constellée des mêmes rosaces) et qui disparaît en partie sous l'attache de l'anse. Entre les jambes du premier, une courte étoffe ou bandelette est suspendue dans le champ à une .sorte d'anneau de suspension. A gauche et derrière le guerrier, un homme barbu, drapé, tient une lance (cheveux rouges, tunique à rosaces, himation rouge) ; dans le champ, près de sa tête, est suspendue une étoffe semblable. Derrière lui, un homme drapé, tenant une lance, lève la main gauche, en signe de joie (himation à rosaces dégageant l'épaule nue; ; il disparaît en partie sous l'attache de l'anse. — B, Trois danseurs devant un dieu (?). A gauche, trois hommes nus font des gestes de danse. Le premier lève la tête et fait claquer les doigts de la main gauche (cheveux rouges, rehaut rouge sur la poitrine, chaînette passée en baudrier et indiquée en pointillé blanc, le poil de la région pubienne figuré par des incisions) ; de chaque côté de sa tête, dans le champ, étoffes suspendues. Le second marche à droite, retournant la tête et levant le bras droit (rehaut rouge sur la poitrine, même chaînette en pointillé blanc, himation à rosaces sur le bras droit) ; entre ses.jambes, un pliant (sous lequel une bandelette suspendue est indiquée en rouge). Le troisième marche aussi à droite, retournant la tête, les deux mains abaissées (mêmes

détails sans l'himation) ; autour de lui, dans le champ, trois étoffes suspendues, deux bandelettes rouges. A droite, un homme barbu, drapé, appuyé sur une hampe, les regarde, tenant de la main gauche un petit dauphin (Poséidon? cheveux rouges, himation rouge, tunique à rosaces} ; près de sa te te, dans le champ, bandelette rouge. — C Sur la panse. Départ d'un héros en présence de dieux assemblés (?;. Au centre, un hoplite marche à droite, tenant sa lance et un bouclier rouge vu de profil (épisème saillant en tête de Silène, casque rouge à palmetle ciselée et à cimier bas pointillé de blanc, cuirasse ciselée à rehauts rouges sous laquelle est placée une peau de bête à pattes pendantes et une tunique courte rouge, longue épée soutenue par un baudrier de points blancs, cnémides rouges) ; entre ses jambes, un petit pliant à coussin rouge ; dans le champ, une étoffe à rosaces blanches suspendue; devant le bouclier, deux traits rouges indiquent une bandelette suspendue, mais elle est reliée au bouclier par quatre traits obliques dont le sens m'échappe. Hermès précède le guerrier, portant une sorte de panier suspendu à son bras droit levé (départ de Persée allant tuer la Gorgone?], tenant un très long caducée et retournant la tête vers celui qu'il guide (pétaseà pointillé blanc, tunique rouge et himationà rosaces, brodequins rouges avec ailette en avant et en arrière) ; entre ses jambes, un petit autel bas d'où sortent des flammes rouges. A la rencontre d'Hermès, s'avance Poséidon barbu, s'appuyant sur son trident, tenant de la main gauche un petit dauphin (bandelette de pointillé blanc dans les cheveux, tunique à rosaces, himation rouge) ; dans le champ, une bandelette rouge. Derrière lui marche Apollon (?) imberbe, tenant une lance et levant la main droite (longue chevelure, corps nu avec rehaut rouge, himation à rosaces) ; entre ses pieds, un petit autel très bas; devant lui, dans le champ, deux étoffes et deux bandelettes rouges suspendues (un anneau de suspension visible) ; derrière lui, une étoffe suspendue. La scène se termine à droite par un homme drapé, beaucoup plus petit que les autres, qui marche à droite, retournant la tête (cheveux rouges, tunique rouge, himation à rosaces). A gauche, derrière le guerrier, un homme barbu, drapé, s'appuie sur une lance et tient de la main droite un petit dauphin (dieu? même costume que Poséidon) ; dans le champ, une étoffe suspendue. Il est suivi d'un guerrier analogue au premier qui marche vers la droite en retournant la tête (compagnon du héros? même costume, mêmes armes); à son bras droit est suspendue une bandelette rouge ; entre ses jambes, le même petit pliant ; dans le champ, une étoffe suspendue. Il regarde un dernier personnage drapé, placé h gauche, qui paraît lui parler en levant la main gauche et qui tient aussi un petit dauphin sur sa main droite (dieu? même costume que Poséidon); dans le champ, trois étoffes suspendues. — D. Départ d'un héros cavalier en présence de dieux assemblés 1 ? . Au centre, un homme barbu tenant deux lances (tunique courte à rehaut blanc et à points rouges) est monté sur un cheval allant à droite (rehauts rouges, pointillés blancs sur les harnais) et ayant contre lui, en arrière-plan, un second cheval qui baisse la tête; un chien fait face aux chevaux et paraît japper; dans le champ, trois bandelettes rouges et une petite étoffe sont suspendues. Le cavalier est suivi d'un aigle volant, emportant dans son bec un serpent (rehauts blancs et rouges). Il est précédé par Hermès qui marche à droite, retournant la tête, tenant un long caducée de la main gauche et levant la main droite en signe d'encouragement. Un homme barbu, drapé, vient à sa rencontre, s'appuyant d'une main sur une lance et tenant une autre lance de la main gauche (tête restaurée, tunique et himation à rosaces) ; bandelette rouge et étoffes suspendues dans le champ. Il est suivi d'un homme barbu tenant une lance, dont le corps disparaît en partie sous l'attache de l'anse (himation à rosaces, jambes nues) ; entre ses jambes, une petite étoffe suspendue à un anneau. Derrière le cheval s'avance Poséidon barbu, s'appuyant sur son trident et tenant un petit dauphin de la main droite (tête restaurée, tunique h rosaces, himation

SALLE F

rouge) ; dans le champ, étoffe et bandelette rouge suspendues. Derrière lui marche un hoplite armé, le compagnon du cavalier, tenant une lance et un bouclier à épisème en tête de Silène (même costume, mêmes détails que le premier du sujet C) ; entre ses jambes, jappe un chien retournant la tête. La scène se termine à gauche par un homme barbu, appuyé sur une lance (restauré, tunique à rosaces, himation rouge) ; dans le champ, une bandelette. — Les attaches des anses forment à la base deux petits compartiments superposés dans lesquels sont peintes des ligures très petites (haut. 2 à 3 centimètres), is. Discobole, caYaliers (Bellerophon sur Pégase ?). En haut, homme nu courant à droite en retournant la tête (rehauts rouges sur la poitrine et les cheveux) et tenant de la main gauche levée un disque rouge ; près de son pied, dans le champ, petite étoffe suspendue. Il est précédé par un cheval ailé (rehaut rouge et pointillé blanc sur laile) que monte un éphèbe (tunique blanche, cheveux rouges), tenant une lance (Bellerophon sur Pégase?). En bas, un éphèbe cavalier (tunique blanche) suivi d'un oiseau volant (rouge et blanc sur les ailes) ; derrière le cavalier, un pliant recouvert d'un coussin rouge. — F, Cayaliers et fantassin, sanglier de Calydon (?). En haut, éphèbe cavalier (tunique à points blancs) tenant une lance et suivi d'un éphèbe drapé tenant une lance (himation en partie rouge) ; courte étoffe suspendue dans le champ. En bas, cavalier barbu, armé d'une lance, sur un cheval ailé (rehauts rouges et pointillé blanc) ; étoffe suspendue dans le champ; devant le cheval, un grand sanglier dressé sur ses pattes de derrière (rehauts rouges et pointillés blancs). Scène de la chasse de Calydon?

Peau noir lustré dons l'embouciiure, sur le plat du rebord (avec deux cercles rouges), sur le rebord extérieur, sur les anses. En haut et en bas du col, anneau saillant rouge. En haut de l'épaule, godrons noirs et rouges, zone de lotus noirs à entrelacs entre huit filets noirs. Sous la zone principale, deux filets noirs, une large zone noire avec quatre cercles rouges. Près de la base, zone claire avec bande de lotus noirs à entrelacs et double série d'arêtes noires rayonnantes. A l'attache du pied, fort anneau saillant rouge. Le pied plat et un peu concave en noir, avec rebord divisé par une double rainure. Sous la base, une zone en beau noir lustré et, au centre, un petit boulon saillant (reste de l'opération du tournassage) en rouge.

Terre jaunâtre, surface orangée. Peinture en noir 1res lustré. Retouches rouges et blanches abondantes. Incisions fines et détaillées. Très belle exécution. Quelques parties recollées, peu de restaurations. Haut. 0,^1.

(Inv. Campana 97). Trouve en Etrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble et détail des sujets dans notre pi. 64- ^f- Calaloghi CampanOy II, n" 6a Cf. Karo, Journal of hell. Studies^ 1899, p. 161, n» 21.

F 20. Amphore (panse forte, anses verticales rondes, pied plat et large). Le col et la panse sont décorés d'une zone circulaire de figures, chacune divisée par les anses en deux sujets. — A. Sur le col, Réanion de quatre hommes drapés (Dispate d'Ulysse et d*Âjax ?) Au centre, groupe de deux hommes parlant et gesticulant, l'un les deux mains tendues en avant (court liimalion constellé de points rouges, jambes nues), l'autre faisant mine de s'en aller vers la droite et retournant la tôle avec les deux bras levés en l'air (même costume); de chaque côté, un homme barbu les regarde, levant une main en l'air avec un geste de surprise ou d'apaisement (longue tunique rouge, himation à points rouges, et chez l'un bandelette rouge sur la chevelure). — B. Même sujet. Les deux assistants sont pareils aux précédents. Dans le groupe central, l'homme qui s'en va, retournant la tête, est nu (les seins marqués d'un cercle rouge) et porte son himation sur le bras droit ; il abaisse la main gauche. — C. Sur la panse: Réunion de six hommes drapés et d'un enfant. Au centre, un homme drapé, semblable aux précédents assistants (longue chevelure pendante), les deux mains avancées, paraît parler à un homme nu qui fait mine de s'en aller, retournant la tête et gesticulant du bras droit bandelette rouge sur les cheveux, seins marqués d'un cercle rouge, himation à points rouges sur le bras droit). A gauche, homme nu (chevelure rouge, seins rouges, himation sur le bras

gauche abaissé) et homme drapé (bandelette rouge, barbe rouge, himation à points rouges). A droite, homme drapé tenant une couronne de la main gauche et levant la main droite (cheveux rouges, tunique rouge) ; près de lui vient se réfugier un enfant nu (cheveux rouges), dans la même attitude que le personnage du centre, et portant aussi un himation plié sur le bras droit. Derrière l'homme drapé, un homme nu s'en va vers la droite, retournant la tête (bandelette rouge, longs cheveux pendants, seins rouges). — D.Méme sujet avec quelques variantes dans la pose et les costumes des personnages. A gauche du groupe central, l'homme nu est remplacé par un homme drapé (himation à points rouges), retournant la tête. A droite, l'enfant nu porte l'himation plié sur le bras gauche, l'homme nu porte un himation plié sur son bras droit levé et il disparait en partie sous l'attache de l'anse (himation à points rouges, seins rouges). — Les deux scènes sont reliées dans cette zone circulaire par des personnages plus petits placés sous 1 attache des anses. E. Scène de sacrifice? Un cratère (dinos) posé sur un haut support entre un homme drapé, barbu, tenant une couronne de la main gauche, tourné vers la gauche, et un homme nu (barbe rouge, cheveux pendants , marchant vers la droite et retournant la tête. — F. Homme barbu fuyant. Il court vers la droite et retourne la tête on levant le bras droit qui porte un himation plié à points rouges (rehauts rouges sur les cheveux et les seins).

Noir dans l'embouchure, sur le rebord et les anses. Sous la zone du col, deux niets noirs et anneau saillant rouge à la base. En haut de la panse, zone de godrons noirs et rouges surmontant une zone de lotus noirs reliés par des entrelacs. En haut et en bas de la zone de personnages, deux filets noirs. Sous rattache inférieure de chaque anse, une bande de godrons noirs et rouges surmontée de deux volutes noires. Sur le bas de la panse, large zone noire avec cercles rouges effacés. Près de la base, zone claire avec douhU^ série d'arêtes rayonnantes. Le pied noir avec cercle rouge Sous la

base, marque de fabrique incisée J-. .

Terre jaunâtre, surface orangée. Peinture en noir bien luslré. Relouches rouges. Pas de. blanc. Incisions très flnes et soignées. Style Pin. Beaucoup de morceaux recollés, mais restaurations peu importantes. Haut. 0,^1.

(Inv. N 33oi). Ancien fonds. Pas de provenance connue (probablement l'Etrurie).

Vue d'ensemble et détail des sujets dans noire pi. 65. Cf. Karo. /. r., p. 161, n*> 22.

F 24. Amphore & tableaux (forme analogue, col évasé refait et mal restauré). — La panse est divisée en deux tal)leau\ réservés, —il. Départ d'un héros en présence de divinités? Au centre, une femme drapée et voilée (ïhélis?Aniphitrite?) lient de la main gauche élevée une couronne (chairs blanches, bandelette en pointillé blanc sur les cheveux , tunique rouge à bande centrale incisée et quadrillée, himation constellé dt' rosaces rouges à pointillé blanc, bandelette dans le champ; qu'elle paraît offrira un hoplite barbu (Achille?); celui-ci tient de la main droite deux lances et de l'autre main sonépée au fourreau (poignée blanche), et il marche à droite retournant la tête (casque rouge à palmette incisée et à cimier bas avec pointillé blanc, cuirasse rouge ciselée sur tunique rouge à bordure incisée, chlamyde courte constellée de rosaces, cnémides rouges avec pointillé blanc) ; entre ses pieds, un petit cygne posé (rehaut rouge). Un homme barbu, drapé, s'appuyant sur une lance et tenant de la main gauche un petit dauphin (Poséidon? bandelette rouge dans les cheveux, tunique rouge, himation à rosaces), s'avance à sa rencontre; deux bandelettes suspendues dans le champ. Derrière la femme, un second hoplite, le compagnon du héros, tenant une lance, un bouclier vu de profil avec cpisème en tcte de Silène, retourne la tête en arrière (bras droit restauré, casque, cuirasse, tunique et cnémides pareils à l'autre; peau de bête à pattes pendantes sous la cuirasse). Derrière lui, dans le champ et posé verticalement, un lièvre (tête mal restaurée, rehaut rouge) ; près de sa tète, deux bandelettes suspendues. Dans le champ, trois inscriptions

dénuées de sens : NEPMENTOKO, . . TPEEOPEOTE , HEPE+N . — ^' Sujet analogne. Au centre, la môme femme drapée tient une couronne ; dans le champ, un pédoncule terminé par des enroulements; devant elle, un hoplite analogue marche à droite en retournant la tête, mais il tient d une main sa lance et de lautre son bouclier vu de profil (tête et corps restaurés, brodequins aux pieds avec ailette des deux côtés delà cheville, peau de bête sous la cuirasse) ; entre ses jambes est posée une petite sirène retournant la tête (rehauts blancs). De chaque côte de ce groupe central, un homme drapé, barbu, regarde la scène (celui de droite entièrement restauré, celui de gauche tenant une lance, himation constellé de rosaces) ; derrière ce dernier, dans le champ et posé verticalement, un petit renard h longue queue ; près de la tête de chacpie assistant une bandelette suspendue. En bas, entre les deux personnages du centre, inscription : +AlPEI<AiniEl MEî , y.atps î^aî ^''e^ (t^^'?), en trois lignes superposées et de bas en haut.

Noir dans l'embouchure (refaite), sur le col, les anses et la plus grande partie de la panse. Chaque tableau est encadre en haut par une bande de lotus à entrelacs, la pointe en bas (rehauts rouges), de côté par un filet noir, en bas par deux filets. En dessous, larp:e zone noire avec quatre cercles rouges. Près de la base, zone claire avec double série d'arêtes rayonnantes. Le pied noir avec deux cercles rouges.

Terre jaunâtre, surface orangée luisante. Peinture en beau noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions fines. Belle exécution. Le haut du vase très restauré ; le reste en morceaux recollés, sans repeints importants. Haut. o,3V

(Inv. Campana 98). Trouvé en Étrurie et entré en i863.

Publié par G. Karo, Journal of hell. Sludies, 1899, p. 107 (les sujets A et B). Vue d'ensemble dans notre pi. 65. Sur la formule inscrite, cf. Krelschmer, Vaseninschriflen, p. 195-196.

F 25. Petite Amphore à tableaux deux anses verticales rondes, pied en pente). La panse est divisée en deux tableaux réservés. — A, Réunion de dieux. Au contre, Dionysos barbu lient un canthare de la main droite élevée, de l'autre main une branche de lierre semée de baies qui traîne jusqu'à tenx? couronne de pampres dans les cheveux, barbe rouf?e, tunique constellée de rosaces rouges à pointillé blanc, himation à franj;es et rehauts rouges). 11 est précédé dllermès barbu, marchant à gauche et retournant la tcte, la main droite levée, l'autre tenant un long caducée (pétase à bord rouge, tunique courte à rosaces et à bordure avec franges incisées, himation à rehauts rouges plié et je té sur les épaules, brodequins rouges avec ailettes recourbées par devant). A droite, un homme nu (Apollon?), la main droite levée, tient une lance de la main gauche (barbe indiquée par de légères incisions, chevelure pendante, himation h rehauts rouges plié et jeté sur les épaules). — D. Pandareu8 enlevant le chien de Crète? Hercule et Cerbère? Au centre, un hoplite barbu marche à droite, la main droite levée et retournant la tête (casque h cimier haut, cuirasse ciselée sur une tunique courte à bord frangé, cnémides rouges, épée à poignée blanche au côté) ; il tient de la main gauche le bout d'une chaîne qui est passée au cou d'un chien marchant auprès de lui et de la même main il porte une couronne. A droite, Athéné drapée (chairs blanches, tunique à croix incisées et rehauts rouges, bandelette rouge dans les cheveux) s'appuie sur une lance de la main droite et tient de l'autre une couronne. A gauche, Poséidon barbu et drapé s'appuie sur son trident (bandelette rouge dans les cheveux, barbe rouge, tunique constellée de rosaces, himation à rehauts rouges et pointillé blanc).

Zone noire avec cercle rouge dans l'embouchure, le plat du rebord en clair. Noir sur le rebord extérieur, le col, les anses, la plus grande partie de la panse. En haut de chaque tableau, entre quatre (ilels noirs, une bande de lotus opposés à des palmetles et reliés par des entrelacs (rehauts rouges); de chaque côté et dans le bas, un filet noir. Pas de cercles rouges sur la panse. Prps de la base, zone claire avec arêtes noires rayonnantes. Le pied noir.

Terre jaunâtre, surface orangée. Peinture en très beau noir lustré. Retouches rouges et blanches. Travail d'incisions très soigné. Style fin. Très bel étal de conservation. Haut. 0,1 S.

(Inv.MNB i688).Trouvé a Vulci en i83a. Anciennes colleclions Durand,

Révil, Paravey. Acquis par le Musée en 1879.

Vue d'ensemble et détail de A dans notre pi. 63. Cf. De Witle, Catalogue coll. Durand, iS:36, n' 262 (avec l'inlcrprétatlon

des sujets par Ch. Lenormant); Catalogue coll. Paravey, 187g, n» 11;

Karo, Journal of hell. Sludies^ 1893, p. i38, n» 8.

F 2G. Amphore à tableaux (forme analogue, couvercle à bouton). — La panse est divisée en deux tableaux réservés. - A. Les Argonautes? A gauche, un éphèbe drapé (courte tunique frangée à points rouges, bandelette rouge dans les fcheveux, brodequins avec ailettes par devant), ayant deux ailes dans le dos (lune abaissée en aile d'oiseau, l'autre recoquillée, rehauts rouges et pointillés blancs), s'appuie sur une lance (Calais ou Zéthos? Boréade?) et paraît converser avec un guerrier barbu qui marche à droite en retournant la tête (pétase conique, tunique courte rouge avec pointillés blancs et frange incisée, épée au côté soutenue par un baudrier); il tient de la main droite une lance et de l'autre un bouclier blanc vu de profd (épisème saillant en tête de lion rugissant). A droite, venant à la rencontre des précédents, un éphèbe nu tient une lance (bandelette rouge, rehauts rouges sur la coiffure, sur le sein), suivi d'un éphèbe drapé tenant une lance (bandelette rouge, himation à points rouges). — B. Retour du chasseur. A droite, un éphèbe nu (bandelette rouge, rehaut rouge sur le sein) marche à gauche, tenant de la main droite un lièvre (rehauts rouges et blancs) ; il est suivi d'un éphèbe drapé tenant une lance (bandelette rouge ,himation à points rouges età croix blanches accostées de points, rehauts rouges et blancs). A gauche, venant à leur rencontre, un homme barbu s'appuie sur une lance (bandelette rouge, tunique à points rouges, himation à l)ordures rouges et frangées) ; il est suivi d'un homme barbu, nu (pétase rouge, rehaut rouge sur le sein), portant sur le bras gauche un himation plié (rehauts rouges et blancs) et levant la main gauche avec un geste accueillant; près de lui, un chien retourne la tète (rehauts rouges).

Dans lembouchure, noir (tourné au brun jaune) avec cercle rouge, le plat du rebord en clair. Le rebord extérieur noir avec deux cercles ronges. Noir sur le col, les anses, la plus grande partie dtla panse. En haut de chaque tableau, boutons de lotus noirs reliés par des entrelacs et accostés de point». En haut du sujeU deux lilets noirs el, sur chaque c«Hé, un filet. Pas de terrain indiqué sou-; les pieds des personnages. En dessous, zone noire avec deux cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes rayonnantes et un cercle rouge. Le pied noir. Sous la base, marque incisée py • Le couvercle, noir avec deux cercles rouges el un réservé en clair, est surmonté d'un gros boulon clair dont la pointe supérieure est ébréchéc.

Terre jaunâtre, surface orangée. Peinture en beau noir lustré. Retouches rouj^s et blanches. Incisions soignées. Bon style. Plusieurs morceaux recollés, mais sans restaurations importantes. Haut. o3o.

(Inv. L.P.2873; N 35o3). Acquis sous le règne de Louis-Philippe. Sans provenance connue (probablement rilalie).

Vue d'ensemble (côté A) dans notre pi. 65. Le sujet B publié par Fossey, Rnme Archéologique, 1831, II, p. Sig, 11g. 3. Cf. Karo, Jour/ifl/ oflieli. Studies, 189'j, p. i38, n» 7.

F 28. Œaochoé à tableau (forme d olpé, panse allongée, bouche ronde, anse verticale courte avec arête en dos d'âne . — Le devant du vase est décoré dun tableau réservé. — Armement d'Achille. Au centre, Achille barbu, nu (cheveux et barbe rouges), la jambe droite déjà couverte d'une cnémidc rouge, se penche en avant et met l'autre cnémide à sa jambe gauche levée; entre ses jambes, un casque à haut cimier, ceint d'une bandelette rouge, est posé par terre. A droite, devant lui, Thélis drapée (bandelette rouge sur les cheveux, tunique rouge avec bande centrale noire incisée et quadrillée) tient de la main droite une lance et pose la main gauche sur le haut d'un bouclier rouge vu de profil et appuyé contre elle. A droite, deux éphèbes nus conversent face à face, sappuyant chacun sur une lance (chevelures rouges, rehauts rouges sur les seins). A gauche, derrière le guerrier, s'avance un éphèbe nu tenant une lance (mêmes détails) et élevant la main gauche en l'air, suivi d'un autre éphèbe nu tenant une lance (chcve-

SALLE F

lure rougo) et d'un homme drapé, barbu, s'appuyant aussi sur une lance (barbe et cheveux rouges, tunique à points rouges, himation rouge à points rouges et à rehauts rouges).

Zone noire dans l'embouchure avec un cercle rouge; aulre cercle rouge sur la lèvre du vase. Noir sur le col, l'onse et toute la panse en dehors du tableau. En haut du tableau, entre deux filets noirs, lotus opposés ù des palmettes et reliés par des entrelacs (rehauts rouges) ; fllet noir de chaque côté et en dessous. Deux cercles rouges sur la zone noire du bas. Pied très peu débordant avec cercle rouge.

Terre jaunâtre, surface orangée. Peinture en beau noir lustré avec relouches rouges. Incisions assez soignées. Bon état de conservation. Haut. 0,245.

(Inv. Campana 206). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble dans notre pi. 66. Cf. G. Karo, Journal of hell. S/uc/.,

F 30. Œnochoé à tablean, signée d'Amasis (panse allongée, base large et en pente, bouche légèrement trilobée, anse verticale longue, s'élevant au-dessus de l'embouchure et bifide). — Le sujet est placé dans un tableau réservé, sur le flanc droit du vase. Au flanc gauche, on a réservé sur l'argile deux petits triangles symétriquement disposés. — A. Réanion de dieux ou Introduction d'Hercule dans l'Olympe. A gauche, Poséidon barbu, drapé, s'appuie sur son trident (chevelure longue en mèches, bandelette rouge, tunique constellée de rosaces rouges à pointillé blanc, himation à bordurie rouge et frangée). Vers lui s'avancent Hermès tenant son caducée, retournant la tête et levant la main droite en signe d'encouragement (pétase rouge, tunique courte constellée de rosaces, chlamyde à rehauts rouges, brodequins avec ailettes en avant), puis Athéné (chairs blanches, casque à haut cimier ceint d'une bandelette rouge, tunique à croix incisées), s'appuyant sur sa lance et se couvrant d'un bouclier rond (épisème gravé en forme de chouette aux ailes éployées tète de face, rehauts rouges et blancs), et derrière elle Héraclès barbu, tenant son arc delà main 'gauche, levant la main droite en signe de salutation (tunique courte à points rouges, grande épée à poignée blanche suspendue au côté par un baudrier, carquois dans le dos avec couvercle abaissé laissant voir les extrémités de quatre flèches). Dans le champ, entre Hermès et Athéné, inscription en deux lignes verticales: MEPOIE . . H AMA$I$ , {x£ (i)7:o{E^ae]v "A.uocai;.

Noir dans Tembouchurc, sur le col et la panse, sauf les tableaux réservés, les ornements du flanc gauche et un cercle réservé près de la bosc. L'anse en clair avec quatre filets noirs. Encadrement du tableau comme dans le précédent. Le pied noir, avec cercle réservé en clair sur le bord.

Terre jaune, un peu rougéâtre; surface orangée. Peinture en très beau noir lustré avec retouches rouges et blanches. Incisions soignées. Très beau style. Plusieurs morceaux recollés, sans restaurations ni repeints. Haut. 0,27.

(Inv. MNB 2o56). Acquis en 1880. Sans provenance exacte connue.

Publié par E. Pottier, Revue Archéologique, 1889, I, pi. 4; Renndorf, Wiener VorlegeblûUer, 1889, I, pi. 4, n« 3. Cf. Klein, Meislersignaluren, p. 45 ; Adamek, Unsignirle Vasen d. Amasis, i8<;5, p. 12, 2.3, 3i.

F 3 1 . Amphore & tableaux (panse rebondie, col court, pied en pente, deux anses verticales rondes). — La panse est divisée en deux tableaux réservés. — A. Jugement de Paris. A gauche deux déesses drapées, portant de la main droite une couronne, levant la main gauche, Tindex en avant, marchent vers la droite (chairs blanches restaurées, bandelette rouge sur les cheveux ; la première avec tunique rouge, la seconde avec tunique à quadrillés et croix incisées). Elles sont précédées d Tiennes, barbu, portant un grand caducée et faisant le même geste de la main gauche levée (pétase et barbe rouges, peau de bête en bandoulière sur une tunique blanche courte à bordure incisée, brodequins rouges à ailettes recourbées en avant) du côté de Paris, barbu et drapé, qui fuit h droite levant la main gauche et retournant la tète (bandelette rouge dans les cheveux, chlamyde rouge sur une tunique blanche à bordure incisée). Dans le champ inscriptions dénuées de sens : (<^NOI . N

K^FINININI, K^YKSVI, KnVK^K, l<n5A. - fi. Combat •

d'Hercule et de Kyknos. Au centre. Hercule barbu Tpeau de lion sur la tête, nouée sur la poitrine, les pattes pendantes entre les jambes, par-dessus une tunique courte) court à grandes enjambées, tenant une énorme épée à lame rouge et poignée blanche (fourreau suspendu au côté) ; il saisit de la main gauche le fourreau d'épée suspendu au côté de Kyknos barbu, qui, tombé sur un genou, la main droite passée dans l'armature de son bouclier rouge à bordure blanche, retourne la tête vers Hercule (casque à palmette incisée et haut cimier rouge et blanc, corps nu, cnémides); le sang coule de la blessure que lui fait Hercule au bras droit en enfonçant son épée. De chaque côté, une femme drapée, appuyée sur une lance, regarde la scène ; Tune à gauche, Athéné, tenant une couronne (chairs blanches, guirlande incisée dans les cheveux, tunique à points rouges et croix incisées), l'autre à droite, la mère de Kyknos, Pelopeia? (chairs blanches, tunique rouge à bordure incisée). Dans le champ, inscriptions dénuées de sens : i<$+E-HK!^ (rétrograde), |<N$N*E5 (id.), KPSNE^NP (id. , l<$E$l<$N+$.

Noir dans l'embouchure avec deux cercles rouges, sur le rebord exlt*rieur avec un cercle rouge, sur les anses et la plus grande partie de la panse. En haut de chaque tableau, lotus opposés à des palmettes et reliés par des entrelacs (rehauts rouges) ; lilet noir sur les quatre côtés. En dessous, zone noire avec deux cercles routes. Près de la base, zone claire avec arêtes rayonnantes. Le fond noir avec cercle rouge. Sous la base, marque en grandes lettres roii/^es peintes l A .

Terre jaunâtre, un peu rosée; surface orangée. Peinture en noir bien lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions soignées. Bon style. Bon état de conservation. Haut. o,^(».

(Inv. Campana io4)- Trouvé en Etrurie et entré en i8S3.

Vue d'ensemble dans notre pi. 66, et détail de D. Cf. Ileydemann. Pariser Anliken^ p. 66, n» 28.

F 34. Amphore & tableaux (deux anses verticales rondes, col assez haut, pied plat à rebord un peu saillant). — La panse est divisée en deux tableaux réservés. — A, Cerbère ramené des Enfers. A gauche lolaos? (plutôt qu'Héraclès) sous les traits d'un éphèbe (bandelette rouge dans les cheveux, corps nu avec tunique à rehauts rouges et rosaces 'nouée autour des reins, himation à rehauts rouges et. rosaces sur le bras gauche, épée au côté) marche vers la droite, tenant une longue laisse attachée au cou de Cerbère sous forme de grand chien à deux têtes (une h col rouge retournée en arrière, l'autre avec une bandelette rouge autour du col, gueule ouverte et dents blanches). En arrièreplan, derrière Cerbère, Athéné, sous l'aspect d'une femme drapée sans attributs (chairs blanches, bandelette rouge sur les cheveux, tunique à points rouges et à rosaces). A droite, en avant, marche un homme barbu, retournant la tête et levant la main gauche en l'air (Eurysthée plutôt qu'Héraclès; tête et bras gauche restaurés, corps nu, himation jeté sur les épaules';. — B. Le départ des Dioscures? Deux éphèbes cavaliers vus de face occupent le centre ; les têtes des chevaux et des cavaliers s'inclinent symétriquement l'une vers l'autre pour se présenter de profil (bandelettes rouges dans les cheveux, corps nus, crinières des chevaux rouges). Entre les deux chevaux, un chien blanc lève la patte droite de devant en retournant la tète. A droite et à gauche, une femme drapée (chairs blanches, celle de gauche complètement restaurée, celle de droite avec bandelette rouge dans les cheveux, tunique et himation à rehauts rouges).

Noir dans l'embouchure; le plat du rebord en clair, le rebord e.vtrrieur noir avec un cercle rouge. Noir sur le col avec deux cercles rouges, sur le dessus des anses, sur la plus grande partie de la panse. En haut de chaque tableau, lotus et palmettes reliés par des entrelacs (restaurés, rehauts rouges). En haut et en bas de chaque sujet, un fllet noir; sur chaque côté, un (llet rouge. En dessous, zone noire avec trois cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes rayonnantes. Attache du pied restaurée. Le pied noir.

Terre jaunâtre, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions assez soignées. Plusieurs morceaux recollés. Restaurations et repeints danà quelques figures et les ornements. Haut. 0,42.

Ui

F ^0^ Âmp1$&r0 k iabUasx 'ol ^louri^ tU-ux tusf'S r/rrti- ^ *!/'% f'/f#/î^ri^, 1^4 ^u |^f»<^ , 1^ \/ittt%ti e»l 'llvMe en deux .

f;»f/l/f««i€ r/^4frW'%, -^ A. Coabai é'Ûerenïe et de Kfknot. Au

%.*r U f^li», î%'t*%ht «MJr 1» \ft»\Umi*^ U'% \tiiiU:s [n^n^znUis entre |

l''4 yAt$$\fê^^ érf$ d/'iHK/«i4 C'/urUî UïUïf\ni* rotyj[ti^ éf^e au col^,

'\-9ffUf h hft/'j' hnnU'. tri *»î<»il d#; la Ki/iifi ff-juchf; l<ï c'inûer du

' if^ltti* iUi Kyktiff% \rttr\f*tt W'tu im ho{/lîU?, <J;ird;int la lancf? et

*«' (*/fî$^r4Ui i\ un ftritn4 h</*irïU*r rout\ 'i:îtsf\tui h bandf;Icllc

t^mifif id H <ûtmtir h^iiit, t^ourUi Uiu\*\%te hlanche incm^;e, ('.\}ée

:t*$ i ifU*, (i\ti^*tu** f\i* itfwMfir ftti \ft'oU>mii de lion nijfis»ant et

U'V'4ui Ut \MUi de fUiVHtti, r*t\nttis%A tU: rouge;. A fçauche,

difrrM-re lUfra'île*, Ath/W; V/U» len traita d'une femme drapée

«'«|yj/(iîe ntir une lan're U:\mr% Idafiehen, bandelette rou^e sur

|i'* /'lieveuXf tuni'pH' rtmiçah banden verticale» noire» incisée»/.

A droite', 4t*rni'rf Kyknos, Arên harbu, en hoplite, tenant la

liifM'e et ^* rouvrant d'un l/ou''lier rond vu de profil, avec épi-

•»^'ni('#aillant en forme d'* serpent qui se dresse ^cas^pjc à han-

d^'b'tU* rou(/re et ^'inii<'r bas, tunique courte semée de points

routes et de croix blanebcs,, Jf, DionysOf et le thiaie

bACbi^ue/ Au centre, I>ionyHr;s barbu, draf^*, tient un canthare

t'i levé la main ^am'he comme |»our parler ^couronne de lierre

l'oiij^e et noire, tunique semée de fK;inls roujçes et de petites

ro«»H/'es blanebt'S, bimation constellé de points roiigCH]. Devant

lui, /Miroite, Ménadi* drapée dansant, le bras droit au-dessus de

la t/'te ^méme ronronne, chairs blanches, boucle d'oreille en

lar^e anneau et p^'tites pendeloques, tunique rouge k bandes

nôtres incinées;, suivie d'un comaste ou compagnon de

Mitcchus nu, barbu, dansant avec les mêmes gestes (bandc-

lelle rouge sur les cheveux, rehauts rouges sur la poitrine et

le ventrej, A gauche, derri6re Dionysos, une Ménade drapée

analogue (bandelette rouge sur h's cheveux, boucle d'oreille,

I unique A croix incitées et bandes rouges verticales) s'avance

iMi dansant et retourne la télé vers un comasto nu, barbu,

levant le bras droit (•! faisant d(!S gestes burlesques (bandc-

lelle rouge^,

Noir ilnnN r<iinl>oiir|iiiri' iivi'C currlu r»iiK« ; lo plat du rebord en clnlr.

Noir Miir In rf'Imrd i*xt4'<rii)tir, lo col, Ich annoM et In plus grande

piu'tli' lin In piiii«r«. Kn liniil du cliiiquo tnhlcnii, onlrc qiiolrc fliels

iiolr«. luIiiM ni |iiiliii()llni4 rv\U'H pur dcm «ntrclncu (rchautA toukoh).

Mu lifiM v{ d«i rlimpin i'f^U), deux (llcU iioIrM. Kn dcsHOUB, zono noire

tivvv i|iiiitri' i'tMT|i«H roiitfr^. l'r^'H do la Ihiho, xonu claire avec orôtes

rnvoniinrth'ii, l,r |iIimI noir.

TiM'rn JiiiiiiAtrn roiici', Miirraco orniiK^u*. Poliiliiro en tr6fl beau noir

luntr/i nvor rc>lou<'lii*« roiiMi^K ut liltinrlum. InciNionH soli^nécs. Beau

■ l.>li<. Mon ôliil dr roiiNrrvMllou llaul. o.liHT). (Iiiv. I.P 'ioii ; N Wiun). Ai'(|iiIn nouh In rr^no de LoulB-PhlIippe. Pro-

vrnnnnt Ini'oiinur (proluildiuiiiMit rilnlir). Vint d'(iii<«iiMildn i^l di'tiill do A tlnun noire pi. 00. VA. Ilydrnionn,

l^iifiMfr Àntihcn, p. /|(), n* 'j|ij: Kixro, Jounutl of hell. SluU.^ iK^^, p. i3^,

F 117. Qfinoohoé à tableau (grosse panse, bec faiblement lrll(»l)é, luim» v«»rlicale cnurlo en dos dîme). -— Lo devant du vime porte (tu liibleau réservé. •- A, Combat d'Herculd et du lion do N4méo. Au cenlre, Ilénielés, nu, barbu (cheveux rtuigCM), Kern» enire hi»h tleux hrasel éloufTe lo lion do Némée qu'il lion! pur la této ; l'aninud (rehauts rouges sur la toto, la erinloro ol hi oninHO, ligne blanche sur le ventre, dents et grllTo»» bhuichoH^ osl dressé sur ses pattes de derrière, grilTanl son «dversairt» ii rôpuuledroilo et h la jambe gaucho. Derri6ro lo hoitm, i\ gaucho, lohuw Imrhu (cheveux n)ugos» cuirasse h rehaut iMugo sur tuuiqiu* courte frangée avec borduiv de points rtMi^osot do pointillé hlano, épéo au oiMé suspendue îi un bnutlner on poinlillo hlano^ lient i\o la main droite In massue du lu^iH^s, do la nutin gaucho son aiv et une tlèche» .\ dixiito, AtluMié, MO\m les traits d'une femme drapée y|>as de chairs blanches, Njsa^o rt»uge. particularité Ires rarochex une femme, brtudolotlo nni^o ilans le?» oho\ou\» tunique h cixnx incisées cl

â rehaut rouvre tient une lance et éirre la main droite en signe d'encouragement.

Jio.r 4aD4 I MDbfygrhQre. Irait roaze sar les Icrrcs. soir toamê ao roosr^ hnu «or l'anse ei le rerers de la panse. En hani da lablean, l/ande de lot'j« soirs reliée par de« cntrelaes et deux filets noîrs de chaque rMéz eit des<M>a4 de* personBaees, on filet noir. Sar la z/ioe noire do l*a^. on cercSe rooje. Le pied noir, pendêbordanl. aree cerr!e roug;e.

Terre ja-jnétre, sorfaee orangée. Peintnre en noir Inslr^. Reloaebes rooifes et Uanehes. Inelsions aot^^ées. Bon stjle. Bon état de eonçenratioo, Haot o.i*}.

flir, Campana 3^1; . Tn^^ivé en Etrarie et entré en iSS3.

Vue d'eo»emble dans notre pi. 67.

F 38. Hydrie k tableaux signée par Timag^oras

forte panse, épaule en pente, anse verticale courte avec trois clous d'attache au rebord du vase. — Le devant du vase €^sl décoré de deux tableaux réservés. — A. Sur l'épaule. Scène d'hommasfe. Un homme barbu, drapé, assis au centre sur un pliant (cheveux et barbe rou^^es, himation semé de gros points rouges) tient une lance ou sceptre de la main gauche. Une femme draf>ée, à droite, lui présente deux couronnes (chairs blanches, tunique rouge, figure très restaurée dans le haut. Derrière elle, un guerrier s'éloigne, retournant la tète (casque à haut cimier, cuirasse sur tunique courte), tenant une lance et un bouclier rond à épisèrae blanc vu de profil (rosace). Devant lui, un homme barbu, drapé, tient une lance (quelques repeints, bandelette rouge dans les cheveux, himation h rosaces). A gauche, derrière l'homme assis, s'avance un éphèbe nu, tenant une lance et faisant de la main gauche un geste de salutation (en partie restauré, chlamyde à rosaces sur le bras gauche). Derrière lui, une femme drapée, la main gauche avancée (chairs blanches, tunique à rehaut rouge, fortes restaurations), suivie d'un éphèbe nu s appuyant sur une lance (cheveux rouges, en partie restauré). — B. Sur la panse, Combat d'Hercalo avec Triton. Le dieu marin, barbu (visage rouge, bandelette blanche sur les cheveux pendants), la partie inférieure en corps de poisson couvert d'écaillés, terminé par la queue fourchue d'un scorpion (ligne blanche soulignant le ventre, rehauts rouges sur les piquants, les seins marqués d'un cercle rouge), cherche, la tète baissée et levant le bras droit, à se dégager de Tétreinte d'Hercule qui s'est mis à califourchon sur son dos et qui a noué les deux mains autour de sa poitrine (peau de lion sur la tête, patte pendante sur la cuisse droite du héros, tunique courte rouge avec bordure incisée). Dans le champ, deux inscriptions disposées verticalement : TIMAAOPA EPOIESI et (en deux lignes

superposées). NAOKIAE^KA.OS AOI<EI TIMA.OPAI

(rétrograde), Tt[JL0iYOpa[ç] l7zr.i<ji[w], [*A]v8oxi8£ç xa[l]'Jî Boxci Ti;iaY(ipai.

Noir dans l'embouchure, sur le rebord et le col, le dessus des anses et la plus grande parlie de la panse. Kn haut de Tépaulc. bande de godrons noirs et rouges. En haul cl en bas du sujet principal. Un filet noir; de chaque côlé, une bande verticale de Teuilles de lierre, nltcrnant avec des baies en pointillé noir, et deux filet* noirs verticaux. En dessous, zone noire avec trois cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes rayonnantes. Le pied noir, avec deux cercles rouges.

Terre jaund Ire, surface orangée. Peinture en beau noir lustré, avec relouches rouges el blanches. Incistons soignées. Beau style. Recollé en plusieurs morceaux. Des repeinls dans les cassures el des rcstauralions assez mporlantes en A. Un Irou dans le fon.l du vase. Haut. 0,4^.

(Inv. Campana i34). Trouvé en Étrurie et entré en i863.

Publié par de Wille, Étude sar les vases peints de la Coll. Campana, p. 71; Benndorf, Wiener Vorlegeblàtter, 1883, pi. 5, n« 3. Cf. Klein. Meistersignaturen, p. 5o. n» 1. Sur le nom de Timagora (qui pourrait élre une femme ?). cf. Hauser, Jahrbuch des arch. Inst.^ iSgx, p. 167, noie 7; mais sur la chiite du S dans les noms masculins, cf. Krotschmer, Vaseninschriften^ p. i84-i85.

F 30. Hydrie k tableaux siKiiëe par Timafforas

(même forme, col un peu plus haut, pas de clous d'attache au r.4>on.l\ — Le devant du vase est décoré de deux tableaux réservés. — A. Sur Tépaule, Combat de Thésée etda Mino-

SALLE F

\Ki

taure. Thésée sous les traits d'un éphèbe (cheveux rouvres, corps nu avec tunique rouge bordée d'un pointillé blanc, roulée autour des reins, fourreau d'épée suspendu par un baudrier blanc) saisit de la main gauche le bras du Minotaure et lui enfonce de Tautrc main son épée (poignée blanche) dans la poitrine; le sang coule de la blessure. Le Minotaure (naseaux blancs) est tombé sur le genou droit; delà main «Iroite, il entoure le corps de Thésée et, de la main gauche, il lient une pierre blanche qu'il se préparait à lancer. Le tribut des jeunes gens et des jeunes filles d'Athènes est représenté h droite par une femme drapée, les deux mains avancées (chairs blanches, tuni([ue rouge), suivie de deux éphèbes nus avançant la main droite (chevelures rouges); à gauche, par trois figures semblables placées symétriquement (mêmes détails). — B. Sur la panse, Départ du char de guerre. Sur le char ("rehauts rouges) est debout en arrière-plan un homme barbu, drapé, tenant une lance sur l'épaule gauche et s'appuyant de la main droite sur la balustrade du char (bandelette incisée dans les cheveux, tunique longue, himation h rosaces rouges entourées d'un pointillé blanc) ; près de lui, à sa droite, l'écuyer imberbe et drapé 'chevelure rouge, longue tunique blanche incisée, himation à bandes rouges) tient des deux mains les rênes et un long aiguillon. Les quatre chevaux (le l'attelage marchent au pas vers la droite, deux baissant la tête, deux la relevant (rehauts rouges sur le harnais du poitrail, sur les cuisses, sur deux queues). En arrière-plan, faisant visà-vis au char, une femme drapée (bandelette rouge, chairs blanches, tunique rouge h bordure noire incisée) fait un geste d'adieu de la main droite. Devant les chevaux est debout un éphèbe nu qui lève la main droite (chevelure rouge nouée en (|ueue par derrière, incisions indiquant les parties pileuses de )a poitrine'^ Dans le champ inscription placée verticalement : TIMArOPA EPOIE^EA^, TiiaaYopafçJ iroUasv.

Noir dans l'embouchure, avec deux cercles rouges, sur le rebord avec un cercle rouge, sur le col, le dessus des anses horizontales el la tolalilc de l'anse verticale et tout le revers du vase. Même décor que

dans le précédent. Sur le Tond du vase, marque incisée pJ /

Terre jauniUre un peu rosée, surface orangée. Même technique. Bon

étal de conservation. Haut. o,43.

(Inv. Cnmpana i3i). Même provenance. Publié par Benndorf, Wiener Vorlegebl. 18^3, pi. 5, n« 4- Cf. Klein,

Meistersignaluren^ p. 5o, n* 2.

F SI. Hydrie & tableaux fpanse trapue, col court, anse d'arrière courte, pied en penteV — Un sujet sur Tépaule et un sur la panse, placés sur le devant du vase, avec deux petites Imudes d'animaux sous le tableau principal. — -'1. Sur l'épaule, Combat de quatre guerriers. Ils combattent deux à deux, dartlant la lance et portant un bouclier rond (dans le groupe de gauche, casques à cimier bas, cuirasses ciselées, pas de tunique visible, cnémides; rehauts rouges sur le casque et les cnémides de droite et épisème en blanc effacé représentant une rosace rayonnante ; dans le groupe de droite, mêmes détails avec rehauts rouges sur la cuirasse et les cnémides de gauche, les boucliers, le casque et la tunique du guerrier de droite, même épisème). Dans le champ, quatre simulacres d'inscriptions en petites lettres noires peu lisibles. — B. Sur la panse divisée en trois compartiments par deux traits verticaux, au contre, Combat d'Hercule et de Triton. Le groupe est tourné vers la gauche. Triton barbu (visage et poitrine rouges, corps de dragon à écailles tachetées de points rouges et blancs, queue de scorpion à rehaut rouge, bande réservée, peut-être de blanc effacé, sur le ventre) penche sa tête à longs cheveux flottants et essaie de dénouer l'étreinte des mains d'Hercule qui, a califourchon sur son dos, l'enserre et l'étouffé dans SOS bras (barbe rouge, peau de lion sur la tête et sur le corps, tunique courte à bordure incisée, dans le dos carquois ouvert avec cinq bouts de flèches visibles). Dans le champ, à droite, un dauphin symbolise la mer. — Dans chaque compartiment, plus étroit, de droite et de gauche, on voit trois personnages

nus. Conversation et cadeaux entre ôpbàbes et bommes barbus. Le groupe de gauche se compose d\m homme barbu entre deux éphèbes : une couronne enfilée à son bras gauche (couronne en pointillé blanc sur la tête) et tourné vers Téphèl)*' de gauche, il lui tend les deux mains que l'éphèbe (rehaut.s rouges sur les cheveux) saisit par les poignets ; l'autre éphèbe (collier en pointillé sur la poitrine) s'éloigne à droite en retournant la tête. Le groupe de droite comprend un éphèbe enbv deux hommes barbus : l'homme de gauche (cheveux rouges , une couronne enfilée autour de son bras droit, étend les mains pour saisir l'éphèbe plus petit (bandelette rouge sur les cheveux, collier rouge sur la poitrine); l'autre homme ibarlu» et cheveux rouges) s'éloigne à droite en retournant la tête, le coude gauche très haut levé avec la main pendante. — C et IJ. Sous le tableau, deux bandes superposées, l'une d'Oiseaux à la file, dix-huit cygnes posés (rehauts rouges, un seul retournant la tète) ; l'autre d'Animaux passant, lionne tête de face entre deux cygnes aux ailes déployées (rehauts rouges), cygne aux ailes déployées entre un bouc paissant et une lionne tête d»' face, dont l'arrière-train disparait dans le cadre 'rehauts rouges).

Noir dans l'embouchure, sur le rebord, le col, les anses el tout le revers du vase. En haut de l'épaule, bande de godrons noirs et rouges. Entre chaque tableau, un Qlet noir. Le tableau principal est encadré à droite et à gauche par un fliet rouge. En dessous, zone noire avec quatre cercles rouges. A la base, zone claire avec are. tes noires rayonnantes. Le piednoiravec deux cercles rouges.

Terre jaunAtre, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retoucli("< rouges et blanches. Incisions soignées. Bon style. Bon état de cuu» servation, anses recollées. Ilnut. o,4t-

(Inv. Campana 139). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble dans notre pi. 67.

F »3. A.mpbore à tableaux, si^oéepar Exéklae et portant le nom de Stésias (col court, large embouchure, pied plat et un peu concave, deux anses courtes et rondes). - La panse est divisée en deux tableaux réservés. — .1. Combat d'Hercule et de Géryon. A gauche, Héraclès barbu (barb(> rouge, peau de lion à dents blanches sur la léte, nouée sur la poitrine, serrée à la taille par une ceinture rouge, les pattes pendantes, placée par-dessus une tunique courte à bordure incisée, grand carquois au côté gauche avec couvercle ouvert et laissant voir les extrémités de six flèches) brandit Tépée de la main droite et tend le bras gauche (sans doute portant l'are qui disparaît derrière le bouclier rond du triple Géryon. Celui-ci fait vis-à-vis sous forme de trois hoplites dont les corps sont serrés les uns contre les autres. Du plus éloigné h Tarrièreplan, on ne voit que les jambes (cnémides), le bouclier rond (bordure rouge) et le haut du casque (cimier élevé, rehauts rouges) ; une des flèches d'Hercule est plantée dedans à la hauteur de l'œil. Du second, formant le centre, on voit les jambes (cnémides), la tête barbue (casque rouge à cimier bas , le haut du corps et le bouclier rond i bordure rouge portant au centre une tête de Gorgone incisée). Le troisième, barbu, est vu en pied, tout le buste et la tète retournés en arrière, comme s'il voulait fuir le combat, une flèche plantée dans le nez, tenant sa lance la pointe en bas, le bras passé dans l'armature intérieure d'un bouclier rond à bordure rouge (cascpieà double cimier, cuirasse sur tunique courte ornée de ({uadrillés et dt* croix admirablement incisés, cnémides rouges à pointillé blanc). Entre les deux combattants, est étendu par terre le berger Eurytion mourant, la tèle traversée de part en part par une flèche, se soulevant sur le coude gauche et tenant de la main droite une épée en forme de long coutelas à poignée blanche (barbe rouge, pétase ceint d'une bandelette rouge, baudrier rouge soutenant le fourreau de l'épée, tunique courte par-dessus laquelle une peau de béte est serrée à la taille par une ceinture rouge). Près de ses pieds, un javelot, dont Vamentum s'enroule encore en partie sur la hampe, est piqué en terre. Dans le champ, inscriptions peintes en lignes horizontales et verticales : E+$EI<IA$ EnOIE5E ('Ef£xi«; Irroisjc ,

HEPAKUE5, EVPVTIOA^ (rétrograde), AEPVONE, 5TE$I A5l<AUO$ (rétrograde). — 13, Départ du gaerrier en char. Sur un char (rehauts rouges), attelé de quatre chevaux dont deux inclinent la tête (rehauts rouges sur les harnais, marque en forme de cercle incisé sur la croupe du premier cheval), est debout Técuyer imberbe (bandelette sur les cheveux longs, peau de bête serrée par-dessus la tunique longue) ((ui tient les rênes et Taiguillon, ayant à sa gauche un hoplite barbu, la main droite posée sur le joug (main mal restaurée, car elle devrait tenir la lance qui parait sortir du bouclier et se projette en avant au-dessus des chevaux), la main gauche passée dans Tarmature inlérieui*e de son bouclier rond bordé do rouge (casque à haut cimier ceint d'une bandelette rouge, cuirasse à rebord rouge sur tunique courte ornée d'écailles incisées). Au-dessus des chevaux, plane une sirène aux ailes déployées (rehauts rouges). Dans le champ, inscriptions peintes donnant les noms des personnages, A N+IPO^ , $EMO$ rétrograde), et les noms des chevaux, KAH4^0PA , nVPOKOME. KAUIPOME. — C. Sur le couvercle, zone d'Animaux passant, répétant trois fois le groupe d'une sirène aux ailes déployées devant un cerf paissant (rehauts rouges).

Noir dan.s Tembouchurc, plat du rebord clair. Noir sur le rebord extérieur, sur le col, avec trois cercles rouges, sur la totalité des anses, la panse, sauf les tableaux réservés. En haut de chaque tableau, entre deux filets noirs, une bande de lotus opposés alternant avec des palmettes opposées (rehauts rouges), divisée au centre par une chaînette horizontale, composée de petits cercles ayant au centre un point. Sur chaque côlé du tableau et en bas, un filet noir. En dessous, zone notre avec quatre cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes noires rayonnantes Le pied noir avec deux cercles rouges. Sur le couvercle, série de cercles noirs; la zone d'animaux entre deux zones de pointillés noirs encadrés dans des tilels noirs; au pied du bouton noir, languettes rayonnantes et zone de pointillés.

Terre jaune foncé, surface orangée. Peinture en très beau noir lustré. Retouches en rouge violet pAli. Peu de retouches blanches. Travail d'incisions extrêmement soigné et détaillé. Le vase a été cassé en plusieurs morceaux et recollé. Les restaurations sont très adroitement faites. Elles sont nombreuses dans la partie basse du vase et dans le sujet B^ mais elles n'altèrent pas les figures importantes. Haut, avec le couvercle o,5o; sans le couvercle o,45.

Inv. MNC, 495 A etfî). Trouvé en Étrurie, à Vulci. Anciennes collections Durand, Magnoncourt, Roger. Acquis en i883.

Publié par Gerhard, Auserlesene Vasenbilder, pi. 107; Benndorf,

Wiener VorlegeblaUer, 1888, pi. 5, n» 1 : S. Reinach, Répertoire des

Vases, II, p. 59. n" 1 et 2. Cf. Klein, Meixiersignalaren, p. 38, n» i;

Lieblingsinschriflen, p. 33; de Wille, Collection Durand, n» 296;

Collection Magnoncourt, n" 89.

F 2^4. Coape signée parExékias (vasque profonde avec ressaut près du rebord, anses horizontales élancées et minces, pied court et trapu). — Un sujet dans l'intérieur et un de chaque côté sur le rebord extérieur. — Int. A, Niké OU Iris volant. La déesse a deux ailes d'oiseau déployées ; elle court dans l'attitude agenouillée vers la droite, tournant la tête en arrière et levant le bras gauche (corps et bras restaurés, pas de traces des chairs blanches probablement effacées, bandelette rouge sur les cheveux, rehauts rouges sur les ailes, tunique courte rouçe à bordure incisée, aux pieds ailettes recourbées par devant). — Rev. B. Gazelle paissant (rehauts rouges). — (l. Même snjet. — En dessous de chaque sujet des revers, inscription peinte en petites lettres noires E+$EKIA$ :

MEPORE/^ : EV : 'EÇ«*iaç \m: iicouoev («S?).

L'intérieur noir, sauf le centre réservé pour le sujet qui est encadré d'une zone circulaire de godrons noirs et rouges entre sept cercles. La partie supérieure du revers en clair, divisée en deux zone» par le ressaut de Targile souligné d'un trait noir. Près de chaque attache des anses, dont le dessus est noir, petite palmette à rehaut rouge portée par un long pédoncule. Noir sur tout le bas «les revers, sauf un cercle réservé en clair, et sur le pied. Le dessous iUi pied porte deux cercles noirs et une marque en grande lettre

rouge peinte K.

Terre jaune, surface orangée. I*einture en noir lustré. Relouches rouges. Incisions rapides. Le centre du vase a souffert et est fortement réparé. On y distingue quatre trous ronds qui semblent indi-

quer qu'une réparation avait déjà eu lieu dans l'antiquité. Haut.

.o,i3. Diam. 0,28; avec les anses o,3i. (Inv. Campana 822). Trouvé en Étrurie et entré en i863. Publié par Benndorf dans les Wiener Vorlegeblûlter, 1888, pi. 5, n» 2.

Cf. Klein, Meistersignaturen, p. 4i, n« 8.

F i>S. Amphore & tableaux (même structure que F 53, le pied en pente). — La panse est divisée en deux tableaux réservés. — A. Combat d'Hercule et de Géryon, Imitation plus tardive et moins soignée du même sujet que F 53. A gauche, Héraclès barbu (même costume sans carquois, baudrier blanc croisé sur la poitrine et soutenant Tépée au côté) brandit une massue de la main droite et tend le bras gauche (portant l'arc) qui disparaît derrière les boucliers ronds du triple Géryon. Celui-ci se présente sous le môme aspect que le précédent avec quelques différences de déUil (pas de flèches dans les têtes ; les corps sont plus cachés sous les boucliers dont l'un a pour épiscme blanc un oiseau volant et l'autre un trépied ; la tunique à croix incisées est d'un travail ordinaire; les trois casques ont des cimiers élevés, les six jambes ont des cnémides rouges . Le berger Eurytion, tombé par terre (barbe rouge, tunique courte rouge â bordure incisée, bandelette rouge sur les cheveux), est assis et essaie de se soulever sur le bras gauche; de la main droite, il tient une grosse pierre qu'il s'apprêtait à jeter contre le héros. Pas d'inscriptions. — B, Dionysos et le thiase bachique. Au centre, Dionysos barbu, drapé (barbe rouge, couronne de pampres sur la tête, tunique blanche, himation h rehauts rouges), tient un kéras à rebord rouge. Devant lui, à droite, un Silène nu (barbe rouge, bandelette rouge dans les cheveux, queue de cheval rouge) danse avec des gestes burlesques ; un comaste barbu, nu, tournant le dos aux précédents (cheveux et barbe rouges), danse aussi, le bras et la jambe gauche levés. A gauche, derrière le dieu, un Silène nu, ithyphallique, se tient debout, les mains avancées (barbe, cheveux, queue rouges); un comaste nu, lui tournant le dos, court en dansant vers la gauche (énorme tête barbue vue de face).

Môme décor que le précédent, mais négligé. Pas de couvercle. Sous la base, marque en grandes lettres incisées 1 Y**

Terre plus rosée. Peinture en noir lustré. Retouches de blanc et de rouge. Travail d'incisions rapide. La partie B fêlée et raccommodée. Haut. 0,1(3.

(Inv. N35o6; MN 40). Acquis en i84«. Sans provenance connue.

Vue d'ensemble (côté A) dans notre pi. 67.

F 56. Grande Amphore & tableaux (structure analogue au précédent, le pied en pente). — Un tableau est réservé sur chaque côté de la panse. — A. Départ en char du conple conjugal (Dionysos et Ariane ? Pelée et Thétis ?). —

Un homme barbu, couronné de lierres, le corps nu et portant une chlamyde jetée sur l'épaule gauche, met le pied gauche sur le caisson du char pour y monter et tient des deux mains les rênes de Tattelage. Sur le char est déjà debout, à sa gauche et en arrière-plan, une femme drapée, les deux mains sous la draperie appuyées sur le joug (blanc des chairs efTacé, bandelette rouge sur les cheveux, himation à rehauts rouges et « svastikas incisés). Le char est attelé de quatre chevaux dont deux penchent la tête (harnais du poitrail à piquants incisés, deux crinières et deux queues rouges). En arrière-plan et faisant face au char, un guerrier barbu, tenant une lance, dont on ne voit que la tête (casque à haut cimier), le bouclier rond à bordure rouge et les jambes (cnémides) ; derrière lui, et en partie caché par le même bouclier, un vieillard chauve, drapé (visage restauré, bandelette rouge sur la tête); près de la tête des chevaux, Hermès barbu tenant un caducée et retournant la tête vers les précédents (barbe rouge, pétase, chlamyde à croix incisées et points rouges, brodequins munis d'ailettes par devant). Devant les chevaux se tient debout une femme drapée (chairs blanches, bandelette rouge sur les cheveux, tunique à croix incisées et points rouges, himation à rehauts rouges). - B, Départ du char de guerre. L'écuyer

SALLE F

barbu (pélase rouge, barbe rouge, corps nu, chlamyde à rehauts rouges jetée sur Tépaule) met le pied gauche sur le caisson du char pour monter et tient h deux mains les renés de quatre chevaux dont deux inclinent la tête (harnais du poitrail rouge, deux crinières et deux queues rouges). En arrière-plan, tournant la tête du côté du char, une femme drapée fait un geste de la main gauche (chairs blanches, bandelette rouge sur les cheveux). Devant les chevaux se tient debout un guerrier barbu, tenant la lance et le bouclier rond à épisème blanc en forme de jambe humaine (casque à cimier bas et blanc, cnémides à rebords rouges).

Noir dans l'embouchure, le plat du rebord clair. Noir sur le rebord extérieur, sur le col avec deux cercles rouges, sur la totalité des anses et la panse, en dehors des tableaux. En haut de chaque sujet, entre deux filets noirs, bande de lotus opposés à des pal> mettes et reliés par des entrelacs (rehauts rouges). Sur chaque côté et en bas, un filet noir. En dessous, zone noire avec trois cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes noires rayonnantes. Le pied noir avec un cercle rouge. Sous la base, marque

en grands traits incisés | | V L,

Terre jaunAtre, surface orangée. Peinture en beau noir lustré. Retouches rouges et blanches. Travail d'incisions soigné. Beau style. Des parties recollées et des repeints dans les cassures, sans restaurations importantes. Haut 0.59.

(Tnv. N 33^4; MN 49). Acquis en 1848. Sans provenance connue.

Vue d'ensemble (côté A) dans notre pi. 67.

F 57. Amphore (panse large, anses trifides, pied plat). — La panse est décorée d'une zone de figures divisée en deux sujets par les ornements. — A. Dispute d'Âjax et d'Ulysse. Deux hoplites se précipitent Tun contre l'autre avec violence et sont maintenus chacun par trois hommes nus qui s'interposent et les saisissent par leurs armes ou à bras-le-corps. L'hoplite de gauche (casque rouge à cimier bas, cuirasse blanche incisée sur une tunique courte à rehauts rouges, cnémides ciselées) lève le bras droit tenant la lance et ramène en arrière le bras gauche passé dans l'armature de son bouclier (courroies blanches, intérieur rouge). Un éphèbe nu (cheveux bouclés incisés), en partie caché parle bouclier de l'adversaire, lui fait face et lève le bras pour arrêter le coup de lance; un autre éphèbe dont la tête est invisible le saisit à bras-le-corps par devant; en arrière, un troisième éphèbe (cheveux bouclés) le retient en saisissant une des courroies internes du bouclier. L'hoplite de droite (casque à cimier bas, cuirasse blanche incisée, tunique courte à bordure incisée, cnémides) se couvre d'un bouclier rond ayant en épisème une grande tête de Gorgone incisée (pourtour rouge et pointillé blanc) ; il est retenu à brasle-corps par un homme nu dont la tête reste invisible et qui est h demi agenouillé; un autre homme barbu, nu (barbe rouge), debout derrière, passe sou bras par-dessus l'épaule du guerrier pour saisir la hampe de sa lance qu'il tient basse; un troisième homme barbu tient le bout de la hampe et se penche sur la main du guerrier pour lui faire lâcher prise. — B, Combat de deux guerriers entre deux femmes (Achille et Memnon?). L'hoplite de gauche barbu (casijue à cimier bas et pointillé rouge, cuirasse ciselée, baudrier i)lanc soutenant Tépée au côté, tunique courte rouge, cnémides h rehauts rouges) darde la lance, la pointe basse, et porte sur le bras gauche un bouclier à échancrure. L'adversaire qui lui fait vis-à-vis (même costume) répète symétriquement la même attitude d'attaque; son bouclier échancré porte comme épisème blanc deux oiseaux volant de chaque côté d'un gros point (pointillé rouge sur le pourtour du bouclier). Derrière chaque combattant, une femme debout, drapée (chairs blanches, tuniques à rehauts rouges et semis de petites rosaces en pointillé blanc, repeints dans la femme de droite).

Noir dans l'embouchure, le plat du rebord clair. Noir sur le rebord extérieur, sur le dessus des anses. Sur chaque côté du col, palmetles opposées entre des lotus très allongés, divisées au centre par une chaînette horizontale composée de petits cercles juxtaposés. El) haut de chaque tableau, bande de godrons noirs. Sous l'ul-

tache de chaque anse, grand motif floral composé de quatre palmeltes opposées d'où partent quatre longs pédoncules dont Textrémité s'épanouit en palmetle. Sous la zone de flgures, quadrillé à gros points noirs entre quatre filets, zone de t>oulons de lotus reliés par des entrelacs et accostés de points, second quadrillé pareil au premier. Près de la base, arêtes rayonnantes. Anneau saillant rouge à l'attache du pied. Le pied noir avec la tranche claire.

Terre jaunAtre, surface orangée. Peinture en noir bien luslré. Retouches blanches et rouges. Travail d'incisions soigné. Quelques repeints dans les blancs. Jlaut. o,4i'

(Inv. Campana, numéro disparu). Trouvé en Ëtrurie et entré en 186:^.

Vue d'ensemble (côté A) dans notre pi. 67.

F ^9. Amphore (même structure). — La panse est décoréi' d'une zone de figures divisée en deux sujets par les ornements. — ii. Hercule rapportant à Enrysthée le sanglier d'Erymanthe.

A gauche, Héraclès barbu, vêtu de la peau de lion qui recouvre sa tête, Tépée au côté, le carquois dans le dos (barbe rouge, double baudrier blanc croisé sur la poitrine pour soutenir le carquois à couvercle ouvert et Tépée à poignée blanche, tunique courte rouge à bordure incisée et ornée d'un pointillé blanc, griffes de la peau de lion en blanc), porte sur son épaule gauche et soutient des deux bras élevés le sanglier qu'il tient la tête en bas (rehauts rouges, défense et dents blanches • et qu'il menace de jeter dans le pithos enterré dans le sol (bordure de points blancs à la base du col). Il a déjà posé le pied gauche sur le bord du vase, d'où sort la tête effarée d'Eurysthée barbu, levant les deux bras et la bouche ouverte comme s'il criait (barbe rouge). Derrière le pithos, Athéné (chairs blanches, casque à haut cimier, égide à écailles et serpents dressés, tunique ornée de quadrillés incisés et de petites rosaces en pointillés blancs), le corps dirigé vers la droite, st* retourne pour regarder la scène ; de la main di*oite, elle tient la lance et de la main gauche un bouclier rond orné d'une grande rosace à pétales blancs et rouges (retouchés). A droite, Hermès barbu (tête refaite, main droite refaite, proportions trop courtesj, un long caducée dans la main gauche, marche vers la déesse (pétase à bord rouge, barbe rouge, chlamyde à bordure rouge et à croix incisées, endromides à ailettes recourbées par devant). — B. Dionysos et le thiase bachique. Dionysos barbu, drapé (barbe rouge, grosse couronne de lierre à feuilles noires et rouges, himation très serré à rehauts rouges, semé de points rouges et de croi.x incisées accostées de points blancs est tourné vers la droite et tient dans chaque main un rameau de vigne feuillu dont l'un retombe à terre, l'autre s'élève en Tairet remplit en partie le champ. Devant lui, Ariane drapée fait un geste de salutation (chairs blanches, tête retouchée, himation à rehauts rouges et à rosaces en pointillé blanc). De chaque côté du couple, un Silène nu danse (barbe et queue rouges), celui de gauche, les deux mains basses et fléchissant les genoux, celui de droite penchant la tête en arrière et levant le pied droit, le torse de face.

Noir dans tout l'intérieur du col, le plat du rebord clair. Noir sur le rebord extérieur, sur le dessus des anses. Sur chaque c<Mé du col, même décor que dans le précédent. Sous l'attoche des anses, motif floral composé d'un grand boulon de lotus, la pointe en bos, d'où parlent quatre longs pédoncules qui s'épanouissent en palmettes. En haut de chaque sujet, bande de godrons noirs et rouges. Sous la zone de personnages, grecque simple entre quatre filets, zone de boulons de lotus reliés par des entrelacs. Près de lu base, arêtes rayonnantes. Anneau saillant rouge à l'attache du

pied noir. Sous la base, marque incisée /\) •

Terre jaunâtre, surface orangée. Peinture en beou noir luslré. Hetouches rouges et blonches. Travail d'incisions soigné. Quelques restou rations dans les figures. Le vase brisé en plusieurs morceaux a été recollé et restauré avec soin. Haut. <i,5i.

(Inv. LP G7; N 3271). Acquis sous Louis-Philippe. Provenance inconnue (probablement Tltalie).

Vue d'ensemble (côlé A) dans notre pi. 67.

F 60. Amphore (même structure). — La panse est décorée d'une zone de figures divisée en deux sujets par les ornements. — A, Hercule ramenant Alceste i?i. Au centre. Héraclès barbu

et nu-lêle (visage retouché, barbe et cheveux rouges, tunique courte à rehauts rouges par-dessus laquelle est posée une cuirasse ciselée à rehauts rouges et à rebord blanc, ornée au col (Func série de gros points rouges) marche vers la gauche, tenant sa massue de la main gauche (distorsion extraordinaire de tout le corps, le torse étant de face, les jambes de profil et vues par derrière, la main gauche disparaissant derrière le corps par suite d'une mauvaise reproduction de Tombre portée <lu modèle). A gauche, Hermès barbu lui fait face tenant le caducée (visage retouché, barbe et cheveux rouges, pétasc, tunique blanche incisée et chlamydri à rehauts rouges, brode- (|uins avec ailette recourbée en avant). A droite, une femme <1 râpée et voilée suit Héraclès, écartant de la main droite un pli de son manteau et tenant de la même main une couronne isans doute Alcesle, rendue à son époux Admète par le héros qui a été la chercher aux Enfers et la ramène sous la conduite d'Hermès, le dieu psychopompe). — B, Femme se balançant, l'Aiora? Au centre, une femme drapée (chairs blanches, cheveux pendants, ceints d'une bandelette rouge, œil indiqué en rouge, bracelet rouge à chaque bras, tunique incisée de svastikas et de grecques et serrée par une ceinture rouge) est assise sur une balançoire formée d'un tabouret à pieds tournés, suspendu à deux cordes auxquelles elle se tient de sa main gauche levée et de son bras droit abaissé. Elle tourne la tète à gauche vers un homme barbu, drapé, étroitement enveloppé dans son himation (barbe et cheveux rouges, petites rosaces blanches et rehauts rouge ssur Thimation) ; devant lui, un tout petit personnage, drapé dans un himation à rehauts rouges, qui représente un enfant, touche des deux mains comme pour Tarréter dans son mouvement le pied de la balançoire, A droite, un autre homme drapé, analogue au premier (barbe louge, bandelette rouge sur les cheveux), lui fait pendant. 'Je ne sais si Ton peut mettre ce curieux tableau en rapport nvec le texte de Pausanias qui, dans la description de la Nekyia peinte à Delphes par Polygnote, montre Phèdre dans les Enfers assise sur une balançoire [X, 29, 3] ou avec la fête at tique de VAiora. Il n'est pas impossible que le symbole soit ancien et que Polygnote ait trouvé des prototypes dans la peinture du vi^ siècle. Mais les détails ne sont pas sullisammont clairs pour préciser cette hypothèse.)

L'intérieur du col noir avec |)eux cercles rouges, le plat du rebord m clair, le rebord extérieur et les anses en noir. Sur cbaque côté du coi, même ornement que dans les précédents. A la base du col, anneau saillant. En haut de chaqHe tableau, bande de godrons noirs et rouges. Sous l'attache des anses, motif floral composé de trois boulons de lotus opposés de chaque côté d'une croix, d'où parlenlquatrc longs pédoncules qui se terminent par une- palmelte. Sous la zone de personnages, entre quatre filets, fleurs de lotus et boutons reliés par des entrelacs. Près de la base, arêtes rayonnantes. Le pied noir, avec un cercle rouge. Sous le pied, en grandes

lettres ronges peintes, marque I^V •

Terre foncée, un peu rosée; surface orangée. Peinture en noir lustré.

Retouches blanches et rouges. Incisions soignées. Beau style assez

particulier. Quelques morceaux recollés, avec des restaurations,

surtout en A. Haut. 0,42.

(Inv. MN 43 ; N 826^). Ancienne collection Canino. Trouvé à Vulci,

vers 1828. Acquis en i848.

Vue d'ensemble (côté B) et détail de A dans notre pi. 68. Cf. deWilte,

yolice d'une CoUeclion de Vases antiques, i843, n» 87.

F 02. Cratère ou Dinos (sans anses et destiné à être placé sur un pied séparé). — Toute la panse du vase est noire. Les sujets sont placés en deux zones sur le pourtour intérieur de l'embouchure et sur le plat du rebord. — I. Dans l'embouchure, File de six bateaux, voguant vers la gauche sur une mer représentée par des flots noirs ondulés et incisés. Chaque J)aleau, avec quelques variantes de détail, présente les mornes dispositions d'ensemble: enavant, une tête de dauphin fendant l'tNUi, au-dessus un tillac élevé, garni sur le côté d'une balustrade ou d'une petite paroi basse quadrillée; un mât central <'l une voile blanche déployée, à demi carguée, retenue par une dizaine de cordages; de vingt à vingt-quatre rameurs dont I

les têtes seules dépassent le plat bord, tenant leurs rames, peintes en blanc, allongées au-dessus de l'eau ; une poupe relevée sur laquelle est assis, face aux rameurs, un pilote qui tient le gouvernail en forme de grandes rames. — H. Sur le rebord, une zone d'une trentaine de petits personnages formant des groupes ou des sujets distincts, sans autre séparation que des femmes ou des hommes drapés qui relient l'un à l'autre ces différents épisodes. 1° Éphèbe drapé assis sur un pliant et faisant face à un Char attelé de quatre chevaux, conduit par un éphèbe nu qui monte dans le char, son bouclier attaché sur le dos, et qui est suivi d'un homme nu marchant et levant la main droite. 2° Personnage drapé (restauré) levant la main gauche. Deux guerriers combattant, femme dra])ée avançant la main droite. 3* Ephèbe drapé assis sur un pliant, Écuyer montant en char, son bouclier attaché sur le dos, et tenant les rênes de quatre chevaux attelés; devant les chevaux, une femme drapée, levant la main gauche, en face d'un éphèbe drapé assis sur un pliant. 4® Entre deux femmes drapées Deux guerriers combattant. 5<^ Homme drapé assis sur un pliant devant un Char à quatre chevaux sur lequel monte un éphèbe nu, son bouclier attaché dans le dos ; il est suivi d'un homme barbu, drapé. 60 Hercule étouffant le lion de Némée : il est barbu, nu, épée au côté, le lion dressé contre lui ; femme drapée élevant la main droite. 7^ Thésée et le Minotaure; le héros imberbe, l'épée à la main, saisit par la tête le Minotaure tombé sur un genou et tenant une pierre dans chaque main, éphèbe drapé avançant la main droite. 8** Ephèbe nu, son bouclier attaché dans le dos, montant sur un Char attelé de quatre chevaux, homme barbu, drapé, avançant la main gauche devant un homme barbu assis sur un pliant. 90 Femme drapée (restaurée). Deux guerriers combattant, femme drapée levant la main gauche.

Sur le rebord extérieur, guirlande de lierre. En haut de l'épaule, godrons noirs et rouges. Le fond du vase porte une zone réservée en clair avec cercle noir central.

Terre rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré. Relouches blanches en 1; retouches rouges en II. Incisions assez soignées. Le vase a beaucoup soufTert; il est recollé en un très grand nombre de morceaux. Les repeints sont fréquents dans les figures. Haut. o,36. Diam. de l'embouchure 0,29.

(Inv. Campana, numéro disparu). Trouvé en Etrurie et entré en i8Êi

Vue d'ensemble dans notre pi. 68. Cf. J. llarrison, Journal hell. studiest 18^1 P- 38.

F 64. Coupe (vasque profonde avec ressaut près du hord, anses horizontales minces, pied court). — Un sujet dans l'intérieur et une zone circulaire sur le rehord extérieur, divisée en deux sujets par les attaches d'ansts. -- Int. il. Miké ou Iris volant. La déesse a deux ailes d'oiseau déployées ; elle court vers la droite dans l'attitude agenouillée, levant le bras gauche (restaurations et incisions refaites dans le buste, les bras, les ailes; pas de trace de blanc sur les chairs, tunique courte à rehauts rouges, ailettes recourbées en avant aux pieds). — Rev. D, Course à pied. Dix hommes nus (cheveux rouges) courent à la file vers la droite, levant le bras gauche; un seul, le sixième, est barbu (barbe rouge). — Rev. C. Course de quatre cavaliers. Quatre éphèbes à cheval galopent à la file vers la gauche (crinières des chevaux rouges) ; le dernier est suivi d'un oLseau volant (rehauts rouges).

L'intérieur noir, sauf le centre réservé pourlc sujet, qui est encadré d'une zone circiilaire de godrons noirs et rouges. Au-dessus des godrons, zone de pointillé noir entre six cercles. La partie supérieure des revers en clair, divisée en deux zones par le ressaut de l'argile souligné d'un trait noir. Noir sur le bas des revers avec un cercle réservé en clair et rehaussé de quatre filets noirs. Le dessous du- pied porte un cercle noir, et le point dattache sur le tour est resté sous forme d'appendice en queue pointue.

Terre un peu rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges. Incisions rapides. Les recollages sont nombreux et les figures ont subi d'assez fortes restaurations. Haut. o,i^5. Diam. 0,26; avec les anses 0,35.

(Inv. Campana 634). Trouvé en Étrurie et entré en i863

Détail de £ publié dans notre pl.ôè.

SALLE F

F 61>. Coupe (même structure). — Un sujet dans Tinlérieur et une zone circulaire sur le rebord extérieur, divisée en deux par les attaches d'anses. — Int. A. Sphinx accroupi, retournant la tête et levant la patte grauche de devant (rehaut rouge sur Taile, peut-être du blanc efTacé sur le visage, collier indiqué au cou par deux traits incisés). -^ Rev. B, Combat de six hoplites. Ils sont groupés deux par deux, le corps nu, dardant leur lance et se couvrant de leur bouclier (le dernier à gauche très restaure, casques à timbre rouge et cimier haut, boucliers ronds, ceux dont on voit l'intérieur en rouge, les trois autres noirs avec des épisèmes effacés) . — Rev. C. Course de quatre cavaliers. Ils galopent vers la gauche, le premier imberbe, les autres barbus (le deuxième avec barbe et cheveux rouges) ; ils sont vêtus d'une courte tunique et tiennent de la main droite une lance (rehauts rouges sur le col et le corps des chevaux).

Même décor et mêaies détails que dans le précédent.

Terre jaune un peu foncée, surface orangée. Peinture en noir lustré.

Retouches rouges. Quelques recollages et restaurations. Haut.

o,i3. Diaro. o,35; avec les anses 0,82.

(Inv. Campana 6i3). Même provenance.

Vue d'ensemble (côté C) dans notre pi. 68.

F 66. Coupe (même structure). — Un sujet dans l'intérieur seulement. — Homme barbu courant, dans l'attitude agenouillée, le bras gauche levé (barbe et cheveux rouges, tunique courte finement incisée, himation court à rehauts rouges et à bordure incisée). Tout autour, dans le champ, inscription peinte en lettres noires dont plusieurs sont effacées et quelques-unes restaurées : APBIMAPOM (rétrograde, les trois dernières lettres dans une cassure restaurée), ..Qî/^/^ EO . M (rétrograde), OBMI OWKKB et près delà tùte du personnage TA. Le premier mot semble désigner un nom propre comme 'AX£Ç(')jjLa(y)o;, avec un mélange de lettres altiques et corinthiennes. Chaque rebord extérieur porte aussi une inscription peinte en lettres noires :

1*^ KAA OE/^Î TOnOTBP$0/^KAV, x«Xc;(v)Ivi t6 Tcoirîpiov

zaX(ôv) ; 2° le mot K AV (xaXdv) neuf fois répété, mais résultant en majeure partie d'une restauration; on ne compte guère que six ou sept lettres bonnes.

Même décor que dans les vases précédents avec quelques variantes. La zone de godrons est comprise entre deux zones de pointillés noirs. Le dessous du pied ne porte ni cercle noir, ni queue pointue.

Terre rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges. Incisions .soignées. Recollages nombreux; mais les restaurations intéressent plus les rebords et les revers, que le sujet central. Haut. 0,11. Diam. 0,20; avec les anses o,25.

(Inv. Campana SSg). Trouvé en Élrurie et entré en i863. L'iulérieur publié dons notre pi. 68. '

F 67. Coupe (structure analogue, un peu plus ventrue). — Un sujet dans l'intérieur; sur le rebord extérieur, une zone circulaire divisée en deux sujets par les attaches d'anses. — Int. A. Combat d'Hercule et de Nessos. Hercule, tenant la massue de la main droite (barbe et cheveux rouges, le corps nu), marche vers la droite et saisit par la tête le Centaure |)lacé en arrière-plan derrière lui ; celui-ci, marchant dans le même sens, paraît s'affaisser sur les jambes de devant fléchissantes et retourne la tète (grande barbe et cheveux rouges, rehauts rouges sur le corps) ; du bras droit, il paraît s'accrocher à l'épaule droite d'Hercule, sa main gauche pend vers le sol comme pour y chercher un point d'appui. — Rev. B. Lutte daus la palestre. Trois groupes de lutteurs nus, barbus (barbe et cheveux rouges), les mains recouvertes des courroies du coste, luttent à coups de poing; ils sont séparés les uns des autres par quatre juges de combat, symétriquement disposés, deux de chaque côté du groupe central, penchés et appuyés sur un bâton (barbes et cheveux rouges, himation rouge roulé on écharpe par-dessus la tunique dont la partie inférieure est blanche), les deux autres à chaque extrémité, celui de gauche avançant la main gauche (restauré), celui de droite courbé et

appuyé sur un bâton (barbe et cheveux rouges, himation et tunique blanche dans le bas). — Rev. C Course à cheval. Cinq éphèbes nus (cheveux rouges), montés sur des chevaux (le premier, le troisième et le cinquième à rehauts rouges sur le col et le corps, les deux autres blancs à crinière rouge), galopent vers la gauche (des repeints dans les deux premiers cavaliers et dans le dernier). — Z>* Sous une des anses, Lion accroupi retournant la tête (repeint; la queue maladroitement refaite rejoint la main du juge de combat du revers B et paraît faire partie de ce sujet).

Intérieur noir, avec trait rouge ou réserve près de l'embouchure (repeint en jaune). Le sujet central est encadré par une zone de larges godrons noirs et rouges enlre cinq cercles noirs. Sur le rebord extérieur, entre deux filets noirs, guirlande de lierre accostée de points (interrompue à l'endroit des anses). Sous les personnage.s des revers, zone de pointillé entre six fllets noirs, zone de godrons noirs et rouges, autre zone de pointillé entre six filets. Près de la base, arêles noires rayonnantes et large cercle rouge. Le pied noir Sous la base, et dans l'inlérieur du pied, deux cercles noirs.

Terre jaune un peu foncée, surface orangée. Peinture en noir lustré, tourné au rouge dans une partie du sujet intérieur. Relouches rouges et blanches. Incisions sobres, assez soignées. Style un peu lourd et trapu. Nombreuses cassures recollées et restaurées avec quelques repeints dans les personnages. Haut. 0,14* Diam. o,235; avec les anses, o,32.

(Inv, Campana 610). Trouvé en Etrurie et entré en ]8C3.

Vue d'ensemble (côté B) et détail de A dans notre pi. 68.

F 68. Coupe (structure analogue, la vasque plus évasée, le pied plus haut avec base plus large et légèrement concave). — Un sujet dans l'intérieur seulement. — Dénicheur d'oiseaux. Au centre, un homme barbu, dans l'attitude de la course, les deux bras levés (devant de la chevelure et barbe rouges, tunique rouge en pagne roulée autour des reins, technique au trait réservé et non incisé). De chaque côté de lui, s'étendent deux troncs d'arbres qui, par la perspective conventionnelle, paraissent couchés à plat et dont la ramure feuillue remplit presque tout l'intérieur de la vasque, mais qu'il faut se représenter debout devant l'homme qui fait le geste d'y grimper en s'accrochant aux branches. Au sommet fourchu de l'arbre de droite, est perché un oiseau (corneille? parties réservées et rehaut rouge sur le corps). A la fourche de l'autre arbre, est posé un nid d'oiseau, représenté par une sorte de treillis d'où sortent quatre petites têtes d'oiseaux piaulant, le bec ouvert, vers la mère qui accourt à tire-d'ailes, apportant dans son bec une grosse mouche (parties réservées et rehauts rouges sur les ailes). Sur le tronc, près du nid et un peu eu dessous, rampe un serpent enroulé deux fois sur lui-même, prêt à menacer la couvée. Un peu plus loin, sur une branche, est posée une grosse cigale. Tout ce petit tableau champêtre forme un sujet des plus rares et des plus curieux.

Tout l'intérieur, en clair, est occupé par le sujet; le rebord noir avec cercle réservé en clair sur la lèvre de la vasque. Sur le rebord extérieur, enlre deux cercles, guirlande de lierre faisant tout le tour. A la bauteur des anses noires, zone claire. En dessous, le reste noir, sauf un cercle réservé en clair. Le pied noir. Sous la base, dans finlérieur du pied, reste de l'attacbe sur le tour en forme de queue pointue (brisée au bout).

t Terre rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retoucbes rouges. Pas d'incisions; les détails indiqués par des traits réservés (survivance de la technique ionienne). Quelques cassures recollées; pas de restauration importante. Haut. o,i5. Diam. o,235; avec les anses, o,3o.

(Inv. Campana 6a3). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Détail de l'intérieur dans notre pi. 68. Signalé par Klein, Euphronios p. i38, note.

F 69. Petit Cyathos, signé par Théozotos (ouverture évasée, une grande anse verticale surplombant Tembouchure, pied court). — Une zone circulaire de figures sur la panse. — Berger menant son troupeau. Un homme barbu, tenant de la main droite une lance, de l'autre un fouet à double lanière qu'il brandit (barbe et cheveux rouges, courte tunique, chlamyde sur les épaules), marche vers la droite, poussant devant lui un troupeau de quatorze chèvres, escortées de deux chiens. Les

attitudes sont ingénieusement varices^ les unes retournant la tôte, d'autres paissant, marchant (quatre chèvres et un chevreau ont le corps blanc, les autres en noir avec rehauts rouges). Un des chiens marche en arrière-plan près de la troisième chèvre ; l'autre jappe en levant la tête, derrière son maître. Au-dessus du troupeau, dans le champ, inscription peinte en lettres noires : OEOIOTO» et plus loin MEPOEJEH, B£Ô;oto(ç) {X£7:o(i)eaEv.

Tout l'intérieur noir, avec cercle rouge près du rebord. L'anse noire, avec décor en damier noir et rouge (réservé en clair), à l'attache avec la panse. Sur le rebord extérieur, zone de godrons allongés, noirs et rouges. Sur le haut de l'épaule, zone de fleurs et boutons de lotus, la pointe en bas, reliés par des entrelacs (rehauts rouges). Au-dessus de la zone do figures, un cercle noir. En^ dessous, zone de godrons noirs et rouges entre six cercles noirs Près de la base, arêtes rayonnantes. Anneau saillant rouge à l'attache du pied, qui est noir avec deux cercles rouges. Sous le fond du pied, plusieurs cercles concentriques noirs et bouton saillant noir, marquant l'attache sur le tour.

Terre jaune, surface orangée. Peinture en beau noir lustré. Retouches blanches et rouges. Incisions Unes et détaillées. Beau style. Plusieurs cassures recollées, mais sans restaurations. Haut. 0,10; avec l'anse, o,i45.

(Inv. MNB 1689). Anciennes collections Durand, Paravey. Trouvé en i83i, à Vulci, et acquis en 1879.

Publié par Lenormant et de Wil te, ÉUle des mon. céramogr.^ III, pi. 84 ; Benndorf, Wiener Vorlegeblâller, 1888, pi. 1, n«» gel 10. Cf. de Witte, Coll. Durand^ n» 884; Co//. Paravey,, n» a3; Klein. Meislertignalaren^ p. 3o; Krelschmer, Vaseninschriflen^ p. 53.

F 70. Petit Skyphos (deux anses verticales à mi-hauteur de la panse, embouchure ronde, panse ovoïde, pied court et plat). — Une zone de figures autour de la panse, divisée en deux sujets par les anses. — A. Apprêts du concoars musical. Au centre, une femme drapée (chairs blanches, bandelette rouge et feuillages rouges dans les cheveux, collier au cou, tunique à rehaut rouge, semée de rosaces rouges à pointillé blanc et de croix incisées), tient un rameau feuillu de la main gauche abaissée et tend de la main droite une cithare (sept cordes, lien de suspension) à un éphèbe nu qui s'avance vers elle et saisit un montant de la cithare avec sa main droite ; de la gauche, il tient une grosse couronne (grosse couronne (le feuillages rouges sur les cheveux, rehauts rouges sur les seins). A gauche, derrière la femme, un autre éphèbe nu (môme couronne) s'avance les deux mains avancées. — B. Libation en l'honneur de la victoire. Au centre, une femme drapée (chairs blanches, bandelette rouge sur les cheveux, collier au cou, tunique à rehaut rouge avec rosaces en pointillé blanc et en gros points rouges, avec bande verticale en postes incisées) tient de la main gauche une couronne et présente de la main droite une coupe à un éphèbe drapé (cheveux rouges, chlamyde à franges avec rehauts rouges et rosaces en pointillé blanc), qui verse dedans le contenu d'une œnochoé (liquide en filets rouges). A gauche, derrière la femme, un homme barbu, nu (grosse couronne incisée sur les cheveux), s'avance, levant la main gauche et tenant de la main droite un rameau feuillu.

Noir dans tout l'inlérieur, sur le rebord extérieur et le dessus des

anses. Un cercle noir en dessus et en dessous de la zone de

figures. Tout le bas de la panse et le pied en noir. Le dessous du

pied noir avec centre réservé en clair.

Terre jaune, surface orangée. Peinture en très beau noir lustré.

Belouches roui;;es et blanches. Incisions Unes cl détaillées. Beau

style. Bon étal de conservation. Haut. 0,11.

(Inv. MNB 1686). Anciennes colleclions Canino, Paravey. Trouvé a

Vulci entre 1828 et 1837; acquis en 1879.

Vue d'ensemble (côté A) et détail de B dans notre pi. 69. Cf. de

Wilte, Description d* une collection de vases {Can'ino), 1887, n» 102;

Collect. Paravey^ n« 9 (où le sujet est interprété comme une scène

des Kissotomies, fête de Phliunte).

F 71. Lécythe (panse trapue, épaule en pente, col court, anse plate, base assez large). — Un sujet placé sur le devant (ie la panse. — Artémis Persique entre deux éphôbes drapés. Au centre, la déesse ailée (chairs blanches, ailes recoquillées, tunique rouge à bande verticale noire pointillée) tourne la tête

à gauche et tient suspendu de chaque main par une patte un lion qui retourne la tête en rugissant (rehauts rouges). De chaque côté, un éphèbe drapé, tenant une lance, regarde la scène (cheveux rouges, himation rouge sur tunique noire).

Noir dans l'embouchure, sur le haut du col et l'anse. Anneau saillant rouge à la base du col. Sur l'épaule, zone noire et, en dessous, zone de boutons et fleurs de lolus (rehauts rou$»es) reliés par des entrelacs. Le sujet est encadré de chaque côté par une bande verticale de grecque sommaire entre quatre traits noirs, en bas, par un filet noir. Tout le bas de la panse en noir avec un cercle rouge. Le pied noir.

Terre jaunâtre, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions assez soignées. Des recollages et quelques repeints dans l'épaule, le col et l'anse. Haut. o,i5.

(Inv. Campana 34ii). Trouvé en Etrurie el entré en i863.

Vue d'ensemble dans notre pi. 69.

F 72. Conpe (vasque profonde, anses horizontales assez élancées, pied trtïs haut sur base plate et concave). — Zone circulaire de petites figures sur le pourtour extérieur, divisée en deux sujets par les anses. — A. Combat d'hoplites et de cavaliers. Quatre cavaliers combattent quatre hoplites, mais la composition est conçue de façon à introduire un peu de variété dans cette donnée simple. A gauche, un cavalier galopant vers la droite (casque à cimier bas et rouge, tunique blanche, crinière du cheval rouge) se couvre d'un petit bouclier (rouge avec pointillé blanc) et darde sa lance contre un hoplite quilui fait face (même casque, corps nu, cnémides), se couvrant d'un bouclier vu de profil et dardant la lance. Derrière le cavalier, accourt un hoplite (restauré, même casque, cnémides' dont le bouclier porte un épisème (une protome de lion qui se dresse et rugit). Au centre, un cavalier barbu (pas de casque visible, tunique courte) galope vers la gauche el tire de Tare. A droite, deux groupes répètent le motif de Thoplite fai.sant face à un cavalier qui le charge (un des hoplites a un casque rouge, une protome de serpent dressé sur son bouclier; Tautre, levant les deux bras, est en grande partie rest4ïuré et maladroitement privé de ses armes; les cavaliers imberbes portent une courte tunique dont une blanche, rehauts rouges sur tous les chevaux). Le champ est semé de dix-sept inscriptions peintes en petites lettres noires qui ne donnent pas de sens. On distingue à plusieurs reprises EPOI . . (début de â::oΣa£v ?). — B. Même sujet. Composition analogue. A gauche, un éphèbe cavalier menace de sa lance un hoplite qui fuit à droite, se retournant et dardant sa lance derrière son bouclier (restaurations). Second groupe de cavalier (tunique blanche) menaçant de sa lance un hoplite (très restauré), dont le bouclier blanc porte un serpent dressé en épisème. Il est suivi d'un cavalier (tunique blanche, tète du cheval refaite) que poursuit un hoplite (casque à cimier rouge, bouclier rouge). Derrière l'hoplite accourt un cavalier, la lance haute (tunique courte). A dix)ite, la scène se termine par deux hoplites à pied combattant; le premier tombe sur un genou et se retourne pour donner un coup de lance en se couvrant de son bouclier; le second (très restauré) darde la lance haute et se couvre d'un bouclier rouge. Le champ est également rempli de vingt et une petites inscriptions en lettres noires où l'on distingue surtout le mot EPOIE . . plus ou moins défiguré.

Tout l'intérieur noir, sauf un centre réservé en clair avec deux cercles noirs; le rebord en clair. Tout le revers noir, sauf une zone étroite réservée en clair à la hauteur des anses pour les figures, el un cercle réservé en clair un peu plus bas. Noir sur le dessus des anses. Anneau saillant rouge à l'attache du pied, qui est noir avec tranche en clair.

Terre jaune un peu foncé, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions assez rapides. Style soigné dans des figures très petites (hautes d'environ o,oV- Grand nombre de cassures, dont les recollages ont nécessité des repeints et des restaurations assez nombreuses dans les ligures. Haut. o,2u. Diam. 0,29; avec les anses, 0,39.

(Tnv. N 3i84, MN .«ii». Trouvé en Italie. Acquis en 1848.

Vue d'ensemble publiée dans notre pi. 69.

SALLE F

F 7o. Coupe (même structure, pied moins haut). — Une zone circulaire de petites figures sur le pourtour extérieur, divisée en deux sujets par les anses. — A, Combat d'hoplites et de cayaliers. Au centre, deux hoplites se font face, dardant la lance, portant le bouclier rond (chez celui de gauche, casque à cimier haut, cuirasse blanche incisée et ciselée sur une tunique courte, rouge et frangée, bouclier rouge à armature intérieure; chez celui de droite, casque à cimier bas en aigrette blanche, cuirasse à rehauts rouges sur tunique courte frangée, bouclier rouge à épisème blanc en rosace). A gauche, un éphèbe à cheval (bonnet conique, tunique blanche incisée, rehauts rouges sur le cheval) tient une lance et galope à la rencontre d'un hoplite courant vers la gauche, la lance haute, couvert d'un bouclier rond portant en épisème un coq blanc à crête rouge (casque à cimier haut, cuirasse à rehaut rouge sur tunique frangée). A droite, un éphèbe à cheval (bonnet blanc, tunique rouge) poursuit au galop un hoplite qui s'enfuit vers la droite, se retournant et dardant sa lance (casque à cimier bas, cuirasse sur tunique à franges, bouclierà rebord rouge etépisème blanc en forme d'abeille). — B. Dionysos et le thiase bachique. Au centre, Dionysos barbu (couronne de lierre, tunique blanche incisée et himation rouge à franges) tient un kéras et fait face à Ariane drapée, voilée, tenant une couronne de la main droite (chairs blanches, œil rouge, boucle d'oreille, tunique à pointillé incisé, himation rouge en voile sur la tête). A gauche, derrière le dieu, s'avance une Ménade dansant (chairs blanches, tunique à pointillé incisé et à rehauts rouges), suivie d'un Silène barbu, nu et ithyphallique (rehauts rouges sur cheveux, barbe, poitrine) qui danse aussi ; derrière lui, une deuxième Ménade dansant (mêmes détails). A droite, derrière Ariane, un autre Silène dansant (mêmes détails), une Ménade courant (mêmes détails et couronne de feuillage sur la tête), un troisième Silène levant la tête et fléchissant les genoux (mêmes détails).

Même décor que dons le précédent.

Même technique, et probablement même fabrique. Très beau noir lustré avec restauration dans l'intérieur et au centre. Retouches rouges et blanches. Incisions fines et très détaillées. Reau style; exécution très adroite de personnages minuscules, mesurant environ o,o3 de haut. Quelques recollages bien faits, sans restaurations dans les ligures. Haut o,i45. Diaro. o,25, avec les anses, o,3a.

(Inv. MNR i684)- Anciennes collections Canino, Reugnot, Paravey. Trouvé entre 1828 et 1887 en Elrurie. Acquis en 1879.

Vue d'ensemble dans notre pi. 69. Cf. de Witte, Description d'une coll. de vases (Canino), 1887, n« ^i ; Coll. Deugnol, n» 21 ; Coll. Paravey ^ n<'7.

F 77. Goape (même structure, pied assez haut). — Une zone circulaire de petites figures sur le pourtour extérieur, divisée en deux sujets par les anses. — A. Labourage et ensemencement. A gauche, devant un éphèbe drapé (refait sauf la tête à cheveux rouges), un homme nu courbé porte sur ses épaules un fardeau (disparu) qu'il tient des deux mains. Derrière lui, un homme barbu, nu, pioche la terre. Au centre, un éphèbe nu, penché, appuie d'une main sur le soc d'une charrue (forme de bois recourbé, lié par des cordes) et, de la main gauche, agite un fouet à lanière double pour faire avancer les deux bœufs attelés à la charrue (rehauts rouges). Devant les bœufs, marche à «grands pas un homme nu, retournant la tête (cheveux rouges) et levant le bras gauche. Devant lui, un éphèbe nu (cheveux rouges) porte suspendu au bras droit un panier pour les graines vi parait tenir, dans son poing gauche fermé, la poignée de semences qu'il va jeter dans le sillon. Derrière lui, un âne s'éloifj^ne vers la droite (très restauré). — B. Transport des grains et labourage. A gauche, devant un éphèbe drapé s'appuyant sur un bâton, un éphèbe drapé dans une chlamyde rouge s'éloigne vers la droite, retournant la tête en tenant laiguillon muni de deux glands qui lui sert de fouet. Devant lui, un petit baquet chargé de deux grandes amphores coiffées de leur couvercle, la base enfoncée dans des espèces de sacs (indiqués en rouge), que traînent deux mules (col rouge). Sur le baquet, derrière les vases, on aperçoit la tête d'un autre conducteur qui .se penche pour toucher les mules de son aiguillon. Devant la

voiture, marche un homme nu, retournant la tête et levant le bras gauche (cheveux rouges) ; un homme drapé vient à sa rencontre (cheveux rouges). A droite, un laboureur dans la même attitude que celui de l'autre sujet (barbe et cheveux rouges); la charrue est attelée de deux mules (rehauts rouges).

Même décor que dans les précédents.

Terre un peu plus rosée, surrace orangée. Peinture en noir lustré. Retouches roujçes. Incisions sobres et assez soignées. Moins beau style dans un sujet beaucoup plus rare et plus intéressant. Plusieurs cassures loigneusement recouvertes et repeintes. Haut. o,i5. Diam. 0,21 ; avec les anses, o,3o.

(Inv. Campana 63o). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Publié par O. Jahn, Leipziger Berichle^ 1867, p. 78, pi. 1, n* a; Baumeister, Denkmûler des klass. Allerlhams^ I, pi. 1, n<* i3a et b ; Duruy, Hisl. des Grecs^ I, p. 307 et 373. Cf. Froehner, Musées de France, p. ^b.

F 83. Coupe (même structure, parois minces, bout des anses plus pointu). — Un sujet dans l'intérieur seulement.

— Thésée tuant le Minotanre. Thésée imberbe et drapé (chevelure rouge, tunique courte rouge à bordures noires incisées sur laquelle est passée une peau de bête tachetée de blanc) tient de la main droite son épée et saisit de la main gauche le mufle du Minotaure qui, lui tournant le dos, dans l'attitude agenouillée (torse rouge), lève la tête droite en l'air et essaie avec la main gauche de se débarrasser de cette étreinte; de la main droite basse, il tient une pierre (indiquée en rouge). — Sur chaque revers extérieur, l'inscription peinte en lettres noires XAIPE : KAIPIEIEY (/.«Tpe xal tcUi su).

Tout l'intérieur noir, sauf le sujet central, encadré par une zone de godrons noirs et rouges, entre cinq filets noirs. Le pourtour extérieur en clair jusqu'à la hauteur des anses; Il est divisé en deux zones par un ressaut de l'argile que souligne un filet noir. Le bas de la vasque en noir, sauf un cercle réservé en clair. Près de l'attache des anses, dont le dessus est noir, une petite palmette droite portée par un pédoncule (rehauts rouges). Le pied noir avec tranche en clair.

Terre jaunâtre. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions assez soignées. Bon état de conservation; une restauration au rebord. Haut. o,i3. Diam 0,19; avec les anses, 0,25.

(Inv. Campana 636). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Détail de A dans notre pi. 69. Sur ia formule inscrite, cf. Kretscbmer, Vaseninschriflen, p. 82.

F 84. Petite Gonpe (même structure). — Un sujet dans l'intérieur seulement. — Cerf paissant (ou blessé?). L'animal, dont le corps est vu de profil vers la droite, tourne la tête en arrière et l'allonge vers la terre, comme s'il s'afTaissait. De grands bois (indiqués en blanc) dominent la tête (col rouge, bout du museau et queue en blanc).

Même décor que dans le précédent. Pas de palmettes à l'attache des anses. Dans l'intérieur six filets noirs au lieu de cinq.

Terre jaunâtre, un peu rosée. Môme technique. Bon état de conservation. Haut 0,11. Diam. o,i4 ; avec les anses, 0,21.

(Inv. Campana 325i). Même provenance.

Détail de A dans notre pi. 69.

F 86. Coupe signée par Tiéson (structure analogue, vasque profonde à parois plus minces, bout des anses plus pointu, pied haut sur base large et un peu concave). — Un sujet en petites figures sur chaque côté du pourtour extérieur. — A, Bélier marchant à droite (rehauts rouges, corne en blanc).

— B. Même sujet. Sous chaque sujet, inscription peinte en lettres noires : TUEÎONHONEAPXOEPOIE^EN (TX^V^v 6 Neâpy^o (u) lizoUatv),

Tout l'intérieur noir, sauf le centre en clair avec un cercle noir ; cercle réservé en clair sur le haut du rebord intérieur. Le pourtour extérieur en clair jusqu'à la hauteur des anses et dfvisé en deu.x zones par un ressaut de l'argile que souligne un filet noir. Le bas de la vasque en noir, sauf un cercle réservé en clair. Aux attaches de chaque anse, une palmette droite portée par un pédoncule (rehaut rouge). Le pied noir avec tranche en clair.

Terre jaunâtre foncé, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions sobres (refaites dans le sujet B). Restauration aux attaches d'une anse. Le pied a été réuni à la vasque par une tige et un écrou de métal. Haut. 0,19. Diam. 0,26 ; avec les anses, 0,34.

(Inv. Campana 618). Trouvé en Élrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble dans notre pi. 6g. Cf. Klein, Meislersignaltiren, p. 78,

F 87. Coupe signée par Hermogénès (même structure). — Un sujet en petites figures sur chaque côté du pourtour extérieur. — A, Baste de femme, vu'jusqu'aux épaules, tourné à jjauchc (bandelette rouge sur les cheveux pendants et réunis en queue par un lien serré, boucle d'oreille et collier, haut de la tunique rouge). — B. Môme sujet fmêmes détails, sauf le haut de la queue de cheveux remontée et passée sous la bandelette des cheveux). Sous chaque sujet, inscription peinte en petites lettres noires : HEPN^OAENEiEPOIE^E/^EME

('Il6p{JLOY6V£Ç £7:o'£7£V IulÉ).

Même décor (au centre restauré un gros point noir au lieu d'un cercle).

Terre foncée un peu rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges. Incisions rares. Toute la figure est exécutée au Irait noir sur le fond d'argile ; il n'y a d'incisions que quelques traits dans les cheveux, pour exprimer les liens, et sur les' palmettes. Cassures assez nombreuses, soigneusement recollées et restaurées; une anse refaite, le pied réuni à la vasque par une restauration. Haut. o,i4- Diam. o,ao: avec les anses, 0,266.

(Inv. N 3267 ; LP 2!ti5}. Anciennes collections Canino, Dubois. Acquis sous le règne de Louis-Philippe. Trouvé à Vulci vers 1828-29.

Vue d'ensemble dans notre pi. 69. Cf. Nolice d'une collect. de cases, 1843, n" 253; Klein, Meislersignatareriy p. 83, n'io.

F 90. Grande Coupe (même structure). — Un sujet en petites figures sur chaque côté du pourtour extérieur. — A. Apprêts d'an combat de coqs. Deux hommes nus, un genou en terre, l'un imberhe, l'autre barbu (barbe et cheveux rouges), se font face et tiennent chacun un grand coq de combat (traces do blanc effacé sur le corps, crêtes rouges). — D. Même snjet (les deux hommes sont barbus). Une inscription, peinte en lettres noires, dénuée de sens, est placée sous chaque sujet. Sous le sujet A : E+ . CkTF+E+QF+E+Ph+PE+E. Sous

le sujet B: pVE+EVAKKPE+F+EK-f F+E+PK+EVA .

Môme décor (le centre restauré avec un écrou rond de métal).

Même terre, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouj^es et bUnnches. Incisions rapides. Très grand nombre de cassures recollées. Restauration rattachant le pied à la vasque. Haut. 0,175. Diam. o,3o; avec les anses, 0,^10.

(\nv. N3i94; MN 55). Trouvé en Italie. Acquis en 18^8.

Vue d'ensemble dans notre pi. 70.

F 91. Coupe fmême structure). Un sujet en petites figures sur chaque côté du pourtour extérieur. — A. Hercnle et le lion de Némée. Le héros barbu, le corps nu (manche de tunique indiquée par une incision, barbe et cheveux rouges), tient par la patte de devant le lion dressé qui retourne la tête en arrière (restauré, crinière rouge). De chaque côté, un éphèbe drapé, appuyé sur une lance (chevelures rouges, rouge sur Thimation de gauche, rouge sur la tunique de droite). — B. Même sujet. Le héros est imberbe (sans doute par confusion avec Thésée) ; son bras gauche est passé autour du col du lion et Tétreint fortement (spectateur de gauche restauré, l'autre avec himalion rouge). — Sous chaque sujet, une inscription peinte en petites lettres noires, dénuée de sens. Sous le sujet A :

nnHO/^y^nVPA^A^A'. Sous le sujet B : A/QUOFPFD AVVOA^+AYA^.

Même décor (le centre en clair, restauré). Pas de palmettes aux attaches d'anses.

Même terre, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges. Incisions fines. Plusieurs cassures soigneusement dissimulées. Quelques repeints dans les figures. Haut. o,i3. Diam. o,ao; a%'cc les anses, 0,36.

(Inv. N 3333: MN 1^6). Trouvé en Italie. Acquis en i85o.

Détail de A dans notre pi. 70.

F 02. Coupe fmême structure). — Un sujet en petites figures sur chaque côté du pourtour extérieur. — A, Deux C0C[8 et une poule. Les deux coqs se font face (crêtes rouges, rehauts de rouge violacé sur les plumes), la poule en arrière-plan, I

tournée à gauche. — B, Même sujet. La poule est placée devant le coq de gauche (mêmes détails). — Sous chaque sujet, inscription peinte en petites lettres noires, dénuée de sens. Sous le sujet A : RHEYArOIETH . Sous le sujet B :

AAPTEU+E/viA^oU .

Même décor, avec cercle noir dans le centre, palmettes aux attaches d'anses.

Même terre, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouche4 rouges. Incisions très fines. Beau style. Plusieurs cassures soi^ieiisement dissimulées, mais sans restaurations nuisibles dans le:^ figures. Haut. 0,175. Diam. o,33; avec les anses, o,33.

(Inv. N 3190; MN 58). Trouvé en Italie. Acquis en 1848.

Détail de A dans notre pi. 70.

F 00. Amphore non signée, du type de NicoBthènes

(base plate dont l'attache inférieure est décorée d'un Gorgoneion peint et de deux têtes de serpent en relief). — La panse est décorée d'une zone circulaire qui comprend deux sujets. —

A, Réunion d'hommes. Au centre, sur un pliant recouvert d'un coussin rouge, estassis un homme barbu, drapé tdieu ? roi? , s'appuyant de la main gauche sur un sceptre (chevelure longue rouge, barbe rouge, longue tunique blanche, himation constellé de fines rosaces à centre rouge et pointillé blanc. Vers lui, à droite, s'avancent deux hommes barbus, drapés, la main droite avancée (cheveux et barbe rouges, têtes restaurées, tunique constellée des mêmes rosaces et himation rouge pour l'un, tunique rouge et himation à rosaces pour l'autre . A gauche, s'avancent deux hommes drapés semblables, dans la même attitude et le même costume (têtes restaurées^ —

B. Départ du cavalier. Au centre, un éphèbe (chevelure rouge pendante et serrée au bout par un lien, tunique courte à bordure incisée) lient les rênes du cheval qu'il monte et se penche en arrière comme pour le retenir. A droite, devant le cheval, s'avance un personnage imberbe, drapé, dans le même costume que les précédents (tunique à rosaces, himation rouge), suivi d'un homme drapé (tête restaurée, himation en partie rouge et en partie constellé de rosaces). A gauche, par derrière, un homme drapé fait un geste d'adieu (tuniquo rouge, himation à rosaces) ; il est suivi d'un autre homme drapé (tête restaurée, himation en partie rouge et en partie constellé).

L'embouchure noire. Sur le plat du rebord, zone de boutons de lotus (rehauts rouges) reliés par des entrelacs. Le rebord extérieur rouirt-, divisé par une rainure. Sur le plat des anses, branche verticale de feuilles de lierre accostées de pointillés noirs formant les baies. En bas, cette branche aboutit à une tête de Gorgone vue de face, tirant la langue, le nez en spirale (cheveux rouges, barbe noire et rougo, langue rouge, dents blanches, yeur blancs à prunelle rouge et noire); de chaque côté du Gorgoneion, ae dresse le cou et la lélt* plate d'un serpent en relief (écailles et yeux dessinés au trait noir). Près de chaque tôte de serpent est peint dans le champ, sur la panse, un lézard, les pattes écartées. A la partie supérieure. I ans*.s'attache au rebord du vase par une saillie imitant un rivet métalliquc dont la tête est décorée d'une rosace à pétales noirs. Le col noir se termine à la base par un anneau saillant. En haut de la panse, au-dessus de chaque sujet, fine bande de palmettes opposées (rehauts rouges et pointillés blancs), reliées par des entrelacs t-t accostées de petites feuilles noires. Sous la zone de personnage^, trois cercles noirs, une large zone noire avec deux cercles rouges. Près de la base, enlre six cercles noirs, une zone de boutons dt' lotus blancs, accostés de feuilles noires et alternant avec des pal* mettes (rehauts rouges et pointillés blancs): en dessous, le» arèles noires rayonnantes. Le pied noir, avec anneau saillant à lallacbc et rebord rouge divisé par une rainure. Sous le pied, une marque de fabrique incisée^T^.

Terre jaunâtre, surface orangée. Peinture en noir bien lustré. Retouches rouges et blanches abondantes. Incisions très soignées. Très belle exécution. Grande finesse dans les détails. Plusieurs morceaux recollés et quelques restaurations. Haut. 0,275.

(Inv. Campana 571). Même provenance.

Publié par de Witte, Étude sur les vases peints de ta collection Campana, p. 70 (Extrait de la Gazette des Beaux-Arts, i862-65) ; par E. Pottier, Bull, de Corr. HelL, iSqX p. 439-'/,o, 11,'. 10, 11, 12. Cf. Calaloghi Campana^ série VIII, n» 73.

F 100. Amphore sigQée par Nicosthënes (col plus étroit

SALLE F

en haut, panse divisée par deux filets saillants, anses larges et plates, pied à bourrelet saillant). — Un sujet de chaque côté du col et une zone circulaire sur la panse, divisée en deux sujets par les anses. — A, Sur le col, Gaerrier à cheval sur an hippalektryon. Il est tourné à droite (casque restauré, himalion à rehauts rouges roulé par-dessus une tunique courte, jambes nues), monté sur un cheval-coq dont il tient les rênes dans ses mains (protomc de cheval galopant, soudée sur un corps de coq, la queue étalée, avec rehauts rouges et blancs).

— B, Éphèbe à cheval sur an hippalektryon. Il est tourné à <lroite (pétase, tunique courte) sur un cheval-coq (mêmes détails, une des pattes du coq levées). — Sur la pause : C Départ da cavalier. Éphèbe à cheval (bandelette rouge sur les cheveux, chlamyde restaurée, crinière du cheval rouge avec pointillé blanc) devant un homme barbu, assis sur un pliant (bandelette rouge, barbe rouge, himalion à rehauts rouges sur tunique, pieds du pliant blancs). A gauche, un éphèbe nu (bandelette rouge) tient de la main droite abaissée une lance et lève la main gauche en signe d'adieu ; denûère lui, un éphèbe drapé s'appuie sur une lance (bandelette rouge, himation à rehauts rouges et rosaces en pointillé blanc sur tunique rouge). A droite, derrière Thomme assis, autre éphèbe drapé, symétriquement placé (mêmes détails, pas de tunique).

— D. Même sajet. Une femme drapée (chairs blanches, tunique et himation à rehauts rouges) lève la main gauche en signe d'adieu, entre deux éphèbes cavaliers qui s'éloignent, lui tournant le dos (dans le cavalier de gauche, bandelette rouge, chlamyde à rehauts ix)uges, crinière du cheval rouge; dans celui de droite, cheveux rouges, corps nu, crinière du cheval blanche, restaurations dans le corps). Sur Tépaule, audessus des personnages, inscription en petites lettres noires : Nll<0$OENE$EI ..... N, Nixo^m; â[7:oi£«>.

Noir dans remboucluire, languettes noires sur le rebord supérieur laissé en clair. Sur chaque anse, bande verticale de quatre ou cinq grandes rosaces (rehauls rouges), accostées de points noirs enlre quatre (ilels noirs. Sous les figures de la panse, large zone noire avec cercle réservé en clair. Près de la base, arèles noires rayonnantes. Anneau saillant rouge ù l'allache du pied. Le pied noir, avec flict saillant en rouge.

TeiTe rosée, surrace orangée. Peinture eu noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions rapides. Beaucoup de recollages. Les repeints sont nombreux, mais pas très importants dans les figures. Haut. o,do5.

(Inv. Campana 56a}. Trouvé en Elrurie et entré en i8C3.

Vue d'ensemble (ctUé C) et détail de D dans notre pi. 70. Détail de B publié par H. Lechatdans le Die/, deê AnUquités de Saglio, figure 38^0. cr. Cataloghi Campana ^ série VIII, n* 35; Klein, Meislersignaturenf p. 57, n* 14.

F 1 01. Amphore signée par Nicosthènes (même structure). Un sujet de chaque côté du col et une zone circulaire sur la panse divisée en deux sujets par les anses. — Sur le col : A. Fantassin et cavalier. Ephèbe (chevelure rouge, tunique blanche) sur un cheval arrêté (crinière rouge) devant un hoplite casqué qui s'avance au pas de course, tenant un bouclier* rehaussé de points blancs (très restauré, cnémides). Entre les deux, une petite borne (?) basse. — B, Même sujet. L'hoplite marche derrière le cavalier (restaurations dans le corps et le bouclier, casque à cimier bas). Entre les deux sujets et formant liaison entre eux, un éphèbe courant (corps nu avec himalion roulé et passé en écharpe). — Sur la panse : C. Dionysos et le thiase bachique. Au centre, Dionysos barbu, drapé, tenant un canlhare de la main droite élevée (barbe rouge, couronne de lierre, himalion frangé à rehauts rouges et à petites rosaces de pointillés blancs, tunique rouge). A gauche, devant ' lui, Mena de dansant et retournant la tète en arrière (chairs blanches, bandelette rouge et lierres dans les cheveux, tunique à points rouges, haut du corps restauré) ; derrière elle, un Silène barbu, nu (l)arbe et cheveux rouges, bras droit restauré), la main gauche abaissée et les jambes fléchissant. A droite, un groupe analogue (la Ménade porte une peau de bêle par-dessus sa tunique, bandelette rouge dans les cheveux). —

Z>. Môme sujet. Dionysos est à droite (mêmes détails, pieds restaurés), tenant de la môme main que le canthare un rameau feuillu qui pend à terre, ayant derrière lui un Silène nu, barbu, qui marche vers la droite en retournant la tête (mêmes détails;. Au centre, devant le dieu, Ménade dansant et retournant la tète (chairs blanches, lierres dans les cheveux, haut de tunique rouge avec peau de bète à patte pendante); elle est suivie d'un Silène nu dansant (mêmes détails que les autres), la main droite levée au-dessus de la tête ; derrière lui marche, en retournant la tête, une autre Ménade (mêmes détails, points rouges sur la tunique). — Sur une des anses : E. Ménade dansant, la tête retournée (très restaurée) et au-dessous d'elle, une autre Ménade (bandelette rouge et lierres dans les cheveux, points rouges sur le haut de la tunique) qui lève en l'air le bras droit ; le corps de cette femme se continue audessous de l'attache de l'anse et vient prendre place dans la zone des figures delà panse, entre A ci B, — Sur l'autre anse : F. Silène dansant, nu, levant le bras gauche en l'air (barbe et cheveux rouges) ; sous l'attache, entre A et fî, un rameau feuillu. — Sur l'épaule du vase, en Z>, au-dessus de Dionysos, inscription peinte en petites lettres noires : HIKOÎOENE5 EPOIESE/', Ntxoor6^6î erolfiaev.

Décor semblable au précédent, saur, sur le rebord supérieur, une zone depalmettes (restaurées, rehauls rouges) accostées de languettes noires et surmontant une chaînette composée de cercles noirs juxtaposés avec point central. Sous la base, marque peinte

en grandes lettres rouges ^-i- .

Même technique. Beaucoup de recollages et plusieurs restaurations. Haut. o,3i.

(Inv. Campana 577). Trouvé en Elrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble (côté C) dans notre pi. 70. Cf. Cataloghi Campana, série VI [1, n* 64; Klein, op. /., p. Co, n» 26.

F 1 02. Amphore signée par Nicosthènea (même structure). — Une zone circulaire de figures sur la panse, divisée en deux sujets. — A, É08 et Céphale? Niké et éphèbes? Entre deux éphèbes nus, celui de gauche une main levée (cheveux rouges, himation à rehaut rouge et à rosaces de pointillé blanc pendant sur le bras gauche), celui de droite s'éloignant et retournant la tête, la main gauche avancée (cheveux rouges., une déesse ailée, dans l'attitude de la course, retourne la tôle à gauche (chairs blanches, bandelette rouge sur les cheveux, rehauts rouges sur les ailes d'oiseau, le haut de la tunique, croix incisées sur le bas de la tunique et i>eau de bête à patte pendante par devant) ; à ses pieds, de chaque côté, un petit chien jappant. Il semble qu'il y ait aussi dans cette composition un souvenir du motif dit de r«Artémis Persique». — B. Môme sujet avec des variantes de détail ; l'éphèbe de droite porte aussi un himation plié sur le bras gauche; gros points rouges sur les ailes de la déesse ; un seul chien jappe à ses pieds, à droite. — Sur l'épaule, inscription peinte en petites lettres noires : HII<050ENE5En0IIE$EN, Nixoaeévsç £;:oi(i)£aev. — Autour de rembouchui'c, zone de seize Dauphins (le ventre souligné d'un trait blanc).

De chaque côté du col, grand molif floral en quatre palmelles opposées. Sur chaque anse, bande de palmelles opposées à des boutons de lotus et reliées par des entrelacs. Four le reste, même décor que dans les précédents. Sous la ba.se, marque en grande Icllre

rouge ;J— .

Terre un peu plus claire. Même leclinique que dans les précédents.

Bon état de conservation. Haut. o,33.

(Inv. Campana 679). Trouvé en Étrurie et entré en iS&î. Vue d'ensemble (côté i4)dans notre pi. 70. Cf. Klein, op. /., p. (kJ, n» 38;

Cataloghi Campana, série VIII, n« 58.

F 103. Amphore signée par Nieosthènes (même structure). — Sur l'épaule, un sujet de chaque côté ; sur le bas de la panse, une zone circulaire de figures. — Sur l'épaule : A Deux sphinx affrontés entre deax ôphôbes nus. Un motif ûoral sépare les deux sphinx (visages blancs, ailes recoquillées, rehauts rouges); l'éphèbe de gauche porte une draperie

(rehaut rouge) sur le bras gauche élevé ; celui de droite s'éloigne en retournant la tête. La signature est peinte en petites lettres noires à côté de ce personnage et s'étend sous l'anse : HIKO^GENES EPOIESEN , NixotOIveî êTro'ecrev. — B. Même sujet. Chaque sphinx porte un appendice en crochet sur la tête; réphùbe de gauche tient un manteau à pointillé blanc sur son bras gauche; celui de droite aune chlamyde dans le dos. — Sur la panse : C. Dionysos et le thiase bachique. Dionysos barbu et drapé (barbe rouge, lierres dans les cheveux, himation à rehauts rouges et à rosaces de pointillé blanc), monté sur un mulet ithyphallique (crinière rouge), marche à droite, précédé d'une file de sept Ménades drapées et de six Silènes nus dansant, groupés deux par deux (les Ménades ont les chairs blanches, une bandelette rouge sur les cheveux, une tunique à rehauts rouges et k rosaces de pointillé blanc, quatre ont une peau de bute avec patte pendante par devant; les Silènes ont la barbe et les cheveux rouges ; tous dansent avec des gestes burlesques. Une branche feuillue réunit la dernière Ménadc au mulet portant le dieu. — Sur chaque anse D et E, un Silène nu dansant (mêmes détails).

Noir dons Tembouchure. Sur le rebord, boutons de lotus reliés par des entrelacs et accostés de points. De chaque côté du col, un grand motif floral composé de lotus el de palmeltes opposés (rehauU rouges et pointillés blancs) que relient de grands pédoncules. Sous les sujets de l'épaule, entre les deux fllels saillants, une zone étroite de palmcttes et de boutons de lotus reliés par des entrelacs. Sous les ligures de la panse, une zone de languettes noires obliques entre deux larges cercles noirs. Près de la base, arêtes rayonnantes. Anneau saillant rouge à l'attache du pied ; le pied noir avec filel saillant en rouge.

Terre rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions rapides. Bon étal de conservation. IIauto,3i.

(Inv. Campana 554). Trouvéen Elruric el entré en i863.

Vue d'ensemble el délail d'une anse dans noire pi. 70. Cf. Calaloghi Campana, série VIII, n» 2"i ; Klein, op. /., p. 60. n" 20.

F 104. Amphore signée par Nicosthènes (même structure). — Un sujet de chaque côté du col; un sujet de chaque côté de l'épaule ; une zone circulaire sur la panse. — Sur le col :

A. Niké ou Iris. La déesse ailée marche à droite, retournant la télc, les mains réunies (chairs blanches, ailes d'oiseau rehaussées de rongée, points roupies sur la tunique). —

B. Même sujet. La déesse vole vers la droite, levant le bras franche (chairs blanches, tunique rouge h J)ordures noires). — Sur Tépaule : C. Éphébe sur un hippalektryon entre deux Sirènes affrontées (crinière du cheval rouge, la queue du coq à rehauts blancs, visages des sirènes en blanc, rehauts rouges sur les ailes d'oiseau). En dessous de ce tableau, traces de l'inscription peinte qui paraît être un morceau antique mal placé : NI ko . . . , Nixo'aOivs;. — D. Même sujet (en majeure partie refait). Les deux sirènes ont des jambes humaines, et il y a, en effet, deux jambes humaines qui sont antiques dans la partie droite du sujet, mais tout le reste est refait et moderne, de sorte que ce détail n'a pas de valeur. Sous l'anse, de ce côté, restes de l'inscription peinte dont le commencement paraît avoir été mal placé plus haut : $:EnOIE$E.., [NuoiOéve]; è;:oU9£[vJ. — Sur la panse : E. Le thiase bachiqu^. Il est composé de huit Ménades drapées et de neuf Silènes nus, qui dansent deux par deux avec des gestes burles(jues. Les détails sont semblables à ceux du vase précédent. Les cassures ont amené des rei)eints dans trois Silènes et deux Ménades. Il est remarquable que dans ces scènes bachi({ues de Nicosthènes les Silènes ne sont jamais ilhyphalliques.

Noir dans l'embouchure. Sur le rebord clair, zone de traits ondulés obliques. Sur une anse, bande de palmeltes opposées à des boulons de lotus (rehnuls rouges et blancs) el reliées par des eiilrelacs. Sur l'autre anse, deu.t palmeltes opposées entre quatre boulons de lotus opposés, traversés au rentre par une chalnelle de petits cercles, aboutissant ù chaque exlrémilé à une large palmelle épanouie. Les altaches des anses sont recollées el restaurées; il paraît vraisemblable qu'on a mis au vase des anses d'origine dilTércnte. Kiitre les deux fllels saillants zone étroite contenant une guirlande

de lierres accostés de poinls noirs. Sous les personnages de la panse, une zone de spirales accostées de poinls entre deux larges cercles noirs. Près de la base, arêtes noires rayonnantes. Anneau saillant rouge à l'attache du pied, qui est noir avec filet saillant en

rouge. Sous la base, grande marque peinle en rouge

Blême technique que dans le précédent. Cassures et recollages assez nombreux ; quelques restaurations importantes. Haut. 0,325.

(Inv. Campana 587). Trouvé en Etrurie et entré en iS63.

Publié par Benndorf, Wiener Vorlegeblàtler, 1890-91, pi. 1, n" 2. Cf. Calaloghi Campana^ série VIII, 63; Klein, op. /., p. 57, n* i5.

F 102$. Amphore signée par Nicosthènes (môme structure). — Même disposition. — Sur le col : A, Niké ou Iris. La déesse drapée, ailée, court vers la droite, levant la main gauchi», retournant la tête qui est surmontée d'un appendice à double volute (chairs blanches en partie effacées, bandelette rouge sur les cheveux, rouge sur les boucles de cheveux par devant, rehaut rouge sur le haut de la tunique courte et sur les ailes ; deux paires d'ailes, une recoquillée en haut, l'autre en ailes d'oiseau abaissées). — B, Même sujet. La déesse court vers la gauche (mêmes détails, mais pas d'appendice sur la tête, une seule paire d'ailes d'oiseau, tunique à bord incisé en postes). — Sur l'épaule : C. Combat d'Hercule et du lion de Némée. Le héros nu, barbu (barbe et cheveux rouges), étreint entre ses bras le lion dressé (ventre souligné de blanc, rehauts rouges et poils indiqués par des incisions) ; entre les jambes d'Hercule, une draperie posée dans le champ (sa chlamyde à petites rosaces incisées). — D. Même sujet. Le groupe est tourné de l'autre côté, de droite à gauche; la draperie (à rehaut rouge) est suspendue dans le champ au-dessus du lion. — Sur la panse : E. File d'animaux (rehauts rouges). Sirène (visage blanc, ailes d'oiseau) entre deux lionnes tête de face, gazelle se sauvant à gauche et retournant la tête, pendant qu'une lionne tête de face a bondi sur elle et lui mord la -croupe, taureau entre deux lions retournant la tête et rugissant. Au-dessus du taureau, la signature d'artiste peinle en petites lettres noires : A^IK 0$0E/^E5 EPOIESE/^, NtxoaOévsî è-oieaev. — Sur chaque anse : F et G. Grande femme drapée et voilée, tenant une ileur de la main droite élevée (chairs blanches, voile sur la tête, l'un rouge et à franges, l'autre à rosaces incisées et à bordure en denticules, himation h rehauts rouges).

Noir dans l'intérieur. Sur le rebord, ruban ondulé réservé en clair. A l'altacbe des anses, pahuellc à centre rouge porlée par un pédoncule. Enlre les deux (ilels saillants de la panse, guirlande de feuilles lancéolées (laurier?). La zone d'animaux entre deux larges cercles noirs. Près de la base, arêtes rayonnnnles. Anneau saillanl rouge à l'attache du pied, qui est noir avec lilel rouge saillant. Pas de marque sous la base, mais la terre est tendre el efTrilée.

Terre claire, surface peu orangée. I*einlure en noir lnslré.Retouche< rouges el blanches. Incisions soignées. Une anse recollée. Assez bon état de conservation. Haut. o,3i5.

(Inv. Campana 597). Trouvé en Elrurie el entré en i863.

Publié par Benndorf, Wiener Vorlegeblàller. 1890-91, pi. i.n* 1, el pi. 11, flg. 2. Cf. Calaloghi Campana, série VIII, n» &4 î Klein, op. /.. p. 53, n" 2.

F. 106. Amphore signée par Nicosthènes (structure analogue, le col plus court et d'égale dimension, le pied sans filel saillant). — Zone circulaire de figures sur le col, un sujet de chaque côté de l'épaule, une zone circulaire et étroite en bas de la panse. — Sur le col : A. Dionysos et le thiase bachique. Dionysos barbu, drapé (barbe et cheveux rouges, lierres dans les cheveux, himation à rehauts rouges sur tunique blanche) tient un kéras de la main gauche. Devant lui danse un Silène nu (tête chauve, barbe et cheveux rouges, queue de cheval rouge), suivi d'une Ménade qui court la main droite levée (chairs blanches, rehaut rouge et petites rosaces en pointillé blanc sur la tunique, patte pendante de la pardalide). Derrière le dieu, accourt un autre Silène nu, suivi d'une autre Ménade drapée (détails analogues). Enlre les deux extrémités du sujet et complétant la zone circulaire, une grande vigne forme une cs[)èce de bosquet d'où pend une grosse grappe de raisin. — Sur l'épaule : B, Gomhat d'Hercule et da lion de Némée. Hercule

nu, imberbe (cheveux rouges), s'avance en courant vers la droite et va saisir de la main gauche la patte levée du lion qui retourne la tète en rugissant (col rouge, ventre blanc). Dans le champ, au-dessus d'Hercule, sont suspendues la massue et une ohlamyde. — C. Même sujet. Cest la suite du précédent épisode. Hercule nu (bandelette rouge sur les cheveux, fourreau d'épée au côté) a étreint dans ses bras le lion dressé (rehauts rouges). Adroite, lolaos nu s'approche, tenant la massue, une chlamyde sur le bras droit (cheveux rouges, rehaut sur la draperie, massue blanche). Sous ses pieds la signature d'artiste peinte en petites lettres noires: /V||<0$OEA^E$ EPOIE^E/^, Nixo^ôévE; €-o'Êa£v. — Sur la panse : D. Niké et juge de concours (?) entre deux éphôbes à cheval. Un homme barbu, drapé (bandelette rouge sur les cheveux, himation à rehauts rouges et à petites rosaces de pointillé blanc), est assis sur un siège en forme de cube. Devant lui, sur un pliant, est assise une déesse ailée, drapée, faisant le geste de parler (chairs blanches, rehauts rouges sur les ailes d'oiseau, rehauts rouges et rosaces de pointillé blanc sur la tunique). De chaque côté de ce groupe central, un éphèbe cavalier (à gauche tunique blanche, crinière et queue de cheval rouges; à droite, tunique rouge à pointillé blanc, crinière de cheval rouge et queue blanche). La zone continue sans interruption par une File d'animaux passant, aussi grands que les personnages précédents, un lion rugissant et bondissant devant une lionne tùte de face, un lion et une lionne tête de face opposés et retournant la tète (rehauts rouges sur les animaux, indication des poils par des incisions parallèles). — Sur chaque anse : F. et G. Grand trépied (rehauts rouges et blancs).

Noir dans l'embouchure. Sur le rebord, grecque noire. Filet saillant à la base du col. A l'attache des anses, un bouton de lotus porté par un long pédoncule. Entre les deux filets saillants de la panse, zone de boutons de lotus noirs reliés par des entrelacs et accostés de points noirs. Large zone noire au-dessus du sujet de la panse ; cercle noir en dessous. Près de la base, arêtes rayonnantes. Anneau saillant rouge h rattache du pied

noir. Sous la base, marque peinte en grandes lettres rouges ^L

Même technique. Incisions plus flnes et plus détaillées. Anses recollées. Bon état de conservation. Haut. 0,275.

(Inv, Cnmpana 56o). Trouvé en Elrurie el entré en i863.

Vue d'ensemble (cAté C) publiée dans notre pi. 71 . Cf. Cataloghi Campana, série VIII, n" 56; Klein, op. /.,p. 54, n'S.

F 107. Amphore slcpnée par Nicosthènes (structure comme dans i*' 100 et suiv.). — Un sujet sur chaque côté de l'épaule, zone circulaire de figures sur le bas de la panse. — Sur Tépaule: A, Départ en char (Priam?) Un vieillard drapé ( barbe et cheveux blancs, himation à rehauts rougeset rosaces de pointillé blanc) est debout sur un char attelé de quatre chevaux (un blanc h détails incisés et à harnais en noir jauni, les autres noirs à rehauts rouges). A côté de lui un éphèbe, vêtu d'une longue tunique blanche, tient les rênes et l'aiguillon. A gauche, derrière le char, court un éphèbe nu, le bras gauche levé (cheveux rouges). Adroite, devant les chevaux, un éphèbe nu allant vers la droite retourne la tète (cheveux rouges) ; un éphèbe drapé lui fait vis-à-vis (cheveux rouges, himation à rehauts rouges et rosaces de pointillé blanc). La signature d'artiste est peinte verticalement, entre les chevaux et Téphèbe de droite, en petites lettres noires : A^IKOSOENE^ EPOIE^EH , NwoaOéveç EiïoiEŒÊv. — B, Hercule et le lion de Némée. Le héros nu, barbu (barbe et cheveux rouges), court vers la droite, une main levée, la droite tenant une épée (poignée blanche). Devant lui accourt en bondissant le lion rugissant (dents blanches, ventre souligné d'un trait blanc). De chaque côté de la scène, un éphèbe drapé (celui de gauche avec cheveux rouges, himation à rehauts rouges et rosaces de pointillé blanc, celui de droite le corps nu, à demi caché par l'himation semblable qu'il soutient de ses deux bras en marchant. — Sur la panse : C. Sphinx et personnages. Sphinx retournant la tète et levant une patte de devant (visage blanc, rehaut rouge et poin-

tillé blanc sur les ailes) ; devant lui un éphèbe nu (cheveux rouges) marche en retournant la tête et tient une massue (ornée d'un pointillé blanc) ; homme barbu, drapé, assis sur un siège en forme de cube (orné d'une grecque blanche) et tenant de la main gauche une baguette noueuse (barbe et cheveux rouges, himation à rehauts rouges et à rosaces de pointillé blanc); devant lui accourt, en retournant la tête, un homme nu, barbu, portant une lance et tenant sur son bras une chlamyde (barbe et cheveux rouges, rehauts rouges et rosaces de pointillé blanc sur la draperie) ; deux sphinx affrontés (visages blancs, ailes recoquillées à rehauts rouges et pointillés blancs) de chaque côté d'un ornement en double spirale ; éphèbe courant à droite, en retournant la tète, et tenant une lance, le corps nu à demi caché par un himation qu'il porte sur ses deux bras (cheveux rouges, rehauts rouges et rosaces de pointillé blanc sur la draperie); devant lui est assis sur un cube un homme barbu, drapé, tenant une baguette noueuse (mêmes détails que dans l'autre; rosace en blanc sur le siège).

Noir dans l'embouchure. Sur le rebord, boulons de lotus noirs accostés de points et reliés par des entrelacs. De chaque côté du col, grand moUT floral en lotus el palmeltes opposés (rehauts rouges et blancs), reliés par des pédoncules (d'où sortent de petits boutons à pointe blanche sur laTace A seulement). Sur les anses, bande de palmetles et de lotus opposés, traversés au centre par une chaînette de cercles à point blanc central, encadrée en haut et en bas par une large palmette épanouie (rehauts rougeset pointillés blancs). Sur la panse, entre deux filets saillants, zone de palmeltes (rehauts rouges et pointillés blancs) accostées de languettes noires el surmontant une chaînette de cercles juxtaposés avec poinl central blanc. La zone de figures entre deux larges cercles noirs. Le reste comme dans les précédents. Sous la base,

large zone noire el même marque rouge

Terre un peu foncée, surface orangée. Peinture en beau noir luslré.

Retouches rouges et blanches. Incisions assez soignées. Bon état

de conservation. Haut. o,3i5.

(Inv. Campana 591). Trouvé en Elrurie el entré en i863. Vue d'ensemble (côté B) et détail de A dans notre pi. 71. Publié en

vignette par de Witte, Élude sur les Vases peints de la collecllon

Campana, p. 7 el 69. Cf. Cataloghi Campana^ série VIII, n° 57; Klein,

op. /., p. &4, no 4.

F 108. Amphore signée par Nicosthënes (même structure). — Un sujet de chaque côté du col, sur chaque côté de l'épaule, sur chaque anse. — Sur le colles deux sujets séparés ne forment qu'un même épisode, Hercule et le lion de Némée. A. Hercule barbu, nu, court à gauche, le bras droit levé, la main gauche tenant la massue (cheveux rouges). Devant lui, dans le champ, deux flèches et Tare auquel est suspendue la chlamyde. Derrière lui (sous l'anse), le carquois est suspendu dans le champ à un point d'attache duquel pend aussi une draperie; en dessous un oiseau vole à droite. — B. Le lion seul, bondissant à la rencontre d'Hercule, une patte de devant levée et rugissant (col et langue rouges, rehauts blancs sur la croupe et sous le ventre). — Sur l'épaule : C. Hercnle et le lion de Némée. Hercule nu, barbu, lève la main gauche armée de la massue et se garantit avec sa chlamyde enroulée autour du.bras droit (rehaut rouge) ; le lion lui fait vis-à-vis, levant la patte de devant et rugissant (col rouge). Par terre, entre les deux combattants, une sorte de butte de terre avec deux traits plantés dedans verticalement (?). A droite, derrière le héros, lolaos, sous les traits d'un éphèbe nu, porte une autre massue et lève le bras droit (cheveux rouges). A gauche, derrière le lion, un éphèbe portant une lance s'éloigne en retournant la tête; il est nu et soutient de la main une chlamyde qui le cache en partie (rehaut rouge); devant lui un éphèbe drapé s'appuie sur une lance (restauré, himation à rehauts rouges et blancs). Au-dessus du lion, dans le champ, une rosace en pointillé noir. Sous le lion, la signature d'artiste peinte en petites lettres noires : /V||<0$0E/^E5 EPOIESE/^, NtxoaOÉvsç 67:oΣ«v. — D. Même sujet. Hercule nu (pas de barbe visible) s'avance rapidement vers la droite, se garantissant avec sa chlamyde enroulée autour du bras gauche et tenant la massue de la main droite (rehaut blanc sur les che-

veux, rouge sur la draperie). Devant lui, le lion bondissant el rugissant (rehaut rouge) ; sous ses pattes, par terre, une amphore brisée. A droite accourt un éphebe portant une lance, une chlamyde jetée sur les deux bras (rehaut rouge). A gauche, derrière Hercule, un éphebe drape (himation à rehaut rouge) s'appuie sur une lance. — Sur une anse : E, Femme nne, les jambes pliées, les deux mains et la tête levées (blanc effacé par-dessus le noir, tête restaurée). — Sur Tautre anse: F. Même sujet. La femme est tournée à gauche et retourne complètement le buste et la tète vers la droite, les mains levées en Tair (extraits de scènes de bain, femmes se douchant?).

Noir dans l'embouchure. Sur le rebord, boutons el fleurs de lotus noirs reliés par des entrelacs el accostés de points. Sur la panse, entre les deux filels saillants, guirlande de lierres accostés de points. Sur la partie inrérieure de la panse, large zone de palmeltes et de lotus opposés (rehauts rouges et blancs), traversés au centre par une chaînette de cercles juxtaposés. En dessous, large cercle noir. Prés de la base, arêtes rayonnantes. Le pied noir restauré. Un trou sous la base.

Terre rosée, surface claire, jaunâtre. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions rapides. Anses recollées, bas du vase restauré Des repeints dans la zone d'ornements. Haut. o,3i5.

(Inv. Campana 58^). Trouvé en Elrurie et enlré en i863.

Publié par Bcnndorf, Wiener Voriegeblàtler^ 1890-91, pi. 1, n» 5. Cf. Klein, op. /., p. 55, n» 5.

F 1 09. Amphore signée par Nicosthènes (même structure). — Une zone circulaire de figures sur le bas delà panse et un «ujet sur chaque anse. — Sur la panse, deux sujets sans séparation matérielle. A. Niké entre des jages de concours. La déesse ailée vole vers la droite, retournant la tête fcbairs blanches, œil en rouge, ailes recoquillées à rehauts rouges, peau de bête piquetée par-dessus une tunique à croix incisées et à points rouges) ; à droite et à gauche sont assis sur des pliants des juges de concours, deux hommes barbus, drapés, faisant un geste d'une main comme pour parler, une lance ou grande baguette à côté d'eux (barbes rouges, bandelettes rouges sur les cheveux, himation à rehauts rouges, tuniques à croix incisées). DeiTière chaque juge, un homme nu, tenant une lance, et un cavalier; l'homme de gauche (restauré, imberbe avec cheveux rouges) étend la main gauche comme pour parler; celui de droite (barbe et cheveux rouges, lien en baudrier rouge sur la poitrine) s'éloigne vers la droite et retourne la tête avec un jjestede la main gauche; le cavalier de gauche en éphebe tenant une lance (jambe restaurée, cheveux rouges, tunique courte blanche, crinière et queue du cheval rouges), celui de droite analogue (très restauré). — B. Cavalier entre deux hoplites. L'hoplite de gauche s'avance vers la droite, la lance en arrêt, couvert de son bouclier (casque à cimier bas, barbe rouge, cuirasse incisée sur tunique courte à rehauts rouges, ceinture à franges pendant par devant, cnémides rouges, bouclier rouge à pointillé blanc) ; Téphèbe à cheval marche dans le même sens, tenant une lance (cheveux ronges, tunique courte blanche, crinière et queue du cheval rouges, quelques parties restaurées). A droite, un éphebe s'éloigne, retournant la tête, dardant sa lance et se couvrant de son bouclier (mêmes détails que dans l'autre, parties restaurées dans le corps et dans le bouclier). — Sur une anse : C. Guerrier. Homme nu, barbu, ayant une lance près de lui et une épée au côté (cheveux et barbe rouges, restaurations dans le corps et les bras). — Sur l'autre anse : /). Panoplie. Un grand casque à cimier haut (rehaut blanc) et en dessous un bouclier tu de profil (au centre, un large point rouge entouré d'un pointillé blanc,un point rouge à chaque extrémité, le rebord blanc et sur la partie convexe, en «dessin incisé, un oiseau volant entre deux têtes de lionnes v-ues de face). Sous rattache de la même anse, un serpent rampant vers la droite (restauré).

Noir dans l'embouchure. Sur le rebord, zone de languelles noires. De chaque cdlé du col, un grand motif floral en forme de palmetles opposées et accostées de grandes volutes (quelques pédoncules terminés en boulons de latas;. Sur un côté de l'épaule, une bande

de palmeltes opposées (rehauts rouges) el de longs lolas noirs, le tout traversé au centre par une chaînette de cercles juxtaposéi^ avec point blanc central. Sur l'autre côlé de l'épaule, même motif plus simplifié et sans rehauts rouges; en dessous la signature d'artiste : Hll<0$OENE$EnOI[E$£]/^ (la fin restaurée), Nw«9«tvf< UoÛTiy. Zone noire entre les deux filets saillants de la panse. Sous la zone de figures, large cercle noir. Près de la base, arêtes rayonnantes. Anneau saillant rouge à l'atlaehe du pied noir avec filet saillanl rouge. Sous la base, la marque en grandes lettres

rouges peintes

Cf

Terre jaune un peu foncé, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges el blanches. Incisions assez soignées. Nombreuses cassures recollées, avec restauralionsel repeints. Haut.o,3'ji.

(Inv. Campana 583). Trouvé en Étrurie et enlré en i863.

Vue d'ensemble (côlé A) el détail de B dans noire pi. 71. Cf. Calaloghi Campana^ série VIII, 6a; Klein, op. /., p. 56, n» 11.

F 1 10. Amphore alignée par Nieoathènes (même structure). — Un sujet de chaque côté (le l'épaule et un sur chaque anse. — Sur Fépaule. A . Cerf entre denx lionnes. Le cerf rejetant la tête en arrière s'afTaisse sur les deux jambes de devant (rouge sur le col, ligne blanche sous le ventre) ; chaque lionne, la tête de face, élève symétriquement une patte de devant, prête à saisir la proie (cols rouges, ventre souligné de blanc, rehaut blanc sur le front de la lionne de gauche). Au-dessus de cette dernière la signature d'artiste en ligne irrégulière :

HIKOJOENEî EPOIEîE/^, Nixo^OivE; cnoUasv. — B. Même

sujet. Faibles variantes de pose (détails semblables, pas de blanc sous le ventre du cerf). — Sur chaque anse C et Z), une bande de Quatre cygnes passant (rehaut rouge sur l'aile, pointillé blanc sur le col).

Noir dans l'embouchure. Sur le rebord, une grecque simple. Sur le col, zone circulaire de longs lotus et palmetles opposés (rehauts rouges), traversés au centre par une chaînette de cercles juxtaposés. — Enlre les deux filets saillants de la panse, zone de boutons de lotus noirs reliés par des enlre Incs el accostés de points. En dessous, guirlande de lierre et large zone noire. Près de la base, arêtes rayonnantefi. Le pied comme dans les précédenls. Sous la base, zone noire. Aucune marque peinte.

Même technique que dans le précédent. Travail assez soigné. Don étal de conservation. Haut. o,3o.

(Inv. Campana 58i). Trouvé en Elrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble (côlé A) el détail de C dans notre pi. 71. Cf. Calaloghi Campana^ série VIII, 6^ ; Klein, op. /., p. 63, n* 39.

FUI. Amphore signée par Nlcoathèoes fmême struclure). — Un sujet de chaque côté de l'épaule. — .4. Combat de Grec et d*Amazone entre denx sphinx. Entre deux sphinx accroupis, levant une patte de devant (visape blanc, rehaut rouge sur l'aile recoquillée), un hoplite marchant vers la droite (casque rouge à cimier bas, cuirasse sur tunique courte, épée au côlé) lient une lance (bas de la hampe seul visible} et se couvre de son bouclier vu de profil (rehaut rouge et épisèmo saillant en serpent dressé) ; devant lui, une Amazone dans Tattitude archaïque de la course fuit h droite, retournant la t^le (chairs blanches, casque à cimier haut, tunique courte rouge, ; elle darde la lance et se couvre de son bouclier vu de profil. Devant chaque sphinx, un bouton de lotus porté par un pédoncule sort du sol. Derrière le sphinx de gauche, un pliant recouvert d'une étofTe et au-dessus une draperie suspendue dans le champ. Derrière le sphinx de droite, sous l'attache de l'anse, la signature d'artiste : HII<050ENE$ EPOIE^E/^, NixooOéve; cnoiE^sv. — D, Môme sujet avec peu de variantes (pointillé blanc sur la tunique de l'hoplite, sur les bords des deux boucliers). — Sur chaque anse C ei D : Femme nue debout (chairs blanches, œil en rouge). L'une, à chevelure pendante, lève le coude gauche et ramène la main vers le ventre (tenant peut-être une fleur? indiquée par un rehaut rouge) ; l'autre, aux cheveux serrés en chignon, tient de chaque main une branche de vigne ou de lierre dont le bout pend à terre.

Noir dans l'embouchure. Sur le rebord, zone de palmeltes à rehaut!^ rouges el de lotus à pointe blanche, surmontant une chaînette de cercles noirs juxtaposés h centre blanc. De chaque côlé du col, un grand molif floral de palmeltes cl lotus opposés deux à deux, reliés

SALLE F

por des eniretacs et por imc clialnelle de cercles (rehauts rouges et poininiés blancs). Entre te? deux fliels saillants de la panse, zone de palmelles (rehauts ronfles et blancs) et de languettes noires, surmontant une chaînette de cercles ù centre blanc. Sur le bas de la panse, large zone de palmelles et de lotus opposés deux à deux (rehauts rouges et blancs), traversés au centre par une chaînette de cercles à centre blanc. Ln dessous, large cercle noir. Près de la l>ase, nréles rayonnantes. Le pied, comme dans les précédents. Sous la base, zone noire, et la marque peinte en grandes lettres

rouges

Terre claire, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions rapides. Cassures et restaurations assez nombreuses dans la partie inférieure du vase; le pied en grande partie refait. Haut. o,3o5.

(Iiiv. Campana 570). Trouvé en Étrurie et entré en i863.

Publié en vignette par Rayet et Collignon, Céramique grecquCyp. 112, fig. 53. Cf. Cataloghi Campana^ série VIII, 53; Corey, De Amaionum antiq. flgaris, p. 61. Ce vase ne figure pas dans la liste de M. Klein, op. l.

F 1 12. Amphore signée par Nicosthènes (même structure). — Même disposition et décor très analogue au précédent.

— Sur Tépaule, A. Cavalier entre quatre éphèbes. Le cavalier imberbe galope vers la droite (rehauts rouges sur le cheval), précédé d'un éphèbe nu, marchant rapidement et retournant la lète ; un éphèbe drapé (himation sans ornements) lui fait visà-vis. A gauche, derrière le cavalier, court un autre éphèbe nu, la main gauche avancée (draperie suspendue dans le champ près de lui) ; derrière lui, un éphèbe drapé fait un pendant symétrique à Tautre. — B. Même sujet. Le cavalier galope vers la gauche (rehaut blanc sur son corps pour indiquer une tunique, rehauts rouges sur le cheval, draperie suspendue dans le champ). Devant le cavalier, un éphèbe nu courant vient à sa rencontre ; derrière lui, un éphèbe nu s'éloigne retournant la tète. De chaque côté un éphèbe drapé comme dans l'autre tableau. Près des pieds de celui de gauche, la signature d'artiste peinte : H . KOÎOENE^ 5E . , N[iJxoiOiveç [ir.oU] at [v].

— Sur chaque anse C et />, une Femme nue, debout, la main gauche élevée, l'autre cachant le sexe (chairs blanches, cheveux pendants).

Môme décor que dans le précédent. Le pied tout noir, mais repeint et rajusté au vase. Sous la base, on voit les restes de la marque

usuelle peinte en grandes lettres rouges ^V .

Même tecbnique. Style rapide et négligé. Des restaurations et des

repeints. Haut o,3o.

(Inv. Campana 59^). Trouvé en Étrurie et entré en i8C3. Publié par Benndorf, Wiener VorlegebUiller^ 1890-91, pi. 1, n« 3, et

pi. Il, tig. 3 a. Cf. Cataloghi Campana^ série VIII, n* 60; Klein, op. /.,

F 1 13. Amphore signée par Nicosthènes (même structure). — 11 n'j' a de figures que sur les anses. — A, Guerrier debout. Les mains serrées devaient tenir des accessoires disparus dans des restaurations fautives (casque à cimier bas, cuirasse blanche à lamelles mobiles, cnémides rouges ; fortes restaurations et repeints). — B. Même sujet (casque à cimier haut, mêmes détails avec des repeints ; l'ensemble de la figure est meilleur que l'autre).

Xoir dans l'emboucbure. Sur le rebord, ruban ondule réservé en clair (restauré). De chaque côté du col, motif floral composé de quatre palmettes opposées, reliées par des cercles à point blanc central et de longs pédoncules. De, chaque côté de l'épaule, une bande de palmettes, à rehauts rouges, opposées à des lotus à pointe blanche, le tout traversé au centre par une chalnelte d'ellipses allongées avec point central blanc. Sous l'une de ces bandes, la signature

d'artiste peinte en petites lettres noires : HlKO$©EHE$

EPOIESEA', Nwo<r«v.ç licoû«v. Entre les deux filets saillants de la panse, guirlande de feuillages allongés. Sur le bas de la panse, large zone de palmettes et de longs lolus opposés deux h deux, traversés au centre par la même chaînette d'ellipses à point centrât blanc. En dessous, large cercle noir. Près de la base, arêtes rayonnantes. Anneau saillant rouge à rattache du pied noir (repeint). Sous la base, traces de la marque peinte eu grandes lettres

rouges

Terre d'un jaune assez foncé, surface orangée. Peinture en noir lustré.

Retouches rouges et blanches. Fortes restaurations dans les flgures.

Assez bon état de conservation. Haut. o,3o.

(Inv. Campana 5^). Trouvé en Étrurie et entré en i863. Vue d'ensemble dans notre pi. 71. Cf. Klein, op. t., p. 64, n*42.

F i i 4. Amphore à figures blanches, signée par Nicosthèoes (même structure, le pied sans filet saillant). — Un sujet de chaque côté du col et un sur chaque anse. — Sur le col, A. Femme nae flattant an chien. Debout, tournée vers la droite, la main gauche levée et tenant une fleur qu elle respire (chairs en blanc épais par-dessus le noir, couronne rouge sur les cheveux noirs pendants, boucle d'oreille, collier, bracelets et bagues indiqués par des incisions), elle baisse la main droite et touche du bout des doigts le museau d'un chien qui s'approche d'elle en retournant la tête (tout le chien en blanc incisé par-dessus le noir, collier au cou). — B. Même snjet avec faibles variantes d'attiludes (mêmes détails). Au-dessous, la signature d'artiste peinte en petites lettres rouges : HIK05GENE$ EI^POIE^E/^, NtxoorOmç €îx(£)(l)::o{EaEv. ^ Sur chaque anse C et /), en blanc par-dessus le noir, a\*ec détails incisés, Grand trépied à deux oreillettes.

Noir dans l'embouchure. Toute la surface extérieure du vase en noir lustré par-dessus lequel on a peint les silhouettes en blanc, avec quelques retouches rouges. L'anneau saillant, rattachant le pied à la base, est peint en rouf^e comme dans les autres exemplaires. La tranche du pied est restée en clair. Sous la base, pas de traces de la marque peinte en rouge.

Terre d'un jaune un peu foncé. Peinture en blanc épais et crémeux par-dessus le noir, incisé pour tous les détails, avec quelques retouches rouges. La chevelure noire de la femme est séparée du reste du fond noir, d'un côté par un trait incisé, de l'autre par un trait rouge. Incisions soignées. Quelques recollages sans restaurations dans les figures. Haut. o,3a.

(Inv. Campana 569). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Publié par J. Six, Gazette archéologique, 1888, pi. 28 X, et p. 194, fig. i ; Benndorf, Wiener Vorlegeblàtler, 1890-gi, pi. 11, n* 4. Cf. Cataloghi Campana^ série VIII, n* 5i ; Klein, op. /., p. 65, n» 48.

F lli$. Amphore à fond blanc non signée, du type de Nicosthënes (le col d'égales dimensions, Tanse moins large et moins plate, filet saillant réservé en clair sur le milieu de l'anse, le pied plus plat et avec filets saillants sur la tranche). — Un sujet sur chaque côté du col en figures noires sur fond rouge et un sur chaque côté de la panse en figures noires sur fond blanc. — Sur le col : A, Dionysos assis. Le dieu est barbu et drapé, couronné de pampres, tenant une corne à boire de la main gauche (barbe et partie des cheveux rouges, feuillages de la couronne en partie rouges, himation à rehauts rouges sur une tunique à gros points rouges et croix incisées). De la main droite, il tient le bout d'un cep de vigne qui, s'^élevant au-dessus de lui, s'épanouit dans le champ en plusieurs branches. — B. Silène portant deux entres. 11 est nu (visage de face, barbo rouge, queue de cheval rouge) et marche vers la droite, courbé sous le poids de deux outres de vin (gros points rouges). De la main droite, il touche un cep de vigne qui s'épanouit dans le champ comme le précédent. — Sur la panse : C Hercule combattant Géiyon. Le héros barbu (tête restaurée avec peau de lion dont les pattes sont nouées sur la poitrine, les deux autres retombant entre les jambes, tunique courte à rehauts rouges^ marche à droite, pointant la lance vers le bas, portant sur le bras gauche un bouclier à double échancrure (bordé de rouge, armature intérieure pour passer le bras et la main). Le triple Géryon lui fait face, sous la forme de trois hoplites accolés, deux en arrière-plan se dirigeant vers la gauche, dardant la lance et se couvrant chacun d'un bouclier à décor incisé (restaurés, casques à cimier bas, cnémides à filets rouges), le troisième en premier plan dans un mouvement de retraite, retournant la tête, tenant un bouclier vu de profil et la lance basse (casque à cimier haut, toute la figure très restaurée, sauf une jambe avec cnémide, et mal refaite). Entre les deux combattants, dans le champ, l'inscription peinte /^ EPVOP (rétrograde), r€puo'v[e;]. Par terre, est étendu le corps du berger Eurytion,

pfardien du troupeau de Gcryon, sur le dos, les jambes repliées, les bras allongés au-dessus de la tête, perdant le sang par trois blessures, à la tête, au flanc, à la jambe (tête barbue de face, œil de mourant rendu par une seule incision, mains crispées, le sang indiqué par des filets rouges). Derrière Hercule, Athéné s'avance dardant la lance basse et se couvrant d'un bouclier rond vu de profil (casque à haut cimier, égide en écailles et serpents dressés formant une sorte de vêlement à dessins incisés par-dessus une tunique longue à rehauts rouges). — Z). Guerrier en char (lolaos?;. Les quatre chevaux galopent vers la droite (chaque tête de cheval visible, les deux du centre convergeant Tune vers rautre,deux crinières rouges, deux harnais rouges, deux queues rouges) ; le char se présente obliquement. Le conducteur, barbu, tient une lance de la même main que les rênes (barbe rouge, bandelette rouge sur les cheveux, cuirasse incisée sur une tunique à rehauts rouges) et il porte attaché dans le dos un bouclier vu de profil, orné d'une tête de Silène incisée (rehauts rouges).

NoT dans l'intérieur. De chaque côlé de lépaule, au-dessus du tableau, bande de godrons rouges et noirs. Sous l'attache de chaque anse, motif linéaire en losanges avec croix et point au centre, accosté de quatre longs pédoncules symétriques terminés en fleurs de lotus. Cercle noir sous les sujets de la pans>e; en dessous, entre quatre fllets noirs, zone de boutons de lotus reliés par des entrelacs. I*rès de la base, deux fllets noirs. et les arêtes rayonnantes. Anneau saillant rou^c à l'attache du pied noir, avec Hlet clair près du rebord; la tranche à trois filets saillants, deux eu clair et un en noir.

Terre jaune foncé, un peu rougeàtre. Même ton sur le col. Toute la panse recouverte d'un engobe blanc pardessus lequel on a peinl en couleur noire lustrée avec retouches rouges. Incisions assez soignées. Les restaurations et repeints sont importants, surtout en C. Haut. 0,28.

(Inv. Campana 56o). Trouvé en Elrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble de chaque côlé dans notre pi. 72.

F 116. Œnochoé à fond blanc, signée par Nlcosthènes

ibec trilobé, pied plat, anse surplombant l'embouchure, tête d'homme en relief sous le bec). — Le sujet est placé sur le devant de la panse. — Apothéose d'Hercule. Au centre, le héros barbu, vêtu de la peau de lion qui coiffe sa tête et couvre son corps comme d'une tunique serrée 5 la taille (faibles rehauts rouges sur les cheveux et la peau de lion , tient de la main gauche basse sa massue (épée au côté, dans le dos le carquois ouvert, montrant les extrémités de six flèches, et le bout de l'arc) ; il tend la main droite vers Athéné, debout, qui du bout des doigts lui présente un bouquet de trois lotus portés par de longs pédoncules (pas de traces de blanc sur les chairs, casque à cimier haut avec rehauts rouges, égide en écailles et serpents dressés sur une tunique à rehauts rouges et à croix incisées); elle tient, de la main gauche, sa lance. A gauche, derrière le héros et pour l'introduire dans l'Olympe, se tient Hermès barbu, tenant un long caducée de la main droite et élevant la main gauche avec un geste de salutation (barbe rouge, pétase, chlamydc à rehauts rouges et croix incisées retombant sur les deux bras, tunique courte à rehauts rouges et à petites croix incisées, ailettes liées aux chevilles avec rehauts rouges). Derrière Hermès, en ligne verticale, la signature d'artiste peinte

en petites lettres noires : ÎMEP . IE5EN [N'«0J^év£];

rji'È::;o/'Ê<J£v. Derrière Athéné l'inscription peinte KAUOS xaXoç. — Sous le bec, une assez grande Tête d'homme barbu (haut. 0,06), modelée en relief. C'est une tête d'Hercule, si Ton s'en rapporte au sujet de la panse, ou de Dionysos, dieu du vin, si l'on considère le vase seul et le pendant qui lui est donné dans F 1 17.

Noir dans l'embouchure, sur le rebord, tout le col et l'anse. Noir .sur la chevelure de la tête en relief, les sourcils, les yeux, la moustache et la barbe. Kn haut de Tépaule, zone de godrons noirs. Sous l'attache de l'anse, motif floral en palmeltc surmontée d'une double volute d'où parlent de longs pédoncules terminés en boutons de lotus. Sous les figures, trois cercles noirs, une grecque et deux cercles noirs. Près de la base, arêtes rayonnantes, tantôt opaques,

tantôt au trait, et un cercle noir. Anneau saillant rouge à l'attache du pied, qui est noir avec cercle rouge sur le bord.

Terre jaune foncé. Toute la panse recouverte d'un engobe blanc pardessus lequel on a peint en couleur noire lustrée avec retouches rouges. Les cassures et recollages sont assez nombreux, mais les restaurations n'allèrent pas les figures. Haut, avec l'anse o.33.

(Inv. Campana 576). Trouvé en Elrurie et entré en i863.

Publié par Braun, Annali deW Instilulo, i854, pi. 5: Benndorf, Wiener Vorlegeblàtler^ 1890-91, pi. iv, n» 1 ; Duruy, Histoire des Grecs, I, p. 8C. Cf. Calaloghi Campana^ série VHI, n* 66 ; Klein, op. /., p. 66, n. 5o.

F 1 1 7. Œnochoé à fond blanc, signée par Nicosthënes

(même structure avec le pied plus haut et munie d'un tore saillant ; elle fait une sorte de pendant avec la précédente, quoique étant plus forte et plus grande). — Le sujet est placé sur le devant de la panse. — Apothéose d'Hercule. Au centre, le héros demi-nu, assis sur un siège en cube (tête restaurée, barbe rouge, couronne de laurier incisée sur les cheveux, le haut du corps nu, himation a rehauts rouges et croix incisées enroulé sur le bas du corps), tient la massue de la main droite et tend la main gauche ouverte vers Athéné qui lui fait faice, assise sur un pliant recouvert d'une étoffe, présentant de la main droite une fleur de lotus (pas de traces de blanc sur les chairs, tète refaite, mêmes détails que dans le vase précédent, sauf la tunique à gros points rouges et à croix incisées*. Derrière elle, Hermès, barbu, est assis sur un cube, tenant un long caducée de la main droite, avançant la main gauche ouverte (main refaite, mêmes détails que dans le précédent, sauf les ailettes rouges recourbées par devant). A gauche, derrière Hercule, déesse assise sur un siège (Aphrodite? Amphitrite? , présentant, de la main gauche, une fleur de lotus (pas de blanc, couronne incisée sur la chevelure pendante, tunique et himation à rehauts rouges et croix incisées) et retournant la tête vers un dieu barbu, assis sur un pliant recouvert d'une drapc»rie (Zeus? Poséidon?) ; celui-ci s'appuie de la main gauche sur une canne (barbe rouge, couronne incisée, himation à rehauts rouges et croix incisées sur tunique noire à croix incisées'. Au-dessus de lui, la signature d'artiste peinte en petites lettres noires : N.K050EN..., N[i]koj9£v[£; InoUaEv]. — Sous le bec, Tôte de femme, modelée en relief, les cheveux ceints de huit disques saillants, formant couronne, et ornés de rosaces peintes en traits noirs et rouges. Tête d'Ariane? Voir le vase précédent.

Décor semblable au précédent, avec quelques variantes : le mulif floral, sous rattache de l'anse, comprend une palmette autour di* laquelle se groupent huit volutes; sous les figures, entre quatre cercles, une zone de boulons de lolus reliés par des entrelacs et accostés de points.

ftléme technique. Les recollages et repeints sont plus forts que dans l'autre cl intéressent les (igures. La partie inférieure de la pansi' est toul entière refaite. 11 en résulte que le pied, de forme inusitée, n'est pas sùrementcelui du vase. Haut, avec les anses 0,360.

(Inv. Campana 58o;. Trouvé en Etrurie et entré en iSftî.

Publié par Braun, Annali de'.V Insl., i854, pi. 6; Benndorf, Wien*r Vorlegeblûller, 1890-91, pi. iv, n^i. Cf. Calaloghi Campana^ série \\\\, n' 67; Klein, op. /., p. 06, n* 5i.

F 1 18. Œnochoé à fond blanc, non signée, dn style de Nlcosthènes (long bec coupé en biseau, anse à ramure concave* et portant un buste de femme en relief h l'attache supérieure, pied en pente). — Le sujet est placé sur le devant du vase. — Énée portant son pore Ânchise. Il est représenté sous les traits d'un hoplite barbu, marchant courbé vers la droite, tenant deux lances de la main droite basse, le bras gauche passé dans l'armature interne d'un bouclier à double échancrun* (casque à cimier haut, cuirasse sur tunique courte à rehauts rouges, cnémides dont une a rehaut rouge) ; sur son dos, il porte le vieil Anchise, barbu (tête chauve, ceinte d'une bandelette rouge, cartilage thyréoïde très marqué pour indiquer un cou maigre, himation à rehauts rouges sur tunique longue), qui des deux mains se cramponne au cou et au bras de son fds, les deux genoux repliés. Devant lui courent, la jambe gauche levée, deux guerriers retournant la tête ; Tun, en arrière-plan, archer

SALLE F

asiatique, barbu, tcnanl une hachette de guerre, sur le côté droit le carquois à couvercle ouvert (bonnet à pointe élevée ceint d'une bandelette rouge, tunique collante et anaxyrides à croix incisées) ; l'autre, en premier plan, hoplite barbu, tenant deux lances et se couvrant de son bouclier vu de profil (casque à cimier bas avec rehaut rouge et ceint d'une bandelette rouge, cuirasse incisée sur tunique courte à re-

hauts rouges, cnémides). Derrière Enée marche Creuse drapée, levant la main gauche (pas de blanc sur les chairs, bandelette rouge sur les cheveux, tunique longue retroussée par un pli à la ceinture, avec rehauts rouges et croix incisées, himation à rehauts rouges mis sur les épaules). — La figure en relief à rattache de l'anse représente un Buste de femme, vue à micorps, les bras appuyés sur les petites rondelles saillantes, qui ornent chaque côté du bec.

Noir sur l'anse et tout le bec, rouge sur les trondelles saillanles. A la base du col, zone de quadrillé noir sur fond rouge réservé et anneau saillant peint en rouge. Sous l'attache inTérieure de l'anse, trois lotus opposés d'où partent quatre longs pédoncules terminés en lotus. Sur l'épaule, zone de godrons noirs. Sous les figures, deux cercles noirs. Près de la base, large zone noire avec un cercle rouge. Le pied noir.

Terre jaune foncé, un peu rosée, très fine. Engobe blanc sur toute la panse. Peinture en noir lustré avec retouches rouges. Incisions soignées. Bon élat de conservation. Haut. 0,26.

(Tnv. MNB i6j4). Anciennes collections Caslelluni, Paravey. Trouvé danslTlalie méridionale et acquis en 187g.

Publié par Raoul Rochelle, Monamenls inédils^ pi. 68, n» a. Cf. Catalogue Collecl Caslellani, n» 34; de Witte, CoUect. Paravey, n» 32.

F 1 20. Coupe & revers blancs, ornée d^yeux prophylactiques {vasque peu profonde, pied trapu et très bas, à base un peu concave^i. — Un sujet dans l'intérieur et sur chaque côté du pourtour extérieur. — Dans Tintérieur à fond roupe :A, Tête de Gorgone. Elle est vue de face, tirant la langue (rouge sur la langue et les cheveux, sur la prunelle des yeux, blanc sur les dents, quatre points noirs sur le front). — Sur les revers à fond blanc : B. Silène et Ménades dansant. Au centre, entre deux grands yeux (dans la prunelle un cercle blanc, le centre rouge), un Silène nu, ithyphallique, danse en levant les mains (barbe et cheveux rouges, repeints dans le corps). A droite et à gauche, au delà des yeux, une Ménade drapée danse avec des gestes semblables, retournant la tête (celle de gauche avec tunique rouge, celle de droite avec rouge sur le haut de la tunique et points rouges dans le bas). Dans le champ, quelques longs rameaux feuillus accompagnent les personnages et les encadrent. — C. Même sujet, avec quelques variantes de détail (Silène avec queue de cheval rouge, Ménade de gauche avec points rouges sur le bas de la tunique et rehaut rouge sur le haut, Ménade de droite avec rehaut rouge sur le haut de sa tunique). — Sous chaque anse D elE, un Dauphin nageant.

L'intérieur noir, sauf le centre réservé; cercle réservé en rouge sur le rebord. Noir sur le dessus des anses. A chaque attache, long pédoncule portant une palmette (centre rouge). Sous les figures, un large cercle noir entre six filets noirs. Près de la base, arêtes rayonnantes au Irait noir (et non opaques). A l'attache du pied, anneau saillant peint en rouge. Le pied noir avec Iranche réservée rouge. Sous la base, zone noire.

Terre jaune foncé, un peu rosée, fine. Engobe blanc sur les revers jusqu'au-dessous des anses, le resle en rouge réservé. Peinlureen noir lustré avec relouches rouges. (Quelques retouches blanches en A. Plusieurs morceaux recollés et restaurés; quelques repeints dans les figures. Haut. 0,09. Diam. o,2Cw; avec les anses 0,27.

(Inv. Campana 607). Trouvé en Etrurie et eniré en i86:3.

Vue d'ensemble (côté B) et détail de A dans notre pi. 72.

F 121. Coupe ornée d^yeux prophylactiques, signée par Nicosthénes (vasque largo et assez profonde, anses courtes et solides, un peu relevées du bout, pied bas et trapu à base concave). — Même disposition. — Int. A. Tête de Gorgone (mêmes détails que dans le précédent). — Sur les revers à fond rouge : B. Au centre, entre deux grands yeux (un cercle blanc et un rouge). Hercule taillant sa massue? Il est penché, marchant vers la droite (tout le haut refait, peau de lion sur

la tête et formant tunique serrée h la taille par-dessus une tunique courte rouge, rehauts blancs sur les griffes et dents de la bête, épée au côté, carquois refait dans le dos, restaurations dans les jambes), et il tient de la main gauche (refaite) le haut d'une sorte de massue noueuse (?), dont le bout repose à terre et qu'il paraît travailler de la main droite. (On pourrait penser aussi au sujet représenté par F 338, Hercule sacrifiant?! Sous le sourcil de l'œil placé à gauche, la signature d'artiste peinte en petites lettres noires i/VjlcO^OEA'EÎ, ^I au-dessus de l'autre œil, à droite : EPOIE^E/^, NixotOêvêç iTzoU^iy. — C. Au centre, entre deux yeux semblables, Dionysos et Hermès (toute la partie supérieure des deux figures refaite, les jambes seules antiques). Dionysos est drapé (himation à rehauts rouges et croix incisées sur une tunique blanche) ; Hermès a les jambes nues (ailettes recourbées par devant aux chevilles). — Le dessous de chaque anse est orné d'un double cep de vigne entrelacé, dont les rameaux, chargés de grosses grappes de raisin, retombent à droite et à gauche, encadrant les sujets.

L'intérie'ur noir, sauf le centre réservé; cercle réservé rouge sur le rebord. Noir sur le dessus des anses. Sous les Ajoures, large cercle noir entre deux filets. Près de la base, arêtes rayonnantes, alternant en dessin opaque et en dessin au trait. Anneau saillant peint en rouge à l'attache du pied noir, dont la tranche est résen'ée en rouge. Sous la base, cavité intérieure du pied en noir.

Terre jaune foncé, un peu rosée, Une; surface orangée. Peinture en noir lustré avec retouches rouges et blanches. Nombreuses cassures soigneusement dissimulées. Repeints importants dans les figures et les ornements. Haut. 0,1 15. Diam. o,:to; avec les anses, 0,385.

(Inv. Campana 5S5}. Anciennes collections Depoletti, Campana. Entré en i863.

Calque dans VApparalus du Musée de Berlin, n* 3^3. Cf. Calaloghi Campana, série VIII, 69; Klein, MeUlersignalaren, p. 68, no62.

F 122. Coupe semblable sis^nëe par Nicosthénes

(même structure). — Même disposition. — Int. A, Tête de Gorgone (pas de dents visibles; rouge sur la langue, le nez, les prunelles des yeux ; pas de blanc ; un seul point noir sur le front). — Sur les revers : B. Énée portant son pore Ânchise. Enée est en hoplite et marche courbé vers la droite (casque à haut cimier rehaussé de rouge, épée au côté, cuirasse sur tunique courte à rehauts rouges, cnémides rouges) ; il porte, assis sur son dos, le vieil Anchise, barbu, drapé, qui lève le bras droit et tient de la main gauche une baguette ou canne (blanc effacé sur le crâne et sur la barbe, himation à rehauts rouges sur tunique). De la main droite, Enée soutient les pieds de son père ; de la gauche, il porte deux lances basses et un grand bouclier à double échancrure (bord rouge). Près de lui, en arrière-plan, marche le petit Ascagne dont on ne voit que le bas du corps (draperie pendante sur le bras, tunique courte\ Sous le sourcil de l'œil prophylactique, placé à gauche, la signature d'artiste peinte en lettres noires : /^||<050EhlE$

EPOlE^E/^, Ni>'.o'j0év6ç iro-Easv. — C. Combat de trois guerriers. Au centre, un hoplite, tombé sur un genou, retourne la tète et darde la lance en se couvrant de sou bouclier vu de profil (casque à haut cimier ceint d'une bandelette rouge, cuirasse incisée sur tunique courte à croix incisées, cnémides dont une seule rouge, baudrier blanc et gros points blancs sur le bouclier). De chaque côté de ce blessé deux autres hoplites se chargent avec furie, une jambe levée, tenant la lance et se couvrant d'un bouclier vu de profil (celui de gauche avec le casque rouge à cimier haut, cuirasse incisée à points rouges sur tunique courte rouge, cnémides, gros points blancs sur le bouclier et baudrier blanc ; celui de droite avec casque à cimier bas ceint d'une bandelette rouge, cuirasse ciselée sur tunique courte rouge, baudrier blanc, épée au côté, cnémide rouge). — Même décor que dans le précédent sous le dessous de chaque anse.

Même ornementation (sauf une zone de pointillés noirs entre cinq cercles dans l'inlérieur, et le même ornement sous les sujets des revers). Sous la base, outre la cavité peinte en noir, un bouton saillant peint en noir marque l'attache sur le tour.

Même technique. Quelques cassures soigneusement réparées. Élal de conservation bien meilleur que dans le précédent. Pas de repeints importants dans les figures. Haut. or,ia. Diam. o,33; avec les anses, o,4i-

(Inv. Campana 578). Anciennes [collections Canino, Campana. Entré en i863.

Publié par O. Benndorf, Wiener VorlegebïûUer^ 1890-91, pi. v, n» 1. Cf. Cataloghi Campana, série VIII, 68; Canino, Mateum elrfxêcwn, \\* ^67; Klein, op. /., p. 68, n* 64-

F 123. Coupe signée par Nicosthènes (même structure). — Les revers seuls sont décorés de sujets. — il. Gonrae de bateaux. Deux navires, ayant leurs voiles à demi carguées, se dirigent vers la droite, l'un à côté de Tautre, celui d'arrièreplan ayant une légère avance sur l'autre. Tous les détails de structure sont les mêmes: la proue en forme de lête de sanglier, la poupe très relevée au-dessus de l'eau et terminée en tète d'oiseau, une échelle suspendue à la poupe, un pilote assis fi l'arrière et manœuvrant le gouvernail en forme de double rame, une vigie debout à l'avant, sur un petit tillac plus élevé, et surveillant l'horizon (personnages drapés avec chevelures rouges, rehauts rouges sur les détails des bateaux, blanc épais et incisé sur les voiles et appliqué par-dessus le noir). En haut et à droite, la signature d'artiste, peinte en petites lettres noires : A^||<050EA^E^ FPOIE, NixoaOévïç gTco'fid). — H, Même sujet, avec quelques variantes et sans inscription. Il y a des pilotes, mais pas de vigie ; le petit tillac d'avant est décoré d'un gros œil prophylactique (l'un en blanc et i^ouge par-dessus le noir, Fautive noir incisé). — Sous chaque anse, un Dauphin qui indique la mer. A l'attache de chaque anse, une Sirène perchée sur une petite volute, retournant la tête ^blanc des visages absent ou effacé, ailes d'oiseaux à rehaut rouget. Otte petite fîgure de sirène a pu faire penser à une relation avec le mythe connu d'Ulysse [Journ. of hell, slt/dies^ ^885, p. 20; ; mais, à mon avis, ce détail est ici purement décoratif.

Noir dans l'intérieur, sauf un centre réservé en rouge avec deux cercles concentriques noirs et le cercle réservé du rebord. Audessus des iHijets des revers, un cercle noir; en dessous, un large cercle noir. Près du pied, arêtes rayonnantes dessinées au trait simple. Anneau saillant rouge à l'attache du pied noir avec tranche réservée en clair. Sous la base, la cavité intérieure du pied en noir.

Terre jaune foncé, un peu rosée, fine; surface orangée. Peinture en noir lustré avec retouches rouges et blanches. Cassures soigneusement dissimulées et restaurées. Les repeints n'allèrent pas les sujets. Haut. 0,1 15. Diam. o,a8; avec les anses, 0,34.

(Sans numéro d'inventaire). Autrefois dans les collections Durand, Beugnot, Hope, Rondel. Acquis en 1866.

Publié par Miss J. lIarrison,Journ.o/'/ie//.»fa(fi>«, VI, i885, p. 3i,pl.4n; Benndorf, Wiener Vorlegeblâller^ 1890-91, pi. 5, n» a, et pi. 6, n* a ; 4^ecil Ton*, Âncienl ahips^ pi. ^, n* 19. Cf. de Wilte, Collect. Durandy n" 418; Collect. Beugnot, n« ^; Klein, op. /., p. 69, n* 63.

F 1 84. Coupe sifirn^e pa^r NicostUènes (même structure). — Il n'y a pas de sujet sur les revers. L'intérieur contient un sujet central et, tout autour, une zone plus large de personnages. — il. Au centre. Gorgone ailée courant, tête de face (blanc du visage disparu, ailes recoquillées à rehauts rouges, tunique courte et peau de hête rouge pendant par-dessus, pieds rouges avec ailettes rouges recourbées par devant). — B. Dionysos et son thiase. La zone circulaire est séparée en deux sujets par un double cep de vigne entrelacé, d'où pendent de grosses grappes de raisin et des rameaux feuillus qui s'étendent dans tout le champ, au-dessus et auprès des personnages. On voit d'un côté Dionvsos assis sur un tabouret et tenant une corne à boire (barbe rouge, pampres rouges dans les cheveux, tunique et himation à rehauts rouges) ; devant lui, s'avance une Ménade drapée, la main droite avancée, tenant de la main gauche une œnochoé (pampres rouges dans les cheveux, pas de blanc visible sur les chairs, tunique à rehauts rouges). Derrière le dieu, un Silène ithyphallique (visage rouge, barbe rouge, bandelette rouge sur la tête) s'avance en jouant de la double flûte. De l'autre côté, entre deux Silènes ithyphallîques ''mêmes détails), dont Tun marche en dansant, les mains avan-

cées, et dont l'autre (queue de cheval rouge) porte une grosse outre rouge sur son dos, danse une Ménade drapée (mêmes détails que chez l'autre). La signature d'artiste, peinte en petites lettres noires, est placée sur un des revers, de chaque côté de l'ornement en lotus : yV||<0$GE/^E5 EPOI . . Ntxo'jOévE; fijioî [ci] ou âno: [edsv].

Autour du sujet central, zone de godrons noirs et rouges entre sept cercles. Au-dessus de la zone circulaire, large cercle noir; le rebord en noir. Sur les revers tout entiers en clair, un cercle noir près du rebord ; dans l'espace compris entre les anses, de chaque côté, une fleur de lotus accostée de longs pédoncules qui se terminent en palmettes à double volute (centre rouge). Sur le re«le des revers, série de qualre cercles formés chacun de quatre filets fin$i. Le dessus des anses noir. Anneau saillant rouge à l'attactie du pied tout noir. Sous la base et dans la cavité intérieure du pied, quatre cercles noirs.

Même technique. Pas de blanc visible, mais peut-être effacé. Cassures soigneusement réparées, mais sans importantes restaurations dans les figures. Haut. 0,09. Diam. o,ao; avec les anses, o,25.

(Inv. N 3^9(;MN2a). Pas de provenance exacte connue. Acquis en 1848.

Public par O. Benndorf, U'iener Vorltgeblûller, 1890-91, pi. 5, n»3. Cf. Klein, op. l.s p. 69, n* 70.

F 125. Coupe signée par Nicosthènes, avec yeux prophylactiques et emploi simultané de figures noires et rouges (même structure, le pied un peu plus haut). — Une figure noire dans Tintérieur; une figure rouge sur chaque revers. — Int. A, Fig. noire. Homme barba courant :' grosse couronne de pampres à rehauts rouges, barbe rouge, chiamyde à rehauts rouges jetée sur les bras par devant, le reste du corps nu, hautes bottes ou xdOopvoi aux pieds avec rehauts rouges aux talons); il court vers la droite eu retournant la tête à gauche et tendant la main di*oite. Dans le champ, la signature d'artiste placée circulairement et peinte en lettres noires :

. . K050ENE$ CPOI ... [NlJxOTÔévE; [i>0{[£l] ou [i] TZOi [cTtV .

— Sur les revers : B, Fig. rouge. Éphèbe nu marchant (corps restauré, contour des cheveux incisé) ; il marche vers la droite, la main gauche avancée, l'autre en arrière. — C. Fig. rouge. Bélier (corne blanche) ; il marche vers la droite et retourne la tête en arrière.

Intérieur noir, sauf le centre réservé en clair; un cercle noir autour du sujet central. Cercle rouge au rebord supérieur (repeint). Le dessus des anses noir. Chaque sujet des revers est placé entre deux grands yeux réservés en rouge (cercles noirs, blanc et rouge). A chaque attache des anses, une large palmetle réservée en rouge, portée par un pédoncule (retouche centrale en rouge violacé). Cercle rouge réservé sous les sujets; le reste en noir. A l'attache du pied, anneau saillant noir, souligné par un trait incisé rouge. Le pied noir avec tranche réservée en clair. Sous la base, cavité intérieure du pied en noir.

Terre jaune foncé, un peu rougeâtre, flne ; surface orangée. Peinture en noir lustré avec retouches rouges et blanches. La technique des figures rouges est timide, avec peu de traits noirs, conservant l'incision et la retouche blanche; style meilleur dans l'animal que dans la figure humaine ; traces de l'esquisse très visibles. L'exécution de la figure noire incisée est facile et rapide. Nombreux morceaux recollés; quelques repeints en B. IIaut.o,i:â. Diam. o,3i: avec les anses. 0,39.

(Inv. N 3431 ; MN i^?)- Trouvé en Italie et acquis en i85o.

Détails de A, B, C, dans notre pi. 72. Cf. Klein, Meisterêignataren, p. 70, no 73.

F 126. Coupe à yeux prophylaxstiques, avec emploi simultané de figures noires et rouges (même structurel.

— Même disposition. — Int. A, Fi^. noire. Guerrier asiatique courant. Il s*élance vers la droite en retournant la tcte et tient de la main droite une liachellc de guerre, de Tautre son arc (barbe et cheveux rouges, bonnet phrygien ceint d'une bandelette rouge, anaxyrides et tunique à manches constellées de petits losanges incisés et de points rouges, grand carquois ouvert avec couvercle rouge pendant sur la jambe droite). — Revers : B. Fig. rouge. Discobole. Ephèbe nu tenant à deux mains le disque (restauré) qu'il soulève avant de le lancer (repeints dans le corps, contour de la chevelure incisé, couronne rouge). — C. Fig. rouge. Éphébe lançant le

SALLE F

javelot. II marche vers la droite et retourne la tête, élevant le javelot (peint en rouge) et mesurant la longueur de la hampe, pour voir le point exact de la prise (repeints dans le corps, contour des cheveux incisé, couronne rouge).

Même décor que dans F i25 (sans retouches rouges dans les palmettes). Sous la base du pied, une inscription étrusque incisée en

grandes lettres ' ^ \j /\^J/ •

Même terre. Peinture en noir lustré, avec retouches rouges. Style assez Terme et sûr dans les figures rouges, comme dans la figure noire. L'esquisse n'est pas visible comme dans F 125. Quelques repeints. Haut. o,i3. Diam. o,3i5 ; avec les anses, o,iio.

(Inv. Caropana 63i). Trouvé en Élrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble dans notre pi. 73; détail de A dans notre pi. 73.

F 127. Coape semblable (même structure). — Môme disposition. — Int. A, Fig. noire. Hoplite grec courant. 11 marche à droite et retourne la lùle, se couvrant de son bouclier va de proûl (bord rouge) et tenant la lance (casque à cimier bas, cuirasse avec tunique courte incisée d'une croix, cnémides dont une rouge). — Sur les revers : B. Fig. rouge. Sirdne. Elle est tournée vers la droite (ailes recoquillées, contour des cheveux incisé, couronne rouge, boucle d'oreille). — C Même sujet (les pattes repeintesj.

Même décor que F 126 (point rouge réservé dans la palmelle; la tranche du pied ornée de deux filets saillants et tout le dessous du pied noir).

Même technique que F 126. Le slyle est beaucoup plus ferme et plus soigné dans les figures ronges que dans la figure noire. Esquisse visible. Beaucoup de morceaux recollés, sans restaurations importantes. Haut. o,i3. Diam. 0,32; avec lesanses, o,i(i.

(Inv. N 3^82 ; MN 53). Trouvé en Italie. Acquis en i8;S.

Vue d'ensemble (côté B) dans notre pi. 73.

F 127 (3). Coupe semblable, signée par Panphaios (?)

{même structure). — Une figure noire dans l'intérieur, mais elle est complètement refaite ; une figure rouge sur chaque revers. — Int. A, Fig. noire. Guerrier. Éphèbe nu, coiffé d'un bonnet conique, armé d'une lance et d'un bouclier, marchant vers la gauche (figure complètement refaite et moderne) . Comme lo pied lui-même a été rajusté et que la partie centrale manquait complètement, on ne peut pas affirmer que le décor intérieur ait compris une figure noire, autrement que par analogie avec les coupes semblables. — Revers : B. Fig. rouge. Le Minotaure, marchant à droite, les deux bras levés et retournant la tète (une pierre dans la main gauche, repeints dans les jambes et le bras droit). — C. Fig. rouge. Vasque posée sur un pied partie inférieure refaite) . Au-dessus, dans le champ, la signature d'artiste incisée en petites lettres peu régulièi*ement tracées : PAN© AIOÎ EPOIE . EH , IlavçaToç tnoUJajev. (Les autres signatures de Panphaios sont peintes et les caractères de l'inscription me font douter de l'authenticité. En tout cas, c'est une œuvre de l'école contemporaine.)

Même décor que dans F 126, sauf au pied qui est ici rajouté. Même technique; esquisse visible. Restaurolions importantes; le

pied trqp petit et tout noir n'appartient pas à ce vosc. Haut. o,i3.

Diam. o,3o; avec les anses, o,385.

(Inv. Campana 568). Trouvé en Étrurie et entré en i863. Vue d'ensemble (côté B) publiée dans notre pi. 73. Cf. Klein, Meialer-

signaturen, p. 91, n* 7.

F 1 28. Coupe avec emploi simnltané des fleures noires et rouges (même structure). — Une figure noire dans Tintérieur; un sujet à figures rouges sur chaque revers. — Int. A. Fig. noire. Poséidon armé du trident. 11 est barbu et drapé ; il marche vers la droite et retourne la tête en arrière, tenant de la main droite la hampe du trident dont la pointe est abaissée et tournée vers la gauche (barbe rouge, rehaut rouge sur les cheveux par devant, himationà rehauts rouges et croix incisées par-dessus une tunique à bordure rouge). — Revers : B. Fig. rouge. Combat d'Hercule et du lion de Némée. L'animal est aplati par terre, la gueule ouverte (langue rouge) ; d'une de ses pattes d'arrière il essaie d'atteindre la tête d'Her-

cule. Celui-ci, allongé en avant et presque couché, la jambe gauche repliée, a passé ses bras autour du cou du lion et noué ses deux mains qu'il serre fortement. Il est barbu, nu, et porte une épée au côté (couronne de feuillage rouge, contour des cheveux incisé, baudrier rouge soutenant Tépée, quelques restaurations dans le visage et le corps). En arrière-plan, derrière le lion, un arbrisseau étend ses rameaux au-dessus de la scène (feuillages rouges) ; derrière Hercule, draperie suspendue dans le champ. — C Fig. rouge. Deux Sildnes saisissant un cheval (ou mulet de Dionysos?). Un Silène nu, tenant une houssine de la main droite (refaite, queue de cheval refaite, repeints dans les corps, contour des cheveux incisé), court vers la droite et saisit de la main gauche la queue (refaite) d'un cheval ou mulet fuyant (fortement restauré). Un second Silène, faisant face à l'animal, tient des deux mains avancées une outre de vin (queue de cheval rouge, tète refaite, restaurations dans le corps et l'outre).

Décor intérieur comme dans les précédents. Sur les revers, ù Tatlacbe des anses, palmelte entourée d'un long pédoncule qui se termine en dessous par un boulon de lolus. Le pied comme dans F ivr;. Même technique ; esquisse visible. Recollnges nombreux et restaurations assez importantes. Haut. o,iV Diam. 0,.%; avec les anses, o,/|i.

(Inv. Campana 988). Trouvé en Étrurie et entré en 186.^.

Vue d'ensemble (côté C) et détail de B dans notre pi. 73.

F 1 20. Coupe portant le nom d*Epilyko8, avec emploi simultané des flgnres noires et rouges (vasque peu profonde, anses plus fines, pied court et mince à base plate ornée d'un filet saillant). — Dans l'intérieur une figure rouge; sur chaque revers, une figure noire sur un fond rouge-corail. — Int. A. Fig. rouge. Éphébe jouant avec une amphore. Il est nu, couronné d'une guirlande (feuilles rouges, contour des cheveux incisé), et se penche pour soutenir une amphore à base pointue (guirlande de feuillages noirs sur la panse) en équilibre sur le bout de son pied gauche levé ; sa chlamyde a glissé sur la même jambe et y reste suspendue ; les deux mains avancées surveillent le mouvement de l'amphore, prêtes à la saisir. Tout autour inscription en lettres rouges peintes sur le fond noir : . PIUVI<0^ KAUO^ [*E>tXuxoç xaXûç. — Rev. B. Fig. noire. Hercule dans l'attitude du combat. 11 est barbu, vêtu de la peau de lion qui couvre la tête, se noue par devant sur la poitrine, et retombe sur le bras gauche avancé pour former bouclier ; de la main droite basse il tient la massue, de In main gauche tendue l'arc et une flèche. — C. Fig. noire. Kyknos dans l'attitude du combat. Il est en hoplite (casque à ci m ici' bas, cuirasse sur tunique courte, cnémides), brandissant la lance et se couvrant de son bouclier rond (presque toute la figure restaurée et moderne, sauf le bras avec la lance, la jambe droite et le bouclier).

Intérieur en rouge-corail, sauf le sujet central sur fond noir et un cercle noir près du rebord. Dessus des anses noir. Tout le revers en rouge-corail, sauf les deux figures noires et une grecque noire formant zone circulaire en dessous. Le pied du môme rou^e, sauf le filet saillant en noir. Même le dessous du pied montre le mt^mc t rouge, sauf le rebord extérieur qui est du rouge ordinaire de l'nr-

gile ; ces deux parties sont séparées par un cercle noir.

La technique fait de cette pièce un monument unique, à ma connaissance. Terre rosée, fine et légère, recouverte d'un enduit noir qu'on a dû faire passer au rouge vif, de ton corail, par une forte cuisson; c'est, je crois, l'utilisation d'un accident qui se produisait souvent dans le four et dont on a essayé de tirer parti. Après cette première cuisson, donnant le ton corail, on a peint le sujet et quelques ornements en noir lustré, de très beau ton. Dans les incisions des deux figures noires, le trait gravé fait réapparaître en dessous le ton rouge. Style fin et soigné. Quelques cassures ; les restaurations intéressent surtout le sujet C. Deux pointes de bronze oxydé, encore visibles près du rebord, montrent que dès l'antiquité la pièce avait dû subir un raccommodage. Haut. 0,08. Diam. 0,22; avec les anses, 0,29.

(Inv. Campana 971). Trouvé en Etrurie et entré en ]833.

Vue de l'intérieur A dans notre pi. 73. Cf. Catahghi Campana, série VII, 755; Klein, Meislersignaluren, p. ii5, n» 3.

F 130. Coupe à yeux prophylactiques (structure analogue à F 121, pied remarquablement trapu et fort). — Un sujet dans l'intérieur, un de chaque côté des revers et un auprès de chaque attache d'anse. — Int. A. Silène et Ménade dansant. Le Silène nu, ithyphalliquc, le visage de face (rehauts rouges sur la barbe et la queue de cheval, repeints dans les jambes), étend la main gauche, comme pour la poser sur Tépaule de la Ménade qui, allant vers la droite, retourne la tête et lève le bras droit en l'air (chairs blanches retouchées, couronne de feuillages, rehauts rouges sur la tunique serrée à la taille). — Sur les revers, entre deux grands yeux prophylactiques (rehauts rouges et blancs retouchés) : D. Grande tète de Silène barbu, vae de face (couronne de feuillage incisé, deux points noirs sur le front, prunelles rouges, longues oreilles pointues, cheveux pendants) ; dans le champ, deux petits rameaux feuillus. — C. Même tète. — Près des anses : Z>. Combat de trois hoplites grecs. Deux hoplites dardant la lance se font face de chaque côté d'un hoplite blessé tombé par terre (celui-ci placé sous l'arcade de l'anse), les jambes repliées sous lui et retournant le buste tout entier en arrière. Les parties restaurées sont nombreuses (dans l'hoplite de gauche, le bas du corps seul est antique; dans celui de droite, une partie de la tête, la cuirasse avec une épée, à fourreau orné, suspendue à un baudrier, les jambes avec dessins incisés, cnémides rouges). Le blessé du milieu est antique (casque à haut cimier, œil incisé ovale, cuirasse ciselée sur tunique à quadrillé incisé, longue lance et bouclier vu de profil). — E. Près de l'autre anse, Même sujet, avec quelques variantes. Le blessé est tombé sur un genou et se retourne en arrière, tenant sa lance et son bouclier vu dé profil (casque à haut cimier, cuirasse sur tunique courte, cnémides). L'hoplite de gauche n'a d'antique que les jambes ; celui de droite, le bras droit tenant la lance et le bas du corps.

L'intérieur noir, sauf le sujet central réservé avec cercle noir tout autour ^refail). Cercle rouge réservé près du bord (refait). Noir sur le dessus des anses. Sur les revers clairs, en haut, cercle noir; sons les sujets, trois cercles noirs. Près de la base, arêtes rayonnantes, alternativement opaques et nu trait simple ; en dessous, deux cercles noirs. Anneau saillant noir à l'altache du pied noir, avec tranclic réservée en clair. Sous la base, noir dans la cavité intérieure du pied.

Pièce lourde. Terre jaune foncé, surface orangée-. Peinture en noir lustré avec retouches rouges et blanches. Incisions assez soignées. Le système du dessin au trait, dans les figures noires B et C, est à noter.

Nombreux morceaux recollés, restaurations importantes. lIijut.o,i5. Diam. o,S55; avec les anses, o,^a.

(Inv. Campana 6ig). Trouvé en Étrurie et entré en i863.

Vue de l'Intérieur A et détail du revers D dans notre pK 74.

F 130 (2). Coupe supportée par une base à. trois pieds

( vasque large et peu profonde, anses solides, base composée d'une demi-sphère creuse à laquelle adhèrent trois appendices ronds formant pieds). — La pièce était importante et curieuse, mais elle est extrêmement restaurée et complétée. Dans l'intérieur, un sujet central entouré d'une zone circulaire de personnages; sur les revers, une zone circulaire de personnages interl'ompue à l'endroit des anses. — Int. A. Tête de Gorgone vue de face, tirant la langue (les cheveux en sorte de godrons noirs et rouges, sur le front languette noire entourée de quatre points, rehauts rouges sur la langue et la barbe). — Zone circulaire B. Dionysos et le thiase bachique. La zone est interrompue en trois points par un double cep de vigne entrelacé qui étend ses branches dans le champ et forme au-dessus des personnages un dôme de feuillages, ce qui divise la scène en trois groupes : a. Dionysos assis sur un pliant tient une corne à boire (couronne de pampres noirs et rouges, barbe rouge, himation à rehauts rouges sur tunique) ; devant lui, un Silène nu (corps restauré) joue de la double flûte (barbe et cheveux rouges;; derrière lui, une Ménade s'éloigne vers la droite (pas de blanc sur les chairs, couronne de pampres à rehauts rouges, tunique serrée à rehauts rouges) du côté d'un Silène nu, chargé d'une grosse outre (tête et bras restaurés), devant lequel marche un

Papposilène (?) à cheval sur un mulet ithyphalliquc (groupe complètement restauré ou moderne). — b. Scène analogue, complètement refaite ou moderne, où l'on voit des Silènes nus, dont l'un joue de la double flûte devant Dionysos assis ; derrière lui, s'éloignent vers la droite une Ménade et un très grand Silène nu. — c. Même scène que dans a avec les trois premiers personnages entièrement refaits, et des portions antiques dans le groupe de Silène (sans outre sur le dos) et du mulet monté par un Papposilène? (tunique courte à rehauts rouges) ; devant le mulet marche une petite Ménade (pas de blanc sur les chairs, peau de bête retombant sur une tunique rouge) qui lève la main gauche et s'éloigne vers la droite en retournant la tête ; elle est précédée d'un très grand Silène nu (queue de cheval rouge, barbe rouge, bandelette rouge sur les cheveux), qui marche enlevant la main gauche, la droite baissée. — Sur les revers : C. Hommes nus et femmes nues. Douze couples à la flle, dans des attitudes obscènes et variées (restaurations nombreuses, mais moins importantes que dans l'intérieur, chairs des femmes blanches, rehauts rouges sur les barbes des hommes, les bandelettes des cheveux) ; près de l'attache d'une des anses, un petit personnage isolé et accroupi. — Sous chacune des anses, un double cep de vigne entrelacé, d'où partent des rameaux qui forment un dôme feuillu au-dessus de toute la zone.

Dans l'intérieur, autour du sujet central, large zone noire divisée en deux par un cercle rouge réservé (refait). Près du bord, large zone noire. Le dessus des anses noir. Sur les revers, au-dessus des personnages, un cercle noir; en dessous, quatre cercles noirs. Près de la base, arêtes rayonnantes, alternativement opaques et au trait; en -dessous, un cercle rouge réservé et une kone noire. Anneau saillant rouge û l'attache de la base ; les appendices ronds, formant , trépied, en noir lustré.

Terre jaune foncé, surface orangée. Peinture en noir lustré, avec relouches rouges et blanches. Incisions assez soignées dans les morceaux antiques conservés. Très grand nombre de morceaux recollés et res'aurés. Un des appendices ronds formant pied est totalement refait. Haut. 0,10 à 0,12 (la base donnant une assiette inégale). Diam. o,325; avec les anses, 0,41 •

(Inv. Campana 9581). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble de l'intérieur A et B dans notre pi. 74.

F 133. GoDpe avec yeux prophylactiques (structure analogue à F 121, le pied plus haut). — Un sujet dans Tintérieur et un sur chaque revers. — Int. A. Tête de Gorgone Tue de face, tirant la langue (endommagée, analogue à celle de F 130 (2), d'après les détails subsistants). — Revers B. Entre deux yeux prophylactiques (plus petits que dans les spécimens précédents, rehauts blancs et rouges) Dionysos SUT un mulet entre un Silène et une Ménade. Le dieu marche vers la droite (barbe rouge, couronne incisée sur les cheveux, himation à rehaut rouge, rehaut blanc sur la tunique courte, les jambes nues), à cheval sur un mulet ithyphallique (crinière rouge, gros points blancs sur le corps) ; derrière lui un vieux Silène nu, courbé (barbe blanche, cheveux blancs avec bandelette rouge), porte sur son dos une grosse outre (peinte en rouge). Devant le mulet marche une Ménade drapée, le bras gauche levé, retournant la tète en arrière (chairs blanches, bandelette rouge, tunique serrée avec rehauts rouges). Tout le groupe est entouré de fins rameaux feuillus disposés dans le champ. — C. Même sujet, avec quelques variantes (bandelette rouge sur les cheveux du dieu, pas de points blancs sur le mulet, peau de bête nouée par-dessus la tunique de la Ménade, corps du Silène repeint). — Sous chaque anse, deux ceps de vigne entrelacés, d'où partent des rameaux chargés de grappes de raisin qui retombent de chaque côté de Tanse.

Noir dans l'intérieur, sauf le sujet central entouré de cinq cercles rouges réservés. Cercle rouge réservé prés du rebord. Le dessus des anses noir. Sur le baut des revers, guirlande de feuillage se détachant sur un fond blanc et lorge cercle noir. Sous les sujets, deux larges cercles noirs entre six filets fins. Près de la base, arêtes rayonnantes, alternativement opaques et au trait; en dessous, petite zone noire. A l'attache du pied, anneau noir peu saillant et, en dessous, filet rouge réservé. Tout le pied en noir, y compris le dessous de la base et la cavité intérieure.

SALLE F

Terre rosée, fine ; surface orangée et engobe blanc en une seule zone, en haut du revers. Peinture en noir lustré. Relouches rouges et blanches. Incisions rapides, mais assez détaillées. Recollages assez nombreux, sans restaurations importantes. Haut. o,i3. Diam. 0,29; avec les anses^ 0,87.

(Inv. Campana 629). Trouvé en Étrurie et entré en i8C3.

Détail de C dans notre pi. 78.

F 136. Coupe avec yeux prophylactiqaes (structure analogue à F 122, anses plus rondes et moins relevées, base très large). — Un sujet sur chaque revers et un sous chaque anse. — Rev. A. Tôtes de Dionysos et Ariane (?) Entre les deux yeux prophylactiques (rehauts blancs et rouges), deux grandes têtes se profilent Tune sur l'autre, celle de Thomme barbu en arrière-plan (détails du visage de la femme au trait, bandelette rouge sur les cheveux en masse pendante nouée à l'extrémité, haut de la tunique rouge). — B. Même sujet (repeints dans les tètes). — Sous les anses: C. Sirène posée f ailes d'oiseau, bandelette rouge sur la tête, pas de blanc sur ; le visage), encadrée entre deux petits rameaux feuillus. — D. \ Même sujet.

Intérieur noir, sauf le centre réservé avec deux cercles noirs et un point central. Près du bord, cercle réservé en rouge. Dessus des anses en noir. Sur les revers, en baut, cercle noir. Sous les flguves, deux fllets noirs, et deux larges cercles noirs pr^^s de la base. Anneau saillant, peint en rouge, à l'attache du pied qui est noir avec tranche réservée en clair. Sous la base, cavité du pied en noir. ' Terre jaune foncé, un peu rosée, fine; surface orangée. Peinture en noir lustré, avec retouches rouges et blanches. Incisions rares. Plusieurs morceaux recollés; quelques restaurations. Haut. 0,1 j5. Diam. 0,29 : avec les anses, o,38.

(Inv. Campana 626). Trouvé en Étrurie et entré en i863.

Détail de A dans notre pi. 7V

F f 37. Coupe avec yeux prophylactiques (même structure). — Même disposition. — Rev. A. Entre deux grands yeux rehauts blancs et rouges) Bnste d'an hoplite casqué (cimier très élevé à double aigrette blanche, retombant en pointe de chaque côté de la tête, longue plume blanche plantée sur le timbre du casque, œil peint ovale sur Jfond réservé, tunique à rehauts rouges avec bordure blanche au col). Près de l'attache des anses, de l'autre côté de chaque œil, un Silène nu debout et dansant, les bras élevés (barbe et cheveux rouges; celui de gauche retournant la tête en arrière). — B, Môme sujet, avec quelques varlanteâ (la double aigrette du cimier, à rehauts blancs et rouges, est portée par des bois de cerf plantés dans le casque; la bordure de la tunique en pointillé blanc ; les deux Silènes se font vis-à-vis et celui de gauche a les bras baissés).

Même décor que dans F i36 (un filet noir sous les figures). Môme technique. Cassures recollées, avec des repeints peu importants. Haut. o,i]5. Diam. 0,26; avec les anses, o,33. (Inv. Campana 56o). Même provenance.

Détail de A dans notre pi. 74-

Fi43. Petite Coupe avec yeux prophylactiques (structure analogue à F 121). — Un sujet dans Tinlérieur et un sur chaque revers. — Int. A. Tête de Gorgone vue de face, tirant la langue (front et veux restaurés, dents en pointillé blanc, langue rouge). — Rev. B, A droite et à gauche des grands yeux prophylactiques (rehauts blancs et rouges), Dauphin ailé (aile très haute et recoquillée, rehaut rouge). — C. Même sujet.

L'intérieur en noir, sauf le sujet central entouré d'un cercle rouge réservé; cercle rouge près du bord. Le dessus des anses noir. Sur les revers, en tiaut, un cercle noir (en partie eiïacé); en bas, deux filets minces et un large cercle noir. Près de la base, une zone noire. Le pied noir, avec tranche réservée en clair. Sous la base, cavité intérieure du pied en partie noire.

Même technique que dans les précédents. Le pied est rajusté au centre de la vasque par une importante restauration. Haut. o,o85. Diam. 0,20; avec les anses, 0,27.

(Inv. Campana 611). Même provenance.

Détail de l'intérieur A et du revers D dans notre pi. 7V

F 148. Coupe (vasque profonde, anses solides et relevées du bout, pied haut et mince sur base très légèrement concave'.

— Dans Tintérieur, un sujet central et une zone circulaire audessus; sur les revers, une zone circulaire divisée en deux sujets par les anses. — Int. A. Au centre Poséidon sur un cheval marin. Le dieu tient de la main droite son trident (barbe et cheveux blancs, himation drapé sur le corps nu) ; le cheval se termine en corps de poisson avec la queue fourchue du scorpion (cRÎnière rouge, écailles «incisées, rehauts blancs sur les nageoires et la queue). — B. Dans la zone circulaire, quatre Bateaux à un mât naviguant sur la mer. La proue est en protome de sanglier (rehaut rouge), Tavant muni d'un tillac élevé avec balustrade (en quadrillé incisé), la voile blanche à demi carguée et retenue par de nombreux cordages, le pilote assis sur la poupe relevée et manœuvrant les deux palettes du gouvernail. Des incisions parallèles le long du bord indiquent une quinzaine de ,rames «ortant des flancs du navire, mais on ne voit aucun équipage; les flots sont Indiqués par une ondulation delà peinture noire et par des traits incisés; un dauphin sautant au-dessus de la mer sépare chaque' bateau du voisin (il manque en un point restauré). — Revers : C, Trois chars de guerre (sujet très restauré, incisions refaites) : au centre, un char à quatre chevaux au galop, conduit par un guerrier casqué ; de chaque côté, un char à quatre chevaux au repos, sur lequel monte un hoplite ; près de celui de gauche, un autre Jioplite en arrière-plan (rehauts blancs et rouges sur les chevaux). — D. Même sujet avec quelques variantes : le char du centre est au repos, un hoplite y monte et un autre guerrier est debout en arrière-plan ; les chars de côté galopent et sont conduits par un hoplite (repeints nombreux, incisions refaites, rehauts rouges et blancs).

Noir dans l'intérieur, sauf le sujet central (entouré de quatre cercles noirs) et la zone circulaire du haut. Le dessus des anses noir. Noir sur les revers, sauf la zone étroite des personnages et un cercle réservé en dessous. Anneau saillant noir à l'altache du pied qui est noir avec tranche en clair.

Terre rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouciies •rouges et blanches. Incisions rapides. Surface extérieure fatiguée et noircie. Reslaurations dans les sujets des revers. Haut. o,i85. Diam. o,3i; avec les anses, u,^i.

(Inv. Campana, numéro effacé). Trouvé en Étrurie et entré en i863.

Détail de l'intérieur A et B dans notre pi. 70. Cf. Calaloghi Campana, série IV-VII, n* 761.

F 146. Petit Plat rond ou assiette (un cercle saillant sous la base). — Dans Tintérieur, un sujet divisé en deux parties inégales par une ligne de terrain. — Dans le segment supérieur A y Éphèbe nu à cheval. Il marche vers la droite et est accompagné d'un chien qui, placé sous le cheval, flaire le sol (rehaut rouge sur les cheveux, tunique courte en blanc cfîacé, .orinière et queue du cheval rouges, rehauts rouges sur le <;hien) ; dans le champ, deux rameaux feuillus forment remplissage. — Dans le segment inférieure. Serpent rampant vers la droite.

Noir sur le dessus et le dessous du rebord de l'assietle, sur le cercle saillant de la hase, qui porte, au centre, deux cercles noirs con- .cenlriques avec point central.

Terre jaune foncé, surface oran{;ée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges, blanc effacé. Incisions rapides. Quelques morceaux recollés; restaurations sur le rebord. Haut. 0,02. Diam. 0,17.

(Sans numéro d'inventaire). Ancien fonds. Provenance inconnue.

Détail de l'intérieur dans notre pi. 75.

F 148. Plat rond (basecylindrique, faible rebord, intérieur creux). — Un sujet au centre de l'intérieur. — Le dieu Triton. Il a le buste d'un homme barbu, surmontant un corps de poisson terminé en queue de scorpion, et il retourne la tète en arrière, à gauche, les deux mains appuyées sur la poitrine (barbe et cheveux rouges, gros points rouges sur le corps de poisson à écailles incisées).

Tout Tinlérieur noir, sauf le sujet central encadré dans deux cercles noirs. Noir sur les revers et la base. Sous la base, centre réservé en clair avec un cercle noir, et large point central noir.

Terre rosée, surface un peu plus foncée. Peinture en noir lustré.

Retouches rouges. Incis'ons assez soignées. Bon état de conservation. Haut. o,o55. Diam. o,25.

(Inv. Campana 1289). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Détail de A dans notre pi. 75.

F 1^0. SkyphOB (sans anses et sur pied haut; une rainure circulaire au rebord indique que le vase devait avoir un couvercle). — Zone circulaire de personnages sur tout le pourtour des revers. — Départ da cavalier et de l'hoplite pour la guerre. La scène se divise en trois groupes. 1® Ephèbe cavalier (chevelure rouge, tunique courte rouge), tenant une lance, sur un cheval marchant à droite (queue rouge) ; il est précédé d'un homme barbu, tenant une lance et retournant la tête (visage restauré, barbe et cheveux rouges, chlamyde à rehaut rouge pendue sur le bras droit) ; il est suivi d'un hoplite armé de la lance et du bouclier, retournant la tête (casque à bas cimier rouge, corps nu, cnémides rouges), d'une femme drapée, voilée (blanc des chairs effacé, rosaces de pointillé rouge sur le voile, tunique rouge) et d'un éphèbc drapé tenant une lance (rehauts rouges sur les cheveux et Thimation, points rouges sur la tunique). — 2** Entre deux femmes drapées tenant une lance (chairs blanches, effacées chez celle de gauche, tuniques à rehauts rouges), dont une à droite tient un bouclier posé en terre, un guerrier nu, penché, chausse sa jambe gauche d'une cnémide (barbe et cheveux rouges, bouclier attaché dans le dos et incisé, cnémides rouges). — 3° Entre deux éphèbes, l'un à gauche drapé et tenant une lance (cheveux rouges, rosaces rouges sur Thimation), l'autre à droite, nu et tiMiant une lance, le bras droit avancé comme pour parler (bandelette rouge sur les cheveux, chlamyde pliée sur le bras droit), un éphèbe cavalier, tenant une lance (cheveux rouges, tunique courte blanche) monte un cheval marchant à gauche. Le champ est rempli d'inscriptions, au nombre de trentedeux, semées dans le champ, dans toutes les directions, et dénuées de sens: 5< KO El, A+OM-^-O^AINOI, ONIUEI+ (rétrograde), EOViO (id.). EOVEI (id.), VITOVIA, e!c.

Tout l'intérieur noir, avec trois cercles peinisen rouge. La zone de personnages entre huit filets noirs. Près de la base, zone de grosses feuilles en rouge réservé, suivant la méthode à figures rouges. Anneau saillant noir h l'attache du pied noir, avec tranche réservée

en clair. Sous la base, grande marque incisée -L^l,.

Terre pâle, un peu rof.éo, surface orangée. Peinture en noir lustré. Relouclies rouges et blanches. Incisions soignées. Cassures assez nombreuses, réparées sans rcpeinls importants. Haut. 0,19. Diam. 0,18.

llnv. Campana 3229). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble et détail des sujets dans notre pi. 75.

F li»l. Brûle-parfums (?) en forme de trépied (partie supérieure en forme de vasque très ouverte, les pieds larges et rectangulaires). — Sur chaque pied de Tuslensile est placé un sujet, formant une sorte de métope séparée. L'ensemble est tiré du cycle de la guerre de Troie. — il. Jugement de Paris. Les trois déesses drapées marchent à la file vers la droite (chairs blaqches ; la première, Athéné, porte une tuni- (juc à croix incisées ; la seconde voilée, liera, tient une couronne; la troisième, Aphrodite, lient une fleur? de la main gauche élevée ; au-dessus d'elle, une guirlande dans le champ). Elles sont conduites par Hermès qui marche devant et retourne la tète vers elles (barbe peu indiquée ou absente, pétase et caducée, tunique blanche' et chlamyde, brodequins avec ailette recourbée en avant). — ZJ. Armement d'Achille. Au centre, Achille barbu, la jambe gauche levée et pliée, tient des deux mains une petite cnémide, grossièrement figurée, qu'il se prépare h mettre (cuirasse blanche ciselée sur une tunique courte, cnémide à la jambe droite); entre ses jambes, un petit chien assis lève la patte gauche de devant et semble japper. Devant Achille, à droite, Thétis drapée apporte un casque à cimier l)as (chairs blanches, tunique à rosaces blanches) ; elle a posé par terre un grand bouclier, vu de profil, dont le haut est appuyé contre elle (^ornements blancs}. A gauche, derrière

le héros, un jeune guerrier asiatique s'avance, tenant un arc et deux flèches de la main gauche (bonnet phrygien à bouts pendants, cuirasse ciselée, carquois dans le dos, jambes nuesL — C. Rencontre d'Hélène et de HénélaB. Au centre Ménélas, marchant vers la droite, se retourne et, apercevant Hélène, lève la main droite et fait le geste de tirer son épée de la main gauche (casque à cimier bas, cuirasse sur tunique courte, cnémides) ; entre ses jambes, une petite figure de sirène, perchée sur une volute, sort du sol. A gauche, Hélène drapée et voilée. s'avance, présentant une couronne de la main gauche (chairs blanches, himation à petites iK)saces et ornements blancs); à droite, une femme semblable, sans doute Aphrodite, drapée et voilée, fait symétriquement le même geste avec une couronne (chairs blanches, tunique blanche, croix blanches sur Thimation).

Noir dans l'intérieur, sur le rebord extérieur, sur la base des pieds.

Terre rosée, surrace orangée. Peinture en noir lustré. Retouches blanches; pas de rouge. Incisions rapides. Style négligé et facib-, avec des souvenirs urchaTques. Un morceau du rebord est refait, deux pieds brisés et recollés avec restaurations légères. Haut. 0.1%.

(Inv. LP 20o3; N 8218). Acquis sous Louis-Philippe. Provenance exacte inconnue (sans doute l'Italie).

Vue d'ensemble des trois tableau.t dans notre pi. 75.

F 1^3. Gyathos sur pied haut (anse à rainure concave, élevée au-dessus du rebord et décorée au point d'attache inférieur d'une grosse tête de lion en relief ; deux saillies imitant des têtes de clous auprès de lattache ; base du pied large et concave). — Sur le pourtour extérieur, une zone circulaii-e de personnages, interrompue en arrière par Tansc. — Réunion de sept dieux et sept déesses (?).Tous les personnages sont assis sur un siège en cube haut. La scène est répartie en cinq groupes : 1® deux femmes drapées face h face, chacune tenant une longue baguette ou sceptre (chairs blanches, himation semé de petites rosaces en pointillé blanc, tunique longue) ; 2° homme barbu, drapé, entre un homme à cheveux blancs et une femme (mêmes vêtements à rosaces blanches, mêmes sceptres ; l'homme au centre se tourne comme pour parler à la femme) ; 3° homme à cheveux blancs parlant à une femme drapée et voilée (mômes détails) ; 4° femme entre deux hommes et se retournant vers celui de gauche, pendant que l'autre fait le geste de parler (mêmes détails ; quelques rehauts rouges) ; 5<> homme entre deux femmes et se retournant de même vers celle qui est à gauche ; un quatrième personnage, homme barbu, termine la scène à droite (mêmes détails, bandelettes rouges sur les cheveux). Au-dessus de Ces différents groupes, dans le champ, sont suspendues neuf petites draperies pliées.

Noir dans l'intérieur et snr'loule lanse; la têle de lion en clair el entourée d'un cercle noir. En haut et en bas de la zone de personnages, un cercle noir. Le reste noir. Anneau saillant à l'attache du pied. En haut du pied, cercle noir et cercle rouge réservé: en dessous, longues arêtes rayonnantes, la pointe en bas ; dans le bas. entre quatre cercles noirs, zone de boutons de lotus noirs renversés, reliés par des entrelacs el accostés de points ; cercle rouge pardessus le noir de la base.

Terre rosée, surface rosée dans la zone des personnages, et orangée sur le pied. Peinture en noir lustré. Relouches blanches el rouges. Incisions rapides. Bon étal de conservation. Haut, avec l'anse, 0,29. Diam. 0.19.5.

(Inv. Campana 6a8). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

F f »0. Œnoçhoé abouche ronde ou olpë (col large et court, anse longue en dos d'âne, base plate et peu débordante*. — Un sujet sur le devant du vase. — Hermès criophore. Le dieu court vers la droite, retournant la tête en arrière ; de ses deux bras appuyés contre sa poitrine, il maintient les pattes du bélier posé à califourchon sur son cou et retournant la tête du même côté ; de la main gauche, il tient le caducée à très longue hampe (barbe rouge, pétase rouge, chlamyde à rehauts rouges et à gros points rouges ou petites rosaces de pointillé

SALLE F

blanc par-dessus une luniquo courte blanche, endromides serrées aux cheA'illes avec ailettes recourbées par devant; dans le bélier, col rouge, corne blanche, taches blanches sur le corps pour imiter les boucles de la toison).

Noir dans l'embouchure, avec cercle rouge, et sur l'anse presque tout entière, sur le rebord ; toute la panse en clair. Sur le col, guirlande de lierre noire. La figure se détacbe librement sur la panse, sans cadre ni ligne de terrain. En arrière, à l'attache de l'anse, petit losange, avec croix centrale, inscrit dans un losange plus grand d'où partent six longs pédoncules portante leur extrémité un bouton de lotus noir. Sous la base noire, petite dépression circulaire.

Terre jaundtre, un peu rosée, fine ; surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions soignées. Uon style. Bon étal de conservation. Haut. o,3i.

(Inv. Campana 639). Trouvé en Élrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble dans notre pi. 76. Cf. Ileydemann, Pariser Anliktn^ p. 63, n« 78.

F 160. Œnochoé semblable (même sli-ucture, l'attache de l'anse légèrement saillante sur le rebord). — Même disposition. — Dionysos tenant la corne à boire. Il est debout, tourné à droite, et tient le kéras de la main gauche avancée (barbe rouge, grosse couronne de pampres h rehauts rouges, himation a i*ehauts rouges sur tunique blanche) ; de la main droite, il lient le bout d*un sarment de vigne dont les rameaux feuillus remontent à droite et à gauche en retombant jusqu'à terre. Dans le champ, de chaque côté, d*autres rameaux feuillus d'où pendent de grosses grappes de raisin.

Noir dans l'embouchure, sur le rebord et sur l'anse entière. Pas de décor sur le col. MOme aspect de la panse, mais une zone noire termine le bas de la panse et forme terrain; cercle rouge par-dessus. De l'atlaclie inférieure de l'anse partent deux pédoncules qui se relient aux rameaux de vigne du champ de la panse. Même base;

sur la petite dépression centrale, marque incisée }C .

Même technique et môme style. Bon état de conservation. Haut. 0,31. (Inv. Campana, ôi^o). Même provenance.

Vue d'eusemble dans notre pi. 76.

F 161. Œnochoé analogue (l'anse plus haute et relevée au-dessus de l'embouchure, avec attache saillante). — Même disposition. — Silène enlevant' une Ménade. Le Silène nu marche vers la droite (barbe et devant des cheveux rouges, queue de cheval), retournant la tête et portant dans ses bras une Ménade drapée, qui se cramponne à lui des deux mains (cJiairs blanches, couronne de pampres à rehauts rouges, himation à rehauts rouges et points rouges par-dessus tunique longue).

Noir dans l'embouchure et sur toute l'anse. Toute la panse claire comme F 159. En haut du col, cercle noir. La figure détachée librement comme dans F i5g, avec le même décor au revers (deux des pédoncules du haut se terminent en larges palmelles à double volute). Même base (cercle rouge sur le no'.r).

Même technique et même style. Bon état de conservation. llatiLavec l'anse, o,23.

(Inv. Campana 6')8}. Même provenance.

Vue d'ensemble dans notre pi. 76.

F 106. Petit Skypbos sans anses (forme de bol haut, rebord droit et peu évasé, base plate sans saillie débordante). — Zone circulaire de personnages sur la panse. — Silène prisonnier devant le roi Midas. Le roi drapé est assis sur un pliant (barbe rouge, bandelette rouge sur les cheveux, himation à rehauts rouges sur tunique) et il s appuie de la main j^auche sur une longue baguette ou sceptre. Vers lui s'avance Silène nu, les mains liées derrière le dos (barbe et cheveux rouges) et retournant la tête vers l'éphêbe drapé qui, tenant une lance, le conduit et tient l'extrémité du lien qui renchaine (cheveux rouges, peau de bête par-dessus une tunique courte à rehauts rouges, fourreau d'épée au côté, ailettes recourbées par devant et attachées aux chevilles) ; derrière cet éphèbe est debout un autre éphèbe tenant de chaque main une lance (cheveux rouges, tunique courte à partie inférieure rouge). A gauche, derrière Midas, une

femme drapée tenant une lance (bandelette rouge, tunique à rehauts rouges), derrière laquelle arrive au pas de course un éphèbe nu tenant une lance (cheveux rouges) ; un éphèbe drapé s'appuyant sur une lance (cheveux rouges, himation à rehauts rouges sur tunique) termine la scène à gauche.

Noir dans tout l'intérieur et sur le rebord. Un cercle noir forme ligno de terrain sous les personnages. Le bas de la panse noir aver cercle rouge.

Terre jaunâtre, surface orangée. Peinture en noir lustré, avec relouches rouges. Incisions rapides. Style assez bon, facile. Bon étal dn conservation. Haut. 0,095. Diam. 0,09.

(Inv. MNB 1687). Anciennes collections Durand, Paravey. Trouvé à Vulci avant i836. Acquis en 187g.

Vue d'ensemble et détail dans notre pi. 76. Cf. de Wilte, CoUect. Durand^ no 261 ; CoUecl. Parai^ey, n» 10; Heydemann, Jahrbuch de» deul. Insl.^ 1887, p. 112; Bulle, Alheniache Miltheilungen, 1897, p. 389-390 ; Lucas, Rômische Millh. 1900, p. aSa, note i, E.

F 167. Petit Skyphos sans anses (structure analogue). — Même disposition. — Combat d*Hercale et du lion de Némée. Le héros, sous les traits d'un éphèbe imberbe et nu, marche à droite, tenant la massue de la main droite basse, présentant Tare de la main gauche avancée (cheveux rouges) ; devant lui, le lion lève sa tête rugissante, la patte droite levée (langue et crinière rouges). A droite du lion, lolaos, sous les traits d'un éphèbe nu accroupi, lient une sorte de bâton de la main gauche et tend la main droite (cheveux rouges;. DeiTière lui et comme détaché de la scène principale (figure de remplissage ?), un éphèbe drapé, assis sur un tabouret, tient une longue baguette de la main droite, comme un juge de concoui^ (rehaut rouge sur le devant des cheveux, himation à rehauts rouges).

Même décor. Même technique. Style un peu plus négligé. Bon état de

conservation. Haut. c,io. Diam. 0,09.

(Inv. Campana 33o^). Trouvé en Elrurie et entré en i863. Détails du sujet dans notre pi. 76.

F 177. Petit Skyphos avec yeux prophylactiques

(même structure, deux anses horizontales et un peu relevées-. — Un sujet de chaque côté de la panse. — A. Entre deux grands yeux (rehauts blancs et rouges) Silène marchant. Il est nu (barbe rouge et rehaut rou^ sur le devant des cheveux) et marche vers la droite, un peu penché, tenant de la main droite une couronne ou guirlande (indiquée en blanc effacé). — B. Même sujet. — Sous chaque anse, une feuille de lierre portée par deux courts pédoncules.

Môme décor et même technique que dans les précédents. Une onnc

brisée, le rebord ébréché. Haut. 0,09. Diam. 0,09. (Inv. Campana 33i9). Même provenance.

Vue d'ensemble dans notre pi. 76.

F l8iS. Petit Lécythe (col assez court, anse plate, panse droite, base en pente). — Un sujet sur Tépaule du vase et un sujet sur le devant de la panse. — A, Sur Vépaule, deux Gazelles paissant affrontées (col rouge). — B. Sur la panse, deux Athlôtes luttant. Deux éphèbes nus, face à face, lèvent l'un contre l'autre leurs poings garnis de cestes (cheveux rouges ', tandis que deux éphèbes drapés, debout à droite et à gauche, appuyés sur de hautes baguettes, les assistent comme juges du combat (himation rouge).

Noir dans lembouchure, sur le rebord, le col et le dessus de l'anse. Cercle noir séparant l'épaule de la panse. Sous les personnages, cercle noir formant terrain. Sur le bas de la panse, zone noire avec trois cercles rouges. Le pied noir. Sous la base, Torle dépression centrale.

Terre un peu rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré avec retouches rouges. Incisions rapides. Bon état de conservation. Haut. o,ia.

(Inv. Campana 3265). Trouvé en Elrurie et entré en i863. Vue d'ensemble dans notre pi. 77.

F 188. Petit Lécythe (col plus haut, anse plate et un peu concave, panse ovoïde, base en pente). — Même disposition.

— A. Chien poursuivant un lièvre (rehauts rouges). — B. Thésée tuant le Minotaure. Le héros tient une épée de la main droite et se préparc à l'enfoncer dans le corps du monstre, tandis que de la main gauche il le saisit par sa corne /'rehauts rouges sur les cheveux, baudrier rouge sur la poitrine, tunique rouge courte à bordure de points blancs). Le Minotaure (col rouge) fuit vers la droite et a la tête retournée en arriére ; de chaque main, il tient une pierre (indiquée en rouge). A droite et à gauche, sont debout deux éphèbes nus tenant une baguette (rehaut rouge sur les cheveux).

Noir, dans rembouchiire, le rebord en clair; noir sur le goulot, le col en clair, avec deux cercles routes ; noir sur le dessus de Tanse. Cercle noir en haut de la panse, cercle noir sous les personnages. Sur le bas de la panse, zone noire avec deux cercles rouges. Le pied noir avec un cercle rouge. Sous la base, dépression centrale.

Terre rosée. Surface orangée. Peinture en noir lustré avec retouches rouges. Incisions rapides. Bon clal de conservation. Haut. o,i5.

/Inv. N i564 ; LP 1007). Acquis sous le règne de Louis-Philippe. Provennnce inconnue (sans doute l'ilalie).

Vue d'ensemble dans notre pi. 77.

F 190. Petit liécythe (col très mince, nse en dos d'âne, panse ovoïde, base en pente). — Même disposition. — A . Êphèbe debout devant un personnage assis. Le premier, nu, marche à droite, portant une draperie enroulée surle bras gauche tendu, dans une attitude d'attaque (cheveux rouges) ; le second drapé est assis sur un cube haut (cheveux rouges, rehaut rouge sur Thimation). Le sens du sujet est incertain.

— /?. Deux cavaliers entre deux éphèbes. Les premiers sont vus de face, chaque cheval ('crinières rouges) inclinant la tête (lu cAté de son voisin, chaque cavalier (cheveux rouges) tournant la tète en sens contraire. De chaque côté, un éphèbe nu s'éloigne, retournant la tète, une chlamyde pliée sur le bras f cheveux rouges). Les quatre personnages sont ^rmés d'une lance.

Noir dans Tembouchurc et sur le goulot, le col en clair avec un cercle rouge à la h^se : npir sur le dessus de T^nse. Le reste comme dans le précédent. Le pied noir.

Même technique. Plusieurs morceaux recollés sans repeints. Haut. o.i3.

(!nv. Campana 3324). Trouvé en Etrurie et entré ep iQ63.

Vue d'ensemble dans notre pi. 77.

F lOG. Petit Lècythe à figures blanches et ronges (col iiaut, anse plate et longue, panse ovoïde, base plate à deux degrés^ — Un sujet sur le devant de la panse. — Deux femmes au bain. Elles sont nues (bandelettes sur les cheveux) et s'élpigncnt l'une de l'autre en retournant la tête; celle de jçauche porte sur le bras une grande draperie rouge qui retombe n terre ; celle de droite tient de la main droite une bandelette (chaque personnage en blanc incisé, trait noir pour indiquer les bandelettes, la di'aperie en rouge incisé).

Noir dans Temboucliure, avec le rel>ord en clair; col en clair avec languettes noires à la base ; £éuille3 noires juxtaposées sur l'épaule ; noir sur le dessus de lanse. Toute la panse nolfe avec deux cercles ronges en haut et un cercle rouge formant terrain sous les personnages. Le pied ooir avec tranche en clair. Petite dépression sous la hase.

Terre rosée, surface rougeétre. Sur la technique spéciale du blanc et rouge par-dessus le noir, voir l'article de M. J. Six dans la dazette archéologique^ 1888, p. 193. Incisions rapides. Style négligé, mais encore archaïque. Assez bon état de conservation. Haut. 0,16.

finv. N. a5Q2; ED Q09). Ancienne collection Durand. Acquis en i8a5. Pas de provenance connue (sans doule l'Italie).

Vue d'ensemble dans notre pi. 77. Cf. J. »Six, Gazelle arch.y 1888, p. 209 (qui y voit deux hommes nus).

F 107. Petit Lécythe de technique semblable (col plus court, goulot plus évasé, base plate). — Même disposition. — Femme nue nageant horizontalement; deux dauphins nu-dessous d'elle indiquent Teau (blanc non incisé pour la silhouette de femme ; rouge non incisé pour les dauphins).

Noir dans 1 embouchure et sur le rebord, col et épaule en clair; noir sur le dessus de l'anse. Le reste comme dans le précédent.

Même technique, sans incisions. Le blanc en partie eiïacé. Haut

(Inv. Campana 34Pi). Trouvé en Etrurie et entré en i863. Vue d'ensemble dans notre pi. 77. Cf. Six, op. /., p. 909 (qui y voit un homme).

F 198. Grand Cratère à anses en volutes, avec yeux prophylactiques (large embouchure, col court, anses courtes et droites supportant une grande volute soudée au-dessus et dépassant le rebord, panse ovoïde, base plate à deux degrés). — Aucun décor sur la panse. Les sujets sont placés, Tun sur un côté du col, Tautre sur le rebord extérieur, tous deux dans une bande étroite et longue. — A, Chars de gaerra et soldats s'armant. A gauche, hoplite armé de la lance et d*un bouclier rond (casque à cimier bas, cnémides, épisème du bouclier en rouge effacé représentant un caisson de char) entre deux archers asiatiques tenant leur arc (barbes à rehaut rouge, bonnets phrygiens, tuniques courtes, baudriers en rouge effacé soutenant le carquois) ; char à quatre chevaux où monte un homme barbu, nu, portant un bouclier échancré dans le dos, tenant les rênes, pendant qu'à Tarrière-plan on voit les têtes d'un p^errier casqué tenant une lance et d'un éphèbe drapé (?) (restauré), levant le bras gauche. Au centre, devant les chevaux, archer tenant son arc (tête restaurée, tunique courte, carquois) et derrière lui un hoplite semblable au premier (tout entier i;estauré). A droite, second char faisant face à l'autre avec des personnages symétriquement disposés (l'écuyer portant son bouclier dans le dos, un éphèbe et un hoplite causant en arrière-plan ; queues des chevaux en rouge effacé) ; derrière eux, terminant la scène, un éphèbe nu près duquel marche un chien. — B. La scène est placée entre deux grands yeux prophylactiques accostés d'un sphinx accroupi (rehauts rouges effacés, ailes recoquillées). Char de course et éphdbes s'apprétant aux jeux gymniques. Au centre, un char à quatre chevaux sur lequel monte un homme nu, barbu, tenant les rênes, est placé entre un homme barbu, drapé, 4issis sur un pliant et tenant une longue bagi^ette (juge de concours) et une femme drapée debout, tandis qu'à l'arrière-plan un éphèbe nu, tenant un javelot, se tourne vers le conducteur dû char. A gauche, éphèbe à cheval armé d'une lance, vers lequel s'avancent deux éphèbes nus dont Tun porte une lance et l'autre enroule les courroies d'un cestc autour de son poing. A droite, derrière le juge assis, s'avancent un éphèbe à cheval, tenant une lance, et un éphèbe vêtu d'une chlamyde jetée dans le dos; il tient aussi une lance et avance la main droite comme pour parler.

Tout l'intérieur noir, avec le rebord en clair. Sur le rebord extérieur, grecque noire. En dessous, du côté A, zone de palmettes et de boutons de lotus opposés deux à deux, traversés au centre par une chaînette de petits cercles juxtaposés: celte même partie, de Tautre côté, porte le sujet B. Le col est de même occupé inéfralement, d'un côté par le sujet A, de l'aulre par une bande entièrement noire, mais qui présente en dessous une bande de godrons noirs et rouges. Les volutes supérieures des anses sont décorées d'une guirlande de lierre noir; aux attaches inférieures, godrons noirs. Toute la panse noire avec petite zone claire à In base et arêtes noires rayonnantes. Anneau rouge a l'attache du pied noir.

Terre rosée, surface claire, un peu jaunAtre. Peinture en noir lustré avec retouches effacées (en certains points, du rouge visible). Incisions assez soignées (exécution plus négligée en B). Des repeints et des restaurations en yi. La panse, du côté B^ a subi une altération qui a fait tourner en rouge une grande partie du noir. Haut, avec les anses, o,565.

(Inv. Campana 75a). Trouvé en Etrurie et entré en iR63.

Vue d'ensemble (côté A) et détail de B dans notre pi. 77.

F SOI . Amphore (col mince, anses longues et en dos d'âne, avec attaches supérieures en rivets, panse ovoïde, pied refait). — Un sujet sur chaque côté du col; rien sur la panse. — A. Ajax portant le corps d'Achille. Il marche courbé (casque à cimier haut et rehauts blancs, cuirasse sur tunique courte rouge, cnémide à une jambe), couvert d'un grand bouclier à double échancrure (épisème blanc en serpents affrontés de chaque coté d'un point central) ; de la main droite basse, il tient deux lances

SALLE F

et porte sur son dos Iç cadavre d'Achille dont les pieds touchent presque la terre ; sur le dos du mort est encore attaché son bouclier à double échancrurc ; on ne voit pas la tête invisible sous le bouclier d'Ajax (tunique courte à croix incisées et à points rouges, bordure rouge et gros points blancs sur le bouclier). Devant Ajax marche un archer asiatique, tenant son arc, qui se retourne vers lui (bonnet & longue pointe, barbe rouge, grand carquois ouvert à rehauts rouges suspendu à un baudrier blanc, tunique courte). Derrière Ajax une femme drapée (Thétis? Briséis?) s'éloigne à droite, retournant la tête et levant les deux bras en signe de douleur (chairs blanches, tunique à croix incisées et points rouges, himation à rehauts rouges rejeté sur les épaules). — B, Dionysos entre un Silène et une Monade. Il tient un canthare de la main gauche avancée, de la main droite un double cep de vigne dont les rameaux feuillus s'étendent dans le champ (barbe rouge, couronne de pampres à rehauts rouges, himation à rehauts rouges sur tunique blanche) ; à gauche s'avance un Silène nu, dansant, la tête penchée en avant (barbe rouge, queue de cheval rouge) ; à droite, une Ménade s'éloigne, retournant la tête et serrant les doigts comme si elle tenait des crotales (chairs blanches, tunique à rehauts rouges et à croix incisées sur des points blancs, bandelette rouge sur les cheveux).

Noir dans l'embouchure, plat du rebord clair et extérieur Doir (en partie refait). Anses noires (repeintes et en partie refaites). A Ja base du col, godrons noirs sur une bande légèrement saillante. Toute la panse noire (très restaurée, en partie refaite). Le pied noir refait.

Terre rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré, avec retouches rouges et blanches. Incisions soignées; style fln. Le coL avec les sujets est bien conservé, mais presque tout le reste est reconstitué. Haut. 0,373.

(Inv. Campana ii4)- Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble dans notre pi. 78.

F 202. Amphore & tableaux et & yeux prophylactiques (anses trifîdes, pied plat à surface légèrement concave). — Un sujet placé dans une métope sur chaque côté de l'épaule. — A. Hercule apportant à Eurysthée le sanglier d'Erymanthe. D'un grand vase à demi enfoncé dans le sol sort la tête d'Eurysthée, qui lève les deux bras en Tair avec désespoir (barbe rouge). Hercule amis un pied sur le bord du pithos et fait mine d'y précipiter le sanglier qu'il tient à deux mains, la tête en bas (barbe rouge, cuirasse ciselée sur tunique courte à rehauts rouges, épée suspendue à un baudrier blanc, rehauts rouges sur le sanglier). Â gauche, lolaos porte la massue du héros (barbe rouge, cuirasse sur tunique courte rouge, épée au côté). A droite, Hermès tient le caducée à longue hampe (barbe rouge, pétase à pointillé blanc, peau de bête à points blancs sur tunique courte rouge et à croix incisées, ailettes liées aux chevilles et inclinées en avant). La scène est placée entre deux grands yeux (blancs avec rehauts rouges), sous lesquels est jeté dans le champ un rameau feuillu. — B, Dionysos entre deux Silènes. Il tient une corne à boire de la main gauche avancée et, de la main droite, un cep de vigne dont les rameaux feuillus s'étendent dans le champ (barbe rouge, grosse couronne de pampres à rehauts rouges, himation à rehauts rouges sur tunique à rehauts blancs) . A gauche, un Silène nu s'approche, baissant la tête ; à droite, un autre Silène gesticule en dansant f (fuelqucs rehauts rouges sur la barbe et les cheveux). La scène est encadrée par deux yeux semblables aux précédents.

Noir dans l'embouchure, plat du rebord en clair et extérieur en noir. Dessus des anses noir. Sur le col, palmeltes et lotus allongés opposés deux par deux et traversés au centre par une chaînette de petits cercles juxtaposés (rehauts rouges). En haut et en bas du col, fliet saillant. Au-dessus de chaque sujet, une bande de godrons noirs et rouges; en bas, une ligne noire formant terrain. Le reste de la panse en noir, sauf les métopes des sujets et une large ligne réservée en rouge sous chaque sujet. Près de la base, cercle rouge par-dessus le noir et petite zone claire avec arêtes noires rayonnantes. Anneau saillant rouge à l'attache du pied noir. Sous la

base, en grandes lettres incisées, marque y t\A I •

Terre jaunâtre foncé, surface orangée. Peinture en noir lustré avec retouches rouges et blanches. Incisibns fines. Bon style. Des cassures recollées sans repeints nuisibles. Maut. 0,895.

(Inv. N 35o4; MN 3S>. Acquis en 184S, sans provenance connue.

Vue d'ensemble et détail de D dans notre pi. 78.

F 203. Amphore à tableaux et & figures blanches, slgn6e par Andokidès (anses plates et fortes à double bordure saillante, col assez mince, pied à bourrelet saillant). — Un sujet dans une métope sur chaque côté de la panse. — A. Amazones s'armant (tout le sujet repris au trait et restauré;. Au centre, une Amazone h cheval, tenant les rênes des deux mains (bonnet asiatique en rouge, crinière du cheval rou^e) ; par terre, sous le cheval, un casque à double cimier (mal restauré). A droite, une Amazone s'éloigne, retournant la tête et tenant une lance (coiffure en cécryphale, boucles d'oreille et himation en écharpe sur une tunique courte avec semis d'étoiles peintes, mais toute cette partie refaite ou imaginée). A gauche, une Amazone, tournant le dos aux précédentes, attache un lien rouge autour de sa taille par-dessus sa cuirasse à décor géométrique et ailettes mobiles (mais toute cette partie repeinte, ainsi que la couronne rouge sur la tête et l'indication en rouge d'une tunique courte sous la cuirasse). Devant elle est debout, par terre, un bouclier vu de profll (épisème en croissant entre deux points noirs) et, dans le champ, est suspendue une épée h poignée en tête d'oiseau, suspendue à un baudrier rouge (le tout est repeint). — B. Bain de femmes (également repeint et refait). L'eauest indiquée par deux poissons nageant; au centre, en arrière-plan, une femme nue nage horizontalement dans la piscine, lançant le bras droit en avant et retournant la tête en arrière. A gauche, comme placée sur le bord, une femme nue ("coiffure en cécryphale ceint d'une bandelette rouge, boucle d'oreille, collier) verse sur sa main le contenu d'un aryballe rond. Au centre, une femme, les pieds posés sur une petite planchette, fait le geste de se hausser et se penche en avant, les mains tendues, comme pour se jeter à l'eau (bandelette rouge, boucle d'oreille, collier). A droite, une quatrième femme nue s'éloigne, retournant la tète et passe derrière une colonnette à chapiteau dorique qui représente l'édifice balnéaire (complètement restaurée et mal refaite). Dans le champ est suspendu une sorte de sac avec lien rouge (repeint et mal restauré).

Noir dans Tembouchure, le plat du rebord en clair, l'extérieur noir. Le col noir avec un cercle rouge. Noir sur le plat intérieur et extérieur des anses, la tranche en clair avec guirlande de lierre noir, la bordure saillun te peinte en rouge. Au-dessus de chaque lableau, une bande réservée en rouge, avec palmeltes et lotus allongés, opposés deux à deux, traversés au centre par une chaînette de cercles juxtaposés (pas de rehauts). La métope dans laquelle se place chaque sujet est bordée par un filet blanc en haut et en bas, par une bande verticale de zigzags noirs à fond blanc sur les côtés. Le reste de la panse en noir avec deux cercles rouges sous les tableaux et, à la base, une zone réservée en clair avec arêtes noires rayonnantes. Anneau saillant rouge à l'attache du pied. Le pied en noir, sauf deux cercles en rouge réservé et formant un sillon creux. Sur le bourrelet noir du rebord extérieur, en finch lettres gravées, la signature de l'artiste : A/^AOKlAE5

EPOE^F/^, 'AvîoxiS»; licç(0»»i>. L'intérieur de chaque lettre gravée avait été avivé par un trait de couleur rouge, en grande partie disparu. Sous la base, en grandes lettres incisées, la môme marque répétée deux fois /V^ /V^

Terre rougeâtre un peu foncé, surface orangée. Une couverte blanche a été déposée sur la surface des deux tableaux et, pardessus, on avait peint en noir lustré avec retouches rouges. Malheureusement le vase a subi de profondes retouches qui peuvent en avoir complètement dénaturé le caractère et la technique. On reconnaît ù de nombreux traits antiques, conservés sous la forme d'un noir jauni, que la silhouette générale du sujet existait; mais on a repris tous les contours et les détails avec un noir moderne; en a ajouté du rouge de retouche. Il en résulte que ce vase, qui eût été des plus précieux pour la connaissance du style d'Andokidès et pour l'étude de son outillage de peintre, n'offre plus de garanties sufflsantes pour servir de point de comparaison. La signature nu pas été retouchée. Cf. le vase d'Andokidès G 1. Les cassures, très soigneusement réparées et dissimulées, n'étaient pas très nombreuses et intéressaient surtout le bas de la panse et Ja partie droite du sujet B. Haut. 0,41 •

(Inv. Campana 970). Trouvé en Klrurie el entré en i863.

Publié par Kochel, Kunstgewerb. Vorbild., pi. 19; «chreiber, Bilderallas, pi. 57, flg. 5; Norton, American Journal of archaeoL, XI, 1896, p. 2, 3, ng. 1 et 2. Vue d'ensemble (côté A) et détail de B dans noire pi. 78. Cf. Klein, Meislersignalaren, p. 189, n-2; Loeschcke, Alh. MiUheihin:ien, 1879, p. 290, note /,; Ilartwig, Jahrbach des deul. InsL, 1900, p. i58, note 12; Corey, De Amazonam anliq. figuris, p. 5o.

F 204. Grande Amphore & tableaux, avec figures rouges et figures noires (structure semblable aux amphores d'Andokidès, anses fortes et plates à bordures saillantes, pied à deux degrés et bourrelet saillant). — Un sujet à figures rouges sur un côté de la panse, l'autre côté en figures noires. — A. Fig. rouges. Hercule emmenant Cerbère enchaîné. A gauche, Athéné tenant la lance étend la main gauche vers Hercule (casque à haut cimier, rehaut rouge sur le devant des cheveux épars sur le dos, collier, égide en écailles avec une vingtaine de serpents dressés, court himation à quadrillé et étoiles serré sur une tunique longue, rehauts rouges sur lu ceinture). Le héros, à demi agenouillé et penché, tient de la main gauche une chaîne à larges anneaux (rehaut rouge sur la I)arbe, peau de lion sur la tête et sur le dos par-dessus une tunique courte rouge, carquois ouvert dans le dos, épée au côté) ; il avance la main droite vers Cerbère (deux têtes de chien, corps et griffes de lion, queue terminée en tête de serpent, deux petits serpents dressés au-dessus des oreilles, collier rouge à un des cous), qui se présente derrière une colonnette dorique, portant un entablement à quatre triglyphes, représentant la Porte des Enfers. Entre Hercule et Cerbère s'élève en arrière-plan un arbrisseau, dont les rameaux à fouilles rouges remplissent une partie du champ. — B. Fig. noires. Dionysos et son thiase. Au centre, Dionysos tient de la main droite un canlhare et de la main gauche le bout d'un cep de vigne dont les rameaux, en partie chargés de grosses {frappes de raisin, remplissent le champ autour de lui (barbe rouge, grosse couronne de pampres rouges, himation à rehauts rouges et rosaces de pointillé blanc par-dessus une tunique blanche). Devant lui Ariane (ou une Ménade) présente une œnochoé de la main droite élevée (chairs blanches, couronne de pampres à rehauts rouges, himation à rehauts rouges et rosaces blanches sur une tunique noire à croix incisées). Derrière la femme s'avance un Silène nu, portant une outre sur l'épaule gauche (barbe rouge, même couronne, queue de cheval rouge). A gauche, derrière le dieu, un Silène nu joue de la lyre et tient le plectre de la main droite (barbe et queue rouges, cercle rouge sur le sein droit) ; il est suivi d'un autre Silène nu (mêmes détails et couronne de pampres) qui joue des crotales.

Noir dans l'eraboucbure avec le plat du rebord en clair cl l'extérieur en noir. Sur le col noir, deux filets rouges. Au-dessus de chaque tableau, entre deux traits noirs, une bande de palraelles et lotus allongés, opposés deux h deux et traversés au centre par une chaînette de cercles juxtaposés (rehauts rouges). Sur la face A, le lableau est encadré de chaque côté par une bande de zigzags noirs sur fond rouge réservé ; sur le revers fî, pas d'ornement. En dessous des sujets, une ligne de terrain, en rouge réservé du côté A, en noir du côté B. Noir sur le plat des anses, rouge sur les bordures saillantes, la tranche claire avec une guirlande de lierre noir. Sous l'attache de chaque anse, une petite palmelte noire sur fond rouge réservé. Le reste de la panse noir, avec deux cercles rouges sous les tableaux, un troisième près de la base. Le bas de la panse en clair, avec arêtes noires rayonnantes. A l'attache du pied, anneau saillant rouge ; un filet rouge sur le degré supérieur du pied noir. Quatre attaches de plomb, qui consolident le pied et le fixent à la base, paraissent une restauration antique. Sous la

liasc, en grandes lettres incisées, la marque ^j\ î c^- c^He de lamphore d'Andokidès, F 2o3. ^

Terre jaunâtre, un peu rosée; surface orangée. Peinture en très beau noir lustré. Retouches rouges et blanches. Style très soigné. Les cassures ont été soigneusement réparées et dissimulées, sans repeints nuisibles dans les figures. Haut. 0^/3.

(Inv. N33a6; LP 1265). Acquis sous le règne de Louis-Philippe. Provenance inconnue (sans doute l'Italie).

IMiblié par Norton, American Journal of arch., XL 1896, p. i^iS» lig. ij el 13, comme amphore de la fabrique d'Andokidès. Vue

d'ensemble (côté fi) et détail de A dans notre pi. 78. Cf. Klein, Meixlersignalaren, p. 189 ; Furlwaîngler, dans le Lexikon der Mythologie. de Roscher, p. 33o5; Arch. Zeilung, 1881, p. 3oi; Hartwig, Jahrbach des deul. Insl.^ 1893, p. ]58.

F 208. Grande Amphore & tableaux (même structure : . — Un sujet à figures noires sur chaque côté de la panse. — i4. Hercule tuant le géant Alkyoneus. A gauche, Hercule bande l'arc sur lequel il place une flèche, tenant deux autres flèches dans sa main gauche (barbe rouge, peau de lion sur la tête el sur le corps, serrée par une ceinture rouge sur une luniquo courte à points rouges et croix incisées) ; sur le flanc gauche, il porte attaché un grand carquois ouvert (points rouges) d'où sortent les extrémités de sept flèches. Devant lui, étendu sur un rocher et occupant tout le reste du tableau, le gigantesque Alkyoneus nu, endormi, la tête sur Tépaule gauche (grande barbe incisée, bandelette à grecque rouge et couronne de boutons de lotus incisés, œil formé d'un seul trait incisé, incisions refaites dans le corps et les mains); près de lui, une grande massue noueuse. Un arbrisseau à rameaux feuillus se dresse en arrière-plan (quelques gros points blancs formant des fleurs ou des fruits). Inscriptions peintes en noir dans le champ : HEPAKUEO, AUKVONEV. -B. Couplé nuptial sur un char, Noces de Pelée? (tout le sujet fortement retouché, surtout dans les incisions). Sur un char h quatre chevaux (deux crinières rougeSjdeuxharnaisde poitrail rouges), unhomme barbu, drapé, est debout à côté d'une femme voilée (barbe de l'homme rougo, himation k gros points rouges, chairs blanches de la femme efl*acées, bord du voile avec points rouges) ; il tient les rênes et Taiguillon. En arrière-plan, Apollon imberbe jouant de la lyre (tète restaurée, bandelette rouge sur les cheveux, himation à points rouges) et Dionysos tenant un cep de vigne dont le rameaux se répandent dans le champ, en partie chargés de grosses grappes (barbe rouge, grosse couronne de lierre à rehauts rouges). Devant les chevaux, Hermès (tête mal refaite sous les traits d'un éphèbe) marche vers la droite et retourne la tête, le caducée en main (chlamyde à points rouges, ailettes rouges fixées aux chevilles et recourbées en avant).

Décor semblable au précédent (noir tourné au rouge dans I embouchure, pas de filets rouges sur le col, ciiaque tableau encadré par un trait noir à droite et à gauche). Sous la base, marque en grandes lettres incisées VV j-

Terre rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré terni. Retouches rouges (le blanc effacé). Style plus soigné en A. Très nombreuses cassures qui ont amené des repeints et surtout des reprises d'incisions dans les deux tableaux, liant. 0,57.

(Inv. Campana 193). Trouvé en Etrurie el entré en i863.

Détail de A publié par Kœpp, Arch. Zeilung, 1884, pi. 4 ; S. Reinocli. Répertoire des Vases, I, p. 452.

F 2 1 1 . Grande Amphore à tableaux (structure analogue, anses rondes, pied en pente). — Même disposition. — -4. Combat d'Hercule et d Achéloûs. A gauche, Hermès tient le caducée et, de la même main, le bout de rameaux feuillus qui se répandent et remplissent le champ (corps restauré, pélase, barbe rouge, himation à points rouges sur tunique courte, ailettes aux chevilles recourbées en avant). Devant lui, Athéné est assise sur un cube haut, tenant la lance appuyée sur son épaule gauche, son bouclier posé par terre devant elle (tête restaurée, chairs blanches, casque à haut cimier, égide indiquée par des entrelacements serpentins tout autour du buste, tunique à points rouges et croix incisées). A dro'de, Hercule, le pied gauche levé et pris par la main droite de son adversaire, se penche vers le fleuve Achéloiis et le saisit des deux mains par sa corne et par le bras gauche (barbe rouge, peau de lion sur la tète et retombant par devant, le corps nu, carquois ouvert el arc fixés dans le dos, épée à poignée blanche au côté); su massue est tombée par terre à ses pieds. Le fleuve Achéloûs a l'avant-corps d'un taureau et la tète d'un homme barbu avec une grande corne pointue (rehaut rouge sur la barbe; son bras gauche relevé et saisi par Hercule a été mal restaui*é en

SALLE F

seconde corne; le bord du tableau coupe le corps en deux et ne laisse voir que ravanl-train) ; derrière lui, en arrière-plan, un arbrisseau feuillu auquel est suspendue une draperie. Dans le champ, inscriptions peinlés et dénuées de sens : $X+AOI U-f-| I (rétrograde). — D, Deux cavaliers avec leurs chiens (les ïyndarides?). Ils marchent vers la droite, armés de deux lances, portant leur bouclier attaché dans le dos, chacun escorté d'un chien (rehauts rouges sur les crinières et les queues des chevaux, sur le col d'un chien, chlamydes à points rouges, le cavalier de gauche à barbe rouge et bandelette rouge sur les cheveux, celui de droite imberbe avec pétase à bandelette rouge ; sur le bouclier de gauche, épisème en relief en forme de tète de Silène avec rehauts rouges sur la barbe et les cheveux).

Noir dons i'emboucburc, le p'at du rebord en clair, rcxtérieur noir. Noir sur les onses et sur le col, avec deux cercles rouges. En haut de chaque tableau, entre deux filels, zone de palmelles et lotus 1res allongés, traversés au centre par une chaînette de cercles juxtaposés (pns de reliauls); à droite, à gauche et en bas, un fllet noir. Le reste de la panse noir, avec trois cercles rouges; le bas en clair, avec arêtes noires rayonnantes. Sur le pied noir, un cercle rouge et la tranche en clair. Sous la base assez plate, en lettres

incisées, marque I Y r0 /H-

Terre rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré. Relouches rouges et blanches. Incisions assez soignées. Restaurations et relouchcs en A : bon état de conservation en B. Haut. o,5i.

(Inv. Campana i^/)- Trouve en Etrurie et entré en i863.

Détail de A publié par O. Jahn, Arch. Zeilang, i86a, pi. 1G7; S. Reinach, Rfperloire des Vases^ I, p. 898.

212. F Grande Amphore àtableaux (même structure). — Même disposition. — A. Athéné préside an repas d'Hercnle et lolaos? Deux hommes barbus, nus (barbe rouge, bandelette rouge sur les cheveux), sont assis et accoudés sur des rochers (rehauts blancs), tenant d'une main un couteau et de l'autre des objets de forme oblongue (pains?). Entre eux, au centre, est debout Athéné, le corps de face, tenant la lance, étendant la main vers Thomme de droite et retournant la tète vers Tau- Ire » chairs blanches, casque à haut cimier qui dépasse beaucoup la bande supérieure d'ornements, bandelette rouge sur le casque, égide indiquée par des entrelacements de serpents autour du buste, tunique à rehauts et points rouges). Dans le champ, à gauche, sont suspendus un carquois ouvert avec deux lions de suspension en blanc, un arc et une chlamyde repliée ; rehauts et points rouges). Des rameaux feuillus remplissent le champ avec quelques lettres dénuées de sens: fsiQ /VQ, f^\ , — P, Départ pour la guerre d'an hoplite et d'an cavalier. A gauche, un homme drapé, à longs cheveux blancs et à barbe blanche (himation à rehauts rouges, bandelette rouge sur les cheveux), converse avec un hoplite qui tient la lance et le l)ouclier, escorté d'un chien (casque à cimier bas et rehaut rouge, cnémides, épisème blanc en oiseau volant sur le bouclier). A droite, un cavalier à pied, portant deux lances, conduisant son cheval par la bride et escorté d'un chien (casque à haut cimier, barbe rouge, rehaut i-ouge sur les cheveux, chlamyde à points rouges), tend la main droite vers une femme drapée qui lui fait face, tenant une phiale et une œnochoé pour la libation (chairs blanches, bandelette rouge sur les cheveux, himation à rehauts rouges).

Même décor que dans le précédent. Sous la base, marque analogue

en lettres incisées ^k, ^^.r A4 •

Même technique. Très nombreuses cassures, recollées sans repeints

nuisibles. Haut. o,5i5.

(Inv. Campana 553). Môme provenance.

Vue d'ensemble (côté A) dans notre pi. 79.

F 21i$. Grande Amphore Atableaux (même structure). — Même disposition. — A. Combat d'Hercule et du lion de Némée. Le lion est aplati par terre, la langue tirée (rouge), le corps arc-bouté (trait blanc soulignant le ventre) et grifTant avec une patte de derrière la tête d'Hercule. Celui-ci, allongé

et presque couché sur la bcte, a entouré le cou du lion de ses deux bras et serre pour l'étoufTer (corps nu, barbe rouge); la massue, derrière lui, est appuyée contre un rocher (rehaut blanc) sur le haut duquel est perché un corbeau. Le pied d'Hercule entre tout entier dans la bande d'ornements placée à gauche. En arrière-plan, au centre, un palmier d'où partent des rameaux feuillus qui remplissent le champ. — B, Départ du char de guerre. L'écuyer (tout entier refait en longue tunique avec peau de bête par-dessus, barbe rouge et bandelette rouge) est monté sur le char (caisson refait) et tient les rênes des quatre chevaux (deux avec crinière, harnais de poitrail et queue en rouge). Debout près de lui, en arrière-plan, un hoplite lui fait face, armé de deux lances et d'un bouclier (casque à cimier bas et rehaut rouge, bouclier rond à bordure rouge et épisème central en blanc sous forme de guirlande de lierre entourant un gros point central, jambes et cnémides refaites). Au centre, en arrière-plan des chevaux, le père du guerrier, âgé, drapé, tient deux lances (tête chauve avec cheveux blancs retombant en arrière, barbe et moustache blanches, bandelette rouge sur la tête, himation à rehauts rouges). En avant, près des chevaux, marche un chien (collier rouge) et devant eux se tient un hoplite, armé d'une lance et d'un bouclier (casque à cimier bas avec rehaut rouge et blanc, bouclier rond à bordure rouge et épisème blanc en point central accosté de deux cercles, chlamyde pendante, jambes avec cnémides refaites).

Le tableau A est çncadré, en haut par la bande de palmetles et de lotus opposés deux h deux et traversés au centre par une chaînette de petits cercles juxtaposés, à droite et à gauche par une bande de quadrillé à points noirs, en bas par une bande de palmeltes noires couchées au-dessus d*nne f^ecque noire. Le tableau B, formant revers plus simple, a, en haut, la même bande depalmettes et lolus, en bas la grecque noire. Pour le reste, le décor est semblable au précédent.

Terre assez foncée et grisâtre. Peinture en beau noir lustré avec retouches rouges et blanches. Incisions soignées et entamant à peine le lustre noir Bon style. Le côté D a subi de profondes restauralions, ainsi que la partie inférieure du vase. Haut. o,53.

(Inv. N 3i6i ; MN 37). Ancienne collection du prince de Canino. Trouvé vers i8a8 en Elrurie. Acquis en 1848.

Vue d'ensemble (côté A) dans notre pi. 79. Cf. Catalogue de vente de la coll. CaninOy Londres, i838, p. 9, n" 27.

F 210. Amphore (épaule plate, anses plates et trifîdes, pied h deux degrés). — Sur l'épaule, petite zone circulaire divisée en deux sujets par les anses; sur la panse, grande zone circulaire. — Sur l'épaule : A. Course de chars. Trois chars à quatre chevaux sont lancés au galop Vers la droite, les chevaux du second char se plaçant en arrière-plan à la hauteur du premier conducteur. Les trois conducteurs penchés tiennent les rênes et l'aiguillon (longues tuniques blanches, celui du centre entièrement restauré, le premier avec rehauts rouges sur les cheveux, le troisième avec barbe rouge ; rehauts rouges sur les crinières, les queues, les harnais de poitrail de quelques chevaux). — D. Course de chars et hoplitodromie. A gauche, près d'un char lancé au galop et semblable aux précédents, court un hoplite armé de deux lances et d'un bouclier (casque à haut cimier, épée au côté, rehauts blancs sur le casque et la cuirasse ; la partie antérieure des quatre chevaux est complètement refaite). Le reste delà scène est restauré ou refait : au centre, un hoplite armé courant avec deux lances et un bouclier, à droite même groupe que celui de gauche (la partie antérieure des chevaux et une jambe de l'hoplite courant paraissent antiques). — Sur la panse: C. Scènes de banquets. Quatre coup les, hommes et femmes, sont couchés sur des lits de banquet; cinq couples et un joueur de flûte sont debout près d'eux, en tout dix-neuf personnages. La scène peut se diviser en quatre groupes. 1<» L'n homme nu (barbe rouge, grosse couronne de lierre à rehauts rouges), tenant une corne à boire, a passé le bras droit autour du cou d'une femme drapée qui lui prend la main droite (tête restaurée, chairs blanches, bandelette rouge sur les cheveux, tunique 5 gros

points rouges et peau de bête flottant dans le dos) ; tous deux marchent à droite vers un lit de banquet sur lequel est étendue une femme qui joue de la lyre à sept cordes (tète restaurée, chairs blanches, même costume sans peau de bete), ayant derrière elle un homme demi-nu, le bas du corps caché sous la couverture du lit, accoudé sur un coussin et se retournant pour rcfjarderde l'autre côté (barbe rouge, grosse couronne de lierre rouge, himation h points rouges couvrant l'épaule gauche, main gauche refaite) ; sous le lit, à pieds découpés et ornés de palmettes blanches, deux chiens sont opposés, l'un retournant la tète (rehauts blancs); une petite table posée devant le lit porte des objets de forme allongée représentant la nourritui*e, le pain, etc. Dans le champ est suspendue une couronne ornée d'un pointillé blanc. 2* Une joueuse de flûte drapée (cécryphale à rehauts rouges, chairs blanches, tunique à gros points rouges et croix incisées) est précédée d'un homme nu (tète restaurée, grosse couronne comme les autres), tenant de la main gauche des rameaux feuillus qui s'étendent dans le champ ; au-dessus sont suspendues deux couronnes à pointillé blanc, semblables à la précédente. Ces deux personnages font face à un lit de banquet semblable au précédent (mêmes détails, chiens, table avec mets indiqués en blanc) sur lequel sont étendus une femme drapée, accoudée sur un coussin et levant le bras droit (tète restaurée, chairs blanches, grosse couronne de lierre rouge, tunique à gros points rouges), et un homme semblable au précédent, retournant aussi la tète ; au-dessus, deux couronnes à pointillé blanc sont suspendues. A droite du lit, un homme semblable aux précédents, demi-nu (himation à points rouges roulé autour des reins), met la main sur son flanc droit et lient de la main gauche un vase ; près de lui marche un chien (restauré) et devant lui une femme drapée joue de la double flûte (tète restaurée, chairs blanches, l)andelelte rouge, tunique à points rouges) ; même couronne dans le champ. 3* Un homme demi-nu (mêmes détails, himation h points rouges autour des reins), portant un sac sur l'épaule gauche et tenant de la main droite un double rameau feuillu, se tient debout à gauche d'un lit de banquet semblable aux précédents (deux chiens, mets en blanc) sur lequel est étendue une femme drapée, levanLle bras droit, qu'attire vers lui un homme semblable aux précédents (restaurations importantes, tète de la femme et tout l'homme refaits) ; couronne suspendue dans le champ; à droite du lit, femme drapée debout (également refaite). 4<^ A gauche, femme drapée (tout le haut refait, himation à rehauts rouges sur tunique à points rouges), tenant une couronne à pointillé blanc et, en arrière du lit, homme nu semblable aux précédents (entièrement restauré, sauf les pieds chaussés d'endromides h ailettes recourbées en avant) qui remet une couronne semblable entre les mains d'une femme drapée (tout entière refaite s assise sur le lit de banquet (refait sans les chiens et le détail des mets); derrière cette femme est étendu un homme demi-nu, semblable aux précédents, qui se renverse en arrière pour boire dans une coupe qu'il tient de la main droite; couronne dans le champ. A droite du lit, un homme drapé (barbe rouge et grosse couronne comme dans les précédents, himation restauré à points rouges) joue de la double flûte.

Noir dans l 'embouchure, avec deux cercles rouji^es. Le plat du rebord clair et lexlérleur noir. Noir sur le dessus des anses. Sur le col, entre deux fllels noirs, bande de palinelles et hauts lotus opposés deux à deux et traversés au centre pur une chaînette de petits cercles juxlaposi^'s (rehauts rouges). Anneau saillant rouge à rattache du col. En haut de l'épaule, zone de godrons noirs. Sous le sujet de la panse, un cerc'c noir Tormant ligne de terrain. En dessous, près de la base, grecque noire entre qualre cercles, zone de boulons de loi us reliés par des entrelacs, deux cercles, et arêtes rn>onnanlcs.

Terre rosée, assez Toncée. Surface orangée. Peinture en noir lusl.-é. Relouches rouges et blanches. Incisions soignées. Bon style. Restaurations nombreuses et importantes dans les figures ; le bas du vase réparé cl refait en partie. Haut. o,^6.

(Inv. Campana i6i). Trouvé en Étrnrie et entré en i863.

Vue d'ensemble dans nj'.rc pi. 79. Cf. Furtwîcngler, Jahrbach dcsln^t.

1893, Anzeîger, p. 85 (qui attribue ce vafe à l'atelier de Kleisophos, en même temps que le stamnos F 3i4)-

F 217. Amphore à yeux prophylactiques (col court, anses trifides avec rivet saillant à l'attache inférieure, panse très rebondie, pied légèrement concave). — Un sujet sur chaque côté de Tépaule et un sur chaque côté de la panse. — Sur l'épaule : A. Entre deux yeux prophylactiques, (retouches efl'acées). Deux athlètes luttant entre deux juges assis. Les lutteurs, barbus, sont nus et se penchent en se prenant par les poignets (pas de retouches); entre eux, par terre, un dinos pour prix de concours. De chaque côté est assis sur un cube haut un homme barbu, drapé (traces de rouge elTacé sur Thimation), qui, de la main droite, fait un geste d'encouragement. — D. Même sujet (retouches rouges mieux conservées). — Sur la panse : C. Trois cavaliers et deux hoplites. Les trois cavaliers armés de la lance sont vus de face ; deux sont barbus ; leurs têtes se présentent de profil, deux à gauche et une à droite; mais la tête du cheval central est faite de face, tandis que les autres s'inclinent symétriquement à droite et à gauche (rouge sur les cheveux et la tunique courte des trois cavaliers, sur les chaussures du cavalier de gauche, sur le harnais de poitrail des chevaux). Les deux hoplites, tenant la lance et le bouclier, sont debout de chaque côté du cheval central, chacun tourné et causant avec le cavalier d'angle (casque à cimier haut chez l'hoplite de gauche, à cimier bas chez l'hoplite de droite, cuirasse ciselée sur tunique courte à rehauts rouges, épée au côté soutenue par un baudrier blanc, boucliers blancs vus do profil, cnémides rouges) — D. Troupe de quatre hoplites entre deux cavaliers. Les cavaliers sont semblables aux précédents (imberbes, chaussures rouges) ; les hoplites armés de la lance et du bouclier marchent à gauche, en partie recouverts les uns par les autres (deux casques à haut cimier et à rehauts rouges alternant avec deux casques à cimier bas, cnémides rouges alternant avec cnémides noires, boucliers à bordure rouge avec boucliers noirs ou à bordure de gros points rouges ; vestiges d'épisèmes en blanc et en rouge).

Noir' dans l'embouchure avec Iraces d'un cercle rouge, le plat du rebord en clair et l'extérieur en noir. Noir sur les anses, sauf la saillie centrale en clair. Sous chaque attache, grand motif floral composé de quatre palmelles opposées el reliées par de lon^ pédoncules en volutes, accostés de qualre boutons de lotus. Sur le col, palmelles el lotus allongés, opposés deux par deux et traversés au centre par une double chaînette de cercles juxtaposés avec point noir central (rehauts rouffe^:). Sur le haut de l'épaule, f;odro:is noirs el rouges. Sous les sujets de l'épaule, deux cercles noirs; sous les sujets de la pan.se, entre deux cercles noirs, une zone de boulons de lotus noirs accostés de points el reliés par des entrelacs: en dessous, grecque noire et deux cercles. Près de la base, arêtes rayonnantes. Anneau saillant à l'allache du pied noir.

Terre jaunâtre, assez claire; surface claire, peu orangée. Peinture en noir lustré avec relouches rouges et blanches. Incisions assez soignées. Don état de conservation. Haut. o/,2o.

(Inv. Campana 107). Trouvé en Étrurie cl entré en i863.

Vue d'ensemble el détails dans noire pi. 79.

F 218. Amphore portant le nom d'Arlstoménës (épaule plate, anses trifides, pied b deux degrés). — Un sujet surchaque côté de la panse. — A. Apollon entre Latone et Artémis. Le dieu imberbe est drapé et tient une lyre à cinq cordes dont il joue de la main gauche, la main droite tenant le plectre (ban-delette rougfe sur les cheveux, himation à rehauts rouges cl à rosaces de pointillé blanc sur ttinique longue, rehauts blancs sur la lyre, forte restauration dans le milieu du corps). A gauche, Latone drapée élève la main gauche (chairs blanches, prunelle rouge, tunique à rehauts rouges et peliles rosaces de points blancs, tète et bras restaurés). A droite, Artémis drapée, coiffée d'un polos à cinq pointes (prunelle rouge, chairs blanches, tout le corps restauré), tient de la main droite une fleur et baisse la main gauclie vers une biche qui se dresse contre elle (tète et pattes de devant refaites, trait blanc sous le ventre, rehaut ronge et tacheté blanc sur la croupe). Au-dessus des pcr-

SALLE F

8onnagcs, le nom d'Arisloménès en letlrcs noires : A^I$TO- MENE$ KAUOÎ , 'ApiaTo;jL£Vîç xaXo;. — fî. Combat d'Hercule et d'une Amazone. A gauche. Hercule (barbe rouge, peau de lion coiffant la tête et, sur le corps, serrée à la taille par une ceinture dans laquelle la queue de la bête est repassée, tunique courte rouge, baudrier blanc en croix sur la poitrine pour soutenir le carquois attaché dans le dos avec Tare elTépée au côté) tient delà main gauche un grand bouclier à double échancrure fépisème blanc en forme de double palmette, pelits cercles blancs sur le rebord, rehauts rouges dans les échancrures) et darde sa lance contre l'Amazone qui s'affaisse en arrière, la main droite sur la poignée de son épée, le bouclier couvrant le dos (casque à haut cimier, rehauts rouges et pointillé blanc, chaii*s blanches, prunelle rouge, cuirasse ciselée avec rehauts rouges et pointillé blanc sur tunique courte à rehauts rouges, baudrier blanc soutenant l'épée, cnémides à rehauts rouges restaurées, épisème du bouclier en forme de trépied blanc).

Mûme décor que dans F ai6 sur îe col, axises, etc. (pas de cercles rouges dans l'embouchure). Sur la panse, au-dessous de chaque attache d'anse, croix accostée de quatre points dans un losange d'où partent quatre longs pédoncules, qui se terminent en paN mettes à double volute, et trois pelits pédoncules terminés en boulons de lotus. Le bas de la panse comme dans F 216. L'attache du pied en rouge. Cercle rouge sur la tranche du premier degré du pied.

Terre rosée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions assez soignées. Restaurations importantes en A. Haut.

(Inv. Campana, numéro disparu). Trouvé en Elrurie et entré en i863. Vue d'ensemble (côté B) dans notre pi. 79. Cf. Calaloghi Campana,

IV-VH, no 981 ; Klein, Lieblingsinschriften^ P- 87 ; Corey, De Amazo-

nam anliq. figuris, p. i3.

F 222. Amphore (structure analogue, pied plat sans degré). — Même disposition. —A. Néoptolème tuant Astyanaz et Priam. Néoptolème en hop'.ite barbu, portant sur le bras gauche un bouclier à double échancrure (pointillé et rehauts rouges), marche vers la droite (casque à cimier bas et rehaut blanc, bandelette rouge sur le timbre du casque, baudrier blanc soutenant Tépée au côté, cuirasse ciselée sur tunique courte à rehauts rouges, cnémides à rehaut rouge), brandissant de la main droite élevée le corps inanimé du jeune Astyanax (drapé dans un court himalion à rehauts rouges) qu'il tient par la jambe droite. Devant lui, le vieux Priam, renversé sur un autel à deux degrés, étend vers le meurtrier un bras suppliant et rejette l'autre en arrière sur sa tôte qui est complètement retournée à angle droit (blanc effacé sur la tête et la barbe, himation à rehauts rouges sur tunique longue). — B. Combat de trois guerriers (deux Grecs et un Troyen?). Au centre un hoplite, armé d'une lance et d'un bouclier rond vu de profil (casque à haut cimier avec rehaut rouge et bandelette rouge, baudrier blanc soutenant l'épée, cuirasse ciselée sur tunique courte rouge, cnémides à rehauts rouges), court vers la droite, fléchissant le genou droit, et se retourne pour darder la lance contre l'hoplite barbu de gauche qui le menace de sa lance (mêmes détails, avec casque à cimier bas), tandis qu'à droite accourt aussi, la lance en arrêt, un troisième hoplite (semblable au précédent; traces d'épisèmes blancs sur les boucliers dont deux à bordure rouge).

Noir dans l'embouchure (sans cercles rouges), le plat du rebord clair, l'extérieur noir. Noir sur le dessus des anses. Sur chaqtie côté du col, entre deux fllels noirs, bande de palmelles et de lolus allongés, opposés deux a deux et traverses au centre par une chaînette de pelits cercles juxtaposés (pas de rehauts). En haut de TépauJc, de chaque côté, bande de godrons noirs. Sous rattache de choque anse, losange accosté de deux palmettes et d'un bouton de lotus, d'où partent quatre longs pédoncules terminés par quatre palmettes. Sous les sujets, un cercle noir formant ligne de terrain. Sur le bas de la panse, deux cercles noirs, une zone de lotus reliés par des entrelacs, deux cercles noirs, une grecque circulaire, deux cercles noirs, arêtes rayonnantes. Anneau saillant rouge à l'attache du pied noir avec tranche claire. Sous la base, en grandes

lettres incisées, marque ^T* .

Terre rosée cl claire ; surface de même ton. L'humidité de la terre parait avoir mangé le ton du lustre orangé cl attaqué môme la peinture en noir lustré. Les retouches blanches sont très effacées et le rouge a pris un ton violacé pôle. Pas de cassures. Haut o,3>^.

(Inv. N 319?; LP i436). Ancienne collection Canino. Trouvé en Elrurie en're 1828 et 1^. Acquis en 1837.

Vue d'ensemble (côté A' dans notre pi. 80. Cf. de Wille, Description d'une collection de vases, 1887, n» 1^9; Heydemann, Parixer Anliken^ p. 5o, n* 33; Furtwscngler, Collection Saboaro/f, notice des planches ^9 et 5o, note i3.

F 223. Amphore (môme structure). — Môme disposition. — A, Dressage de deux chevaux. Deux petits éphèbes nus, accroupis à droite et à gauche (rehaut rouge sur les cheveux), tiennent les longes de deux grands chevaux qui se cabrent symétriquement, se tournant le dos, l'un en partie caché par l'autre (têtes restaurées, crinières rouges). Au centre, au-dessus d'eux, vole un oiseau (rehaut rouge sur les ailes déployées). Sujet en rapport avec l'épisode des chevaux de Rhésos? Cf. Lœschcke, Bonner Studion, p. 250. — B, Comhat de trois guerriers. Môme composition que dans l'amphore précédente (mêmes détails avec peu de variantes, boucliers semés de gros points blancs, lances indiquées en rouge, style plus lourd, le troisième hoplite restauré).

Même décor. Sous l'attache de l'anse, le losange est accosté de trois boulons de lotus; sous les sujets, deux cercles noirs ; pied à tranche noire avec cercle rouge.

Terre jaunâtre, un peu rosée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions rapides; style peu soigné. Nombreuses cassures et quelques repeints, le bas de la panse el rattache du pied refaits. Haut. o,32.

(Inv. Campana 196). Trous'é en Ëlrurie el entré ea i8S3.

Vue d'ensemble (côté A) dans notre pi. 80.

F 224. Petite Amphore portant le nom de Pédieus

(même structure). — Un sujet sur chaque côté de la panse. —

A. Scène de gynécée. Réunion de sept femmes occupées à filer. Trois sont assises et quatre debout. La scène se répartit en trois groupes : i^ Femme assise sur un tabouret, tenant dans ses deux mains le fil qu'elle tord et recourbe (chairs blanches, couronne de lierre rouge, himation rouge avec étoiles incisées sur fond noir, tunique à quadrillé et à croix incisées) ; devant elle, une femme debout tient une quenouille chargée de laine (mêmes détails, pas d'himation, tunique à rehauts rouges et à croix incisées). 2^ F'emme debout, tenant un calathos sur la main gauche (mêmes détails, tunique à rehauts rouges et à croix ou svastikas incisés) ; devant elle, une femme assise sur un pliant tient le fil et le tord (mêmes détails et même costume que la première avec l'himation sur la tunique) ; derrière la femme assise, une femme debout (mêmes détails, tunique à rehauts rouges et croix incisées, sans himalion). 3° Femmedebout, vue en arrière-plan de la précédente (mêmes détails,tunique à croix incisées et points rouges), tenant une quenouille chargée qu'elle présente à une femme assise sur un tabouret (himation à rehauts rouges, croix incisées et petites rosaces de points blancs, pardessus la tunique). Deux rameaux feuillus remplissent le haut du champ et en dessous court l'inscription en lettres noires, nommant Pédieus: PE/^I.V^ KAU05, IIê^ilE^î xaAoç. —

B. Réunion de divinités autour d'Athéné. Au centre Athéné, assise sur un pliant (chairs blanches, casque à haut cimier, égide indiquée par des enroulements de serpents, tunique à rehauts rouges et à croix incisées), lève la main gauche et retourne la tête vers Hermès debout derrière elle, tenant le caducée à longue hampe (pétase rouge, barbe rouge, chlamyde à rehauts rouges et à croix incisées sur tunique courte, endromides à ailettes recourbées par devant) ; derrière lui, une déesse drapée, la main gauche avancée (chairs blanches, bandelette rouge sur les cheveux, himation à rehauts rouges et points rouges sur une tunique à croix incisées). A droite, devant Athéné, Poséidon (tête disparue, chlamyde à rehauts rouges, jambes nues), tenant le trident, s'éloigne en se retournant ; près de lui, Amphitrite drapée (chairs blanches, himation à croix incisées et à points rouges sur tunique).

isr

Même décor que dans le précédenl (avec rehauts rouges sur le décor du col, côté B; les ^'odrons du haut de l'épaule rouges et noirs; les zones du bas de la panse séparées les unes des autres par trois cercles noirs ; cercle rouge sur le plat du pied à tranche noire). Sous la base, en grandes lettres incisées, marque ^ ^ .

Terre jaunâtre un peu rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions soignées. Cassures assez nombreuses, recollées sans repeints. Haut. o,25.

(Inv. N 3287 ; LP 2810). Ancienne collection Canino. Trouvé en Élrurie entre i8a8 et 1887. Acquis en 1837.

Publié par Lenormanl et de Witte, Élite des monuments céramographiques, III, pi. 88 A et 36 B. Cf. de Wiltc, Description (Vune collection de vases, 1887, n» 66; Corp. inscr. gnecarum, IV, 7872 6; Archœolog. Anzeiger, i853, p. 4oo; Heydemann, Pariser Antiken, p.5i, n» 87.

F 228. Petite Amphore (même structure). — Même disposition. — A. Rénnion de divinités. Au centre, Dionysos est assis sur un pliant, la tête penchée et tenant la corne à boire (barbe rouge, grosse couronne de lierre à rehauts rouges, himation à rehauts rouges sur tunique à rehaut blanc effacé). A gauche, derrière lui, Athéné assise sur un pliant (rehaut blanc des chairs effacé, casque à haut cimier, égide en écailles, tunique rouge) tient sa lance et tend la main vers un homme demi-nu, la tête penchée, assis sur un pliant, tenant un bâton ou massue de la main droite, sans doute Héraclès (barbe et cheveux rouges, chlamyde à rehauts rouges roulée autour des reins). A droite, déesse assise sur un pliant, retournant la tète du côté de Dionysos (blanc des chairs effacé, himation à rehauts rouges sur tunique), et devant elle Hermès assis sur un pliant, tenant le caducée (blanc du pétase effacé, barbe rouge, chlamyde à rehauts rouges). Des rameaux feuillus remplissent le cliamp. — B, Dionysos et son thiase. Au centre, Dionysos assis sur un pliant et tenant la corne à boire (semblable au précédent) ; de ses mains et de son vase partent des rameaux feuillus qui s'étendent dans le champ. A gauche, derrière lui, s'avance une Ménade (blanc effacé, peau de bète sur tunique à points rouges), qui de ses mains retient et entraîne un Silène nu, s'éloignant vers la gauche et retournant la tête (barbe et cheveux rouges). A droite, devant le dieu, danse une Ménade (mêmes détails), pendant que s'éloigne vers la droite en retournant la tête un Silène nu (mêmes détails).

Même décor que dans le précédent (cercle rouge dans l'embouchure, pas de rehauts sur le décor du col, podrons noirs en haut de l'épaule ; sur le bas de la panse, la grecque est au-dessus de la zone de lotus).

Terre jaunâtre, assez claire; surface de même ton. Peinture en noir lustré. Retouches rouges; le blanc effacé. Incisions rapides. Style moins soigné que dans le précédent. Bon état de conservation. Haut. 0.265.

(Inv. Campana 4^8). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble (côté A) dans notre pi. 80.

F 226. Amphore (structure analogue, col court, pied à degré faiblement indiqué). — Un sujet sur chaque côté de la panse. — A, Poséidon combattant un Géant. Le dieu porte sur son épaule gauche l'île de Nisyros (indiquée comme un gros rocher blanc) et dirige de la main droite son trident contre son adversaire, en marchant vers la droite (barbe et cheveux rouges, baudrier blanc, himation à rehauts rouges et rosaces de points blancs, plié et enroulé autour du corps par-dessus une tunique courte). Le Géant fuit vers la droite, dans l'attitude agenouillée, et retourne la tête en se couvrant d'un bouclier h double échancrure (épisème blanc en quatre volutes entre deux points blancs); il tient la lance basse et a le costume d'un hoplite (casque à cimier bas et rehaut rouge, avec l'indication curieuse d'un haut cimier silhouetté noir qui n'a pas été maintenu et qui est resté à l'état de tache noire au-dessus du casque, chlamyde courte à rehauts rouges et rosaces de points blancs, cnémidcs rouges, peut-être avec une correction analogue pour la jambe droite placée trop haut et rabaissée ensuite). Dans le champ, cinq lignes de points simulent des inscriptions. — B, Latone portant ses enfants, Apollon et Ârtémis. Le corps de face, les pieds tournes à droite, la tête ^ gauche (chairs

blanches, prunelle rouge, bandelette rouge sur les cheveux, himation à rehauts rouges et rosaces de points blancs pardessus une tunique décorée des mêmes rosaces), Latone est debout entre deux colonnettes doriques portant chacune une chouette (tête de face, rehaut rouge) ; sur chaque bras, elle tient un enfant enveloppé dans un himation à petites rosaces de points blancs (Apollon à gauche, les jambes nues visibles; Artémis à droite plus enveloppée).

Noir dans l'embouchure avec deux cercles rouges, plat du rebord clair, l'extérieur noir. Noir sur le dessus des anses, sauf le tilel saillant du milieu en clair. Sur chaque côté du col, bande de fleurs et boutons de lotus noirs (sans relouches, la tête en bas du ciMé flj. En haut de l'épaule, de chaque côté, b3nde de godrons noirs et rouges. Sous l'attache des anses, losange avec point central, accosté de trois lotus et d'où partent quatre longs pédoncules terminés en palmeltes. Sous les sujets, deux cercles noirs. Sur le bas de la panse, zone de boutons et fleurs de lotus reliées par des entrelacs, deux cercles, grecque circulaire, deux cercles, arêtes rayonnantes. Anneau saillant rouge à l'attache du pied noir avec cercle rouge sur la tranche du degré. Traces d'un cercle rouge sous la base.

Terre jaunâtre un peu foncé ; surface orangée. Peinture en noir lustré avec retouches rouges et blanches. Incisions assez rapides. Cassures recollées sans repeints nuisiblts. Haut. o,4o.

(Inv. N 33^7 ; L. P. 1434 et iA36). Ancienne collection Canino. Trouvé en Élrurie entre 1828 et 1837. Acquis en 1837.

Vue d'ensemble (côté A) et détail de B dans notre pi. 80. Cf. de Witte, Description dune coll. de vases, 1887, n» 65.

F 228. Amphore (structure analogue aux précédentes, rebord très évasé, le pied plat et un peu en pentei. — Un sujet sur chaque côté et une petite zone circulaire d'animaux sur le bas de la panse. —A, Hercule emmenant le chien Cerbère des Enfers. A gauche, Hermès tenant un caducée à très longue hampe penche la tête et avance la main gauche (barbe rouge, pétase, bandelette rouge sur les cheveux, chlamyde à rehauts rouges, endromides à ailettes recourbées par devant). Au centre, Hercule marche vers la droite ^barbe rouge, peau do lion sur la tête et sur le corps, serrée par une ceinture rouge par-dessus une tunique courte à rehauts rouges, carquois ouvert et arc attachés dans le dos) ; il tient de la main droite la massue et de l'autre la laisse de Cerbère qui marche docilement devant lui (tête effacée, crinière à rehauts blancs, collier rouge, griffes de lion et queue terminée en tète de serpent) ; en arrière-plan du chien un arbrisseau feuillu. — B. Ajaz rapportent le cadavre d'AchiUe. Il marche courbé, couvert d'un grand bouclier à double échancrure (épisème composé d'une rosace incisée entre deux serpents peints en blanc, bordure rouge et échancrures ornées de dessins incisés , et tient deux lances de la main droite basse (casque à haut cimier et rehauts blancs, cuirasse sur tunique courte à points rouges, épée au côté, cnémides à rehaut rouge) ; il porte sur l'épaule gaucho le corps d'Achille, l'épée au côté, dont les jambes pendent un peu au-dessus du sol et dont la tète coiffée d'un grand casque à cimier, rehaussé de rouge, retombe par devant; sur le dos du mort est attaché son bouclier à double échancrure avec tête de Silène en relief (barbe et cheveux rouges). A gauche, en avant, marche une femme (Thétis? Briséis?) qui se retourne et fait un geste de lamentation (chairs blanches, prunelle rouge, bandelette rouge sur les cheveux, tunique à rehauts rouges et à croix incisées). A droite, le groupe est suivi d'un hoplite armé tenant une lance et un bouclier rond (casque à cimier rehaussé de blanc, visage effacé, cnémides, épisème blanc du bouclier en forme de chien accroupi >. — C. Dans la zone inférieure Animanx passant : lion accroupi et rugissant devant un sanglier, lion marchant et rugissant devant un sanglier, même sujet.

Noir dans l'embouchure, le plat du rebord en clair, l'extérieur noir. De chaque côté du col, entre deux (llets noirs, bande de palmeUes et de lolus allongés, opposés deux à deux et traversés au centre par une chalnelle de petits cercles juxloposés {rehauts rouges). Anneau saillant peint en rouge h la base du col. En haul de lepaule, de chaque côté, bande de godrons noirs et rouges. Noir

SALLE F

sur le dcFSUs des anses Irifldcs. Sous chaque alloche, même décor que dans le précédent. Le reste poreil, sauf la zone d'animaux qui remplace la grecque circulaire. Le pied noir. Le dessous de la base est percé d'un trou accidentel. Sous la base, en grande lettre

incisée, marque /V .

Terre jaunâtre assez foncé; surface orangée. Même technique. Incisions soignées. Nombreuses cassures et des trous rebouchés, mais sans repeints. Haut. 0^1. ^

(Inv. Campana i65). Trouvé en Elrurie et entré en i863.

Vue d ensemble ',côté A) dans noire pi. 80.

F 230. Amphore (même structure, le pied plat légèrement concave). — Un sujet sur chaque côté de la panse. — A . Hercule s'emparant du sanglier d'Erymanthe. Au centre Hercule, marchant vers la droite et penché en avant 1^ barbe rouge, peau de lion à rehaut rouge sur la tète, nouée par devant sur la poitrine et serrée sur le corps par une ceinture rouge, le carquois ouvert et Tare suspendus dans le dos, baudrier blanc soutenant Tépée), lève le bras droit armé de la massue et avance la main gauche comme pour saisir le sanglier (rehauts blancs, défense en blanc) cjui marche dans le même sens et lève la tête comme s'il poussait un grognement. A gauche, Athéné, armée de la lance et levant la main gauche, regarde la scène en inclinant la tête (chairs blanches, casque à haut cimier avec rehaut rouge et bandelette rouge, égide indiquée par des enroulements de serpents dressés autour du buste, tuni- (|ue h rehauts rouges). A droite, Hermès incline aussi la tète, tenant le caducée à longue hampe et avançant la main droite pélase blanc, barbe rouge, bandelette rouge sur les cheveux, chlamyde, endromides à ailettes recourbées en avant). — li. Départ du guerrier. Au centre, un hoplite armé de deux lances et d'un bouclier rond (bordure rouge, épisème blanc en prolome de lionne tète de face) est tourné vers la droite i casque à cimier bas, les jambes refaites et mal tournées du côté opposé à la tète) ; près de lui, en arrière-plan, un chien (on grande partie refait). De chaque côté est debout un homme drapé s'appuyant sur une lance ou un sceptre haut (tète de vieillard chauve, le rehaut blanc probablement effacé, himalion à rehauts et points rouges ; le personnage de droite est tout entier restauré d'après celui de gauche).

Même décor que dans le précédent (sur le bas de la panse, seulement une zone de boutons de lotus reliés par des entrelacs entre quatre filets noirs et les arêtes rayonnantes; cercle rouge à rattache du pied noir avec bas de la tranche en clair).

Te:re rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions assez soignées. Le noir a tourné au rouge-corail sur une partie de la panse (côté A). Nombreuses cassures recollées et restaurations importantes, surtout dans le col du côté A (tout ce côté refait) et dans la panse du côté D (personnages repeints). Haut. 0,39.

(Inv. Campana 198). Trouvé en Elrurie et entré en i8C3.

Vue d'ensemble (côté A) dans notre pi. 80.

F 238. Amphore (même structure que la précédente). — Morne disposition. — A. Hercule combattant le lion de Némée. Au centre, le héros imberbe (corps nu, bandelette rouge sur les cheveux) est allongé et presque couché sur la bète aplatie contre terre, la gueule ouverte, arc-boutée sur le train de derrière (trait blanc sous le ventre), une patte levée et plantée dans la tète d'Hercule qui, de la main droite, saisit cette patte pour l'écarter, pendant que du bras gauche passé sous le col du lion il cherche à l'étoufTer. ^L'aspect d'Hercule est ici tout à fait semblable à celui qui est adopté pour Thésée dans la représentation d'exploits similaires; cette confusion est due au sujet de l'autre tableau.) A gauche Athéné, armée de la lance qu'elle étend au-dessus des combattants, tient sur le bras gauche avancé son égide à écailles et tel es de serpents entrelacées, comme un bouclier protecteur (blanc des chairs elTacé, casfjue à haut cimier qui dépasse la zone d'ornements, tunique à rehauts et points rouges). En arrièreplan du groupe central, un arbrisseau feuillu et, sur la droite, lolaos barbu tenant la massue, l'épaule et le bras gauche cou-

verts d'une chlamyde (cuirasse sur tunique courte, mais rehauts effacés). — B, Thésée tuant le Minotaure. Tout le sujet a passe au rouge corail. Au centre, le héros imberbe et couronné d'une guirlande de feuillages rouges (tunique courte, baudrier en blanc effacé soutenant l'épée au côté) tient de la main droite une grande épée qu'il enfonce dans le flanc droit du Minotaure, tandis que du bras gauche passé autour du cou il lui retourne la tète de son côté et lui comprime la bouche avec sa main; le sang coule à flots de la blessure (indiqué en filets rouges). Le Minotaure tombe sur le genou droit et lève la main gauche, le bras droit abaissé en arrière. De chaque côté une femme drapée assiste à la scène, une main élevée, l'autre avancée (bandelettes rouges sur les cheveux, chairs blanches effacées, himation à points rouges sur tunique).

Même décor que dans le précédent (pas de rehauts rouges ni sur le col, ni sur les godrons de l'épaule).

Terre jaunâtre, surface orangée. Peinture en- noir lustré. Relouches rouges et blanches (efTacées). Incisions soignées. Le noir en grande partie a tourné au rouge, surtout du côté H; on remarque certains détails actuellement marqués par un noir plus épais, en particulier le baudrier de Thésée, la poignée de son épée, les chairs des femmes; ce qui prouve que ces parties destinées à être recouvertes par le blanc recevaient plusieurs couches de noir. Tout le reste a tourné, y compris les ornements de la panse et le pied, à un ton corail vif, où les relouches rouges sont reconnaisse blés, mais où le blanc a disparu complètement. Don élat de conservation. Haut. 0,41.

(Inv. N 3255, MN i36). Ancienne collection Casino. Trouvé à Vuloi vers 1828. Acquis en i85o.

Vue d'ensemble (côté A) dans notre pi. 81. Cf. de Witte, Notice d'une collection de vaseSy 1843, n* 65.

F 242. Amphore (même structure). — Même disposition.

— A, Apollon et Hercule se dispntantSe trépied. A gauche. Apollon imberbe (queue de cheveux ramenée sous la bandelette qui ceint la tête, tunique courte à étoiles incisées, baudrier en rouge effacé soutenant l'arc et le carquois ouvert suspendus sur le flanc gauche) marche vers la droite, retenant des deux mains et tirant par les pieds le trépied qu'Hercule emporte de la main droite, le bras gauche levé et brandissant la massue (barbe à rehaut rouge effacé, carquois ouvert et arc attachés dans le dos par un baudrier en rouge effacé, cuirasse ciselée sur tunique courte, pas de peau de lion). Entre les deux combattants, court une biche qui retourne la tète vers Apollon ; à droite d'Hercule, draperie pliée suspendue dans le champ. — B, Dionysos et son thiase. Au centre, le dieu barbu (rehaut de la barbe effacé, grosse couronne de pampres, himation sur tunique à rehaut effacé) tient un canthare de la main gauche avancée, de l'a main droite l'extrémité de rameaux de vigne qui se répandent dans le champ (six grappes de raisin) ; il retourne la tète vers un Silène nu, qui, à gauche, danse en s'éloignant et retourne la tête vers le dieu (rehaut de la barbe effacé). A droite, devant Dionysos, une Ménade drapée s'éloigne retournant la tête et relevant sa tunique de la main droite (chairs blanches effacées).

Même décor que dans le précédent. Sous la base, en lettres incisées, marque ^ /} A •

Terre jaunâtre et pâle, surface de même ton. L'humidité du siol a altéré l'épiderme de l'argile, absorbé l'engobe et les rehauts de couleurs. Peinture en noir lustré; rehauts blancs et roujfes elTacés. Incisions assez soignées. Style un peu hâtif. Pas de cassures. Haut. 0,^2.

(Inv. Campana logU Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble (côté .^t) dans notre pi. 81. Cf. Cataloghi Campana. IV- VII, n-» 499-

F 2i>6. Amphore (même structure). — Même disposition.

— A, Énée portant Anchise. Il marche vers la droite, courbé et portant deux lances de la main gauche (barbe rouge, casque à haut cimier rehaussé d'un pointillé blanc, cuirasse, chlamyde pliée sur le bras gauche, cnémides) ; de la main droite il soutient les jambes repliées d'Anchise qui est monté sur son dos, le bras gauche passé autour de son cou, et qui tient delà

Ii2

main droite une lance ibarl)e blanche, cheveux blancs ceints d'une bandelette rou^e, himation laissant le bras droit et Tépaulc nus). A gauche d'Enée et s'accrochant à lui, le petit Ascagne, nu (bandelette rouge sur les cheveux), marche à grands pas en retournant la tête, le bras gauche levé. A droite, une fcmmedrapée(Créuse?) précède le groupe et retourne vers lui la tète en tendant la main droiteau-dessus de Tenfant (chairs blanches, pi*unelle rouge, bandelette rouge sur les cheveux, himation en écharpe sur une tunique longue, quelques repeints dans le corps et la main). A gauche, une autre femme drapée (Troyenne?) s'éloigpc en retournant la tête (mêmes détails, c|uelques repeints dons le haut du corps). — B, Apollon Masagète. Le dieu imberbe, drapé, escorté de la l)ichequi, ne arriore-plan, baisse la tête comme pour paître (trait blanc sous le cou), joue de la lyre à sept cordes de la main gauche et tient le plectre de la droite (bandelette rouge sur les cheveux, himation à points et croix rouges sur tuniquiî longue, rehauts blancs sur la lyre). De chaque côté sont debout deux femmes qui se profilent Tune sur l'autre (quatre Muses?), une main avancée tenant de longs rameaux feuillus qui s'étendent dans le champ (chairs blanches, bandelette rouge sur les cheveux, himation à croix incisées et rehauts ou points rouges sur tunique longue).

Même décor que dans les précédents (avec rehauts rouges sur les ornements du col, godrons rouges et noirs sur l'épaule; sous l'attache des anses, au centre du losange, une croix). Sous la base en grandes lettres incisées les marques : ^ ^ \ /\^'

Terre jaunâtre assez foncé; surface orangée. Peinture en noir lustré. Relouches rouges et blanches. Incisions assez soignées. Nombreux morceaux recollés, sans lepeints nuisibles. Haut. 0,^6.

(Inv. N 3268; MN Vf)- Ancienne collection Canino. Trouvé à Vulci vers 1828. Acquis en 18^8.

Vue d'ensemble (côté A) dans notre pi. 81. Cf. Ileydcmann, Pariscr Anliken, p. 5'4, n* 5;.

F 26C. Petite Amphore (même structure). — Une zone circulaire sur la panse. — Combat d'Hercule contre les Centaures. Le héros, barbu, tenant de la main droite étendue son arc et de la main gauche brandissant sa massue (peau de lion couvrant la tête, serrée sur le corps et nouée sur le devant de la poitrine, un grand carquois sur le côté gauche avec rehaut rouge sur le couvercle}, s'élance à grands pas vers la gauche; derrière lui, à moitié enfoui en terre, un pithos sur le bord duquel est posé un canthare, et à droite Atliéné tenant une lance, levant la main droite et retournant la tête en arrière itôtc refaite, pas de chairs blanches visibles, casque à haut cimier, égide à écailles et h bordure de serpents dressés sur une tunique longue). A gauche, devant Hercule, fuit le Centaure Pholeus barbu ; il se retourne en arrière avec un geste de supplication vers le héros et tient, de la main droite, une branche d'arbre feuillue (corps et pieds de cheval, tête et bras gauche refaits, rehaut rouge sur la queue de cheval). Sous lui est tombé un autre Centaure barbu, dont la main droite, allongée par terre, tient encore une pierre. Plus loin, à gauche, et formant sans interruption l'autre côté du vase, un Centaure fuit au galop, portant une branche d'arbre de la main droite; un quatrième Centaure vient au galop à sa rencontre, armé de même et suivi d'un cinquième et semblable Centaure, qui se retourne en levant la main gauche. Le roi des Centaures est nommé par une inscription peinte en lettres noires : ÇOUOC (*ao;) KENTAODoN (K6VTa(«)pov).

Décor semblable à celui des précédents (pas de rehauts rouges sur

le col, pas d'ornement sous l'attache des anses>. Terre jaunâtre assez foncé. Peinture en noir lustré. Retouches rouges

rares; pas de blanc visible. Incisions assez soignées. Plusieurs

morceaux recollés et quelques repeints. Haut. 0,28. (Inv. N III 2668). Donné en 1867 par M. Antomarchi. Provenance

inconnue.

Vue d'ensemble dans notre pi. 81.

F 27G. Grande Amphore panathénatqne à tableaux (col court, panse très rebondie, anses courtes et uiî peu aplaties,

base pointue sur petit pied en pente). — Un sujet sur chaque côté de la panse dans une métope. — A. Athéné entre deoz colonnettes doriques supportant chacune un coq. La déesse est tournée à gauche (chairs blanches, visage restauré, casque ceint d'une bandelette rouge, à cimier haut qui pénètre dans la bande d'ornements, égide à écailles et à bordure de serpents dressés avec baudrier de pointillé blanc, himation à rosaces de points blancs serré à la taille par une ceinture rouge, en dessous tunique à quadrillé incisé, rempli d'étoiles à centre rouge et de carrés incisés) ; elle darde la lance de la main gauche (erreur de dessin due au silhouettage par ombre) et se couvre d'un bouclier rond (bordure rouge, épisème en Pégase blanc. De chaque côté, une colonnette dorique sur laquelle est perché un coq (rehauts rouges). Le long de la colonnette gauche, inscription en grandes lettres noires : TON AOENEOEN AOUON,"f«>v 'AOevêOev àOXov (tûv 'AOijv^Oêv SOXwv). — B. Deoz athlètes luttant au pancrace. Deux athlètes nus (barbes rouges), les poings entourés de cestes, se portent des coups dans la figure ; des iniisseaux de sang (rehauts rouges) coulent de leurs nez. A gauche, se tient le paidotribe demi-nu, sa baguette fourchue à la main (barbe rouge, bandelette rouge sur les cheveux, himation à points rouges, laissant le haut du corps nu). A droite, un troisième athlète nu (barbe rouge;, les lanières de cuir dans la main droite, attend de prendre la place du vaincu.

Noir dans l'embouchure, plat du rebord en clair, noir sur l'extérieur et sur les anses. Sur chaque côté du col, bande de palmcltes et de lotus allongés, opposés deux à deux et traversés au centre par une chaînette de petits cercles juxtaposés (sans rehauts). A la base du col, anneau saillaot rouge. Sur l'épaule, au-dessus de chaque tableau, courte bande de godrons noirs et rouges (touchant le tableau en A. séparée par une zone noire en B). Un filet coir et un fllet rouge à droite el à gauche de chaque tableau. Eu dessous, double cercle rouge. Le reste de la panse en noir. Près de la base, entre deux cercles rouges, xonc claire avec arêtes noires rayonnantes. Le pied Doir.

Terre rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré. Relouches blanches et rouges. Incisions soignées. Vase très restauré et rerait dans les parties qui ne touchent pas aux tableaux; quelques repeints dans ceux-ci, surtout en A. Les anses, une grande partie de la panse, la base et le pied sont refaits sur le modèle des amphores similaires. Haut. 0,67. ^

(Inv. Campana 192). Trouvé en Élrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble (côté A) et détail de B dans notre pi. 81. Cf. Caliloghi Campana, IV-VII, n« 19.

F 277. Grande Amphore semblable (même structure;. ^ Même disposition. — A, Athéné entre deux colonnettes supportant chacune un coq. Même composition que dans le précédent (visage et bras restaurés, repeints dans le corps, pas de baudrier ni de ceinture, luni(iue ornée de svastikas et d'étoiles incisées; points rouges sur la bordure du bouclier). Même inscription : TON AOENEOEN AOUON (tôv WOTjvf^Oev àOXwv). — B, Trois athlètes luttant à la course. Ils sont nus et courent à toutes jambes vers la droite, le bras gauche levé, Taulrc rejeté en arrière (barbes rouges) ; le premier en tête retourne la tête pour vo'r si ses concurrents le rattrapent ; les deux derniers se profilent l'un sur l'autre. Une inscription étrusque a été gravée en grandes lettres à travers la peinture même, sur la tête des deux derniers coureurs '- f\i/\ \Q \/ i f Suthina.

Même décor (de chaque côté des tableaux, seulement un filet noir cl

en dessous un cercle rouge; un seul cercle rouge au-dessus des

arêtes rayonnantes).

Terre jaunâtre, assez claire; surface orangée. Môme technique. Vase

en meilleur état que le précédent, malgré les nombreuses cassures

recollées et quelques repeints. Haut. 0,61.

(Inv. Campana 190). Môme provenance.

Détail de B dans notre pi. 82. Cf. Calaloghi Campana, IV-VII, n» 20.

F 278. Grande Amphore semblable (même structure). — Même disposition. — A. Athéné entre deux colonnettes supportant chacune un coq. Même composition que dans les précédents (cbairs blanches, prunelle noire, bracelet au poi-

SALLE F

gnet et collier au cou, cimier à rehauts blancs, himation à rehauts rouges et étoiles incisées, en dessous tunique à petites rosaces de points blancs, pas d'écaillcs sur Tcgide ; sur le bouclier, épisème blanc en forme de jambe humaine). Même inscription : TON AOENEOEN AOUON (^^v 'AOtjv^Oev aOXtDv). — B. Deux athlètes luttant an pancrace. Composition analogue à F 216. Un des deux lutteurs (bras droit restauré) porte un coup de poing sur le menton de son adversaire (éphèbes imberbes avec bandelette rouge dans les cheveux, pas de lanières aux poings). A gauche, le paidotribe (mains restaurées, sans bandelette, himation h rehauts rouges); à droite, le troisième athlète (semblable aux deux autres, pas de lanières) lève le bras droit.

Même décor (cercle rouge sur le noir de l'embouchure, rehauts rouges sur les ornements du col).

Terre rosée et pâle, surface orangée. Même technique; style plus rapide el un peu négligé en D. Meilleur état de conservation. Des morccau.v recollés, sans repeinis très importants. Haut. 0,63.

(Inv. Campana, numéro disparu). Même provenance.

Vue d'ensemble (côté ^1) et détail de B dans notre pi. 82.

F 283. Amphore panathénaTque à tableaux (plus petites dimensions, la panse moins forte, le pied plus large et légèrement concave). — Même disposition. — A, Âthôné entre deux colonnettes supportant chacune un coq. Même composition (chairs blanches repeintes, rehauts rouges sur le casque, égide à écailles, tunique à points rouges sans himation, bouclier à bordure rouge). Pas d'inscription. — -B, Deux écuyers luttant à la course de chars. Les huit chevaux galopant et les deux chars se profilent les uns sur les autres, le cocher du premier plan gagnant un peu sur l'autre; tous deux sont penchés et tiennent l'aiguillon avec les renés (rehauts rouges sur la barbe et le devanLdes cheveux, longues tuniques blanches, bras restaurés; rehauts rouges sur les caissons des chars, les queues et les crinières de quatre chevaux; cheval du premier plan très restauré). Dans le champ, au-dessus des chevaux, trois mots peints en petites lettres noires : MV/^OA' /^ . KO/^ Hli<ETE (M£vwv?N{xci)v? 'Hix£ir,|^5j?). Sous les chevaux on distingue aussi les traces de mots dénués de sens: .IMOI,

Même décor (pas de rehauts rouges sur le col ni sur les godrons; deu.T cerc'es rouges sous les tnbleaux, la zone claire du bas entre deux cercles rouges). Sous la base, en grandes lettres noires peintes,

la marque ^^^ .

Terre rosée, un peu foncée; surface orangée. Môme technique; style plus rapide et plus facile. Des repeints el reslauralioos assez nombreuses. Haut. o,4&5.

(Inv. Campana, numéro disparu). Trouvé en Étrurie el entré en i863.

Vue d'ensemble (côté D) dnns notre pi. 82. Cf. Calaloghi Campana, iV-VII, no 4o; Klein, Lieblingsinschriflen , p. 95. n» 4 'qui compte celte bmphore parmi les vases portant le nom d'ilikélès; mais je ne crois pas que le style permette de ranger le vase dans celle catéfçorie).

F 284$. Hydrie (épaule presque plate, anse verticale haute et dépassant peu le rebord, imitation de trois clous d'attache au rebord, pied plat). — Le devant du vase est décoré de deux tableaux réservés, un sur l'épaule, un sur la panse avec une bande inférieure d'animaux. — Sur l'épaule : A. Comhat d'Hercule contre les Amazones. Au centre. Hercule barbu (barbe rouge, peau de lion sur la tête, nouée sur la poitrine, pattes pendantes, en dessous tunique courte rouge à bordure incisée, épée au côté) marche à droite, brandissant sa massue et portant de la main gauche avancée un accessoire disparu (restauration, probablement l'arc i. Devant lui, une Amazone tombant en arrière (cas<jue à cimier haut, ceint d'une bandelette rouge, cuirasse sur tunique courte rouge, épée au côté) brandit sa lance contre le héros et se couvre d'un bouclier rond (bordure rouge). Derrière elle, accourt une Amazone brandissant sa lance et se couvrant de son bouclier (mêmes détails). A droite, un hoplite barbu (casque à cimier bas, cuirasse sur tunique

courte, cnémides), la main gauche passée dans l'armature d'un bouclier à double échancrure, se baisse, la lance dans la main droite, pour frapper une Amazone qui fuit, retournant la tête, tenant une lance et un bouclier rond à bordure rouge (même costume que les autres). A gauche, derrière Hercule, une Amazone fléchissant sur ses jambes (même costume) se couvre d'un bouclier ëchancré et darde sa lance contre un hoplite qui lui fait face, la lance haute, couvert d'un bouclier rond (casque A cimier bas, cuirasse sur tunique rouge, cnémides, chlamyde jetée sur le bras droit). — Sur la panse : B. Départ en char. Un homme barbu, drapé (barbe rouge, himation à rehauts rouges découvrant Tépaule droite), tient les rênes de l'attelage de la main gauche et fait un geste de la main droite, prêt à monter sur un char attelé de deux chevaux ; un guerrier, placé en arrière-plan, portant deux lances, amène par la bride le troisième cheval devolée (tête restaurée, casque h cimier bas relevé sur le haut de la tête qui est ceinte d'une bandelette rouge, cnémides ; la queue du cheval est repliée et liée à l'extrémité par un lien, crinière rouge, tête restaurée). A droite, deux serviteurs achèvent de harnacher les deux chevaux attelés; des courroies rouges pendent encore sur le dos du cheval de premier plan, terminées par des espèces d'étricrs (?). L'écuyer, imberbe, en arrière-plan (longue tunique dont le blanc est effacé, bandelette rouge sur les cheveux, tête restaurée), se penche pour fixer quelque lien. Un éphèbe nu (chlamyde à rehauts rouges jetée sur l'épaule gauche) se tient devant les chevaux (crinières rouges) et arrange le harnais du poitrail. — C. Sous le sujet principal une bande étroite d'Animaux passant : un lion rugissant entre deux sangliers, lion rugissant opposé à un sanglier (rehauts rouges et points rouges).

Noir dans l'embouchure, sur le rebord, le dessus des anses horizontales el toute l'anse verticale, sur le col et le revers du vase. En haut el en bas du sujcl principal, un Hlet noir. De chaque côlé, ban> e de feuilles de lierre opposées deux par deux entre deux filets verticaux. Sous la bande d'animaux, zone noire avec trois cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes noires rayonnantes. Le pied plat noir avec un haut rebord clair. Un trou dans le fond du vase.

Terre claire, un peu rosée. Surface rougedtre orcngée. Peinture en noir lustré. Relouches rouges et blanches (celles-ci effacées). Incisions soignées. Beaucoup de morceaux recollés. Restaurations assez nombreuses et repeints dans les cassures. Haut. o,5o.

(Inv. Campana 111). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble dans noire pi. 82. Cf. Calaloghi Campana, IV-VII, n* 71 ; Corey, De Amazonum figuris, p. 24.

F 286. Grande Hydrie & tableaux (col haut, grande anse d'arrière dépassant rcmbouchure et accostée de deux saillies à rattache supérieure, anses de côté relevées, pied plate et légèrement concave). — La façade du vas est seule décorée ; un sujet sur l'épaule et un sur la panse. — Sur l'épaule: A. Scéne d'armement et départ du char de guerre. A gauche, homme âgé assis (Priam?) sur un'siège en forme de cube haut (barbe et cheveux blancs, ceints d'une bandelette rouge, himation à rehauts et points rouges sur tunique longue) ; devant lui est debout un hoplite armé de deux lances et d'un bouclier rond (Hector? casque à cimier bas avec rehauts rouges et blancs, chlamyde pendante, cnémides à rehaut rouge, épisème blanc du bouclier en forme de tortue?). Au centre, un homme barbu (barbe rouge, rehaut rouge sur le devant des cheveux, liimation à points rouges sur tunique blanche) monte sur un char et lient des deux mains l'aiguillon et les rênes des quatre chevaux (une queue de cheval rouge, trois crinières et deux harnais de poitrail rouges). Devant les chevaux, est assis sur un cube un homme âgé (tête refaite, himation à points rouges sur tunique longue) qui tient deux lances; derrière lui se tient debout un hoplite armé, semblable à celui du premier groupe (cimier blanc, bouclier à bordure rouge et épisème blanc en forme de siège pliant). A droite, un homme drapé s'éloigne en retournant la tête et levant la main gauche (rehauts rouges sur la barbe et les cheveux, himation à points rouges laissant le bras droit et le corps demi-nu). Dans le champ, quelques ins-

('ri\>iïims f>eiiil('S en noir, dénuées de sens : |<OIKO^ , +A^ ivtrojcrade , UON '^^ t TON "^•<- — ^"'' 'a panse: B Combat d'Hercnltf et de Triton. Au centre le dieu marin, h corf>s tU' |fOÎsM>n, terminé en queue fourchue de scorpion 'écailles incÎM'e», rehaut hlanc sur le ventre et le lonj; de la queue, rehaut rou^o sur la harhe, la moustache et les cheveux, couronne inciM^'e sur la tête , lève le bras droit en Tair et de la main gauche essaie de dénouer Tétreintc d* Hercule qui, placé :i califourchon sur son dos, a passe* les bras autour de la taille «le Triton, qu'il serre de toutes ses forces barbe roupe, peau de lion à rehaut blanc sur la tête et serrée sur le corps pardessus une tunique courte, carquois ouvert fixé dans le dos;. De diaque coté, une Néréide dra[>ée s*enfuit, levant une main vn signe de frayeur 'chairs blanches, bandelette rouf^e sur les cheveux ; celle de (gauche avec himation h points roupies en écharpe, par-<lessus une tunique à points rouf^es et à petites rf)Haces de points blancs; celle de droite en tunique à points routées cl à petites rosaces,. Dans le champ, plusieurs inscriptions en lettres noires, dénuées de sens : KOA'IKol, TIMVÎ, Ko, ^IKoUVi.

Nuir (JanB l'embouchure, te coi, les ansc^ cl tout le revers du vase; rebord extérieur eu clair. Au-dcs«iifl du sujet J, l>ande de (çodrons noirs. Au-dcssuH de 0, quadrillé de gr^^ points noirs entre (llels noirn; sur Ivm ct^ités, en bonde verticale, f^uirtande de lierre entre filelH noir*«; en bas, une lifçne de terrain. Le reste de la panse noire nvpc trois cercles rouf;es. Le bas de la panse c'air avec arêtes rayonniinles. Anneau rouge à l'altarlie dup!ed noir avec tranche en

clair. Sous la base, en grandes lettres incisées, marque\/J-rhA^

Terre rosée et claire; surface orangée. Peinture en noir lustré.

lU'Iourhes blanches et rouges. Incisions très soignées. Beau style.

Plusieurs morceaux recollés, sans restaurations nuisibles. Haut.

(Inv. N 3Vi'i). Ancien fonds. Pas de provenance connue. Vue d ensemble dans notre pi. 82.

F fi87. Hydrie à tableaux (col moyen, anfrc peu débordante accostée de deux saillies, anses décote relevées, épaule peu en pente, pied un peu concave à tranche très haute;. — Même dis[>osition. — Sur Tépaule : A, Char de guerre et combattants. A gauche, deux hoplites se combattent, celui de ^nudie marchant à droite, la lance en arrêt, portant sur le brus gauche le bouclier à double échancrure (casque h haut cimier, cnémidi's, partie du corps et bras droit restaurés), celui de droite fuyant et se retournant pnur darder la lance (casque ik haut cimier, peau de béte sur tunique courte dentelée, cnémides, i)ouclier rond ; peut-être iVmazone?, mais pas de rehauts blancs •. Au centre, un char à quatre chevaux galope vers la gauche, conduit par un écuyer barbu, qui porte le bouclier à double échancrure, attaché dans le dos, et qui tient une lance (longue tuni({ue\ A droite, un hoplite s'éloigne, retournant la tète et dardant la lance (casque à cimier haut, cuirasse sur tuni({ue courte dentelée, épéc au côté, bouclier rond ; peutêtre Amazone?) — Sur la panse : /i. Jugement des trois déesses par Paris. A gauche, Aphrodite marche la main gauche avancée (chairs blanches, bandelette rouge sur les cheveux, tunique h étoiles incisées, serrée h la taille par une ceinture en partie cachée par un repli d'étoffe) ; Alhénéla précède et se retourne vers elle, tenant la lance, la main gauche levée (chairs blanches, casque à haut cimier débordant jusque sur le sujet précédent, égide à écailles et bordure de serpents enroulés, tunique à (luadrilléel incisions restaurée^ ; au centre, liera tient une lleur de la main gauche levée (mêmes détails c|ue l'autre). Devant elle marche Hermès, tenant le caducée à longue hampe (barbe rouge, pétase, chlamydc sur tunique blanche, jambes restaurées h ailettes recourbées en avant) ; il a\ance la main gauche vers Paris imberbe, qui, s'éloignant \ers la droite, retourne la tête et lève la main droite i bandelette rouge sur les cheveux longs, himation à croix incisées, restauré par-dessus une tunique). — .\u-dessus du sujet de la p:n\so, entre deux tilets noirs, est peinte en lettres noires l'ins-

criptioD donnant les noms des personnages : . . . OAITE2!,

AGENAA5, HEPA5, HEPMO, AUEHAA'..

Noir dans reailiouclinre. sur le rebord, le col, le dessus des anses et tout le revers du va*»e. Au-<iessus de A, bande de godrons noirs et rouges. De chaque côté de il. en bande verticale, une guirlande de lierre entre filets noirs. En lias, aoe ligne de terrain. Sur le bas de la panse, courte zone noire avec deux cercles rouges et zont> claire avec les arêtes rayonnantes (restaurée). Anneau saillant noir à l'attache du pied noir.

Terre grise: surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions soignées. Repeints dans la partie inrérieure des personnages. Restaurations dans la partie inférieure de la panse. Haut, avec l'anse o/«o5.

(Inv. Campana i4o). Trouvé en Élrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble dans notre pi. 8).

F SOI. Hydrie à tableaux .'même structure*. — Même disposition, —il. Sur Tépaule, Deux guerriers combattant entre denz épbèbas drapés. L*hoplite barbu de prauchc s'élance vers la droite, tenant sa lance basse et portant le bouclier sur le bras gauche (casque à cimier bas et rouge, bandelette blanche sur la coilTe, tunique courte, cncmides, jambe gauche refaite, trois gros points blancs sur le bouclier k bordure rouge; ; sou adversaire fuit vers la droite et s'affaisse, retournant la tête, tenant la lance basse et se couvrant de son bouclier (casque à haut cimier blanc et bandelette blanche sur la coiffe, tunique courte, cnémides, jambe droite refaite, épisùme du bouclier en bucrâne blancj. De chaque côté, un éphèbe drapé s'appuie sur une lance ou longue hampe ^himation à rehauts rouges; repeints à droite dans la tète et le corps). — B. Sur la panse, Acbille et Ajax jonant aux dés. Tous deux sont en hoplites (barbes rouges, himation à rehauts rouges, cuirasse sur tunique courte h rehauts rouges, épée au côté, cnémides rouges refaites), assis Tun en face de l'autre sur des sièges en cubes hauts, ayant entre eux une table ou autel bas (sur lequel sont censés se trouver des dés invisibles). Celui de gauche, penchant la télé, dirige les doigts abaissés vers les dés ; celui de droite montre trois doigts levés; tous deux portent deux lances sur l'épaule et ont placé derrière eux leur casque posé sur le bouclier dressé à double échancrure (casque h grand cimier rehaussé de blanc repeint, guirlande incisée sur la coiffe, épisème en bucrâne blanc sur le bouclier à échancrure rouge, couleurs repeintes).

Tout le col et une grande partie de la panse refaits, anse relevée raal appari^'e avec Taulre non relevée. L'ensemble des tableaux est bon, avec quelques restaurations et des repeints sur les couleurs. Au-dessus de A, bande de godrons noirs. En haut de /), une grecque entre quatre fliets (restaurée); de chaque côte, en bande verticale, une guirlande de lierre entre filets noirs. En dessous, une bande de lotus et boutons reliés par des enlre!acs. Près de la base, zone claire avec arêtes rayonnantes (restaurée). Cercle rouge a l'attache du pied noir avec bande rouge sur la tranche. Sous la base, quelques trous ronds scnib!ent indiquer la place d'une restauration antique. Une inscription incisée en italien rappelle que le vase a été réparé par Piclro Pennelli •?).

Terre rosée, assez foncée; surface orangée. Peinture en noir lus! ré; relouches rouges et blanches. Incisions soignées. Restaurations mentionnées ci-dessus. Haut. o-4i5.

(Inv. Campana 20a . Trouvé en Etrurie et en!ré en 186).

F 292. Petite Hydrie à tableaux et & yeaz prophylactiques (même structure, épaule plate). — Même disposition. — A. Sur Tépaule, Hoplite accroupi en embuscade (Achille ?;. entre deux grands yeux prophylactiques (rehauts rougesi. Il est tourné à droite, tenant la lance basse, le bouclier dressé et appuyé en terre (casque à cimier bas rehaussé de rouge, himation dans le dos, tunique courte, rehaut rouge sur le bord du bouclier). — B. Sur la panse, Dispute du trépied entre Apollon et Hercule. A gauche, une petite figure ailée (Kère ? Niké?), tenant une baguette ou une lance de la main droite, voltige en Tair, la tête baissée (ailes recoquillées à rehauts rouges, himation à rehaut rouge qu'elle soutient de la main gauche). Au centre, Apollon imberbe court vers la droite, la main

SALLE F

gauche élevée (bandelette incisée sur les cheveux ramenés en chignon sous le lien, chlamyde à rehauts, points rouges et croix incisées, jambes nues); de la main droite, il saisit par une des barres le trépied qu'Hercule emporte sous son bras droit, courant vers la droite et retournant la tête, la massue haute dans la main gauche (barbe rouge, la peau de lion rejelée en arrière de la tête, serrée sur le corps et nouée par devant, courte tunique rouge en dessous, repeints dans le bras droit et le corps).

Noir dans l'embouchure avec deux cercles rouges, sur le rebord avec un cercle rouge, sur le col sauf une zone claire contenant des/ palmeltes el des lolus allongés traversés au centre par une chaînette de petits cercles juxtaposés; noir sur le dessus des anses et tout le revers du vase ; cercle rouge à la base du col. Au-dessus de A, godrons noirs. Au-dessus de B, un filet noir et pour le reste même encadrement que dans le précédent. Près de la base, zone c'aire avec arêtes rayonnantes. Cercle rouge à l'attache du pied noir avec cercle rouge sur la panse. Sous la base en grandes lettres

incisées, marque f ^3*

Terre jaunâtre pâle, surface peu orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges; pas de blanc visible. Cassures assez nombreuses et soigneusement dissimulées, sans repeints nuisibles. Haut. 0,34.

(Inv. N 2667). Donné par M. Antomarchi en 1^67. Provenance inconnue.

Vue d'ensemble d »ns notre pi. 83. Cf. Heydemann, Panser Anliken, p. 63, n« 80.

F 294. Hydrie à tableaux (épaule presque plate, dessus du pied concave, anses de côté rondes et horizontales, anse d'arrière peu débordante et accostée de deux saillies en forme de rivets). — Le devant du vase est décoré de trois sujets, un sur répaule, un sur la panse, le troisième dans une zone inférieure plus étroite. — Sur Tépaule : A, Départ da char de guerre. Il est vu de face, attelé de quatre chevaux inclinant symétriquement leurs têtes, ceux du centre l'un vers Tautre, ceux de volée en sens contraire. Au-dessus du char* on distingue les têtes des deux personnages qui le montent, un hoplite tenant deux lances (casque à très haut cimier qui entre dans la bande supérieure de godrons) et 1 ecuyer armé de même (tête nue, tunique). De chaque côté du char est placé un groupe de deux personnages s'opposant de façon symétrique, un hoplite armé (casques à cimier bas ; à gauche cuirasse sur tunique courte à croix incisées, bouclier rond bordé de rouge, une seule lance la pointe basse ; à droite, bouclier rond avec épisème rouge en forme de dauphin, cnémides, deux lances dans la main droite) et une femme drapée (chairs blanches effacées; à gauche, tunique à gros points rouges, himation à rehauts rouges plié et jeté sur l'épaule gauche, main gauche levée; à droite, simple tunique serrée à la taille, restaurations dans le bas). -- Sur la panse : B. Apothéose d'Hercule conduit dans l'Olympe sur le char d'Athéné. A gauche, la déesse tenant la lance (chairs blanches, casque à cimier très haut qui déborde sur le tableau précédent,égide à écailles et à serpents dressés, tunique couverte d'un réseau incisé de quadrillés et de petits cercles avec large bordure rouge) monte sur son char attelé de quatre chevaux et tient les rênes de la main gauche. Près d'elle, en arrière-plan et lui faisant face, Heccule tenant sa massue (barbe rouge, peau de lion coiffant la tête et serrée sur le corps par-dessus une tunique courte à bordure incisée, épée au côté, carquois dans le dos) s'apprête à monter à ses côtés. Au centre, en arrière-plan, Dionysos tenant une corne à boire (barbe rouge, grosse couronne de pampres noirs et rouges, tunique talaire)t Apollon imberbe jouant de la lyre (couronna incisée sur les cheveux, himation à rehauts rouges rejeté dans le dos et tunique talaire à longs plis incisés). Devant les chevaux (deux à crinière rouge, celui de devant avec harnais de poitrail rouge, autre harnais en denticules incisés, petit cercle de points incisés sur la croupe) marche Hermès, levant la main gauche et tenant un caducée à très longue hampe (barbe rouge, pétase, chlamyde sur tunique courte, ailettes recour-

bées par devant et fixées aux chevilles). — Dans la zone inférieure: C. Chasse à la biche. Au centre, une biche s'affaisse, percée de trois javelots (col rouge). A gauche, accourent deux éphèbes armés de deux lances (tuniques courtes) sur des chevaux lancés au galop (crinières Touges). A droite, accourent deux autres éphèbes cavaliers, le premier dardant la lance (tunique courte, chlamyde flottant en arrière), l'autre tenant une lance et sautant à bas de son cheval (chlamyde).

Noir dans l'embouchure, le rebord, le col, le dessus des anses et le revers du vase. En haut de A, godrons noirs et rouges; un filet noir à droite, à gauche et en bas. De chaque côté de B, en bande verticale, palmetles et lolus opposés deux à deux, traversés au centre par une chaînette de petits cercles juxtaposés ; en bas, un filet noir formant terrain. Sous le sujet C, zone noire avec trois cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes rayonnantes. Cercle rouge h l'attache du pied noir. Sous la base, marque incisée

en petits et fins caractères o^.

Terre jaunâtre un peu rosée, surface orangée. Peinture en beau noir lustré. Retouches blanches (effacées) et rouges. Incisions soignées. Beau style. Bon état de conservation, malgré quelques recollages et restaurations peu importantes. Haut, avec l'anse, o,5o.

(Inv. Campana i25). Trouvé en Etrurie et entré en i8S3.

Détail des sujets A, B, C, dans notre pi. 83.

F 206. Hydrie à tableaux (structure analogue). — Un sujet sur répaule et un sur la panse ; en dessous une petite bande étroite d'animaux. — A. Sur Tépaule Athéné en char et combats de guerriers. A gauche, un hoplite fuyant et retournant la tête (casque à haut cimier rehaussé de rouge, cuirasse sur tunique courte à rehauts rouges, épée suspendue à un baudrier blanc, cnémides rouges) se couvre d'un bouclier et darde la lance contre un hoplite qui le presse, marchant à grandes enjambées, la lance pointée de haut en bas, couvert d'un grand bouclier rond (casque à cimier bas et rehauts blancs effacés, chlamyde à rehauts rouges, tunique courte à bordure rouge et à rosace de pointillé blanc, bouclier à bordure rouge et épisème blanc effacé en forme de serpent). Au centre, sur un char à quatre chevaux qui se dirigent obliquement vers le spectateur (crinières et queues rouges) est debout Athéné tenant les rênes et la lance (chairs en blanc effacé, casque à haut cimier rehaussé de rouge qui déborde sur la zone d'ornements, égide à serpents dressés). A droite, devant les pieds des chevaux, est étendu par terre un hoplite qui se retourne encore pour darder la lance et qui se couvre de son bouclier (casque à cimier bas et rouge, chlamyde et tunique à rehauts rouges, épée au côté, gros points blancs effacés sur le bouclier); il est assailli par un hoplite qui marche vers la gauche, dardant la lance et se couvrant d'un bouclier (mêmes détails, pas de tunique). — B. Sur la panse Jeunes filles puisant l'eau à la fontaine Callirhoô. La scène est divisée en deux compartiments par un mur (quadrillé noir et blanc effacé), couronné d'un entablement (triglyphes en blanc effacé), flanqué à gauche d'une tête de mulet et à droite d'une tête de lion, formant déversoirs pour l'eau. A gauche une jeune fille drapée, un coussinet posé sur la tête, a placé son hydrie sous le filet d'eau qui sort de la bouche du mulet (chairs blanches effacées, himation à rehauts rouges et croix incisées sur tunique à dessins géométriques incisés) ; elle a posé les pieds sur deux des cinq marches qui conduisent à la margelle de la fontaine et, tenant de la main gauche un rameau feuillu garni de gros fruits en forme de grenades (blanc effacé) qui se répand dans le champ, elle fait avec la main droite le geste de l'attacher comme parure au mascaron en tête de mulet. Derrière elle trois jeunes filles (chairs blanches effacées), ayant leurs hydries posées sur leur conissinet de tête, causent entre elles; la première respire une fleur et relève un pli de sa tunique (bandelette rouge sur les cheveux pendants, tunique serrée à la taille à rehauts rouges et croix incisées) ; la seconde élève la main pour soutenir son hydrie (mêmes détails) ; la troisième à gauche tient de la main gauche un rameau feuillu qui s'étend dans le champ (hydrie couchée sur le coussinet, cheveux relevés en chignon, liima-

lion à rehauts rouges enveloppant le bas de la tunique à croix incisées). A droite de la fontaine, quatre autres jeunes filles drapées (chairs blanches efTacées) sont symétriquement placées : la première, répétant les gestes de l'autre, s'apprête h fixer au mufle de lion une 'couronne et un rameau feuillu qu'elle tient de la main gauche (mêmes détails). Derrière elle trois compagnes causent (mêmes détails avec peu de variantes; la seconde a un chignon relevé et pas de bandelette comme la troisième, clic tient de la main droite un rameau feuillu ; la dernière élève la main vers son hydrie couchée sur le coussinet ; cette figure déborde presque tout entière sur la bande verticale d'ornements). — C. Dans la zone inférieure Animaux passant ; bouc affronté à une lionne tête de face (rehauts rouges), même motif répété (la lionne retournant la tête de face).

Même décor que dans le précédent. De chaque côté de B, en bande verticale, une guirlande de lierre entre filets noirs. De chaque côté de la bande d'animaux, une palmette portée par un pédoncule. En dessous, zone noire entre quatre cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes rayonnantes. Cercle rouge à l'attache du pied noir avec cercle rouge sur la tranche.

Terre jaunâtre un peu rosée, surface orangée. Peinture en très bcou noir lustré. Retouches rouges et retouches blanches (efTacées). Incisions soignées. Beau style. Bon état de conservation. Haut, avec l'anse, o,5o.

(Inv. MNC 18). Trouvé en Italie et acquis en 1881.

F 297. Hydrie à tableaux (col haut, anse peu débordante au-dessus de Tcmbouchurc et accostée de deux saillies, anses relevées, pied un peu concave à tranche haute). — Un sujet sur Tépauleet un sur la panse. — i4. SurTépaule Iris entre deux chars de guerre. Au centre, la déesse ailée (chairs blanches, ailes basses et rccoquiliécs, tunique à rehauts rouges et petites rosaces de pointillé blanc) court vers la droite en retournant la tête. De chaque côté, un char de guerre attelé de quatre chevaux qui se présentent obliquement (crinières, queues et harnais de poitrail rouges), monté à gauche par un écuyer portant sur son dos un bouclier à double échancrure et tenant une lance (imberbe, tunique blanche, rehauts rouges et points blancs sur le bouclier) , à droite par un guerrier tenant la lance et le bouclier rond (barbe et cheveux rouges, bouclier blanc avec épisème noir en forme de serpent). Dans le champ, audessus delà déesse, inscription en petites lettres noires : |OI$ , (pour EPI$ , ''Epi;?). — B, Sur la panse Apollon sur son char, escorté par Artémis, Hermès et Léto. A gauche, le dieu imberbe monte sur son char (rehaut rouge sur le devant des cheveux, himation à rehauts rouges et rosaces de pointillé blanc sur tunique longue) ; il tient des deux mains les rênes des quatre chevaux (crinières, deux queues et deux harnais de poitrail en rouge, caisson du char rouge). En arrière-plan, Artémis, tournée du côté de son frère, lui tend la lyre (chairs blanches, bandelette rouge sur les cheveux, boucle d'oreille, collier, tunique à manches avec rehauts blancs, rehauts blancs et rouges sur les montants de la lyre d'où pendent le lien du plectre et la sacoche pour l'envelopper). Derrière Artémis, Hermès barbu marche vers la droite, retournant la tête et levant le bras droit (pétase blanc, chlamyde à rehauts rouges et rosaces de pointillé blanc, ailettes rouges fixées aux chevilles et recourbées en avant). Devant les chevaux se tient Léto drapée et voilée (chairs blanches, voile sur la tête avec rehauts rouges et rosaces de points blancs, tunique à points rouges ; son buste est complètement retourné vers la droite, les pieds et les jambes étant dirigés vers la gauche); de la main droite pendante, elle paraît tenir une fleur et avance la main gauche (qui déborde tout entière dans la bande d'ornements). Au-dessus de chaque personnage est peint son nom en petites lettres noires : APOUONO^ (rétrograde),

APTEMIA05, HEPlv»oY, UEToV.

Noir dans Tembouchure, clair sur le rebord extérieur; noir sur le col, tout le revers du vase, l'anse d'arrière, les anses horlEontalcs en

clair. En haut de A, godrons noirs et filet noir de chaque côté. En haut de B, filet noir; sur les côtés, en bande verticale, palmelles noires accostées de points; en bas, bande de lolus reliés par des entrelacs. En dessous, zone noire avec quatre cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes rayonnantes. Cercle noir à rattache du pied noir avec cercle rouge.

Terre rosée assez foncée, surfaoe orangée. Peinture en beau noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions soignées. Beau style. Bon état de conservation. Haut, avec l'anse, 0,47.

(Inv. CA 299). Ancienne collection de Witte. Trouvé à Vulci. Légué au Musée en i8gopar M. le baron de Wille.

Vue d'ensemble dans noire pi. 84-

Publié par Lenormant et de Wilte, Élite des Monuments céramographiqueSy II, pi. 5o; Gerhard, Auaerlesene Vasenbilder, pi. ao; S. Reinach. Répertoire des vases antiqueSy II, p. 36. Cf. de Wilte, Cabinet Durand, n* i^;Corp. inscr. grsic. ^^1% ; Kretschmer, Vaseninschriflen, p. 108; Heydemann, Pariser Anliken^ p. 88, n» 5; E. Poltier, Bulletin des Musées^ i8go, p. 107.

F 298. Hydrie à tableanx portant le nom de Nikésip-

poB (même structure avec trois clous en saillie sur le rebord intérieur, près de Tattache de l'anse). — Un sujet sur Tépaule et un sur la panse. — A, Sur Tépaule Départ du char de guerre et des fantassins. A gauche, guerrier armé d'une lance et d'un bouclier échancré (casque à cimier bas, tunique courte à croix incisées, serrée à la taille par une ceinture rouge, cnémides à rehauts rouges). Devant lui, un écuyer (imberbe et nu, cheveux rouges, draperie rouge jetée sur l'épaule droite) monte sur le char et tient les renés des quatre chevaux (deux crinières et deux queues rouges, harnais de poitrail incisé). Devant les chevaux est assis sur un pliant un homme» barbu, le haut du corps nu, tenant une longue baguette (barbe rouge, sein rouge, himation à rehauts rouges roulé autour des jambes). A droite, une femme drapée (chairs blanches, tunique h rehauts rouges et croix incisées, bandelette rouge sur les cheveux) converse avec un guerrier armé d'une lance et d'un bouclier (casque à haut cimier débordant sur les ornements, bouclier à boixiure rouge et épisème blanc en forme de trois croissants adossés à un point central, cnémides àrehaut rouge,. — D. Sur la panse Combat d'Hercule et de Triton. Au centre, le dieu marin, barbu, avec un corps de poisson couvert d'écaillés et une queue fourchue de scorpion (visage ix)uge, seins rouges, raie blanche soulignant le ventre, anneau rouge à la queue 1 penche la tête et essaie avec ses deux mains de dénouer l'étreinte d'Hercule qui, à califourchon sur son dos, l'a entouré de ses deux mains fortement nouées et cherche à l'étouffer (barbe rouge, peau de lion sur la tète, retombant sur le corps pardessus une tunique courte rouge). A gauche, le vieux Nérée, barbu et drapé, regarde la scène, appuyé sur une haute canne (barbe et cheveux blancs, couronnés d'une guirlande rouge, himation à rehauts rouges et croix incisées, restauré dans le bas). A droite, Amphitrite dans une attitude symétrique, élevant la main droite (chairs blanches, guirlande rouge sur les cheveux, himation à rehauts rouges sur tunique décorée de dessins géométriques incisés, repeints dans le corps et les bras). Les noms des personnages sont peints en lettres noires : HEPAKUE$, A^EPEV$, AH<t>ITPlTE, et au-dessus

le nom d'éphcbe HIKE^IPO^ KAUO^, Nixé<ji-(7:)oç xaXo;.

Noir dans l'enibouchurc, sur le rebord, le col, le dessus des anses. tout le revers du vase. Palmelte rouge réservée à rattache inférieure de la grande anse d'arrière. En haut de l'épaule, zone de godrons noirs et rouges. De chaque c6lé de A deux filets noirs. En hautde £(, un filel noir; sur les côlés, en bande verlicale, entre fileb^ noirs, palmelles au trait fin alternant avec des boutons de lotos: en dessous bande de palmelles allernativemenl droites et renversées. En dessous zone noire avec quatre cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêles rayonnantes. Cercle rouge à l'attache du pied noir.

Terre jaunâtre, assez foncée ; surface oran^^ée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions soignées. Beau style. Cassures nombreuses et quelques restaurations sans repeinU nuisibles. Manque une anse horizontale. Haut, avec l'anse, o,oô5.

<lnv. N 3390; MN 41). Ancienne collection Canino. Trouvé à Vulci vers 1838. Acquis en 18^8.

Vue d'ensemble dans noire pi. 84. Cf. de Wille, Notice d'une collection de vases, 18^3, n» 81; Klein, Liebllngsinschriften, p. 4i.

SALLE F

F 200. Hydrie à tableaux (col haut, anse débordante, accostée de deux saillies à Tattache supérieure, anses de côté relevées, pied à base un peu concave et tranche haute). — Un sujet sur Tépaule et un sur la panse. — A, Sur Tépaule Exploits d'Hercule (ou de Thésée?). A gauche, un héros imberbe, un carquois dans le dos, Tépée au côté, une massue dans la main droile (tunique courte à rehaut rouge), se penche et saisit de la main gauche un sanglier qui fond sur lui et tombe sur les genoux (sanglier d'Érymanlhe ou laie de Crommyon). A droite, le même éphèbe (rehaut rouge sur les cheveux), armé de môme, mais tenant un lasso au lieu de la massue, avance la main droite pour saisir un taureau qui fuit à droite (taureau de Crète ou taureau de Marathon). Au centre, Athéné et Hermès sont assis Tun en face de l'autre sur des sièges en cubes hauts, Athéné à gauche, portant la lance et levant la main gauche (casque à haut cimier qui déborde sur les ornements, himation sur tunique), Hermèsà droite, penché et étendant la main droite, tenant de la main gauche un long caducée (pétase, chlamyde à rehaut rouge, ailettes aux pieds recourbées en avant). — B. Ajax et Achille tirant au sort en présence d' Athéné. Au centre, Athéné debout devant un autel à un degré, retournant la tête vers la gauche, tenant la lance et levant la main gauche (chairs blanches effacées, casque h haut cimier qui déborde sur le sujet précédent, bandelette rouge autour de la coiffe, égide à écailles et serpents dressés sur une tunique à rehauts rouges). Ajax et Achille sont assis de chaque côté sur un siège en cube haut ; chacun d'eux porte deux lances et tient un bouclier rond à bordure rouge (casque de gauche à cimier bas et rehaut rouge, cuirasse sur tunique courte à rehauts rouges, épée au côté, cnémides; casque de droite à cimier haut, épée au côté, cnémides, épisème du bouclier en forme de serpent blanc). De chaque côté, un guerrier se tient debout, représentant la troupe des Grecs (casque à cimier bas, lance, cnémides, bouclier rond).

Noir dans l'embouchure, sur le rebord, le col, le dessus des anses, le revers du vase. En haut de A, bande degodrons noirs et rouges et un fllet noir de chaque côté. En haut de B, un filet noir; sur les côtés, en bande verticale, guirlande de lierre entre filets noirs; en bas, une zone de palmettes inscrites dans un coeur et accostées de petites feuilles noires. En dessous, zone noire avec trois cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes rayonnantes. Cercle rouge sur anneau saillant à l'attache du pied noir. Sous la hase, en grandes lettres incisées. i-/\ » et dans l'autre sens /\^ f •

Terre rosée; surrace faiblement orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et retouches blanches (elTacées). Incisions assez rapides. Quelques réparations aux anses et nu col. Bon étal de conservation. Haut, avec l'anse, o,48.

(Inv. Campana 129). Trouvé en Etrurie et entré en iS63.

Vue d'ensemble dans notre pi. 84-

F 301 . Hydrie & tableaux (même structure). — Même disposition. — A. Sur répaule Combat d'Hercnlo contre Kyknos. Au centre, Hercule barbu (peau de lion sur la tête, nouée par devant et retombant sur une tunique courte) tient sur le bras gauche un bouclier échancré (armature intérieure en blanc) et darde de la main droite une énorme lance qu'il dirige contre Kyknos fuyant, tombé par terre et retournant la tête (costume d'hoplite, casque h haut cimier, cuirasse sur tunique courte à points rouges, baudrier blanc) ; il tient encore sa lance et son bouclier rond (armature interne en blanc). Devant Hercule et se retournant vers lui comme pour Tencourager, marche Zeus (?) barbu, demi-nu, une chlamyde jetée sur les épaules, tenant une lance et élevant la main gauche (bandelette rouge sur les cheveux, rehaut rouge sur la chlamyde). Derrière Kyknos tombé vient Ares, la lance haute, couvert d'un bouclier rond (casque à cimier bas, cuirasse sur tunique courte, épée au côté, épisème en serpent blanc sur le bouclier à bordure rouge). A gauche, derrière Hercule, s'avance Athéné dardant la lance et portant un bouclier rond vu de profil (chairs blanches, casque à cimier haut qui déborde sur les ornements, tunique à gros points rouges, points blancs sur le bouclier) ; derrière Athéné se tient debout Hermès barbu, levant la main

j gauche (pétase, chlamyde à rehauts rouges, ailettes aux pieds recourbées en avant, pas de caducée indiqué). — B, Sur la panse Pelée enlevant Thôtis. Au centre, Pelée sous les traits d'un éphèbe (tète ceinte d'une guirlande incisée, peau de bête tachetée de points blancs ou rouges, de petites rosaces en pointillé blanc et de croix incisées, par-dessus une tunique courte à rehauts rouges) a saisi à bras-le-corps la déesse Bt cherche à l'emporter. Celle-ci lève la main droite et penche la tête vers la gauche (chairs blanches, bandelette rouge sur les cheveux, tunique longue h rehaut rouge) ; du sommet de sa tête sortent des flammes (indiquées en coups de pinceau de noir délayé) ; sur son épaule gauche est grimpé un lion, qui la défend en essayant de mordre la tête de Pelée. A droite, deux Néréides s'enfuient, retournant la tête, l'une avec les deux bras levés (chairs blanches, rameaux noirs fixés dans la chevelure, tuniques à rehauts rouges). A gauche, deux autres Néréides, l'une fuyant et retournant la tête, un bras levé (mêmes détails, tunique à points rouges et petites rosaces de pointillé blanc), l'autre faisant face et levant les deux mains en signe d'étonnement (mêmes détails, himation à rehauts rouges et petites rosaces pointillées sur tunique à points rouges et mêmes rosaces). Près du groupe central inscription peinte en petites lettres noires : ©ETI$ KAUE.

Même décor que dans le précédent. Sous la base, marque en grandes lettres Incisées t/ ] * ei f^.

Même technique. Bon style avec une exécution assez rapide. Bon état de conservation. Haut, avec l'anse, o,53.

(Inv. N 3i68; MN i532). Ancienne collection Conino. Trouvé à Vulci vers i83o. Acquis en i85a.

Vue d'ensemble dans notre pi. 84. Le sujet A publié par Lenormant et de Witte, Élile céramographiqae^ l, pi. 2 (où le sujet est expliqué comme une Gigantomachie). Cf. de Witte, Description de uases de VÉlrurie, 1887, n» i33; Heydemann, Pariser Anliken^ p. 49, n« 3o.

F 311. Cratère à oreillettes, avec yeux prophylactiques (oreillettes plates portées par des anses verticales rondes, col très bas, pied à double gradin). — Un sujet sur chaque côté du vase. Deux grands yeux prophylactiques (rehaut blanc, point central rouge) séparent les deux sujets. — A. Anodos de Dionysos et de Koré. Au centre, deux grands bustes se profilant Tun sur l'autre sortent de terre, le buste d*homme derrière celui de la femme (rehaut rouge sur la barbe du dieu, guirlande de lierre rouge sur les cheveux ; chairs blanches sur le visage de la femme, guirlande de pointillé rouge sur les cheveux, boucle d'oreille en anneau, collier en points noirs) ; au-dessus d'eux s'épanouit dans le champ un bouquet de rameaux feuillus. De chaque côté, un Silène nu et une Ménade drapée tenant des crotales dansent en regardant cette apparition (rehaut rouge sur la barbe et les cheveux des Silènes; chairs blanches, guirlande incisée sur les cheveux, tunique à points rouges chez les Ménades). — B. Ariane ou Ménade sur le mulet de Dionysos. Au centre, une femme drapée (chairs blanches, bandelette en points rouges sur les cheveux, tunique courte laissant les jambes nues) est à cheval sur un mulet ithy phallique (rehaut rouge sur la crinière) et tient de la main droite un bouquet de rameaux feuillus qui se répandent dans le champ et d'où pendejnt trois grappes. A gauche, derrière le mulet, marche courbé un Silène nu, portant sur son dos une outre pleine, et levant la main gauche (rehaut rouge sur barbe, cheveux et queue de cheval). A droite, une Ménade précède le mulet en retournant la tête (chairs blanches effacées, bandelette à points rouges, tunique à points rouges) .

Noir dans l'intérieur avec un cercle rouge. Sur le plat du rebord, boutons de lotus reliés par des entrelacs; sur le plat des oreillettes, grande palmette accostée de deux volutes. Sur le rebord extérieur, guirlande de lierre. Noir sur les anses. Sur le col, au-dessus de A, bande de palmettes alternativement droites et renversées; le c«l est noir au-dessus de B. Sur le haut de l'épaule, godrons noirs. Chaque sujet entre deux filets noirs. En dessous, zone noire avec trois cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes rayon-

nanles. Cercle rouge à l'attache du pied noir avec deux cercles rouges.

Terre rosée ; surface orangée. Peinture en noir lustré, tourné au rouge en plusieurs endroits. Retouches rouges et blanches. Incisions rapides. Bon état de conservation. Haut. o,36. Diam. avec les anses, 0,39.

(Inv. Campana 182). Trouvé en Étrurie, à Cœré, et entré en i863.

Publié par Gerhard dans les A/onume/ifi de//' //isfi/u/o, VI-VII, pi. 7; Annalif 1857, p. 211; Gesamm. Akad. Abhandlangen^ p\. 68, no 3; S. Reinach, Répertoire des Vases, I, p. 144, n" 3 et 4. Cf. Frœhner, Musées de France, p. 70 ; Heuzey, Monuments pubt. par VAssoc. des Éludes grecques, i885, p. 38.

F 313. Cratère à. oreillettes (même structure). — Une seule fîgui'e placée de chaque côté du col dans une bande étroite réservée. — A. Lion rugissant, s'élançant à droite. — B. Taarean baissant la tôte, fonçant vers la gauche. Dans le champ, de chaque côté des animaux, deux palmettes alternativement droites et renversées.

Même décor que dans le précédent avec quelques variantes. Suc le rebord extérieur, trois lignes de gros points noirs entre flicts noirs. En haut de chaque sujet un filet et, en bas, deux filets noirs. La panse est couverte d'une cinquantaine de lignes de gros points noirs, séparées par des cercles noirs et formant comme un réseau sur le vase. Le bas de la panse et le pied comme dans le précédent.

Même terre. Peinture en noir lustré, sans retouches et sans aucune incision. Le vase est fendu en plusieurs parties. Haut. 0,37. Diam avec les anses, o,3g.

(Inv. Campana, numéro disparu). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble dans notre pi. 84.

F 314. Stamnos (col large et très court, deux anses horizontales à trois filets saillants avec attaches en forme de rivets, pied légèrement concave). — Les sujets sont répartis dans trois zones circulaires, une sur Tépaule, une plus grande sur la panse, une étroite suc le bas de la panse. — A, Sur Tcpaule Scènes de banquets, en tout treize personnages étendus chacun sur un lit de banquet, le dos ou le coude appuyé sur un coussin : joueuse de double flûte étendue sur le dos, le haut du corps nu (tête refaite, blanc disparu) ; dans le champ au-dessus d'elle sont suspendues une grande cithare d'où pend l'attache du plectrc et deux draperies; homme nu accoudé et se retournant vers la droite, une jambe nue sortant du lit (rehaut rouge sur la barbe, grosse guirlande de lierre à rehauts rouges sur la tête, tache blanche représentant un mets servi près du lit), dans le champ grande cithare et les deux draperies; joueuse de double flûte étendue sur le dos (chairs blanches, couronne de lierre incisée sur la tête), dans le champ mêmes accessoires; homme demi-nu, accoude et retournant la tête (rehaut rouge sur la barbe, même couronne de feuillage à rehauts rouges, himation à étoiles incisées et rehauts rouges, tache blanche pour indiquer un mets servi), dans le champ la cithare et une draperie; joueuse de double flûte retournée vers la droite, sortant une jambe nue du lit (chairs blanches, en partie disparues), dans le champ la grande cithare et les deux draperies ; homme demi-nu accoudé et retourné à droite (rehauts rouges sur barbe, couronne, himation, blanc sur le mets servi), dans le champ grande cithare; femme demi-nue retournée à droite et étendant la main gauche • (chairs blanches en partie effacées, couronne de lierre incisée), dans le champ deux draperies et grande cithare; homme demi-nu retourné à droite et levant les deux mains (mêmes détails de barbe et couronne, croix incisées sur Thimation), dans le champ une draperie et une grande cithare; joueuse de double flûte étendue sur le dos (mêmes détails que plus haut, rehauts rouges sur l'himation), et tout près d'elle, en partie disparaissant en arrière-plan, homme demi-nu, accoudé et retourne vers la droite (rouge sur la barbe et grosse couronne, sur Thimalion à croix incisées), au-dessus d'eux, dans le champ, une draperie et la grande cithare; femme nue assise sur le lit et tenant un miroir d'une main, l'autre main portée aux cheveux pour se coiffer (chairs blanches, himation à points et rehauts rouges; près d'elle un mets servi représente par une tache blanche), dans le champ deux draperies

f et la cithare; homme demi-nu, accoudé et retourné vers la droite (barbe et couronne incisées, points rouges sur l'himation, mets en blanc), dans le champ une draperie; autre homme demi-nu regardant le précédent et étendant le bras gauche en arrière (rouge sur barbe et couronne, croix incisées sur himation, mets en blanc), dans le champ cithare et draperie. — B, Sur la panse Scènes de palestre, luttes au pancrace et à la main, comprenant vingt-quatre personnages. La composition est divisée en quatre parties par les anses. — i<* Au centre,deux lutteurs nus, les poings entourés du ceste,se lancent des coups dans le visage (barbes à rehaut rouge, poitrines velues). A gauche, s'avancent en groupe un homme barbu et un éphèbe, l'homme demi-nu tenant une baguette de paidotribe (rehaut rouge sur la barbe, himation à bordure incisée), l'éphèbe en arrière-plan, nu et levant la main droite, les lanières du ceste dans la main gauche (rehaut rouge sur les cheveux), puis un autre groupe pareil, l'homme drapé se retournant en arrière, son compagnon barbu et nu, enfin un dernier homme nu fermant la marche et retournant la tête en arrière (poitrine velue). A droite du groupe central s'avance symétriquement un groupe dans lequel l'éphèbe nu, tenant les lanières, paraît en premier plan, ayant pour compagnon en arrière-plan l'homme barbu avec la baguette (himation à points rouges), puis un second groupe d'athlètes nus, barbus, qui s'éloignent à droite, l'un retournant la tête et levant le bras gauche, l'autre en arrière-plan, la main gauche avancée (barbes rouges, poitrine velue). — 2® A gauche, deux athlètes nus et barbus luttent au pancrace (rehauts rouges, poitrines velues); à gauche, un paidotribe barbu et drapé, tenant la baguette, les surveille (barbe rouge, points rouges sur l'himation, tête restaurée) ; au centre, deux éphèbes nus marchent côte à côte, l'un se retournant (tête refaite) et tenant les lanières du ceste, l'autre levant le bras gauche. Devant eux, à droite, deux athlètes barbus et nus luttent au pancrace (rehaiits rouges sur les barbes et les seins, poitrine velue i, surveillés à droite par un paidotribe barbu tenant sa baguette (himation à points rouges). Derrière lui et fermant la scène à droite, un éphèbe nu s'éloigne, retournant la tête et levant le bras gauche (rehaut rouge sur les cheveux). — 3* Sous l'anse, la lutte à la main, sans ceste, entre deux athlètes nus, barbus, qui se sont pris à bras-le-corps (rehauts rouges sur barbe et sein; la tête de l'un est invisible derrière l'autre); dans le champ, une draperie suspendue à droite. — 4© Même sujet (têtes d'éphèbes, poitrines velues), par terre un grand vase en forme de bassin (le prix de la lutte?) et dans le champ, de chaque côté, une draperie suspendue. — C. Sur le bas de la panse Course de chars. Sept chars à quatre chevaux sont engagés dans l'arène; les écuyers barbus, vêtus de la longue tunique blanche retroussée par un nœud entre les deux épaules, penchés en avant, tiennent les rênes et l'aiguillon; les chevaux galopent (quelques rehauts rouges sur les crinières et harnais de poitrail) ; trois colonnettes dressées à intervalles inégaux indiquent les buts; en deux endroits, deux chars marchent presque côte à côte, se profilant l'un sur l'autre.

Noir dans l'intérieur, sur le rebord et le col, les anses, le pied. La panse en clair, les zones séparées par deux cercles noirs. En haut de l'épaule, zone de godrons noirs et rouges. Près de la base, arêtes noires rayonnantes. Cercle rouge à l'attache du pied.

Terre rosée, surface oranjjjée. l'cinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions assez rapides. Style particulier, dessin des cuisses très large, pectoraux bombés, grosses couronnes à feuilles rouges. Beaucoup de cassures et de réparations; mais les repeints ont en général respecté les figures. Haut. 0,39.

(Inv. N 3274; L P 2621). Ancienne collection (lanlno. Trouvé en Etrurie. Acquis sous le règne de Louis-Philippe.

Vue d'ensemble dans noire pi. 8^. Cf. Furtwaengler, Jahrbach Insl. 1893, Anieiger, p. 85 (qui attribue ce vase à l'atelier de Kleisophos. en môme temps que l'amphore F 216;; SL Jones, Journal of hell. Studies^ 1891, p. 370 (le stamnos à figures noires qu'il mentionne et dont un calque e.xisle dans VApparalus de Berlin est évidemment celui du Louvre).

SALLE F

F 316. Grand Cratère (forme de cloche, anses basses et relevées, pied refait en pente à tranche haute). — Une zone circulaire sur la panse, divisée en deux sujets par Tornement en cep de vigne à la hauteur des anses. — A, Départ d'Athéné VOX son char. A gauche, Aphrodite drapée (?) tenant une fleur (chairs blanches et visage refaits, himation à points rouges sur tunique à croix incisées) converse avec Dionysos drapé, tenant une corne à boire et un rameau de vigne dont les branches feuillues se répandent dans le champ (barbe rouge, couronne de pampres incisés, himation à points rougis sur tunique longue). Le centre est occupé parle char à quatre chevaux d'Athéné qui monte, tenant les rênes à deux mains ^chairs blanches et visage repeints, casque à haut cimier débordant sur les ornements du haut, égide à écailles et à serpents dressés sur tunique à points rouges) ; les chevaux sont arrêtés (deux crinières et deux queues rouges, toute la partie inférieure des jambes refaite) ; en arrière-plan du char on voit Poséidon avec son trident (barbe rouge, himation à points rouges, pieds refaits), Apollon imberbe (himation à points rouges, pieds refaits) jouant avec un plectre de la lyre à sept cordes (montants blancs) et en face de lui Artémis (?) drapée, respirant une fleur (chairs blanches, himation à points rouges restauré). A droite, devant les chevaux, se lient Hermès barbu tenant un long caducée (barbe rouge, pétase, chlamyde à points rouges, tout le bas mal restauré en tunique) et derrière lui une déesse drapée, respirant une fleur (chairs blanches et visage refaits, himation à points rouges restauré). — B, Dionysos et son thiase. Ce côté est entièrement restauré. Le dieu debout au centre, les deux Ménades drapées et le Silène qui l'escortent à gauche sont tout entiers refaits, avec quelques morceaux antiques. A droite^une Ménade drapée danse en retournant la tète vers Dionysos (chairs blanches et visage refaits, tunique à points et croix rouges) ; devant elle, un Silène nu dansant (barbe rouge, queue de cheval et jambe droite refaites) ; il est suivi d\me Ménade drapée dansant (chairs blanches, visage retouché, tunique à croix rouges, partie inférieure restaurée). — Devant chaque anse, s'élève un cep de vigne dont les rameaux feuillus retombent chargés de grappes noires (restaurations).

Intérieur noir avec deux cercles rouges repeints vers le fond. Le bord noir. Sur le rebord extérieur clair, une guirlande de lierre noir entre deux cercles noirs. La zone de la panse entre deux cercles noirs. Sur le bas de la panse formant gros bourrelet, grandes palmettes noires couchées et inscrites dans une volute (restaurées). Noir sur les anses (restaurées), i^rès de la base, petite zone claire avec languettes rayonnantes (restaurée). Le pied refait.

Terre rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches blanches et rouges. Incisions assez rapides. Nombreuses et profondes restaurations, surtout en i}, et dans la partie inférieure du vase. Haut. o,^i^. Diam. 046.

(Inv. Campana 717). Trouvé en Élrurie et entré en i863.

Vue d'en.semble (côté A) daus notre pi. 85.

F 319. Vase sans anses en forme de toupie (ccl court et évasé avec rebord à deux filets saillants, pied haut cylindrique). — Une zone circulaire de figures sur la panse. — Départ de chars de guerre et de chars de concours. La composition se divise en trois groupes : 1° femme drapée, retenant un pli de sa tunique (chairs blanches retouchées, visage refait, bandelette rouge sur les cheveux, tunique à faibles rehauts rouges), debout devant les quatre chevaux d'un char sur lequel monte un guerrier barbu tenant les rênes et l'aiguillon (barbe rouge, épéc au côté, tunique courte ; deux crinières des chevaux et deux queues rouges) ; en arrière-plan des chevaux, une femme drapée fait face nu conducteur du char, la main gauche avancée (chairs blanches retouchées, tunique à croix incisées) ; derrière le conducteur de char s'avance unéphèbe nu tenant une longue baguette; 2o conducteur de char barbu, en longue tunique blanche (barbe rouge), debout sur un char à quatre chevaux (mêmes détails), tenant les rênes et l'aiguillon; en arrière-plan, éphèbe nu tenant une baguette, marchant à droite enlevant la

main gauche et retournant la tète; 3® femme drapée retenant un pli de sa tunique (mêmes détails que pour l'autre), debout devant les quatre chevaux (mêmes détails) d'un char sur lequel est debout un écuyer en tunique blanche (mêmes détails) ; en arrière-plan, éphèbe nu, tenant une baguette et se retournant vers l'écuyer en levant la main gauche.

Noir dans l'embouchure, sur le rebord, sur le col, avec un cercle rouge; petit fllel saillant h la base du col. En haut de l'épaule, godrons noirs et rouges. Sous la zone de figures, un cercle noir et un cercle ronge. Tout le bas et le pied en noir.

Terre rosée; surface orangée. Peinture en noir lustré. Relouches rouges et blanches. Incisions assez rapides. Quelques cassures et des retouches dans les tons blancs et rouges. Haut. o,3a.

(Inv. Campana, 170). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble dans notre pi. 85.

F 383. Œnochoé ou Olpé à tableaux (bouche ronde, anse longue et plate ne débordant pas, deux saillies à l'attache supérieure, pied plat). — Un sujet sur le devant du vase. — Ajax portant le corps d'Achille. Il marche courbé, la tête invisible sauf le haut de son casque à bout pointu, de forme asialicjue, couvert d'un grand bouclier h double échancnire, et portant deux lances basses (épée au côté, tunique courte, épisème du bouclier en blanc effacé et en forme de palmette, cnémides) ; sur ses épaules est placé le corps d'Achille avec un bouclier échancré encore fixé sur le dos, les jambes pendantes (tête coiffée d'un casque à cimier bas, œil incisé ovale, tunique courte avec une croix incisée, cnémides, retouches rouges sur les échancrures du bouclier).

Noir dans l'embouchure, sur le rebord, l'anse, tout le revers du vase et le pied. Le tableau encadré en haut par un zigzag à gros points noirs, sur les autres côtés par un Glet noir ; en dessous deux cercles rouges.

Terre rosée assez pâle, surface faiblement orangée. Peinture en noir lustré. Relouches de rouge et de blanc effacé. Incisions rapides. Assez bon étal de conservation. Haut. 0,24.

(Inv. Campana ^33). Trouvé en Elrurie et entré en i863.

Vue d ensemble dans notre pi. 85.

F 324. Œnochoé on Olpé & tableanx (même structure). — Un sujet sur le devant du vase. — Femme à la fontaine (Polyxène ?). A droite, d'un mascaron en forme de tète de lion coule un filet d'eau (noir délayé) qui tombe dans unehydrie posée sur un degré. A gauche s'avance une femme drapée, relevant delà main gauche un pli de sa tunique (chairs blanches, bandelette rouge sur les cheveux, tunique à points rouges et à petites étoiles incisées). Dans le champ, derrière elle, se répandent des rameaux feuillus portant des fruits en forme de gros points blancs. Inscriptions peintes dans le champ en lettres noires : AE + E TEAE PALO, Al/e xévôe (tiXcovV).

Même décor, sauf le tableau encadré en haut par une guirlande de lierre entre (rois filcls, une grecque fiuc sur chaque côté ; sous le tableau un cercle rouge.

Terre rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches de blanc et de rouge. Incisions rapides. Assez bon état de conservation. Le pied refait. Haut. o,235.

(Inv. N 3:)87; LL 7G). Ancien fonds. Acquis sous le règne de Louis XVIIÏ.

Publié par Visconli, Ciptre varie, III, p. 261, pi. 4; Dubois-Maisonneuve, Inlrodacl. à la peinture des vaseSy pi. 70; Inghirami, Vasi elrasci^ pi. 44; Gerhard, Elrusk. Camp. Vas., pi. E, n»« 19 et 20. Cf. O. Jahn, Vasensamml. Mdnchen/p. cxiv, note 829; F. Lenormant, Monographie de la voie sacrée éleusinienne, p. 90; lieydemann, Pariser Anliketit p. 5o, n" 33 (avec les diverses lectures de l'inscription).

F321>. Œnochoé ou Olpé & tableaux (même structure, anse un peu débordante, pas de saillies à l'attache). — Un sujet sur le devant du vase. — Trois éphèbes devant deux hermès. Ils marchent vers la droite, drapés, l'un tenant une baguette (himation à rehauts rouges et blancs), l'autre avançant la main gauche cachée sous la draperie (même détail), le troisième (même détail) avançant les deux mains nues comme pour toucher le fût d'un hermcs de Dionysos à tête barbue

vue de face (rehaut rouge sur la barbe), posé sur une base à un degré; un autre hermès posé sur une base à deux degrés est contigu au précédent et vu de profil (rehaut rouge sur la barbe et le devant des cheveux) ; entre les deux hermès trois rameaux feuillus dressés en croix.

Même décor, sauf en haut du tableau deux lij^nes de gros points noirs entre trois filets, pas de cercle rouge sur le bas de la panse.

Sous la base en lettres incisées marque M j^«

Même technique. Style négligé. Quelques fêlures dans le vase.

Haut. 0,22.

(Inv. N numéro effacé; LP 23i3). Ancien fonds. Acquis sous le

règne de Louis-Philippe. Provenance exacte inconnue. Vue d'ensemble dans notre pi. 85.

F 384. Œnochoé on Olpë à tableau (même structure, rebord en bourrelet, saillies près de l'attache supérieure de Panse). — Un sujet sur le devant du vase. — Ménades et Silènes faisant la cueillette des fruits. Au centre, s'élève un tronc d'arbre couronné de branches feuillues qui sont chargées de fruits blancs. Trois Silènes nus et trois Ménades drapées font la récolle. Une Ménadc est debout, tenant un plat qui contient déjà des fruits blancs (chairs blanches, himation à {)oints rouges et blancs) ; une seconde grimpe après le tronc d'arbre ; une troisième est suspendue par la main à une branche^^de droite (mêmes détails). Un des Silènes s'éloigne à droite retournant la tête et tenant un lion (rehaut rouge sur la barbe et les cheveux, blanc effacé sur le lien). Sur le haut de l'arbre, .dans les branches, deux Silènes plus petits détachent les fruits.

Noir dans l'embouchure, sur l'anse, le revers du vase, le pied. Sur le rebord extérieur, en avant, bande de quatre lignes de points noirs séparées par des lignes (formant un damier grossier). Le tableau est encadré par une guirlande de lierre et de baies noires; sur les cdtés, par un zigzag à gros points entre des filets noirs. En dessous deux cercles rouges.

Terre jaunâtre foncé ; surface orancée. Peinture en noir lustré. Retouches blanches et rouges. Incisions très rapides. Style négligé. Assez bon état de conservation. Haut. 0,2a.

(Inv. N III a635). Acquis vers le début du règne de Napoléon III. Pas de provenance exacte.

Vue d'ensemble dans notre pi. 85. Cf. Heydemann, Panser Anliken, p. 63, n» 81.

F 338. Petite Œnochoé on Olpé à tableau (même struc> ture). — Un sujet sur le-devant du vase. — Hercule sacrifiant. Le héros s'avance vers la droite (rehaut rouge sur la barbe et les cheveux, peau de lion h rehaut blanc sur la tùte et sur le corps, carquois ouvert dans le dos, baudrier en blanc effacé); il tient à deux mains une broche sur laquelle sont enfilés des morceaux de viande et il la plante sur un autel (rehaut blanc) déjà paré de deux rameaux feuillus à fruits blancs. Derrière lui, dans le champ, deux rameaux feuillus.

Noir dans l'embouchure avec un cercle rouge; noir sur Panse, le revers du vase et le pied. Le devant du rebord extérieur en engobe blanc avec branche de lierre noir; le tableau encadré en haut par une grecque au-dessus d'un zigzag à gros points; sur les côtés par une double ligne de points entre filets noirs. En dessous, un cercle

rouge. Sous le bas, en lettres incisées, marque jn .

Terre jaunâtre pâle, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches blanches et rouges. Incisions très rapides. Style négligé. Assez bon état de conservation. Haut. 0,16.

(Inv. C. A. 3oo). Ancienne collection de Wilte. Trouvé à Vulci, en Etrurie. Légué au Musée en i8(;o par M. le baron de Witte.

Vue d'ensemble dans notre pi. 85.

Le sujet A publié en vignette par de Wilte, Mémoires des Antiquaires de France, 1846, p. 268, et par Heydemann, Pariser Antiken^ p. 88, n" 6 et p. 90. Cf. Bulletin des Musées^ i8go, p. 107 ; Furtwaengler, dans le Ltxikon der Mythologie de Roscher, p. 2217 (qui a donné la meilleure explication du sujet).

F 339. Œnochoé ou Olpé portant la signatare de Lysias (bouche ronde, anse très débordante à rainure profonde,' pied en pente). — Pas de figure ni de décor. Seulement sur le bas de la panse, une bande étroite en clair avec la signa-

ture d'artiste UYSIASMEPOIE^EHBEMIXoHEl (rétrograde) Auaîa; {jL*è::ot6aev (Î){Jl/.ov6i).

Noir dans Temboucbure. Tout l'extérieur noir, sauf la bande & inscription; à la même hauteur deux cercles rouges par-dessus le noir.

Terre jaunâtre. Peinture en noir lustré. Réparations dans le haut du col et l'attache de l'anse. Haut, avec l'anse, 0,27.

(Inv. Campana 3273). Trouvé en Etrurie et entré en i803.

Publié par de Witte, Revue archéologique, 1862, I, p. 3H2-335 (qui y voit un vase d'une capacité d'un demi-chous). Cf. Braun, Annali, i855, p. 52; Klein, Meislersignaturen^ p. 2i3; Kretschmer, Vaseninschriflen, p. i43.

F 340. Œnochoé portant le nom de Néokleidès (bec trilobé, base large et peu débordante, anse brisée). — Un sujetsur le devant du vase. — Dispute d'Ajaz et d'Ulysse ponr les armes d'Achille. Au centre, Agamemnon barbu, courant vers la gau> che et retournant la tête à droite (bandeau incisé sur les cheveux, cheveux pendants, le corps nu avec himation roulé en ceinture autour delà taille et retombant en deux pans sur les cuisses, rehauts rouges, points ix)uges et croix incisées sur rhimation), étend les mains à droite et à gauche pour séparer les deux héros qui menacent d'en venir aux mains, tous deux nus, saisissant leur épée (barbes rouges, guirlandes incisées sur les cheveux, baudrier en blanc eflFacéà droite; sur la cuisse gauche du héros de droite, un picotis de points incisés comme pour indiquer une blessure? ou une partie pileuse?). Mais' l'un et l'autre sont saisis en arrière à bras-le-corps par un éphèbe nu qui essaie de les désarmer. Celui de gauche (bandelette rouge dans les cheveux) a saisi le fourreau de l'épée et, derrière lui, un autre homme barbu (bandelette rouge sur les cheveux) a pris le bras qui tient l'épée nue. Celui de droite a saisi un des bras et denûère lui un autre homme barbu (même détail) a passé son bras autour du bras qui tient l'épée nue. A gauche, un vieillard drapé (Nestor?), appuyé sur un haut bâton, étend la main gauche et regarde la scène (rehauts blancs effacés sur la barbe et les cheveux pendants, himation à croix incisées). Au-dessus, dans le champ, inscription en petites lettres noires HEoKUEIAES KAUO^ , NcoxàeISe;

Noir dans Tembouchurc, avec restes de la palmette, en rouge réservé, qui décorait l'attache supérieure de l'anse. Noir sur le rebord et le col. A la base du col, grecque noire et fllet saillant. En haut de l'épaule, zone de languettes noires. Sous le sujet, deux cercles noirs. Sous l'attache inférieure de l'anse, motif floral composé d'un losange avec point central qu'accostent trois lotus et quatre longs pédoncules terminés en palmettes. Rebord de la base en noir.

Terre jaunAlre clair, surface faiblement orangée. Peinture en noir lustré. Relouches rouges et blanches (effacées). Incisions soignées. Col ébréché en arrière, anse absente, un trou dans le revers de la panse. Haut. 0,20.

(Inv. Campana 3275). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Publié par Benndorf, Wiener VorlegebhUler, 1889, pi. 5, n» 2. Cf. Cataloghi Campana, série IX, 27; Klein, Meistersignaturen, p. J^'j, n* 1 (qui attribue le vase à la fabrique de Taleidès); Lieblingsinschriflen^ p. 39, n« 2. ^

F 341. Œaochoé àtableau (même structure, anse débordante à dos d'âne, deux saillies près de l'attache supérieure). — Le sujet placé sur le devant du vase dans une métope. — Bercale ravissant le trépied d'Apollon. Hercule barbu fuit à droite, le bras gauche levé tenant la massue et emportant le trépied de la main droite (peau de lion sur la tète et sur le corps par-dessus tunique courte rouge, épée à poignée blanche soutenue par un baudrier, carquois ouvert et arc fixés dans le dos) ; il retourne la tête vers Apollon imberbe qui, à gauche, accourt à toutes jambes, tenant l'arc et deux flèches dans sa main gauche étendue, l'autre main rejetée en arrière (couronne incisée sur les cheveux pendants, peau de bête pardessus tunique courte à points rouges et croix incisées avec bordure en grecque incisée, ailettes fixées aux chevilles et recourbées par devant, carquois ouvert avec couvercle rouge

SALLE F

sur le côté gauche) . Près des personnages sont peints leurs noms en petites lettres noires APOLEHO^ et HEPAKEO$ (sic).

Noir dans l'embouchure, sur le col et l'anse. Une palmetle en rouge réservé décore l'anse à l'attache inrérieure sur la panse et & l'attache supérieure dans l'embouchure. Noir sur le revers du vase. Sur le bas du col, grecque noire et filet saillant. Le tableau encadré en haut par des godrons noirs, sur les côtés par une grecque noire, en bas par un filet noir. Le bas de la panse en noir avec deux cercles rouges.

Même technique. Bon étal de conservation. Haut. 0,19; avec l'anse 0,22.

(Inv. Campana 3371). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble dans notre pi. 86.

F 348. Œnochoé à tableau (même structure, anse à dos arrondi). — Même disposition. — Ulysse et ses compagnons crevant l'œil du Cydope Polyphème . Le Cyclope nu est étendu à droite sur un rocher (rehaut blanc) ; il pose la main droite sur son genou replié ; sur le bras gauche est couchée une massue (œil incisé ovale etlong, l'œil du front invisible, barbe rouge). Des rameaux feuillus s'étendent au-dessus de lui dans le champ. Au centre Ulysse, aidé d'un compagnon, tient à deux mains un long pieu qu*il approche du front du Cyclope une teinte de noir très délayé indique la flamme du tison) ; le héros est drapé, barbu, et porte un pétase (barbe rouge, épée au côté soutenue par un baudrier en blanc effacé, tunique courte à points rouges) ; son compagnon barbu porte aussi le pétase (tunique courte serrée par une ceinture rouge, baudrier en blase efîacé). A gauche, un second compagnon (même costume, épée au côté soutenue par un baudrier en blanc effacé) fait brûler le bout d'un autre pieu dans un brasier (indiqué par des touches noires et des coups de pinceau d'un noir délayé brun).

Le noir comme dans le précédent (sans palmettes réservées). Rien sur le col. Le tableau encadré en haut par des godrons noirs et rouges, sur les côtés par une guirlande de lierre noir entre quatre fliets, en bas par un filet noir. Le bas de la panse noir. Le dessous de la base complèlement plat.

Teire rosée assez pâle, surface orangée. Même technique. Incisions assez rapides. Bon élat de conservation; le noir endommagé sur l'embouchure, le col et l'anse. Haut, avec l'anse, 0,2 >.

(Inv. Campana 444)- Trouvé en Élrurie et entré en i8<>3.

Publié par E. Saglio, Gazette archéologique, 1887, pi. I, p. 3. Cf. Calaloghi Campana^ série IV- VII, n» gSV

F 34<$. Œnochoé à tableau (même structure, forme d'anse h dos concave). — Même disposition. ~ Attelage descheyaox à un char. Deux serviteurs s'empressent auprès de deux chevaux qui sont déjà attelés à un char ; l'un, dont la tête est invisible, est à droite devant les chevaux (tunique courte à rehauts rouges), l'autre en arrière-plan achève de fixer le harnachement (rehaut rouge sur les cheveux relevés en chignon, tunique courte à croix incisées) ; sur le cheval du premier plan (crinière et queue rouges) reposent deux coussinets rouges, placés en travers de la cheville du joug, pour éviter le frottement ; le second cheval a une muselière. A gauche, en arrièreplan du char, un troisième serviteur, éphèbe à cheveux relevés en chignon (bandelette rouge, tunique courte), tient une houssine et amène un troisième cheval dont l'arrière-train n'est pas figuré (crinière rouge, muselière). Toute la partie gauche empiète fortement sur la ligne des ornements.

Môme décor; en bas du col, guirlande de lierre noir et anneau saillant.

Le tableau encadré en haut par des languettes noires, sur les côtés

par deux lignes de gros points noirs entre trois filets; en bas, deux

cercles rouges sur la partie noire du bas de la panse. Terre jaunâtre assez foncée; surface orangée. Peinture en beau noir

lustré. Relouches rouges, pas de blanc. Incisions assez rapides.

Bon état de conservation. Haut, avec l'anse, o,23. (Inv. MNB 1691). Anciennes collections Durand, Paravey. Trouvé à

Vulci, en Etrurie, et acquis en 1879.

Vue d'ensemble dans notre pi. 86. Cf. de Witte, Collection Durand, i836,

n* 786; Collection Paravey y 1879, n» 25.

F 348. Œnochoé & tableau (structure analogue, Tembouchurc plus évasée et Tanse restaurées, la base plus débordante).

— Même disposition. — EnlèTement de Thétis par Pélôe. Le héros imberbe, penché et les cheveux flottants sur la joue (guirlande à points rouges sur la tète, le haut du corps nu, épée au côté, une draperie à points rouges roulée autour des reins), a saisi à bras-le-corps la déesse qui marche vers la droite, retournant la tête, le bras droit (restauration) terminé en gros serpent qui va la défendre contre Pelée (chairs blanches effacées, chignon relevé, visage restauré, himation à points rouges sur tunique). Derrière ce groupe, dans le champ, les rameaux feuillus d'une vigne qui porte trois grosses grappes noires.

Même décor. Rien sur le col. Le tableau encadré en haut par des languettes noires, sur les côtés par un filet noir. En bas, un cercle rouge sur la partie noire du bas de la panse. Sous la base, en lettres

incisées, marque /Q/ F.

Terre rosée assez pâle, sitt*face orangée. Peinture en noir lustré.

Retouches rouges (re louches blanches efTacées). Incisions rapides.

Restaurations nombreuses dans le bec, Tanse, le fond du tableau ;

quelques repeints sur les figures. Haut. 0,2.'!. (Inv. Campana, numéro disparu). Trouvé en Etrurie et entré en i863. Vue d'ensemble dans notre pi. 86.

F 3K4. Petite Œnochoé & tableau (structure analogue, forme d^anse à dos arrondi, base pointue sur pied plat un peu concave). — Le sujet sur le devant du vase dans une métope.

— Amazone on guerrier asiatique. Le personnage marche à droite en retournant la tête et est armé d'une lance et d'un bouclier portant trois petits cercles blancs en épisème (pas de blanc sur les chairs, bonnet asiatique à longue pointe, tunique courte à points blancs et rouges, himation jeté sur l'épaule droite). Dans le champ, autour de la figure, rameaux de vigne portant quatre grappes noires et des fruits blancs.

Même décor. A la base du col, cercle rouge et deux lignes de gros points noirs entre trois filets. Le tableau encadré en haut par des languettes noires, sur les côtés par deux lignes de points entre trois filets. En bas. cercle rouge sur la partie noire du bas de la panse. Sous la base, traces de couleur rouge.

Terre rosée un peu foncée; surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions très rapides. Bon état de conservation. Haut, avec l'anse, 0,17.

(Inv. Campana ^tB). Trouvé en Élrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble dans notre pi. 86.

F 361. Lôcythe (goulot moyen, dessus de l'anse arrondi, épaule en pente, panse ovoïde, pied en pente). — Un sujet placé sur le devant de la panse. — Trois Ménades. Celle du centre porte un jeune cerf, celle de droite un grand serpent, celle de gauche marche les deux mains avancées (chairs blanches effacées, grosses couronnes de pampres liées sur la tête par une bandelette rouge, rehauts rouges sur les tuniques courtes avec peau de bête par-dessus, croix incisées sur la tunique de gauche). Dans le champ, autour de la Ménade du centre, rameaux feuillus.

Noir dans l'embouchure, plat du rebord clair, noir sur le rebord extérieur, sur le dessus de Tanse. Languettes rayonnantes sur le col et filet saillant à la base. Sur Tépaule, boutons de lotus noirs réunis par des entrelacs. Cercle noir en haut de la panse et sous le sujet. Cercle rouge sur le bas de la panse noire. Cercle rouge sur le pied noir avec tranche claire.

Terre jaunâtre, surface de même ton. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et retouches blanches (effacées). Incisions rapides. Assez bon état de conservation. Haut. o,a5.

(Inv. Campana ttîio). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble dans notre pi. 86.

F 3612. Liécythe (structure analogue, le pied plat refait). -- Même disposition. — Dionysos et son thiase. Au centre, le dieu barbu et drapé tient une corne à boire (grosse couronne de pampres, himation à rosaces de pointillé blanc sur tunique blanche). A gauche, derrière lui, Ménade dansant et retournant la tète (chairs blanches retouchées, bandelette rouge, tunique à rosaces de points blancs) vers un Silène nu qui s'éloigne retournant la tête (rehaut rouge effacé sur la barbe). A droite,

\tî

mnin droilc une lance (barl>e blanche, cheveux blancs ceiiils (l'une bandelelle roufîc, himation laissant le bras droit et rê|>aule nus). A gauche d'Énéc et s'accrochant à lui, le pulît Ascagnc, nu (bandelette rouge sur les cheveux), marche h grands pas en retournant la li'tc, le brns gauche levé. A droite, unefemmedrapée(Créuse?) précède le groupe et retourne vers lui la lèteen tendant lamaindroiteau-dessusde l'enfant (chairsblanchcs, prunelle rouge, bandeletlerougesur lescheveux, himation en écharpe sur une tunique longue, quelques repeints dans le corps et la main). A gauche, une autre femme drapée (Trojennc?) s'éloigne en retournant la tête (mêmes détails, quelques repeints dans le haut du corps). — B. Apollon Uasagète. Le dieu imberbe, drapé, escorté de la bichcqui, ne Hrrière-plan, baisse la tête comme pourpailre (trait blanc sous le cou), joue de la lyre à sept cordes de la main gauche et tient le plectre de la droite (bandelelle rouge sur les cheveux, himation à points et croix rou^s sur tuniqiif longue, rehauts blancs sur la lyre). De chaque côté sont debout deux femmes qui se profilent l'une sur l'autre (quatre Muses?), une main avnncce tenant de longs rameaux feuillus qui s'étendent dans te champ (chairs blanches, bandelette rouge sur les cheveux, himation à croix incisées et rehauts ou points rouges sur ■ unique longue).

M£nie di'Cor que dans les priicédenls (avec ruliuuls raugcs sur les ornements du cul, gedrons rouges et noirs sur l'i'pDule; aous rallache des anses, ou centre du lasangc. une crjix). Sous la buse en grandes leltrcs incisées les marques ; ^ ^ \ /H ■ Terre jaunâtre assez foncé; sHrfuca orangée. Peinture en noir lustré, ttelouches rongea et blanches. Incisions assc^ saignées. Nombreux morceau;! recollés, sans lepetnts nuisibles. Haut. 0,46. (Inv. N 33681 UN Vi)- Ancienne colleclion Ceniao. Trouvé à Vulci

i. Acqui:

I iS;i4.

mbie (caiè A) dans noire pi. 81. Cf. Ileytien

in, Parii

F 206. Petite Amphore {même structure). — Une zone circulaire sur la panse. — Combat d'Hercule contre les Cestaores. Le héros, barbu, tenant de la main droite étendue son arc et de la main gauche brandissant sa massue (peau de lion couvrant la tête, serrée sur le corps et nouée sur le devant de la poitrine, un grand carquois sur le côté gauche avec rehaut rouge sur le couvei-cle!, s'élance à grands pas vers la gauche ; derrière lui, ù moitié enfoui en terre, un pithos sur le bord duquel est posé un cantliere, et à droite Athéné tenant une lance, levant la main droite et retournant la tête en arriére itêtc i-efaite, pas de chairs blanches visibles, casque S haut cimier, égide k écailles et h bordure de serpcats dressés sur une tunique longue). A gauche, devant Hercule, fuit le Centaure Pholcus barbu ; il se retourne en arriére avec un geste de supplication vers le héros et tient, de la main droite, une branche d'arbre feuillue (corps et pieds de cheval, tête et bras gauche refaits, rehaut rouge sur la queue de cheval). Sous lui est tombé un autre Centaure barbu, dont In main droite, allongée par tene, tient encore une pierre. Plus loin, à gauche, et formant sans interruption l'aulre côté du vase, un Centaure fuit au galop, portant une branche d'arbre de la main droite; un quatrième Ccntaui-o vient au galop h sa rencontre, armé de même et suivi d'un cinquième et semblable Cenlaurc, qui se retourne en levant la main gauche. Le roi des Centaures est nommé par une inscription peinte en lettres noires : ÇOUOC (*.;io;) hcENTAODoN tK£ïTa(.)p(.y).

Décor semblable à celui des précédents (pas do rehauts rouges sur le col, pas d'ornement sous l'eltacbe des anses'.

Terre jaunâtre assez tonré, Pcinlure en noir lustré. Retouches rnugea rores; pas de blanc visible. Incisions assez soignées. Plusieurs morceaux recollés et quelquefi repeints. Haut o,ï8.

(Inv. N III 166H), Donné en 1867 par M. Anlumsrchi. Provenance

Vue dci

mbIe <

■c pi. ai.

F S70. Grande Amphore panatbénalqne à tableaux (col :ourt, panse très rebondie, anaes courtes et un peu aplaties,

base pointue sur petit pied en penlo!. — Un sujet sur chaque côté de la panse dans une métope. — A. Athéné entre deax coloimettes doriqnes supportant chacune nn coq. La déesse est tournée ù gauche ;chairs blanches, visage restauré, casque ceint d'une bandelette rouge, â cimier haut qui pénètre dans la bande d'ornements, égide ù écailles et i bordure de serpents dressés avec baudrier de pointillé blanc, himaliop à rosaces de points blancs serré à la taille par une ceinture rouge, en dessous tunique à quadrillé incisé, rempli d'étoiles il centre rouge et de carrés incisés) ; elle darde la lance de la main gauche (erreur de dessin due au silhoueltage par ombret et se couvre d'un bouclier rond (bordure rouge, épîsème en Pégase blanc 1. De chaque côté, une colonnelte dorique sur laquelle est perché un coq (rehauts rouges). Le long de la colonnettc gauche, inscriplion en grandes lettres noires : TON AOENEOEN AOUON.tSv 'AOevlOf* ÎOXoï (tûv 'Afl>jïr-Oiv SOXo.v). — fi. Deux athlètes IntUnt au pancrace. Deux athlètes nus ibarbes rouges), les poings enlourés de cestes, se portent des coups dans la figure ; des ruisseaux de sang (rehauts rouges) coulent de leurs nez. A gauche, se tient le paidotribe demi-nu, sa l>aguette fourchue ;'i In main (barbe rouge, bandelette rouge sur les cheveux, himation à points rouges, laissant le haut du corps nu). A droite, un troisième allilëtc nu (barbe rouge;, les lanières de cuir dans la main droite, attend de prendre la place

Noir dans l'emboucbure, plat du rebord en clair, noir sur l'eilérieur et sur les anses. Sur chaque cdLé du col, l»ande de palmetlea et de lotus allongés, opposée deux i deux et traversés au centre par une cbatnetle de pellls cercles juilaposés (sans rehauts). A In base du col, anneau salHaal roufce. Surl'épaule. au-dessus de chaque tableau, courte bande de goilrons noirs et rouftes (toucbanl le tableau en A. séparée par une lone noire en Bu Un lllel roir cl un Dlel rouge h :e et a gauche de chaque tableau. Eu dessous, double cerrtc " ' ir. Près de la liase, e'"" "" —

rouge. Le reste

Terre rosée, surface orangée. Peinture en noi blanches et rouges. Incisions soignées. Vase II

rayonnantes. Le

ubleaux.i quelque

(Inï. Campana 192!. Trouvé en Eiruric et enlré en i8fl3. Vue d'ensemble (câté A) et délail do B dans noire pi. 81. Cr. Cofjloghi Campana, IV-VH, n* 19.

F S77. Grande Ampbore semblable (même structure'. — Même disposition. — A. Athéné entre deux colonnettos supportant chacune nn C0([. Même composition que dans le précédent [visage et bras restaurés, repeints dans le corps, pas de baudrier ni de ceinture, tunique ornée de svasiikas et d'étoiles incisées; points rouges sur la bordure du bouclier). Même inscription: TON AGENEOEN AGl,ON(-ûv'.\0nvf,0i. 50Xa.v;. " D. Trois athlètes luttant à la course. Ils sont nus et courontà toules janil>c5 vers la droite, le bras gauche levé, l'autre rejelé en orriêre (barbes rougesl ; le premier en tcle retourne la tête pour vor si ses concurrents le rattrapent ; les deux derniers se profilent l'un sur l'autre. Une inscription étrusque a été gravée en grandes lettres ti travers la peinture même, sur la tète des deux derniers coureurs : ^\A \ Q ^ i , Sulhina.

Même décor (de choque cflté des lableaux, seulement un (llet noir et en deçsoiis un cercle rouge; un seul cercle rouge au-dessus des

Terre jaunâtre, assezclaire: surface orangée. Même technique. Vase en meilleur étal que le précédent, malgré les nombreuses cassurei recollées et quelques repeint». Ilaul. 0,81.

(Inv. Campana 190). M6mo provenance.

I>élail da fl dans notre pi, 8a. Cf. Calaloghi Campana, IV-Vll, d* i5.

F 278. Grande Ampbore semblable ïmème structurel.— Même disposition. — A. Athâné entre deux colounettes supportant chacune nn coq. Même composition que dans les précédents (chairs blanches, prunelle noire, bracelet au poi-

SALLE F

gnet et collier au cou, cimier à rehauts blancs, himation h rehauts rouges et étoiles' incisées, en dessous tunique h petites rosaces de points blancs, pas dWaillcs sur l'égide ; sur le bouclier, épisèmc blanc en forme de jambe humaine). Morne inscription : TON AOENEOEN AOUON (^ûv 'AOr^viiOEv aOXbiv). — B. Deux athlètes lattant au pancrace. Composition analogue à F 276. Un des deux lutteurs (bras droit restauré) porte un coup de poing sur le menton de son adversaire (éphcbes imberbes avec bandelette rouge dans les cheveux, pas de lanières aux poings). Agauche,le paidotribe (mains restaurées, sans bandelette, himation à rehauts rougesj; à droite, le troisième athlète (semblable aux deux autres, pas de lanières) lève le bras droit.

Même décor (cercle rouge sur le noir de l'embouchure, rehauts rouges sur les ornements du col).

Terre rosée et paie, surrace orangée. Mémo technique; style p1u«( rapide et un peu négligé en B. Meilleur étal de conservation. Des morceaux recollés, sans repeints très importants. Haut. 0,63.

(Inv Campana, numéro disparu). Même provenance.

Vue d'ensemble (côté A) cl détail de B dans notre pi. 82.

F 283. Amphore panathénalque à tableaux (phis petites dimensions, la panse moins forte, le pied plus large et légèrement concave). — Même disposition. — A, Athéné entre deux colonnettes supportant chacune un coq. Même composition (chairs blanches repeintes, rehauts rouges sur le casque, égide h écailles, tunique à points rouges sans himation, bouclier à bordure rouge). Pas d'inscription. — -B, Deux écuyers luttant à la course de chars. Les huit chevaux galopant et les deux chars se profilent les uns sur les autres, le cocher du premier plan gagnant un peu sur l'autre ; tous deux sont penchés et tiennent Taiguillon avec les rênes (rehauts rouges sur la barbe et le devant des cheveux, longues tuniques blanches, bras restaurés; rehauts rouges sur les caissons des chars, les queues et les crinières de quatre chevaux; cheval du premier plan très restauré!. Dans le champ, au-dessus des chevaux, trois mots peints en petites lettres noires : MVA'O/^ t^ . KOA' Hli<ETE i.Mévù)v?N(xfov? 'HixÉTr.'ç^?). Sous les chevaux on distingue aussi les traces de mots dénués de sens : . |MOI

Même décor (pas de rehauts rouges sur le col ni sur les godrons; deux cerc'es rouges sous les tnbleaux, la zone claire du bas entre deux cercles rouges;. Sous la base, en grandes lettres noires peintes,

la morque^^^ .

Terre rosée, un peu foncée; surface orangée. Même technique; style plus rapide et plus facile. Des repeints el restaurations assez nombreuses. Haut. o,^55.

(Inv. Campana, numéro disparu). Trouvé en Elrurie cl entré en i863.

Vue d'ensemble (oôlé B) dnns notre pi. 8a. Cf. Calaloghi Campana, IV-VII, no i^o; Klein, Lieblingsinschriflen, p. 96. no ^ (qui compte celte bmphore parmi les vases portant le nom d'Ilikétès; mais je ne crois pas que le style permette de ranger le vase dans cette catégorie).

F &8iS. Hydrie ;épaule presque plate, anse verticale haute et dépassant peu le rebord, imitation de trois clous d'attache au rebord, pied plat). — Le devant du vase est décoré de deux tableaux réservés, un sur l'épaule, un sur la panse avec une bande inférieure d'animaux. — Sur Tépaulc : A. Combat d'Hercule contre les Amazones. Au centre, Hercule barbu (barbe rouge, peau de lion sur la tète, nouée sur la poitrine, pattes pendantes, en dessous tuni(fuc courte rouge à bordure incisée, épée au côté) marche à droite, brandissant sa massue el portant de la main gauche avancée un accessoire disparu (restauration, probablement Tarc'. Devant lui, une Amazone tombant en arrière (casque à cimier haut, ceint d'une bandelette rouge, cuirasse sur tunique courte rouge, épée au côlé) brandit sa lance contre le héros et se couvre d'un l)ouclier rond (bordure rouge). Derrière elle, accourt une Amazone brandissant sa lance et se couvrant de son bouclier (mêmes détails). A droite, un hoplite barbu (casque à cimier bas, cuirasse sur tunique |

courte, cnémides), la main gauche passée dans Tarmalure d'un bouclier à double échancrure, se baisse, la lance dans la main droite, pour frapper une Amazone qui fuit, retournant la tête, tenant une lance et un bouclier rond à bordure rouge (même costume que les autres). A gauche, derrière Hercule, une Amazone fléchissant sur ses jambes (même costume) se couvre d'un bouclier échancré et darde sa lance contre un hoplite qui lui fait face, la lance haute, couvert d'un bouclier rond (casque h cimier bas, cuirasse sur tunique rouge, cnémides, chlamyde jetée sur le bras droit). — Sur la panse : B. Départ en char. In homme barbu, drapé (barbe rouge, himation à rehauts rouges découvrant l'épaule droite), tient les rênes de l'altelagede la main gauche et fait un geste de la main droite, prêt à monter sur un char attelé de deux chevaux ; un guerrier, placé on arrière-plan, portant deux lances, amène par la bride le troisième cheval devolée (tête restaurée, casque à cimier bas relevé sur le haut de la tête qui est ceinte d'une bandelette rouge, cnémides ; la queue du cheval est repliée et liée à rexlrémité par un lien, crinière rouge, tête restaurée). A droite, deux serviteurs achèvent de harnacher les deux chevaux attelés; dos courroies rouges pendent encore sur le dos du cheval de premier plan, terminées par dos espèces d'étriers (?). L'écuyor, imberbe, en arrière-plan (longue tunique dont le blanc est efTacé, bandelette rouge sur les cheveux, tête restaurée), se penche pour fixer quelque lien. Un éphèbe nu (chlamyde à rehauts rouges jetée sur l'épaule gauche) se tient devant les chevaux (crinières rouges) et arrange le harnais du poitrail. — C. Sous le sujet principal une bande étroite d*Animauz passant : un lion rugissant entre deux sangliers, lion rugissant opposé à un sanglier (rehauts rouges et points rouges).

Noir dans l'embouchure, sur le rebord, le dessus des anses horizontales et toute l'anse verticale, sur le col el le revers du vase. En haut el en bas du sujet principal, un filet noir. De chaque cdté, ban< e de feuilles de ligrre opposées deux par deux entre deux filets vcriicaux. Sous la bande d'animaux, zone noire avec trois cercles rouges. Près de la bas^e, zone claire avec arêtes noires rayonnantes. Le pied plat noir avec un haut rebord clair. Vu trou dans le fond du vase.

Terre claire, un peu rosée. Surface rougeôlre orcngée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches (celles-ci effacées). Incisions soignées. Beaucoup de morceaux recollés. Heslaurations assez nombreuses et repeints dans les cassures. Haut. o,5o.

(Inv. Campana 111). Trouvé en Étrurie el entré en i863.

Vue d'ensemble dans noire pi. 82. Cf. Calaloghi Campana, IV'-VII, n* 7 1 ; Corey, De Amazonum ficuris, p. 2^.

F S86. Grande Hydrie À tableaux (col haut, grande anse d'arrière dépassant rembouchure et accostée de deux saillies h l'attache supérieure, anses de côté relovées, pied plate et légèrement concave). — La façade du vas est seule décorée ; un sujet sur l'épaule et un sur la panse. — Sur l'épaule lii.Scône d'armement et départ du char de guerre. A gauche, homme ôgé assis (Priam?) sur un'sioge en forme de cube haut (barbo et cheveux blancs, ceints d'une bandelette rouge, himation à rehauts et points rouges sur tunique longue) ; devant lui est debout un hoplite armé do deux lances et d'un bouclier rond (Hector? casque à cimier bas avec rehauts rouges et blancs, chlamyde pendante, cnémides à rehaut rouge, épisème blanc du bouclier en forme de tortue?). Au centre, un homme barbu (barbe rouge, rehaut rouge sur le devant des cheveux, himation à points rouges sur tunique blanche) monte sur un char ot tient des deux mains l'aiguillon elles rênes des quatre chevaux (une queue de cheval rouge, trois crinières et deux harnais de poitrail rouges). Devant les chevaux, est assis sur un cube un homme âgé (tête refaite, himation à points rouges sur tunique longue) qui lient deux lances; derrière lui se lient . debout un hoplite armé, semblable à celui du premier groupe (cimier blanc, bouclier à bordure rouge et épisème blanc en forme de siège pliant). A droite, un homme drapé s'éloigne en retournant la tête et levant la main gauche (rehauts rouges sur la barbe et les cheveux, himalion u points rouges laissant lo bras droit et le corps demi-nu). Dans le champ, quelques ius-

criplions peintes en noir, dénuées de sens : KOIKO^ , +A^ (rétrojçrade), UON (id ), TON (*d-)- — ^"^^ ^a panse: B Combat d'Hercule et de Triton. Au centre le dieu marin, à corps de poisson, terminé en queue fourchue de scorpion (écailles incisées, rehaut blanc sur le ventre et le lonjj de la queue, rehaut rouge sur la barbe, la moustache et les cheveux, couronne incisée sur la tête), lève le bras droit en l'air et de la main gauche essaie de dénouer l'étreinte d'Hercule qui, placé à califourchon sur son dos, a passé les bras autour de la taille de Triton, qu'il serre de toutes ses forces (barbe rouge, peau de lion à rehaut blanc sur la tête et serrée sur le corps pardessus une tunique courte, carquois ouvert fixé dans le dos). De chaque côté, une Néréide drapée s'enfuit, levant une main en signe de frayeur (chairs blanches, bandelette rouge sur les cheveux ; celle de gauche avec himation h points rouges en écharpe, par-dessus une tunique à points rouges et à petites rosaces de points blancs; celle de droite en tunique à points rouges et à petites rosaces). Dans le champ, plusieurs inscriptions en lettres noires, dénuées de sens : |<0/^IKo|, TIMV^, Ko, $IKoUV$.

Noir dans rembouchurc, le col, les anses et tout le revers du vase; rebord extérieur en clair. Au-dessus du sujet A y bande de godrons noirs. Au-dessus de B, quadrillé de gros poinls noirs entre (ilcls noirs; sur les côtés, en bande verticale, guirlande de lierre entre lileLs noirs; en bas, une ligne de terrain. Le reste de la panse noire avec trois cercles rouges. Le bas de la panse clair avec arêtes rayonnantes. Anneau rouge ù l'allacbe dup!cd noir avec tranche en

clair. Sous la base, en grandes lettres incisées, niarque\/J-r'h^

Terre rosée et claire; surface orangée. Peinture en noir lustré.

Retouches blanches et rouges. Incisions très soignées. Beau style.

Plusieurs morceaux recollés, sans restaurations nuisibles. Haut.

(Inv. N 3^o4)- Ancien fonds. Pas de provenance connue. Vue d ensemble dans notre pi. 82.

F 287. Hydrie & tableaux (col moyen, anse peu débordante accostée de deux saillies, anses de côté relevées, épaule peu en pente, pied un peu concave à tranche très haute). — Même disposition. — Sur Tépaule : A. Char de guerre et combattants. A gauche, deux hoplites se combattent, celui de gauche marchant à droite, la lance en arrêt, portant sur le bras gauche le bouclier à double échancrure (casque h haut cimier, cnémides, partie du corps et bras droit restaurés), celui de droite fuyant et se retournant pour darder la lance (casque à haut cimier, peau de béte sur tunique courte dentelée, cnémides, bouclier rond ; peut-être .Vmazone ?, mais pas de rehauts blancs). Au centre, un char à quatre chevaux galope vers la gauche, conduit par un écuyer barbu, qui porte le bouclier à double échancrure, attaché dans le dos, et qui tient une lance (longue tunique). A droite, un hoplite s'éloigne, retournant la tête et dardant la lance (casque à cimier haut, cuirasse sur tunique courte dentelée, épée au côté, bouclier rond ; peutrire Amazone?) — Sur la panse : B. Jugement des trois déesses par Paris. A gauche, Aphrodite marche la main gauche avancée (chairs blanches, bandelette rouge sur les cheveux, tunique à étoiles incisées, serrée à la taille par une ceinture en partie cachée par un repli d'étoffe) ; Athénéla précède et se retourne vers elle, tenant la lance, la main gauche levée (chairs blanches, casque à haut cimier débordant jusque sur le sujet précédent, égide à écailles et bordure de serpents enroulés, tunique à quadrillé et incisions restaurée) ; au centre, liera tient une fleur de la main gauche levée (mêmes détails que l'autre . Devant elle marche Hermès, tenant le caducée h longue hampe ibarbe rouge, pétase, chlamyde sur tunique blanche, jambes restaurées à ailettes recourbées en avant) ; il avance la main gauche vers Paris imberbe, qui, s'éloignant vers la droite, retourne la tête et lève lai main droite l'bandelolle l'ouge sur les cheveux longs, himation à croix incisées, restauré jMii^dessus une tunique). — Au-dessus du sujet delà p:inse, entre deux filets noirs, est peinte en lettres noires l'ins-

cription donnant les noms des personnages : . . . OAITE2I,

AOENAA5, HEPA5, HEPN*0, AUEHAA^..

Noir dans l'embouchure, sur le rebord, le col, le dessus des anses et tout le revers du vase. Au-dessus de A, bande de godrons noirs et rouges. De chaque côté de D, en bande verticale, une guirlande de lierre entre filets noirs. En bas, une ligne de terrain. Sur le bas do la panse, courte zone noire avec deux cercles rouges et zone claire avec les arêtes rayonnantes (restaurée). Anneau saillant noir h l'attache du pied noir.

Terre grise; surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions soignées. Repeints dans la partie Inférieure des personnages. Restaurations dans la partie inférieure de la panse. Haut, avec l'anse o,4o5.

(Inv. Campana 180). Trouvé en Elrurie cl entré en i863.

Vue d'ensemble dans notre pi. 83.

F 891. Hydrie à tableaux (même structure). — Même disposition, —yl. Sur Tépaulc, Deux guerriers combattant entre denx épbèbes drapés. L'hoplite barbu de gauche s*élance vers la droite, tenant sa lance basse et portant le bouclier sur le bras gauche (casque à cimier bas et rouge, bandelette blanche sur la coiffe, tunique courte, cnémides, jambe gauche refaite, trois gros poinls blancs sur le bouclier à bordure rouge) ; son adversaire fuit vers la droite et s'affaisse, retournant la tête, tenant la lance basse et se couvrant de son bouclier (casque à haut cimier blanc et bandelette blanche sur la coiffe, tunique courte, cnémides, jambe droite refaite, épisème du bouclier en bucrâne blanc). De chaque côté, un éphèbe drapé s'appuie sur une lance ou longue hampe (himation à rehauts rouges; repeints à droite dans la tête et le corps). — B. Sur la panse, Acbille et Âjax jouant aux dés. Tous deux sont en hoplites (barbes rouges, himation à rehauts rouges, cuirasse sur tunique courte à rehauts rouges, épée au côté, cnémides rouges refaites), assis l'un en face de l'autre sur des sièges en cubes hauts, ayant entre eux une table ou autel bas (sur lequel sont censés se trouver des dés invisibles). Celui de gauche, penchant la tête, dirige les doigts abaissés vers les dés; celui de droite montre trois doigts levés ; tous deux portent deux lances sur l'épaule et ont placé derrière eux leur casque posé sur le bouclier dressé à double échancrure (casque h grand cimier rehaussé de blanc repeint, guirlande incisée sur la coiffe, épisème en bucrâne blanc sur le bouclier à échancrure ix)uge, couleurs repeintes).

Tout le col et une grande partie de la panse refaits, anse relevée mal appariée avec l'aulre non relevée. Uensembl» des tableaux est bon, avec quelques restaurations et des repeints sur les couleurs. Au-dessus de A, bande de godrons noirs. En haut de R^ une grecque enlre quatre fliets (restaurée): de chaque côté, en bande verticale, une guirlande de lierre entre filets noirs. En dessous, une bande de lotus et boutons relies par des en(re!acs. Près de la base, zone claire avec arêtes rayonnantes (restaurée). Cercle rouge à l'attache du pied noir avec bande rouge sur la tranche. Sous la base, quelques trous ronds semblent indiquer la place d'une restauration antique. Une inscription incisée en italien rappelle que le vase a été réparé par Pielro Pennelli fi.

Terre rosée, assez foncée; surface orangée. Peinture en noir lusiré: retouches rouges et blanches. Incisions soignées. Restaurations mentionnées ci-dessus. Haut. o.^iS.

(Inv. Campana doa . Trouvé en Etrurie et entré en 186). Vue d'ensemble dans notre pi. 83.

F 292. Petite Hydrie à tableaux et & yeox prophylactiques (même structure, épaule plate). — Même disposition. — A. Sur Tépaule, Hoplite accroupi en embuscade (Achille?;, entre deux grands yeux prophylactiques (rehauts rougest. Il est tourné à droite, tenant la lance basse, le bouclier dressé et appuyé en terre (casque à cimier bas rehaussé de rouge, himation dans le dos, tunique courte, rehaut rouge sur le bord du bouclier). — B. Sur la panse, Dispute du trépied entre Apollon et Hercule. A gauche, une petite figure ailée (Kère ? Niké?\ tenant une baguette ou une lance de la main droite, voltige en l'air, la tcte baissée (ailes recoquilléesà rehauts rouges, himation à rehaut rouge qu'elle soutient de la main gauche). Au centre, Apollon imberbe court vers la droite, la main

SALLE F

gauche élevée (bandelette incisée sur les cheveux ramenés en chignon sous le lien, chlamyde à rehauts, points rouges et croix incisées, jambes nues) ; de la main droite, il saisit par une des barres le trépied qu'Hercule emporte sous son bras droit, courant vers la droite et retournant la tête, la massue haute dans la main gauche (barbe rouge, la peau de lion rejetée en arrière de la tête, serrée sur le corps et nouée par devant, courte tunique rouge en dessous, repeints dans le bras droit et le corps).

Noir dans l'embouchure avec deux cercles rouges, sur le rebord avec un cercle rouge, sur le col sauf une zone claire contenant des; palraelles et des lotus allongés traversés au centre par une chaînette de petits cercles juxtaposés; noir sur le dessus des anses et tout le revers du vase; cercle louge à la base du col. Au-dessus de A, godrons noirs. Au-dessus de /}, un filet noir et pour le reste même encadrement que dans le précédent. Près de la base, zone c'aire avec arêtes rayonnantes. Cercle rouge h l'attache du pied noir avec cercle rouge sur la panse. Sous la base en grandes lettres

incisées, marque "7 ^3»

Terre jaunâtre pâle, surface peu orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges; pas de blanc visible. Cassures assez nombreuses et soigneusement dissimulées, sans repeints nuisibles. Haut. 0,34.

(Inv. N 2667). Donné par M. Antomarchi en 1^67. Provenance inconnue.

Vue d'ensemble d .ns notre pi. 83. Cf. Heydemann, Pariser Anliken^ p. 63, n» 80.

F 894. Hydrie à tableaux (épaule presque plate, dessus du pied concave, anses de côté rondes et horizontales, anse d'arrière peu débordante et accostée de deux saillies en forme de rivets). — Le devant du vase est décoré de trois sujets, un sur l'épaule, un sur la panse, le troisième dans une zone inférieure plus étroite. — Sur l'épaule: A. Départ da char de guerre. Il est vu de face, attelé de quatre chevaux inclinant symétriquement leurs têtes, ceux du centre l'un vers Tautre, ceux de volée en sens contraire. Au-dessus du char* on distingue les têtes des deux personnages qui le montent, un hoplite tenant deux lances (casque à très haut cimier qui entre dans la bande supérieure de godrons) et Técuyer armé de même (tête nue, tunique). De chaque côté du char est placé un groupe de deux personnages s'opposant de façon symétrique, un hoplite armé (casques à cimier bas ; à gauche cuirasse sur tunique courte à croix incisées, bouclier rond bordé de rouge, une seule lance la pointe basse ; à droite, bouclier rond avec épisème rouge en forme de dauphin, cnémides, deux lances dans la main droite) et une femme drapée (chairs blanches effacées; à gauche, tunique à gros points rouges, himation à rehauts rouges plié et jeté sur l'épaule gauche, main gauche levée; à droite, simple tunique serrée à la taille, restaurations dans le bas). — Sur la panse : B. Apothéose d'Hercule conduit dans l'Olympe sur le char d'Athéné. A gauche, la déesse tenant la lance (chairs blanches, casque à cimier très haut qui déborde sur le tableau précédent,égide à écailles et à serpents dressés, tunique couverte d'un réseau incisé de quadrillés et de petits cercles avec large bordure rouge) monte sur son char attelé de quatre chevaux et tient les rênes de la main gauche. Près d'elle, en arrière-plan et lui faisant face. Hercule tenant sa massue (barbe rouge, peau de lion coiffant la tête et serrée sur le corps par-dessus une tunique courte à bordure incisée, épée au côté, carquois dans le dos) s'apprête à monter à ses côtés. Au centre, en arrière-plan, Dionysos tenant une corne à boire (barbe rouge, grosse couronne de pampres noirs et rouges, tunique talaire), Apollon imberbe jouant de la lyre (couronnq incisée sur les cheveux, himation à rehauts rouges rejeté dans le dos et tunique talaire à longs plis incisés). Devant les chevaux (deux à crinière rouge, celui de devant avec harnais de poitrail rouge, autre harnais en denticules incisés, petit cercle de points incisés sur la croupe) marche Hermès, levant la main gauche et tenant un caducée à très longue hampe (barbe rouge, pétase, chlamyde sur tunique courte, ailettes recour-

bées par devant et fixées aux chevilles). — Dans la zone inférieure: C Chasse à la biche. Au centre, une biche s'affaisse, percée de trois javelots (col rouge). A gauche, accourent deux éphèbes armés de deux lances (tuniques courtes) sur des chevaux lancés au galop (crinières rouges). A droite, accourent deux autres éphèbes cavaliers, le premier dardant la lance (tunique courte, chlamyde flottant en arrière), l'autre tenant une lance et sautant à bas de son cheval (chlamyde).

Noir dans l'embouchure, le rebord, le col, le dessus des anses et le revers du vase. En haut de A, godrons noirs et rouges; un filet noir à droite, à gauche et en bas. De chaque côté de B^ en bande verticale, palmettes et lotus opposés deux à deux, traversés au centre par une chaînette de petits cercles juxtaposés; en bas, un fliet noir formant terrain. Sous le sujet C, zone noire avec trois cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes rayonnantes. Cercle rouge à l'attache du pied noir. Sous la base, marque incisée

en petits et fins caractères ^.

Terre jaunâtre un peu rosée, surface orangée. Peinture en beau noir lustré. Retouches blanches (efTacées) et rouges. Incisions soignées. Beau style. Bon état de conservation, malgré quelques recollages et restaurations peu importantes. Haut, avec l'anse, o,5o.

(Inv. Campana i25). Trouvé en Étrurie et entré en i8S3.

Détail des sujets A, B^ C, dans notre pi. 83.

F 296. Hydrie & tableaux (structure analogue). — Un sujet sur l'épaule et un sur la panse ; en dessous une petite bande étroite d'animaux. — A, Sur l'épaule Athéné en char et combats de guerriers. A gauche, un hoplite fuyant et retournant la tête (casque à haut cimier rehaussé de rouge, cuirasse sur tunique courte à rehauts rouges, épée suspendue à un baudrier blanc, cnémides rouges) se couvre d'un bouclier et darde la lance contre un hoplite qui le presse, marchant à grandes enjambées, la lance pointée de haut en bas, couvert d'un grand bouclier rond (casque à cimier bas et rehauts blancs effacés, chlamyde à rehauts rouges, tunique courte à bordure rouge et à rosace de pointillé blanc, bouclier à bordure rouge et épisème blanc effacé en forme de serpent). Au centre, sur un char à quatre chevaux qui se dirigent obliquement vers le spectateur (crinières et queues rouges) est debout Athéné tenant les rênes et la lance (chairs en blanc effacé, casque à haut cimier rehaussé de rouge qui déborde sur la zone d'ornements, égide à serpents dressés). A droite, devant les pieds des chevaux, est étendu par terre un hoplite qui se retourne encore pour darder la lance et qui se couvre de son bouclier (casque h cimier bas et rouge, chlamyde et tunique à rehauts rouges, épée au côté, gros points blancs effacés sur le bouclier) ; il est assailli par un hoplite qui marche vers la gauche, dardant la lance et se couvrant d'un bouclier (mêmes détails, pas de tunique). — B. Sur la panse Jeunes filles puisant Teau à la fontaine Callirhoé. La scène est divisée en deux compartiments par un mur (quadrillé noir et blanc effacé), couronné d'un entablement (triglyphes en blanc effacé), flanqué à gauche d'une tête de mulet et à droite d'une tête de lion, formant déversoirs pour l'eau. A gauche une jeune fille drapée, un coussinet posé sur la tête, a placé son hydrie sous le filet d'eau qui sort de la bouche du mulet (chairs blanches effacées, himation à rehauts rouges et croix incisées sur tunique à dessins géométriques incisés) ; elle a posé les pieds sur deux des cinq marches qui conduisent à la margelle de la fontaine et, tenant de la main gauche un rameau feuillu garni de gros fruits en forme de grenades (blanc effacé) qui se répand dans le champ, elle fait avec la main droite le geste de l'attacher comme parure au mascaron en tête de mulet. Derrière elle trois jeunes filles (chairs blanches effacées), ayant leurs liydries posées sur leur corussinet de tête, causent entre elles; la première respire une fleur et relève un pli de sa tunique (bandelette rouge sur les cheveux pendants, tunique serrée à la taille à rehauts rouges et croix incisées) ; la seconde élève la main pour soutenir son hydrie (mêmes détails) ; la troisième à gauche tient de la main gauche un rameau feuillu qui s'étend dans le champ (hydrie couchée sur le coussinet, cheveux relevés en chignon, hima-

lion à rehauts rouges enveloppant le bas de la tunique à croix incisées). A droite de la fontaine, quatre autres jeunes filles drapées (chairs blanches effacées) sont symétriquement placées : la première, répétant les gestes de Tautre, s'apprête à fixer au mufle de lion une 'couronne et un rameau feuillu qu'elle tient de la main gauche (mêmes détails). Derrière elle trois compagnes causent (mêmes détails avec peu de variantes; la seconde a un chignon relevé et pas de bandelette comme la troisième, elle tient de la main droite un rameau feuillu ; la dernière élève la main vers son hydrie couchée sur le coussinet ; cette figure déborde presque tout entière sur la bande verticale d'ornements). — C Dans la zone inférieure Animaux passant ; bouc affronté à une lionne tête de face (rehauts rouges), même motif répété (la lionne retournant la tête de face).

Même décor que dans le précédent. De chaque côté de B, en bande verticale, une guirlande de lierre entre filets noirs. De chaque côté de la bande d'animaux, une palmette portée par un pédoncule. En dessous, zone noire enlre quatre cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arôtes rayonnantes. Cercle rouge à l'attache du pied noir avec cercle rouge sur la tranche.

Terre jaunâtre un peu rosée, surracc orangée. Peinture en très beau noir lustré. Relouches rouges et retouches blanches (eflacées). Incisions soignées. Beau style. Bon état de conservation. Haut, avec l'anse, o,5o.

(Inv. MNC 18). Trouvé en Italie et acquis en 1881.

F 297. Hydrie & tableaux (col haut, anse peu débordante au-dessus de Tcmbouchurc et accostée de deux saillies, anses relevées, pied un peu concave à tranche haute). — Un sujet sur Tépaule et un sur la panse. — ^4. SurTépaulc Iris entre deux chars de guerre. Au centre, la déesse ailée (chairs blanches, ailes basses et rccoquillécs, tunique h rehauts rouges et petites rosaces de pointillé blanc) court vers la droite en retournant la tête. De chaque côté, un char de guerre attelé de quatre chevaux qui se présentent obliquement (crinières, queues et harnais de poitrail rouges), monté à gauche par un écuyer portant sur son dos un bouclier à double échancrure et tenant une lance (imberbe, tunique blanche, rehauts rouges et points blancs sur le bouclier), à droite par un guerrier tenant la lance et le bouclier rond (barbe et cheveux rouges, bouclier blanc avec épisème noir en forme de serpent). Dans le champ, audessus de la déesse, inscription en petites lettres noires : | O I ^ , (pour EPI$ , ''Ept;?). — B, Sur la panse Apollon sur son char, escorté par Artômis, Hermès et Léto. A gauche, le dieu imberbe monte sur son char (rehaut rouge sur le devant des cheveux, himation à rehauts rouges et rosaces de pointillé blanc sur tunique longue) ; il tient des deux mains les rênes des quatre chevaux (crinières, deux queues et deux harnais de poitrail en rouge, caisson du char rouge). En arricre-plan , Artémis, tournée du côté de son frère, lui tend la lyre (chairs blanches, bandelette rouge sur les cheveux, boucle d'oreille, collier, tunique à manches avec rehauts blancs, rehauts blancs et rouges sur les montants de la lyre d'où pendent le lien du plectre et la sacoche pour l'envelopper). Derrière Artémis, Hermès barbu marche vers la droite, retournant la tête et levant le bras droit (pétase blanc, chlamyde à rehauts rouges et rosaces de pointillé blanc, ailettes rouges fixées aux chevilles et recourbées en avant). Devant les chevaux se tient Léto drapée et voilée (chairs blanches, voile sur la tête avec rehauts rouges et rosaces de points blancs, tunique à points rouges ; son buste est complètement retourné vers la droite, les pieds et les jambes étant dirigés vers la gauche) ; de la main droite pendante, elle paraît tenir une fleur et avance la main gauche (qui déborde tout entière dans la bande d'ornements). Au-dessus de chaque personnage est peint son nom en petites lettres noires : APOUONO^ (rétrograde),

APTEMIAo$, HEPMoT, UEToV.

Noir dans l'emboucbure, clair sur le rebord extérieur ; noir sur le col, tout le revers du vase, l'anse d'arrière, les anses horizontales en

clair. En haut de A, godrons noirs et Glet noir de chaque côté. En haut de D, filel noir; sur les côtés, en bande verticale, palmeltcs noires accostées de points; en bas, bande de lolus reliés par des entrelacs. En dessous, zone noire avec quatre cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arôtes rayonnantes. Cercle noir â l'attache du pied noir avec cercle rouge.

Terre rosée assez foncée, surfaoe orangée. Peinture en beau noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions soignées. Beau style. Bon état de conservation. Haut, avec l'anse, o,47-

(Inv. CA 299). Ancienne collection de Wilte. Trouvé à Vulci. Légué au Musée en 1890 par M. le baron de Witte.

Vue d'ensemble dans notre pi. 84.

Publié par Lenormant et de Wilte, Élite des Monuments céramographiques^ II, pi. 5o; Gerhard, Aaserleaene Vatenbilder, pi. 30; S. Reinach, Répertoire des vases antiques^ II, p. 26. Cf. de Witte, Cabinet Durand, n" i4; Corp. inscr.grœcjliig; Kretschmer, Vaseninschriften^ p. 108; Heydemann, Pariser Antiken, p. 88, n* 5; E. Poltier, BulUlin des Musées, 1890, p. 107.

F 208. Hydrie à tableaux portant le nom de Nlkéaip-

poB (même structure avec trois clous en saillie sur le rebord intérieur, près de l'attache de Tanse). — Un sujet sur Tépaule et un sur la panse. — A. Sur Tépaule Départ da char de guerre et des fantassins. A gauche, guerrier armé d'une lance et d'un bouclier échancré (casque à cimier bas, tunique courte à croix incisées, serrée à la taille par une ceinture rouge, cnémides à rehauts rouges). Devant lui, un écuyer (imberbe et nu, cheveux rouges, draperie rouge jetée sur l'épaule droite) monte sur le char et tient les rênes des quatre chevaux (deux crinières et deux queues rouges, harnais de poitrail incisé). Devant les chevaux est assis sur un pliant un hommt' barbu, le haut du corps nu, tenant une longue baguette (barbe rouge, sein rouge, himation à rehauts rouges roulé autour des jambes). A droite, une femme drapée (chairs blanches, tunique à rehauts rouges et croix incisées, bandelette rouge sur les cheveux) converse avec un guerrier armé d'une lance et d'un bouclier (casque à haut cimier débordant sur les ornements, bouclier à boixiure rouge et épisème blanc en forme de trois croissants adossés à un point central, Cnémides àrehaut rouge . — B. Sur la panse Combat d'Hercule et de Triton. Au centre, le dieu marin, barbu, avec un corps de poisson couvert d'écaillés et une queue fourchue de scorpion (visage ix>uge, seins rouges, raie blanche soulignant le ventre, anneau rouge à la queue) penche l&tête et essaie avec ses deux mains de dénouer l'étreinte d'Hercule qui, à califourchon sur son dos, l'a entouré de ses deux mains fortement nouées et cherche à rétouffer fbarbe rouge, peau de lion sur la tête, retombant sur le corps pardessus une tunique courte rouge). A gauche, le vieux Nérée, barbu et drapé, regarde la scène, appuyé sur une haute canne (barbe et cheveux blancs, couronnés d'une guirlande rouge, himation à rehauts rouges et croix incisées, restauré dans le bas). A droite, Amphitritc dans une attitude symétrique, élevant la main droite (chairs blanches, guirlande rouge sur les cheveux, himation à rehauts rouges sur tunique décorée de dessins géométriques incisés, repeints dans le corps et les bras). Les noms des personnages sont peints en lettres noires : HEPAKUE^, /^EPEV$, AH*1TPITE, et au-dessus

le nom d'éphèbe HII<E5inO$ KAUO$, Nix6ai::(7:)oç xaXô?.

Noir dans Tembouchure, sur le rebord, le col, le dessus des anses, tout le revers du vase. Palmette rouge réservée h l'attache inférieure de la grande anse d'arrière. En haut de Tépaule, zone de godrons noirs et rouges. De chaque côté de A deux filets noirs. En hautdelf, un filet noir; sur les côtés, en bande verticale, entre filets noirs, palmettes au trait fin alternant avec des boulons delolns: en dessous bande de palmetles allernativement droites et renversées. En dessous zone noire avec quatre cercles rouges. Près de In base, zone claire avec arôtes rayonnantes. Cercle rouge à l'attache du pied noir.

Terre jaunâtre, assez foncée; surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions soignées. Beau style. Cassures nombreuses et quelques restaurations sans repeints nuisibles. Manque une anse horizontale. Haut, avec l'anse, o,555.

<lnv. N 33go; MN ^i). Ancienne collection Canino. Trouvé à Vulci vers 1828. Acquis en 1848.

Vue d'ensemble dans notre pi. 8^. Cf. de Witte, Notice d'une cotlection de vases, i843, n* 81; Klein, Liebl'mgsinschriften, p. 4i*

SALLE F

F 899. Hydrie à tableaux (col haut, anse débordante, accostée de deux saillies* à Taltache supérieure, anses de côté relevées, pied à base un peu concave et tranche haute). — Un sujet sur Fépaule et un sur la panse. — A, Sur Tépaule Exploits d'Hercule (on de Tbéeée?). A gauche, un héros imberbe, un carquois dans le dos, Tépée au côté, une massue dans la main droile (tunique courte à rehaut rouge), se penche et saisit de la main gauche un sanglier qui fond sur lui et tombe sur les genoux (sanglier d'Érymanthe ou laie de Crommyon). A droite, le même éphèbe (rehaut rouge sur les cheveux), armé de même, mais tenant un lasso au lieu de la massue, avance la main droite pour saisir un taureau qui fuit à droite (taureau de Crète ou taureau de Marathon). Au centre, A théné et Hermès sont assis Tun en face de Taulre sur des sièges en cubes hauts, Athéné à gauche, portant la lance et levant la main gauche (casque à haut cimier qui déborde sur les ornements, himation sur tunique), Hermèsà droite, penché et étendant la main droite, tenant de la main gauche un long caducée (pétase, chlamyde à rehaut rouge, ailettes aux pieds recourbées en avant). — B. Ajaz et Achille tirant an sort en présence d' Athéné. Au centre, Athéné debout devant un autel à un degré, retournant la tête vers la gauche, tenant la lance et levant la main gauche (chairs blanches effacées, casque h haut cimier qui déborde sur le sujet précédent, bandelette rouge autour de la coiffe, égide à écailles et serpents dressés sur une tunique à rehauts rouges). Ajax et Achille sont assis de chaque côté sur un siège en cube haut ; chacun d'eux porte deux lances et tient un bouclier rond à bordure rouge (casque de gauche à cimier bas et rehaut rouge, cuirasse sur tunique courte à rehauts rouges, épée au côté, cnémidcs ; casque de droite k cimier haut, épée au côté, cnémides, épisème du bouclier en forme de serpent blanc). De chaque côté, un guerrier se tient debout, représentant la troupe des Grecs (casque à cimier bas, lance, cnémides, bouclier rond).

Noir dans l'embouchure, sur le rebord, le col, le dessus des anses, le revers du vase. En haut de A, bande de godrons noirs et rouges et un filet noir de chaque cdlë. En haut de B, un filet noir; sur les côtés, en bande verticale, guirlande de lierre entre filets noirs; en bas, une zone de palmettes inscrites dans un cœur et accostées de petites feuilles noires. En dessous, zone noire avec trois cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes rayonnantes. Cercle rouge sur anneau saillant à l'attache du pied noir. Sous la base, en grandes lettres incisées, à'/\ f et dans l'autre sens /\^\ R»

Terre rosée; surface faiblement orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et retouches blanches (effacées). Incisions assez rapides. Quelques réparations aux anses et nu col. Bon état de conservation. Haut, avec l'anse, o,48.

(Inv. Campana 129). Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble dans notre pi. 84-

F 301 . Hydrie & tableaux (même structure). — Même disposition. — A, Sur répaule Combat d'Hercule contre Kyknos. Au centre, Hercule barbu (peau de lion sur la tête, nouée par devant et retombant sur une tunique courte) tient sur le bras gauche un bouclier échancré (armature intérieure en blanc) et darde de la main droite une énorme lance qu il dirige contre Kyknos fuyant, tombé par terre et retournant la tête (costume d'hoplite, casque à haut cimier, cuirasse sur tunique courte à points rouges, baudrier blanc) ; il tient encore sa lance et son bouclier rond (armature interne en blanc). Devant Hercule et se retournant vers lui comme pour Tencourager, marche Zeus (?) barbu, demi-nu, une chlamyde jetée sur les épaules, tenant une lance et élevant la main gauche (bandelette rouge sur les cheveux, rehaut rouge sur la chlamyde). Derrière Kyknos tombé vient Ares, la lance haute, couvert d'un bouclier rond (casque à cimier bas, cuirasse sur tunique courte, épée au côté, épisème en serpent blanc sur le bouclier à bordure rouge). A gauche, derrière Hercule, s'avance Athéné dardant la lance et portant un bouclier rond vu de profil (chairs blanches, casque à cimier haut qui déborde sur les ornements, tunique à gros points rouges, points blancs sur le bouclier) ; derrière Athéné se tient debout Hermès barbu, levant la main

gauche (pétase, chlamyde à rehauts rouges, ailettes aux pieds recourbées en avant, pas de caducée indiqué). — B, Sur la panse Pelée enlevant Thétis. Au centre, Pelée sous les traits d^un éphèbe (tête ceinte d'une guirlande incisée, peau de bête tachetée de points blancs ou rouges, de petites rosaces en pointillé blanc et de croix incisées, par-dessus une tunique courte à rehauts rouges) a saisi à bras-le-corps la déesse Bt cherche à l'emporter. Celle-ci lève la main droite et penche la tête vers la gauche (chairs blanches, bandelette rouge sur les cheveux, tunique longue à rehaut rouge) ; du sommet de sa tête sortent des flammes (indiquées en coups de pinceau de noir délayé) ; sur son épaule gauche est grimpé un lion, qui la défend en essayant de mordre la tête de Pelée. A droite, deux Néréides s'enfuient, retournant la tête, Tune avec les deux bras levés (chairs blanches, rameaux noirs Gxés dans la chevelure, tuniques à rehauts rouges). A gauche, deux autres Néréides, l'une fuyant et retournant la tête, un bras levé (mêmes détails, tunique à points rouges et petites rosaces de pointillé blanc), l'autre faisant face et levant les deux mains en signe d'étonnement (mêmes détails, himation à rehauts rouges et petites rosaces pointillées sur tunique à points rouges et mêmes rosaces). Près du groupe central inscription peinte en petites lettres noires : 0ETI5 KAUE.

Même décor que dans le précédent. Sous la base, marque en grandes lettres inrisées t/ ] ' et \.

Même technique. Bon style avec une exécution assez rapide. Bon étal de conservation. Haut, avec l'anse, o,52.

(Inv. N 3i68; MN i53a). Ancienne collection Canino. Trouvé à Vulci vers i83o. Acquis en i85a.

Vue d'ensemble dans notre pi. 84. Le sujet A publié par Lenormant et de Witte, Èlilt céramographiqae, I, pi. a (où le sujet est expliqué comme une Gigantomachie). Cf. de Witte, Description de vases de VÉlrarie, 1887, n» i33; Heydemann, Pariser Aniiken, p. 49, n* 3o.

F 311. Cratère & oreillettes, avec yeux prophylactiques (oreillettes plates portées par des anses verticales rondes, col très bas, pied à double gradin). — Un sujet sur chaque côté du vase. Deux grands yeux prophylactiques (rehaut blanc, point central rouge) séparent les deux sujets. — A. Anodes de Dionysos et de Koré. Au centre, deux grands bustes se profilant Tun sur Tautre sortent de terre, le buste d*homme derrière celui de la femme (rehaut rouge sur la barbe du dieu, guirlande de lierre rouge sur les cheveux ; chairs blanches sur le visage de la femme, guirlande de pointillé rouge sur les cheveux, boucle d'oreille en anneau, collier en points noirs) ; au-dessus d'eux s'épanouit dans le champ un bouquet de rameaux feuillus. De chaque côté, un Silène nu et une Ménade drapée tenant des crotales dansent en regardant cette apparition (rehaut rouge sur la barbe et les cheveux des Silènes; chairs blanches, guirlande incisée sur les cheveux, tunique à points rouges chez les Ménades). — B. Ariane OU Ménade sur le mnlet de Dionysos. Au centre, une femme drapée (chairs blanches, bandelette en points rouges sur les cheveux, tunique courte laissant les jambes nues) est à cheval sur un mulet ithyphallique (rehaut rouge sur la crinière) et tient de la main droite un bouquet de rameaux feuillus qui se répandent dans le champ et d'où pendejit trois grappes. A gauche, derrière le mulet, marche courbé un Silène nu, portant sur son dos une outre pleine, et levant la main gauche (rehaut rouge sur barbe, cheveux et queue de cheval). A droite, une Ménade précède le mulet en retournant la tête (chairs blanches eiTacées, bandelette à points rouges, tunique à points rouges) .

Noir dans l'intérieur avec un cercle rouge. Sur le plat du rebord, boutons de lotus reliés par des entrelacs; sur le plat des oreillettes, grande palmette accostée de deux volutes. Sur le rebord extérieur, guirlande de lierre. Noir sur les anses. Sur le col, au-dessus de A, bande de palmettes alternativement droites et renversées; le c%\ est noir au-dessus de B. Sur le haut de l'épaule, godrons noirs. Chaque sujet entre deux filets noirs. En dessous, zone noire avec trois cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes rayon-

lure du fond. Très nombreux recollages et restaurations. Haut o,og.

Diani. 0,22 ; avec les anses 0,28. (Inv. Campana i63a). Trouvé en Etruric et entré en i8G3. Détail du sujet A dans notre pi. 89. Cf. Cataloghi Campana^ série IV,

n*> 66^; Klein, Meislersignataren^ p. 114, n« 1 (calque dans VApparalas

de l'Institut allemand à Rome).

G li>. Coupe signée par Chélis (vasque assez profonde, anses solides et relevées du bout, pied fort à base large). — Un sujet dans l'intérieur et un sur chaque revers. — Int. A. Éphèbe s'exerçant avec des haltères. Il est nu, tourné vers la droite et, le corps penché en avant, il soulève une haltère de chaque main (chevelure à contour réservé). Dans le champ, la siji^ature en lettres rouges cfTacées : -|- , . |$ PPOIESU/^, X[iX]'.ç £roU9£v. — Revers B, Six éphèbes s'exerçant dans la palestre. Ils sont répartis en trois groupes. 1° Le disque. Un éphèbe nu, la jambe gauche on avant, soulève à deux mains son disque; devant lui un autre éphèbe nu marche vers la droite, retournant la tète, le bras gauche étendu. 2® La lutte. Deux éphèbes nus, penchés l'un vers l'autre, leurs tètes se touchant, s'empoignent par les bras. 3° Le javelot. Un éphèbe nu marche vers la droite, le bras gauche levé ; un autre marche dans le même .sens, retournant la tête et mesurant avec la main la hampe d'un javelot pour déterminer le point de prise (tous ont une .chevelure à contour réservé, ceinte d'une bandelette rouge ou d'une couronne de feuillages rouges). — C. Apprêts de la course à cheval. Deux éphèbes nus font sortir trois chevaux. A gauche, en avant, marche un cheval (harnais de tête, pas de rênes visibles) ; il est suivi d'un éphèbe nu qui étend le bras droit comme s'il tenait la longe du cheval. De la main gauche placée en arrière il tient la longe (en rouge effacé) d'un second cheval cjui le suit (même harnais et rênes flottant sur le col). A droite suit un second éphèbe nu avec chlamyde dans le dos (partie supérieure entièrement refaite, jambes antiques), précédant un troisième cheval qui piaffe (harnais, rênes rouges, restaurations dans le corps et la queue). — Sous chaque anse un Dauphin nageant à gauche.

Le noir comme dans les précédents. Un cercle rouge réservé encadrant l'intérieur, un sur le rebord, un sous les sujets des revers. Rien à l'attache du pied noir; filet saillant sur le plat avec tranche en clair. Le dessous de la base en noir.

Terre un peu rosée, surface rougcdlre assez claire. Dessin au trait en beau noir lustré. Retouches rouges sobres. Beaucoup de morceaux recollés, sans restaurations importantes, sauf le personnage refait en D. Haut. o,i4- Diam. o,35; avec les anses o,/,5.

(Inv. N 33o3; MN i5o). Anciennes collections Canino, Dubois. Trouvé à Vulci et acquis en i^od.

Détail de A dans notre pi. 89; de li dans notre pi. 90. Cf Klein, Meislersignaturen^ p. 117, n* 4-

G IG. Fragment de Gonpe, portant le nom d^Hipparch08 (morceau d'un vase analogue aux précédents; une partie de l'intérieur et Tanse droite sont conservées). — Dans l'intérieur Éphèbe nu. Le dos est vu de trois ((uarts, le corps penché en avant et la tête relevée en arrière (chevelure à contour incisé). Dans le champ l'inscription peinte en lettres rouges : ..PAP + O^KAUO., ["Ir.lr.apyoiTiaXôlç].

Intérieur noir. Autour du sujet central un cercle rouge réservé.

Noir sur une partie de l'anse. Aux revers, traces d'un rinceau près

de l'attache de l'anse; en-dessous des sujets il y avait un cercle

rouge réservé.

Terre claire et rosée; surface de môme ton. Dessin au trait noir

lustré. Emploi du rouge et de l'incision. Un seul fragment sans

recollages. Long. ma.t. 0,20.

(Inv. Frag. Campana 27). Recueilli dans les fragments de l'ancienne

collection Campana. Linlré en i8(>3.

Publié dans notre pi. 90.

G 17. Grande Coupe portant le nom de Memnon

(vasque assez profonde, anses solides et un peu courtes, relevées du bout, pied court et fort à base large un peu concave). — Un sujet dans l'intérieur et un sur cha(iuc revers. — Int. A, Éphèbe portant une cithare. Il est nu et marche rapidement

vers la droite, retournant la tête (chevelure h contour incisé, ceinte d'une couronne de feuillages rouges, musculature très étudiée sur la poitrine) ; delà main droite abaissée il porte une cithare à sept cordes (la caisse de l'instrument refaite; et de la main gauche un bout de draperie qui doit être letui de la cithare (bras droit, main gauche, le bas des deux jambes et une partie de la draperie restaurés). — Revers B. Hercule apportant à Eurysthée le sanglier d'Érymanthe. Au centre un grand pithos enfoncé en terre d*où sort la tcte d'EurysLhée barbu, les deux bras levés en l'air (feuillages rouges sur les cheveux, le haut de la coiffure et une partie des bras restaurés). A gauche. Hercule barbu, nu (couronne de feuillages rouges, quelques endroits restaurés dans le corps et la jambe gauche), pose le pied gauche sur le rebord de la jarre et fait mine d'y jeter le sanglier qu'il porte renversé sur son dos, les pattes en l'air. Derrière lui Athéné drapée, tenant la lance, tournée vers la gauche, se retourne vers le héros et tend vers lui la main gauche comme pour l'aider (tête cas(iuée et partie supérieure refaites, cheveux pendants, himation par-dessus longue tunique, repeints dans le bras droit et la main gauche;. A droite, derrière le pithos, la mère d'Eurysthée, Kalliphobé. tournée vers la di*oite, se retourne et étend la main droite (restaurée) comme pour supplier, la main gauche portée à ses cheveux en signe de désespoir (chevelure éparse à contour incisé, ceinte d'un lien rouge, grande tunique ionienne bouffiint sur la ceinture, himation rejeté en'écharpe sur les deux bras). Derrière elle le père d'EurysIhée, Sthénélos, s'avance sous les traits d'un homme âgé, barbu et chauve ; il tient une canne de la main gauche et porte la main droite à sa tête (himation lai.ssant l'épaule droite nue, quelques parties restaurées dans le corps). Les noms de tous les personnages sont peints dans le champ en lettres rouges : AOEHAI , HEPA. UE5, EPV.OVf (rétrograde), KAHOoBE, STENEUO^. - C. Départ d'Ulysse sur son char. Il est en hoplite (visage et bord du bouclier restaurés, casque à cimier bas, lance la pointe en bas, bouclier rond portant le triskèle en épisème, tunique courte, cnémides) et, debout sur son char à quatre chevaux, il tient delà main droite les rênes de l'attelage. Le char est tourné vers la gauche ; les deux chevaux d'arrièreplan relèvent la tête. Devant eux se tient debout Hermès barbu (pélase restauré, chlamyde rejetée dans le dos et nouée sous le cou, endromides avec ailettes recourbées par devant), la main gauche avancée comme pour les retenir ou les empêcher de partir, tenant le caducée auquel est suspendue une bandelette à franges (restaurée). Dans le champ, en lettres rouges, les noms des personnages : OUVTEV^ , H EM . . (sic; (rétrograde), et le nom d'éphèbe f/ EM . . Hl<A . . . MéixSovj xa,Aoç|.

Le noir comme dans les précédents. Un cercle rouge réservé (repeint et mal refait) encadrant le sujet intérieur, un sur le rebord. Sous chaque anse, une palmette d'où parlent de longs pédoncules, supportant à leur extrémité une palmette superposée à un bouton de lotus qui forment l'encadrement des sujets du revers. Sous les sujets une grecque noire entre doux cercles sur une bande rouge réservée. Rien ù l'attache du pied noir avec filet saillant. Sous la base, zone claire et zone noire pénétrant dans la cavité intérieure du pied.

Même techniqlfr. Emploi de l'incision pour séparer quelques chevelures du fond. Traces de l'esquisse. Nombreux recollages et restaurations, qui n'ont pas altéré les parties essentielles, sauf en A qui a le plus souffert. Dans le bouclier d'Clyssc se voit une pointe de clou oxydé qui parait correspondre à une restauration antique. Haut. o,i65. Diam. o.435;-avec les anses o,53. Les dimensions inusitées de ce vase en font une des plus grandes coupes connues.

(Inv. Campana 96S1. Trouvé en Étrurie et entré en i863.

publié par O. Benndorf, Wiener VorlegebUltier, 1K90-91, pi. 10. Cf. Cataloghi Campana, série I, n» i3.'i; Klein, Meislersignaluren^ p. 128, n» 19; Lieblingsinschriflen, p. 5S, n» 2^1 ; Eaphronios^ 7* éd., p. g6 (coupe attribuée à la fabrique de Chachrylion).

G 18. Coupe portant les noms de Memnon et de Kinéas (même structure, avec pied plat). — Un sujet dans Tintérieur et un sur chaque revers. — Int. A. Joueuse de crotales.

SALLE G

Femme marchant vers la droite (tele restaurée, couronne de feuillages rouges sur chevelure à contour réservé, tunique à manches ioniennes, serrée à la taille par une ceinture à pointillé et semée de cpielques gros ornements en forme de denticules noirs, fortes restaurations dans la draperie), se retournant en arrière, les bras écartés, et tenant de chaque main une crotale (bras droit et crotale gauche restaurés). Dans le champ inscription circulaire peinte en lettres rouges : , EM H O H KAU05, L^I]éav':.v xaÀo;. — Rev. B. TroUos tué par Achille et défendu par Énée. Le jeune fils de Priam, sous les traits d'un éphèbe casqué (corps nu), tenant un bouclier rond sur le bras gauche (épisème en fleuron ?j, est tombé sur le genou gauche et tire son épée du fourreau ; il est déjfi frappé de deux coups de lance et le sang coule des blessures à la poitrine (filets rouges). Devant lui, à gauche, Achille (tête cascpiée restaurée, tunique courte, bouclier à cercle rouge refait) tient à la main droite (bras restauré) une lance qu'il enfonce dans le corps du jeune homme. A droite, derrière Troïlos, le Troyen Knée accourt ; il est vùtu en hoplite et brandit une lance de la main droite (cas({ue à cimier bas couvrant tout le visage, cuirasse sur tunique courte, cnémides, bouclier rond avec épisème en serpent). Inspription en lettres rouges dans le champ: TPOIUO$' c" haut près du bord AINE^ (rétrograde) et KAU05.; entre les jambes d'Achille ..U05^ [y.a^,).oç. — Hev. C. Le char de Troïlos. Il est conduit par l'écuver Autoboulos, debout, tenant les rênes et l'aiguillon ;cuirasse sur longue tunique ta la ire, couronne de feuillages rouges sur chevelure à contour incisé). Les quatre chevaux galopent vers la gauche (rênes rouges, deux queues rouges). Dans le champ, en lettres rouges AVTOBOVUOÎ (rétrograde), et devant les chevaux KINEA. (rétrograde) KAUO^ (rétrograde), Ktv£a[ç] xaÀoç.

Le noir comme dans les précédents. Vn cercle rouj?c réservé (repeint) autour du sujet intérieur, un sur le rebord. Sous chaque anse un bouton de lotus couché, porté par un pédoncule qui, ù gauche, se termine en palmette épanouie ; à droite même pal mette au bout d'un pédoncule. Ces palmettes Torment l'encadrement des revers. Sous les sujets des revers un cercle rouge réservé. Sur le plat du pied un filet saillant et un cercle rouge réservé. Sous la , base zone noire.

Même technique. Emploi de l'incision dans une chevelure. On ne voit pas les traces de l'esquisse. Recollages et restaurations, dont le sujet A surtout a soulTert. Haut. o,ii5. Diam. o,33; avec leâ anses 0.41 •

(Inv. Campana i025). Trouvé en Élrurie et entré en i863.

Les sujets des revers publiés par O. Jahn, Telephos and TroiloSy pi. 2; Schreiber, Monamenli Inst.^ X, pi. 22, n* 2; Annaliy 1875, p. Kjfî et suiv : S. Reinach, Béperloire des Vases^ I, p. 203. Cf. Calaloghi Campana, série IV, n» 607; Klein, Meislersignaturen, p. 122, n« i5; Lie.blingsinschriflenj p. 59, n" 27.

G 20. Fragment de Coupe portant le nom de Memnon

(morceau de vasque). — Le sujet intérieur est seul conservé en partie. — Ephèbe nu courant. Il court rapidement vers la droite, vu de dos et de trois (|uarts, la tête retournée en arrière, portant sur son bras gauche son manteau, tenant de la main droite abaissée des crotales (couronne rouge sur cheveux à contour réservé, le bas des jambes et le bras gauche disparus). Dans le champ restes de l'inscription circulaire, peinte en lettres rouges . . . HOH l^^^H-j ^^^ [xaXo;].

Intérieur noir. Cercle rouge réser\'é autour du sujet central. Le reste

du décor disparu.

Même technique. Pas d'incision. Style rapide. Un seul fragment sans

recollages. Long. max. o.wj.

(Inv. Frag. Campana 76). Recueilli dans les fragments de la collection

Campana. Entré en i863.

Publié dans notre pi. 90.

G 84. Coupe portant le nom de Léagros (vasque peu profonde, anses disparues, pied court et mince à base plate). — Un sujet dansl 'intérieur et un sur chaque revers. — Int. A, Silène couché. Il est nu, ithyphallique, étendu sur un lit de banquet et tourné à gauche, tenant de la main gauche une corne à boire et de Tautre main étendue une phiale (longue

barbe, chevelure éparse à contour incisé, ceinte d'une bandelette rouge) ; sa jambe gauche est repliée sous lui (le raccourci du pied vu pai^dessous est h remarquer). Sous le lit de banquet passe le bout de sa queue de cheval ; derrière lui un coussin sur lequel il s'appuie. Dans le champ inscription en lettres rouges UEAAPO^ (rétrograde), Aéttypoç. — Revers li et C. Scènes de combats. Ils sont tous deux endommagés et ont disparu en partie. On distingue d'un côté un guerrier nu qui tombe en arrière, tenant son épée nue de la main droite, le bras gauche passé dans Tarmature de son bouclier, pressé de chaque côté par un autre guerrier (corps nu avec draperie en ceinture, 5 gauche lance et bouclier, à droite bouclier ayant un épisème en serpent) ; derrière le guerrier blessé on voit deux jambes qui paraissent appartenir à un autre personnage d'arrière-plan. De l'autre côté, scène analogue, guerrier tombé (bouclier avec épisème en serpent), tirant son épée du fourreau, entre deux guerriers (lances, draperies autour du corps), celui de droite suivi par un autre combattant (archer?).

Même technique de noir. Le sujet intérieur est encadré par deux cercles rouges réservés. Pas de cercles sur le rebord. Un cerch" rouge réservé sous les sujets des revers. Les anses manquent, mais on volt qu'aucun ornement ne séparait les deux scènes de combats qui se touchent. Filet saillant et cercle réservé rouge sur le plat du pied. Sous la base un cercle noir.

Même technique. Emploi de l'incision dans une chevelure. Traces de l'esquisse. Fragments de vase recollés et complétés avec du plâtre. Parties endommagéi^s dans le sujet intérieur. Grande partie des revers absente. Haut. 0,095. Diam. 0,225.

(Inv. Frag. Campana 16).. Recueilli dans les fragments de la collection Campana. Troui'é en Étrurle et entré en 186 1.

Publié par Harlwig, Meialcrschalen, p. 94 et 92, fig. i3 a et i3 6 (qui serait tenté de l'attribuer à Pamphaios). Cf. E. Pottier, Gazelle archéologique^ 1888, p. 178 ; Klein, Lieblingsinschriften, p. 78, n" 2G.

G 2iS. Coupe portant le nom de Léagros (vasque peu profonde, anses courtes et carrées du bout, pied court et minet* avec base plate et large). — Un sujet dans l'intérieur et un sur chaque revers. — Int. A. Homme vomissant. Il est tourné à droite, le corps nu avec un himation jeté sur l'épaule gauche et soutenu par la main gauche, les pieds chaussés des cothurnes en forme de babouches (front un peu dégarni, couronne de feuillages rouges sur une chevelure courte à contoui' réservé, moustache grêle, légers favoris et barbiche pointue ; il est penché, s'appuyant de la main gauche sur une canne, le bras droit étendu, et il vomit par terre ^filets rouges sortant de la bouche ouverte). A ses pieds, en arrière-plan, son chien flaire le sol. Dans. le champ est suspendu l'étui en peau tigrée dans lequel on mettait les flûtes. — Revers B. Trois hoplites en embuscade. Ils sont imberbes, placés à la fîle, tournés à gauche et accroupis, un genou plié, dans l'attitude de la défensive; chacun d'eux se couvre d'un bouclier rond et lient une lance en arrêt (casques à cimier bas, corps nu, draperie roulée autour des reins, le dos vu de trois quarts, un épisème noir opaque de bouclier en bucrane, le second en scorpion, le troisième en trépied). Dans le champ, en lettres rouges : UCAPPO^ K AU05 Aéaypoç -AaXôç. — C. Même sujet. Les poses sont un peu dilTérentes ; les deux premiers tiennent leur lance à poignée avec les doigts en dessus ; le soldat du milieu est barbu ; tous trois ont des cnémides; épisèmes des boucliers en arrièretrain de lion, en oiseau volant, en bucrane (silhouettes noires opaques). Dans le champ, en lettres rouges: UEA.I^O^, AéaWVso;.

Même application du noir. Deux cercles ronges réservés autour du sujet intérieur (qui n'est pas placé dans l'axe des anses); deux sous les sujets des revers. Filet saillant et cercle rouge réservé sur le plat de la base. Large zone noire sous la base.

Même technique. Pas d'incision. Traces de l'esquisse. Plusieurs morceaux recolles, sans restaurations nuisibles. Haut. 0,075. Diam. 0.24 '• avec les anses o,3i.

(Inv. CA liH\). Trouvé en Etrurie, à Chiusi. Ancienne collection van Branteghem. Acquis en 1892.

Publié par Froehner, Catalogue de la CoUecUon van Branteghem, n» .54, pi. 17 et 18; Hartwig, Meislerschalen, pi. 9, p. io4 (qui l'attribue à Euphronios); Klein, Lieblingsinschriften, p. 77-78, n» 24, flg. 16 et 17.

G 20. Fragment de Coupe portant le nom de Léagros

(morceau de la vasque). — Il y avait un sujet dans Tintérieur et un sur chaque revers. — Int. -A. On ne voit plus que le pied d un personnage. — Rev. B, Guerrier conduisant deux chevaux. Coiffé du bonnet de peau de renard appelé alopékis, un homme barbu conduit deux chevaux, dont Tun marche devant lui, l'autre derrière. Il tient de la main droite une lance, en même temps que la longe (en rouge) du premier cheval ; il se retourne vers le second, tirant de la main gauche basse une longe pareille (en rouge). Il a le corps nu, mais il porte dans le dos le grand manteau des cavaliers (bordures etdenticules noirs) et il est chaussé d'endromides à revers. Du premier cheval on ne voit que Farrière-train; du second que Tavanttrain. En arrière-plan, derrière le premier, on aperçoit le haut d'une colonnette (chapiteau ionique), indiquant Tintérieur d'un bâtiment. Dans le champ, inscription en lettres rouges : UEAAR05 KAU05 , Aiaypo; xaXdç. — Rien du revers C.

Intérieur noir, cercle ronge réservé près du rebord. Autour du sujet central grecque noire, entre deux cerclesen rouge réservé. Sous les revers on voit les traces de deux cercles en rouge réservé.

Terre rosée, surface rougeàlre. Dessin au trait noir lustré. Retouches rouges. Traces de l'esquisse. Bon style, apparenté à l'époque d'Euphronius. Un fragment sans recrJlages. Long. max. 0,16.

(Inv. Fragm. Campana 38). Recueilli dans les fragments de l'ancienne collection Campana. Entré en i863.

Détail de B dans notre pi. go.

G 27. Fragment de Coupe portant le nom de Léagros

(morceau de la vasque). — Il ne reste que la partie supérieure d'un des revers. — Éphèbe drapé. Il est vu de dos et de trois quarts (grosse couronne de feuillages rouges sur ses cheveux h contour incisé), la jambe et le bras gauche enveloppés dans rhimation, le côté droit dégagé et le bras tendu en avant (la main et les jambes manquent). Dans le champ l'inscription en lettres rouges UEAARO., AlaYpo[ç].

On ne peut pas juger du décor. Il n'y avait pas de cercle rouge près du rebord intérieur. Fond en beau lustré noir. Dessin au trait noir lustré. Retouches rouges. Emploi de l'incision dans la chevelure. Style rapide et assez avancé, voisin de l'époque d'Euphronios. Un seul fragment sans recollages. Long. max. o,o8j.

(Inv. Fragm. Campana a6). Même provenance.

Publié dans notre pi. 90.

G 30. Amphore portant le nom de Téphèbe Léagros

f panse élancée, anses cordées, pied pointu incomplet). — Un sujet sur chaque côté du col. — A. Éphébe couché, jouant de la cithare. Il est étendu sur un lit do banquet, les jambes relevées et cachées sous une draperie, le dos appuyé sur deux coussins (décor à bandes opaques, zigzags et points), tourné vers la gauche et la tête un peu levée (couronne à grosses touffes rouges, chevelure à contour incisé, courts favoris, pointillé autour du sein). La main droite tenant le plectre est invisible; de la main gauche il toucha les cordes de la cithare (sept cordes en relief noir sur le noir du fond, ornements noirs indiquant l'écaillc de tortue). Dans le champ, en lettres rouges, UEAAP05 KAUO^ (rétrograde), Acayco; xaÀoç, et autour de la tête MAMEKAPOTEO , [Aâ(o)a£xa(') noTio,que M. Studniczka considère comme le début d'une poésie de Sapho : xai ;:oOi{a> xai [jiào;xai. — B, Éphèbe couché, jouant au kottahos. Il est étendu comme Tautre, mais se retourne vers la droite, le coude gauche appuyé sur un coussin et lient une coupe de la main droite étendue, l'index passé dans l'anse du vase, dans Tattitude du joueur de kottahos; la jambe droite relevée est cachée sous la draperie, l'autre est sortie et se montre nue en raccourci (mêmes détails de la tête). Dans le champ, en lettres rouges, PAI^ (rétrograde) UEAAPo^ KAU05, îï^^S AéaYpo; xaXoç.

Noir dans l'embouchure, le plot du rebord clair. Sur le rebord cxté* rieur guirlande de lierre noir. En haut et en bas du col, filet saillant réservé en clair. Tout le reste du vase et les anses en noir. Ln base pointue est réservée en clair et percée de quatre trous qui

paraissent antiques et qui pouvaient fixer le vase sur un support disparu.

Terre rosée; surface rougeâtre. Dessin au trait en beau noir lustré. Retouches rouges sobres. Emploi de l'incision ponr les chevelures. Indications de la musculature en noir jauni. Traces de l'esquisse. Slyle fin et soigné. Nombreux morceaux recollés ; pas de restaurations dans les figures. Haut. 0.47.

(Inv. LP 2595; N 3298). Trouvé à Vulci vers 1829. Anciennes collections Canino, Dubois. Acquis entre 1843 et 1647.

Vue d'ensemble (côté il) et détail de B dans notre pi. go. Cf. de Witle, Notice dane colleclhn de vases, i8V3, p. i3, n* 5o; E. Poltier, Gazelle archéologique^ 1888, p. 173: Studniczka, Jahrbuch Inst., II, p. 162; P. Girard, L'éducation athénienne^ p. 149, note 3; Klein, Meislenlgnaturen, p. i33, n* 17; Lieblingsinschriften^ p. 80. n* 4i>

G 33. Grand Cratère signé par Eaxithéos et portant le nom de Léagros (forme en cloche, anses basses et relevées, large pied à deux degrés). — Un sujet sur chaque côté de la panse (un seul avec des parties antiques et tout le reste restauré). — A. Trois Ménades entre denz Silènes. Une seule Ménade, à droite, est complète, marchant vers la droite, retournant la tête et le buste vers la gauche ; le bras droit élevé (restauré) tient des crotales (antiques) ; la main gauche abaissée porte un thyrse è petits feuillages rouges (bandelette en rouge réservé avec denticules noirs sur la chevelure à contour et à mèches incisées, boucle d'oreille, himation à bordure de denticules noirs par-dessus une longue tunique à manches ioniennes, restaurations dans la draperie). Une Ménade la suit dans un costume semblable (tête et haut du corps refaits], tenant de la main droite un canthare (noir opaque et guirlande de lierre en rouge), de la main gauche un cep de vigne dont les pampres et les grosses grappes (pointillé noir en relier s'étendent au-dessus des personnages. La troisième Ménade (tête et haut du corps refaits, même costume) marche à gauche et se retourne vers la droite, tenant de la main gauche des crotales, de la droite un thyrse (feuillages rouges). A gauche du tableau s'avance un Silène à queue de cheval, barbu et nu (tête, haut du corps et* les deux bras élevés refaits). A droite un autre Silène semblable, nu et ithyphalliquc, s'éloigne, retournant la tête et portant sur son épaule gauche une outre de vin (couronne de feuillages rouges sur chevelure longue à contour incisé). Dans le champ, entre ses jambes, inscription peinte en lettres rouges : U . . f" PO^ K AUO^ (rétrograde 1, A[la]Ypo; xaXoç. Près de lui PEoN (rétrograde). Près du Silène de gauche la signature d'artiste . . . .OEo$ . . OlE$EN . [ECÇQOeo; [ÊnJoUaîv. — B, Tout ce revers, imaginé d'après un sujet analogue, une Ménade jouant de la lyre et accompagnée de trois Silènes, est entièrement moderne.

Noir dons l'intérieur avec deux cercles rouges (refaits), le rebord noir. Sur le rebord extérieur, zone de palmettes et d'ornements en cœur couchés (en p^rande partie restaurée). Au-dessus d'une anse séparant les deux sujets, une grande palmette opposée à une petite, accostée de quatre pédoncules terminés en volutes (un seul à droite terminé par une grande palmette placée obliquement). Le même motif du côté opposé est régularisé et refait par une main moderne. Sous le sujet A, bande de palmettes et de lotus opposés deux à deux, reliés au centre par des enroulements de pédoncules (motif d'un très beau style). Sous le sujet B^ bande de grandes palmettes couchées et encadrées par un enroulement en cœur (plusieurs refaits). Près de la base, zone de godrons en noir et en rouge réservé. Le pied à deux degrés, avec la Iraoche du premier degré en clair.

Terre rosée; surface rougefltrc. Dessin en beau noir lustré. Quelques retouches rouges. Emploi de l'incision dans les chevelures. Les restaurations et réparations sont très importantes. En réalité, on ne possédait qu'un fragment de panse en A, avec l'anse gauche et la base à peu près complète ; tout le reste a été refait. Haut. 0^3- Diara. o,5o5.

(Tnv. Campana, numéro disparu). Trouvé en Elrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble dans notre pi. 91. Cf. Cataloghi Campana^ série IV-VIÏ, n» 871 ; Klein, Meistersignaturen, p. 187, n* 4; Hartwig, Meisterschalenj p. 71 et suiv.

G 34. Coupe attribuée au peintre Oltos (vasque peu profonde, anses inégales dont une n'appartient sans doute pas

SALLE G

an vase, pied court et aminci du bas, base plate). — Un sujet dans riutérieur et un sur chaque revers. — Int. A, Silène saisissant une Ménade. Il est nu, ithy phallique, et s'avance vivement vers la droite ; il se baisse pour passer la main gauche sous la tunique et place sa main droite élevée sur la tête de la Ménade comme pour la courber et l'attirer à lui (bandelette rouge sur les cheveux à contour réservé, barbe longue, queue de cheval, indication en noir jauni de poils sur le corps et sur les bras). La Ménade drapée (cheveux relevés en chignon par un lien en rouge réservé, boucle d'oreille, himalion à bordure eu zigzag, drapé sur l'épaule droite par-dessus tunique à manches fibulées) fuit vers la droite et retourne la tête à gauche; de la main droite elle tient un long thyrse autour duquel s'enroule un grand serpent (écailles noires) ; de la main droite elle saisit le poignet droit du Silène pour l'écarter (toute la jambe droite transparaît nue sous rétolTe), Dans le champ inscription circulaire peinte en lettres rouges :TEPO- POH (nom du Silène), HEPAIÎ, î; -aî; [zaXc ?]. — Rev. B. Le char de Dionysos. Le dieu marche à droite, tenant de la main gauche une grande coupe à pied ceinte d'une guirlande de lierre noire, portant de la main droite basse un cep de vigne dont les pampres rouges s'étendent au-dessus de lui (couronne de feuillages rouges sur la chevelure longue, grande barbe, tunique longue laissant transparaître le nu, himation placé en chàle sur le dos). Il retourne vers la gauche sa, tête baissée, comme appesantie par le vin. Derrière lui marche son char à quatre chevaux (deux têtes baissées, deux levées, un harnais de poitrail à pointillé noir, un autre à zigzag noir, queues et jambes restaurées), dont les rênes en partie rouges sont tenues par un Silène nu et barbu (fortement restauré, visage antique <lans tête refaite, corps et bras refaits, jambe droite antique) qui monte sur le char. En arrière-plan des chevaux, un second Silène nu et barbu joue de la double flûte (corps restauré, le crâne refait). — C. Le thiase bachique. Quatre Silènes nus et barbus avec deux Ménades drapées. A gauche un Silène ithyphallique (couronne de feuillages rouges sur les cheveux longs) saisit à deux mains la draperie d'une Ménade tenant un thyrse, qui fuit vers la droite, retournant la tête et cherchant à se défaire de l'étreinte du poursuivant (tout entière refaite, sauf le bas de la draperie et des jambes). Au centre un Silène ithyphallique, la tête vue de face, brandit de la main droite un thyrse feuillu et étend le bras gauche recouvert d'une nébride (restaurations dans le corps, les bras, la tête). A droite, entre un Silène ithyphallique, jouant de la double flûte, et un autre Silène ithyphallique, jouant des crotales (tête et corps restaurés), une Ménade marche vers la gauche, retournant la tête et jouant des crotales de la main gauche (bandelette rouge sur cheveux longs, boucle d'oreille, tunique ionienne à manches et nébride jetée dans le dos, nouée par devant sous le cou, restaurations dans les bras et le buste).

Intérieur encadré dans une grecque serrée. Cercle rouçe (refait) près du rebord. Sous les sujets des revers, un cercle rou^e réservé. Sur la base du pied, fllet saillant et cercle rouge réservé. Sous la base un lai^e cercle noir et traces de couleur rouge.

Terre rosée, surface rougeâtre. Lustre noir usé. Quelques retouches rouges. Traces de l'esquisse. La surface du sujet A est fatiguée et endommagée. Les restaurations sont assez nombreuses dans les revers B et C. Anses recollées, pied restauré. Haut. 0,13. Diam. o,3a avec les anses 0,^1.

(Inv. Campana g^). Trouvé en Étrurie et entré en i863.

Publié par Hartwig, Meisterschalen, p. 70-79, pi. 6; cf. Klein, Meialersignaluren, p. ]35 (tous deux s'accordent à attribuer la coupe à 01 Los). Cf. Calahghi Campana, série VI, n« 6gi ; Th. Reinach, îievue archéologique, 1899, 1, p. 336 (sur l'inscription Ttfoxov).

G 35. Fragment de Coupe signée par Chachrylion (le

bord a été rogné, les anses ayant disparu, de façon à former une sorte de plat à pied court et fort avec base plate). — Un sujet seul dans l'intérieur. — Amazone armée d'un arc et d'une hachette. Elle esta pied et marche à droite, tenant de la main gauche étendue son arc et deux flèches (la corde de l'arc et

les flèches au trait rouge) ; do la main droite basse elle porte une hachette de guerre à bout tranchant et à bout pointu (bonnet phrygien à pointe, tunique courte h manches, serrée à la ceinture, pantalon collant ou anaxyrides ornées d'ellipses et de cercles avec point central). Dans le champ inscription circulaire, peinte en lettres rouges : + A + PVH ON EP C I E$ EA', XaxpuXiov ïzo'.i^vi.

Le fond noir. Cercle rouge réservé autour du sujet central; cercle rouge (refait) sur le bord. Sur le plat du pied, filet saillant et lilel rouge réservé; tranche claire (repeinte). Sous la base large zone noire.

Terre jaunâtre foncé ; surface rougeâtre. Dessin au trait en beau noir lustré. Quelques détails en retouches rouges. Traces de l'esquisse. Nombreux morceaux recollés; le bord de la coupe rogné; restauration dans l'épaule gauche de TAmazone. Haut, du fragment 0,08. Diam. o,a25.

(Sans numéro d'inventaire). Anciennes collections Canino, Raoul Rochette, Paravey. Sans provenance connue. Acquis probablement en 1879.

Publié par Ilartwig, AfeUterschalen, p. 34, pi. 2. n» 2. Cf. De Wltle, Coll. Paravey, n'yg; Brunn, Geschichle der Kùnsller, II, p. 70a, n« 2 Klein, Meislersignaturen^ii. 126, n» 1.

G 3G. Coupe signée par Chachrylion (vasque peu profonde, anses solides et arrondies du bout, pied court et un peu aminci avec base plate). — Un sujet dans l'intérieur et un sur chaque revers. — Int. A, Éphèbe jouant à la balle. Il est nu et court à droite, se retournant et portant sur sa main droite étendue une balle ronde ; le bras gauche est porté en avant, la main pendante (couronne de feuillages rouges sur chevelure courte à contour réservé, visage endommagé, musculature détaillée au trait noir avec quelques repeints, des parties refaites dans les bras, Tépaule droite, les jambes). Dans le champ inscription circulaire en lettres rouges : +A+ . . .Of^

EPO Xa7[puXi]ov enorUasv]. — Revers B, Couronnement

de l'éphèhe vainqnenr. Ephèbe nu, debout et tenant sous son bras droit une canne recourbée en bec à l'extrémité (personnage entièrement restitué, sauf le ba^ des jambes, le bec de la canne et la main gauche). De la main gauche abaissée il tient une touffe de palmes h feuillages rouges ; devant lui dans le sol est plantée une autre palme semblable. A droite, un éphèbe drapé (grand himation enveloppant tout le corps sauf répaule droite et une partie du dos, couronne rouge sur chevelure à contour incisé), la main droite posée sur le flanc droit, le dos vu de trois quarts, penche la tête et tient de la main gauche une sorte de lien? (rouge réservé) qui paraît passer sous le pied nu de l'éphèbe vainqueur. De l'autre côté, h gauche, un autre éphèbe drapé (mêmes détails], dans une attitude symétrique, tient de la main gauche un lien (celui-ci figuré en rouge) qui parait continuer le premier et passer aussi sous les pieds nus de l'éphèbe. Peut-être s'agit-il de fixer des palmes de victoire sur les jambes du vainqueur, car on voit les traces d'une guirlande à feuillages rouges sur la jambe gauche du personnage central (?j. Dans le champ, inscriptions en lettres rouges : HOPI^KAUO^ (rétrograde), ô ;:(a)'çxaXoç et NEA... (id.)pourv£A[(a],.... . . . 05 (id.)... .. . UO$ (id.)

KAUO$ (id.) (M. Klein y a lu à tort le nom de Méjivov xaXoç). — C Ablations dans la palestre. Deux éphèbes nus, de chaque côté d'une vasque (le haut restauré), y plongent leurs mains et leurs bras pour se laver (couronnes rouges sur chevelures à contour incisé). A gauche, un éphèbe nu (mêmes détails) s'éloigne en se retournant, arrondissant le bras gauche en Tair, désignant de la main droite son camarade (restaurations dans les bras). A droite, un quatrième éphèbe nu (mêmes détails) tourne le dos aux précédents et penche la tête, le bras droit pendant, la main gauche avancée et empiétant sur la palmette décorative placée de ce côté. Dans le champ inscriptions en lettres rouges: HO PA\$ KAUO^ (rétrogr.) /VEAIA (rétr.) KAU05 ^*^S xaXôç, v£ Aîa xaXo; (M. Klein a lu un xaXo'; de trop).

Fond noir. Cercle rouge réservé autour du sujet intérieur. Cercte rouge (refait) sur le rebord. Cercle rouge réservé sous les revers.

Sous chaque anse deux pédoncules enroulés (formant imilalion d'yeux avec point central en petit cercle réservé) dont chacun se termine en palmette épanouie. Sous une des anses, ce motif est surmonté d'un cercle rouge réservé avec point central noir; le même dessin existait sous l'autre anse, mais il a été recouvert par le noir, par suite d'une dislraclion de l'ouvrier chargé de peindre le fond. Sur le plat du pied, filet saillant et filet réservé en rouge, tranche claire. Sous la base large zone noire.

Terre jaunàlre foncé; surface rougeâtre claire. Dessin au trait noir lustré. Retouches rouges sobres. Emploi de l'incision dans les chevelures. Traces de l'esquisse. Des recollages et des restaurations, surtout en A et B. Le pied est assujetti au fond par un clou oxydé qui dépasse dans l'intérieur (réparation antique?). Haut. 0,10. Diam. 0,27 ; avec les anses o,35.

(Inv. MN 3^4 ; N 3428). Sans provenance connue. Acquis en iS^g.

Détails des sujets A^ B^ C, dans notre pi. gi. Cf. Klein, Meistersigno' taren^ p. 128, n* 10 (la mention du nom de 31emnon est à rectifier et le vase est à rayerdela liste des poteries portant ce nom); Hartwig, MeUlerschaleriy p. 18.

G 37. Fragment de Coupe signée par Ghachrylion

(morceau de la vasque sans le pied). — Un sujet dans Tintéricur et un sur chaque revers. — Int. A. £phèbe 86 préparant à lancer lé javelot. Il est nu et tourné à droite dans un mouvement de marche (couronne rouge sur cheveux à contoui' incisé, large cassure enlevant le ventre et les cuisses, une autre supprimant le pied droit) ; il se retourne vers la gauche, tenant du houtdes doigts de la main gauche l'extrémité d'un javelot et enroulant autour des doigts de la main droite le lien, nmentum, qui entoure la poignée du javelot. Derrière lui, en arrière-plan, une double perche plantée en terre (but vu de profil ?) et près de lui, à ses pieds, une pioche pour remuer le sol de la palestre. Inscription circulaire en lettres rouges dans le champ: +A + PVHO. EPOIEîEhl, Xay^pjXiofv] enoîscrev. — Revers B, On ne voit plus que la main d'un personnage tenant une lance tout près du sol. — C. On ne voit plus que le sabot d'un cheval. Dans le champ, restes d'une inscription en lettres rouges . . A . . .

Intérieur noir. Cercle rouge réser^'é autour du sujet central. Sous l'anse, deux pédoncules enroulés aboutissant à deux palmeltcs en rouge réservé dont on ne voit que quelques pétales. Sous les revers cercle rouge réservé.

Terre grisâtre, bien culte. Surface rosée. Dessin au trait noir lustré. Retouches rouges sobres. Emploi de l'incision dans la chevelure. Fragment restauré et recollé eu six morceaux. Long. max. 0,1g.

(Inv. Fragm. Campana 32). Recueilli dans les fragments de la collection Campana. Entré en i863.

Détail de A public dans notre pi. gi. Cf. Klein, Meislersignataren^ p. 128, n* Il ^avec une description fautive) ; Hariwigy MeislerschaleHy p. 18.

G 38 . Conpe signée par Ghachrylion (vasque de profondeur moyenne, anses solides et un peu carrées du bout, pied court un peu aminci avec base plate). — Un sujet dans l'intérieur et un sur chaque revers. — Int. A, fphèbe se frottant de son strigile. II est nu et vu de dos par un raccourci curieux qui laisse apercevoir seulement une partie du visage tourné à gauche, derrière l'épaule gauche. Le bras droit est invisible, mais le mouvement de l'épaule indique que l'athlète frotte avec le strigile son bras gauche (couronne rouge sur chevelure h contour incisé). La jambe droite est dirigée vers la droite, la jambe gauche vue complètement par derrière. A droite, une double hampe verticale indique soit une folonneltc qui serait le portique de la palestre, soit un but planté en terre (voir le vase précédent). A gauche, par terre, l'himalion de l'éphèbeest roulé en gros paquet et posé sur une petite base. Dans le champ inscription circulaire en lettres rouges : +A+.VUI. NEPOIE^E. Xay,[p>X{[o]v lr.oU<jz[y]. —Revers B. Concours de musique (?). Sur une estrade à trois degrés est debout un personnage drapé dont on ne voit plus que les pieds (sans doute un joueur d'instrument ?). A gauche, un éphèbe à demi drapé (dont la tête manque) est accroupi, un genou en terre, la main droite dirigée vers la gauche, retournant la tête et le buste vers l'estrade (himation enroulé autour des reins et couvrant les jambes). A droite, un éphèbe drapé (dont la

tète manque en grande partie) est debout, le dos vu de trois quarts, la main droite sur la hanche, la main gauche avancée et pendante (incomplète), comme s'il se penchait en avant (contour des cheveux incisé, grand himation laissant Tépaule et le bras droit nus). Dans le champ, traces d'une inscription peinte dont il ne reste que la lettre A . (Bien que les trois personnes soient à des hauteurs très différentes, leurs têtes devaient être de même niveau et il en résulte que les proportions des corps sont très grandes pour l'homme accroupi, moyennes pour Téphèbe drapé, très petites pour le personnage sur l'estrade.) — C. Réunion d'éphébes. Tout le haut manque et l'on ne voit que le bas des trois personnages drapés, sans doute des éphèbes, celui de gauche penché et enfonçant en terre sa canne avec la main gauche, celui du centre faisant face au troisième qui tenait aussi une canne. A la droite de ce dernier semble indiqué le bas d'une colonne ou d'une porte qui figurerait un édifice voisin (?). D'une inscription peinte il ne reste que la lettre $ , (M. Klein a attribué par erreur à cette coupe un sujet de revers et une inscription qui ne lui appartiennent pas.]

Môme décor que dans le précèdent (les pédoncules enroulés sons l'anse s'cnchevôtrenl l'un dans l'autre ; sous une seule des anses les volutes portent au centre des petits cercles formant des espèces d'veux).

Même technique. Emploi de l'incision. L'esquisse n'a pas laissé de traces visibles. Vase en très mauvais état, formé de nombreux fragments recollés; on a refait en plâtre deux morceaux dans l'inlérieur, une des anses et les parties manquantes des revers. Haut. o,io5. Diam. 0.26 ; avec les anses o.3^.

(Inv. Fragm. Campana 6). Retrouvé dans les fragments de la collection Campana. Provenant d'Elrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble et détails publiés par Hartwig, hieishrschalen, p. 24*27, flg. 2, 2(1, 2b, 2c. Cf. Klein, M^islersignalureny p. 129, n* 12 (description de D à reclllJcr).

G 39. Fragment de Coupe attribuée à Ghachrylion

(morceau de vasque). — Le sujet intérieur est en partie conservé. — Éphèbe couché sur un lit de banquet. Il est à demi nu, une draperie cachant le bas du corps (jambes disparues) et il a le coude gauche appuyé sur un coussin (raies noires). Son bras droit (disparu) parait avoir été levé, d'après le mouvement de Tépaule (grosse couronne rouge sur cheveux à contour incisé). Dans le champ une seule lettre de l'inscription peinte en rouge est restée: +..., qui pourrait être le commencement du nom de X[a)(^puÀiov].

Intérieur noir. Un cercle réservé en rouge autour du sujet central. Aucune autre partie du décor n'est conservée.

Même technique. Emploi de l'incision. Un seul fragment sans recollages. Long. max. 0,10.

(Inv. Fragm. Campana 79). Recueilli dans les fragments de la collection Campana. Entré en i863.

Publié dans notre pi. 91.

G 40. Coupe signée sans nom d*auteur (vasque assez profonde, mais refaite, anses refaites, pied court à base un peu concave). — Un sujet dans l'intérieur. Ceux des revers existaient, mais il n'en reste presque rien, — Int. A. Ëphôbe sur un lit de banquet. Il est demi-nu, les jambes cachées sous une draperie, la tête tournée à droite et le corps à gauche (couronne rouge, contour des cheveux réservé}. De la main droite, il tient une corne à boire, de la gauche une coupe; son coude gauche s'appuie sur un coussin, la jambe droite est relevée. Dans le champ, l'inscription peinte en lettres rouges : EPOIE^EH , Ê"o.Eagv, sans que le nom d'auteur soit indiqué. — Rev. D, On ne voit plus que les deux pieds nus d'un personnage marchant vers la droite. — C. Une partie indistincte.

Fond noir. Un cercle rouge réservé autour du sujet intérieur. Cercle rouge près du bord (refait). Sous les revers, cercle rouge réser%'é (en majeure partie refait et repeint). Il y avait près des anses des ornements en volutes, placés à la base de palmettes qui ont disparu. Anneau saillant a rattache du pied noir, à tranche claire. Sous» la base, large zone noire.

Terre jaunâtre foncé; surface rougcôlre clair. Dessin au trait noir

SALLE G

luslré. Relouches ronges sobres. Traces de l'esquisse. Slyle rapide. Le vase a subi de très forles réparations. Il n'y avait que le fond de la coupe avec le pied. On a rerait et repeint en noir la plus grande partie des revers. L'intérieur recollé a peu soufTert. Haut. 0,125. Diam. o,3i5; avec les anses o,4o.

(Inv. Campana 6û3). Trouvé en Étrurieet entré en 186^.

Le sujet intérieur dans noire pi. 91. Cf. Cataloghi Campana, VII, n« &77 ; Klein, Meistersignaturertn p. 2ao, n* i5 (qui y reconnaît une imitation du style d'Oltos et Euxilhéos); Harlwig, Journal hell. sludiesy 1891, p. 347 (qui ratlribue à Pampiiaios).

G 41. Grande Hydrie à tableaux, portant le nom d'Eatliymidès, de Gharès et de Sostratos (cpl long, anse d arrière refaite et dépassant rembouchure, anses de côté courtes et relevées, épaule presque plate, base un peu concave). — Deux sujets sont placés sur le devant du vase, un sur répaule, un sur la panse. — A, Sur Tépaule : Départ du char de gaerre et gaerriers s'armant. Au centre, un char attelé de quatre chevaux (deux baissant la tête, deux la relevant, rênes rouges\ sur lequel monte un écuyer casqué 'casque à cimier bas, le corps nu, Inmation en ceinture autour des reins), tenant les rênes et Taiguillon ; devant les chevaux appe un chien accroupi, une patte de devant levée. A gauche, tournant le dos au char, un guerrier se baisse pour ramasser sa lance (casque à cimier bas refait, épée au côté, onémides, cuisses restaurées) ; il tient déjà un bouclier rond sur son bras gauche (épisème en oiseau noir opaque, en partie refait). Adroite, tournant le dos aux chevaux, un archer passe sa jambe gauche dans son arc et pèse sur le bois pour tendre la corde et raccrocher à une des extrémités (imberbe, grand bonnet phrygien sur cheveux longs, corps nu). Devant lui un hoplite (imberbe, casque à cimier bas relevé sur le haut de la tête, épée au côté, cnémides, corps nu) tient une lance de la main droite et se penche pour prendre un bouclier rond (épisème noir opaque en forme de grue ou oiseau d'eau). Dans le champ inscriptions peintes en petites lettres rouges: -f-APE$ (rétrogr.) +AIPE, $0$TPAT0. +AIPE, +AIPETO EVO.MIAEÎ, Xàpe; yaXpiy Loorpatof;] /.at.&e, yaipiio EùO[j] jx:Ô€ç. (Il n'y a pas le verbe eno'eaEv et aucune lacune ne permet de le restituer; par conséquent, on peut attribuer le vase h la fabrique d'Euthymidès d'après le style, mais il parait figurer ici comme nom invoque, de même que Charès et Sostratos). — Ji. Sur la panse. Réunion de cinq divinités. A gauche, Hermès barbu s avance vers la droite, retournant la tête ; il tient le caducée de la main droite et élève la main gauche fpétase, visage refait, tunique courte, himation rejeté dans le dos, ailettes fixées aux chevilles par devant, restaurations dans l'épaule, le bras droit, le bas des jambes). Dionysos barbu le précède, tenant de la main droite un cep de vigne, dont les branches feuilles rouges) retombent de chaque côté, et élevant de la main gauche un canthare (couronne rouge, himation sur tunique longue, quelques réparations dans la joue, le nez, la draperie). Devant lui Ariane, marchant à droite, retourne la tête et tout le buste vers le dieu, vers lequel elle étend la main droite comme pour le couronner (contour des cheveux incisé, diadème en rouge réservé et couronne à pédoncules rouges, tunique talaire, himation drapé sur Tépaule et le bras gauche). A droite, Poséidon barbu, portant son trident, élève la main gauche tenant un petit dauphin (couronne rouge sur cheveux longs, himation sur tunique longue, réparations dans les draperies) ; devant lui Amphitrite (mêmes détails que pour Ariane) tient de la main gauche une fleur (refaite) et élève de la main droite une autre fleur (pédoncule rouge, fortes réparations dans la tête et les draperies). Dans le champ, desinscriplions peintes en lettres rouges nomment les personnages: HEPME$ 4-A.. les deux premières lettres refaites), 'IhpjiEÇ /«[îpe?] AIOH..., AI0H.50^ (rétixjgr.), mis une seconde fois par erreur pour *Apia6v6, . O • El/ , [n]o[ajÊi8[ôv^.

Noir dans Tembouchure avec cercle rouge. Sur le plat du rebord godronsen noiret rouge réservé. Rebord extérieur en clair. Col noir cl bande de godrons ù la base. Anses en clair avec manchettes de

godrons. Entre les deux tableaux, bande de quadri lé noir avec ^ros pointa en grenades. De chaque côté du sujet B, entre deux traits de rouge réservé, bande verticale de palmetles en rouge réservé, entourées d'un fllet en cœur. Sous le sujet, entre quatre filets noirs, bande de palmetles noires reliées par des pédoncules et accostées de points noirs. Cercle ronge Sur la zone noire en dessous. Sous l'attache inférieure de l'anse d'arrière, palmelte en rouge réservé (mal restaurée). Près de la base, zone claire avec arêtes noires rayonnantes. Le pied noir ovec cercle rouge (rerait), la tranche repeinte en noir. Sous la base, en graudes lettres

incisées l-W Tx/f ^^^^ •

Terre jaunâtre, un peu rosée; surface orangée. Fond noir Dessin au trait noir lustré. Retouches . rouges sobres. Emploi de l'incision pour quelques chevelures. Traces de l'esquisse. Le vase a subi de fortes réparations, surtout au revers, dans l'anse verticale, dans l'anse droite refaite; il y a de larges morceaux restaurés dans les personnages du devant. Haut. 0.48; avec l'anse o,5a.

(Inv. N 3392; MN 143). Ancienne collection Canino. Trouvé en Elrnrie entre 1828 et 1837. Acquis en iSfio.

Vue d'ensemble dans noire pi. g-î. Cf. De Witle, DescripHon (Tane coll. de vases^ 1887, n« 71 : Panofka, Vaaenb.^ p. 204 (avec lecture inexacte de l'inscription placée près d'Ariane); Klein, Meislersignaluren^ p. 196, n* 6 ; Lieblingsinschriflen, p. 122, n*> 1 (lecture incomplète des inscriptions); Heydemann, Pariaer Antiken, p. 47> a* 32 (lecture fautive des inscriptions).

G 42. Grande Amphore à tableaux, attribuée & Euthymidès, avec les noms de Gharès, Sostratos, Démostratos, Sositbèos, etc. (eol large, panse forte, aoses plates à tranches saillantes, large base à deux degrés). — Un sujet de chaque côté du vase, dans un encadrement de palmetles. — A. Rapt de Latone par le géant Tityos. Au centre, Tityos sous les traits d un homme barbu, nu (couronne de pédoncules rouges sur les cheveux dont les boucles sont indiquées par des petits points saillants, musculature au trait noir jauni], soulève dans ses deux bras, les mains jointes, Latone drapée (diadème réservé et couronne rouge sur les cheveux à contour réservé, grande tunique h manches laissant voir les jambes nues sous la draperie, himation rejeté dans le dos); elle tient de la main droite élevée un pli de son himation comme pour se voiler; de la main gauche elle saisit le bras du géant pour se dégager de son étreinte ; ses pieds sont chaussés de sandales (dont la semelle seule est figurée). A gauche, Apollon nu (barbe légère sur la joue, chevelure en crobyle à détails et contours incisés, couronne en pédoncules rouges, boucles en points saillants, grand himation jeté sur répaule et le bras gauche, musculature au trait noir jauni) s'avance et saisit de la main droite le bras d^ Tityos, de la main gauche le bras de sa mère. Derrière lui sont suspendus dans le champ un carquois (orné d'écaillés au trait noir) à long couvercle pendant (orné de volutes) et un arc dont la corde (en rouge) est défaite. A droite, Artémis sous le nom d'Aidos, tenant de la main gauche un arc (sans corder et une flèche empennée (dessinée au trait noir), élève la main droite en regardant la scène (même coifl'ure qu'Apollon, même costume que Latone, sans sandales). Dans le champ, inscriptions peintes en lettres rouges : +AIPE, +AIPE AfoUUoN , +AIPE UETOV5 (rétrogr.), AIAO^, /.a^pe. /«^pe 'AnoXXov, /aXoi

AcTO'jç, Aidôç. — B, Exercices dans la palestre. Deux éphèbes nus s'exercent, l'un au disque, l'autre au javelot, entre deux hommes barbus. Le discobole porte de la main gauche élevée et maintient avec l'index de la main droite son disque sur lequel se profile son visage (couronne rouge sur les cheveux à contour incisé et boucles en points saillants, musculature au trait jauni I ; son conupagnon, devant lui, le corps de face, la tête penchée, tient du bout de la main gauche l'extrémité d'un long javelot, dont il mesure la hampe avec le doigt de la main droite, cherchant le point de saisie (couronne à pédoncules rouges, mêmes détails pour le reste:. A gauche, le paidotribe barbu I mêmes détails de coiffure) s'appuie de la main droite sur une canne (himation dégageant l'épaule et le l)ras droit). A droite, un autre athlète ou im moniteur, nu et barbu (mêmes détails, les seins en pointillé noir), regarde le précédent en baissant la

têlc et tient de la main gauche un javelot semblable (un coin de draperie ou un sac? pend dans son dos). Dans le champ inscriptions en lettres rouges: $0TIN05, 505TPATo$ , H-APE5(rétrogr.), +AIPE AEM05TPATE{rétr.), KAUOS /O^IOE (oî"? rélr.) La disposition des inscriptions peut faire penser qu'il s*agit de noms donnés aux personnages mêmes ; , mais le nombre des noms (cinq pour quatre personnages) et la comparaison avec le vase précédent (sujet A) amènent à croire que ce sont plutôt des rappels de noms d*éphcbes connus.

Noir dans l'embouchure. Plat du rebord clair. Le rebord extérieur noir. Le col noir avec deux cercles rouges. Le plat des anses noir en dessus, avec guirlande de lierre noire sur les tranches claires. A l'attache inférieure de chaque anse, une palmette en rouge réservé, surmontée d'une petite grecque horizontale. Le tableau A est encadré, en haut, entre deux fliets rouges réservés, par une bande de palmcttes en rouge réservé, enfermées dans un trait en cœur et accostées de points rouges réservés ; à droite et à gauche par le même décor en bandes verticales; en bas, entre quatre fliets noirs, au moyen de palmettcs noires reliées par des pédoncules et accostées de points noirs. Le tableau en B est encadré, en haut comme A, sur lesc^^lés et en bas par les palmelles noires reliées et accostées de points. Deux cercles rouges sur la zone noire en dessous. Près de la base, zone claire avec arêtes noires rayonnantes. Deux cercles rouges ^ rattache du pied noir, divisé en deux degrés (le premier avec tranche en clair).

Terre rosée, surface orangée. Beau fond noir. Dessin au trait noir lustré. Retouches rouges sobres. Emploi de l'incision pour toutes les chevelures, sauf une. Le vase était divisé en deux par une Assure réparée. Bon état de conservation; surface salie dans le personnage de Latone et les athlètes du revers. Haut. 0.60.

(Inv. N III 26a6). Ancienne collection Beugnot. Trouvé à Vulci. Acquis en 186 >.

Le côté A publié par Gerhard, Auserlesene Vasenbilder, pi. 22: Lenormant et De Wilte, Élite Céramographiqae, II, pi. 56; S. Reinach, Répertoire des Vases, II, p. 26. Cf. Klein, Meislersignaturen, p. 197, n«2; Lieblingsinschriflen, p. 122, n» 2; Kretschmer, Vaseninschrift., p. ig- (sur l'inscription Ali»; comme épilhètc d'Artémis).

G 43. Amphore en forme de stamnos (col court et large, panse ramassée, deux anses horizontales courtes, accostées de rivets, base à deux degrés). — Un sujet sur chaque côté de la panse. — A, Dionysos entre deux Ménades. Le dieu barbu (crâne restauré, longue tunique à manches, himation rejeté dans le dos) marche à droite, retournant la tête, levant Tépaule droite; il tient de la main gauche une coupe (partie mal restaurée), de la main droite un cantharc h deux grandes anses (en noir opaque). Vers lui s'avance une Ménade drapée (cécryphalc orné de petites croix sur les cheveux, boucle d'oreille, serpent rouge au poignet, tunique h manches, himation dans le dos et nébride jetée par-dessus dont les bouts sont noués par devant), tenant un thyrse de la main gauche, élevant en l'air la main droite (mal refaite), qui porte un cep de vigne dont les branches à pampres rouges et à grosses grappes (points noirs en relief) s'étendent dans le champ et retombent de chaque côté du dieu. A gauche, une autre Ménade drapée iniênie costume) s'éloigne, retournant la ti'te, le corps penché on avant vers le dieu ; de la main droite elle porte un thyrse, <io la main gauche elle tient un serpent dont la létc se dresse vers Dionysos. Dans le champ inscriptions peintes en lettres

rouges: H-OPAhl(r<^trogr.>,AIONVSO^(id.),POAAHOE. H. Ménade entre deux Silènes. Elle est drapée comme les

précédentes (couronne rouge sur les cheveux à contour incisé) ot tient de la main gauche un thyrse dont le bout reste invisible <lerrière son dos; de la main droite elle élève en l'air des iTotales. A gauche, s'avance vers elle un Silène nu,ithyphalliqne (couronne de feuillages rouges sur son frojit chauve, cheveux à contour incisé, le bas des jambes restauré), qui lève la te te et avance les deux mains comme pour saisir la femme. A droite, leur tournant le dos, mais retournant la tète levée, danse un autre Silène, nu, ithyphallique (mêmes détails)^ la main droite au-dessus de la tète, l'autre sur l'estomac (restaurations dans toute la partie gauche du personnage). Dans le champ inscriptions en lettres rouges hcUFINA UE05A ^lUEO.

Noir dans l'embouchure, sur le rebord et sur le col. Cercle rouge et filet saillant sur le rebord. En haut de la panse, gndrons noirs et routes et en dessous grecque serrée et compliquée. Autour de> anses grand motif floral, composé de cinq palmeltes reliées par des pédoncules et accostées de rinceaux. Sous les sujets, sur une zone claire et entre deux cercles noirs, palmettes noires entourées d'un trait en cœur. En dessous, zone noire avec trois cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes noires rayonnantes. Le pied noir avec tranche du premier degré en clair. Sous la base, en grandes lettres légèrement incisées, dont les creux se sont remplis d'une croûte terreuse qui dessine encore la forme des carac-

tères "'3^^^-

Terre rosée, surface orangée. Beau lustre noir. Dessin au trait noir lustré. Retouches rouges sobres. Emploi de l'incision pour quelques chevelures. Traces de l'esquisse. Plusieurs morceaux recollés et des restaurations dans les personnages, surtout en B. Haut. o,4ol Le style est apparenté à celui d'Euthymidès.

(Inv. Campana, numéro disparu). Trouvé en Etrurie et entré eo i863.

Vue d'ensemble (côté A) et détail de fi dans notre pi. 92. Cl.Cataloghi Campana, série IV- VII, n" 64.

■ G 44. Grande Amphore & tableaax (même structure que G 42). — Un sujet sur chaque côté de la panse, dans un encadrement spécial. — A. Départ du guerrier sar son char de gaerre. A gauche, récuycr sous les traits d'un hoplite imberbe (casque à cimier bas, cuirasse sur tunique courte, cnémides), monté sur un char, tenant à deux mains les rênes de l'attelage et de la main droite laiguillon à pointe; les quatre chevaux (trois relevant la tête) immobiles et tournés vers la droite (en rouge les harnais les rattachant à la caisse du char) ; devant eux et debout un enfant drapé, levant la main droite pour les retenir (couronne rouge sur cheveux à contour réservé, himation dégageant l'épaule et le bras di'oit, restaurations dans le corps et le bras droit). Au centre, en arrière-plan des chevaux, tourné veirs lecuyer, s'avance un hoplite barbu, tenant sur le bras gauche un bouclier rond (épisùme noir opaque en forme de sirène à aile recourbée) et portant sa lance sur Tépaulc dtx)ite (casque à haut cimier relevé sur le haut de la tcte, avec serpent en noir opaque sur le haut du cimier qui empiète sur la bande des ornements, cuirasse à épaulièrcs, cnémides). Dans le champ inscriptions peintes en lettres rouges: AA.A$, (Aa[|JL]aç), +AI...^O^I^ {/XP« i:oa:(a);?), +AO+$ (pour xaXoç?j. — U. Cadeaoz et conversations éphébiqaes. Au centre, un éplièbe drapé et voilé comme une femme (les pieds et les chaussures refaits) tient des deux mains avancées une couronne de feuillages rouges qu'il considère (couronne rouge sur cheveux à contour réservé, longue tunique à manches par-dessous laquelle Thimation est posé et remonte sur la tête comme un voile). En face de lui, à droite, Téphèbe drapé, qui vient de faire ce présent, s'appuie sur une canne noueuse à bec (couronne rouge en pédoncules, cheveux à contour réservé, himation dégageant le bras et Tépaule droite, le bas refait). A gauche, un homme barbu drapé, le bout de sa canne noueuse placée sous l'aisselle, la main gauche basse, la droite sur la hanche ^pieds croisés refaits), se penche en avant et baisse un peu la tête (coiffure et costume comme le précédent). Dans le champ inscription en lettres rouges : + AIPE1I (rétrogr.), /.ûttoE...?

Même décor que dans G 43, sauf que, dans l'encadrement de A^ les côtés sont bordés par une bande de quadrillé noir à f^ros points (fortes restaurations dans les bandes d'ornements placées en bas des sujetsj. Sous la base, marques en grandi s lettres profondément

incisées fiS^^'^K •

Terre jaunâtre, surface orangée. Beau fond noir. Dessin au trait noir lustré. Retouches rouges rares. Pas d'incisicns. Traces de l'esquisse. Une anse refaite, le bas du vase très restauré. Haut. 0.60. Le style est apparenté à celui d'Andokidès d'une part (cf. G t), d'autre part à celui d'Euthymid^s (cf. G 42}.

(!nv. MN 5i ; N 3398). Trouvé en Étrurie. Acquis en 1848.

Vue d'ensemble (c(Hé A) et détail de B dans noire pi. 92.

G 4tf. Grande Amphore à tableaux, portant le nom de Dikaios? (même structure), — Un sujet sur chaque côté de la

SALLE G

panse, dans un cadre de palmettes. — A. Scône de palestre, érastes et éromènes. Les trois groupes de personnages sont composés chacun d'un éphèbe et d'un jeune garçon. A gauche, rëphèbe drapé (chevelure à contour incisé, himaiion dégageant les jambes et le bras droit) tient à deux mains une couronne (pédoncules rouges) qu'il s'apprête à poser sur la tele d'un jeune garçon, qui porte de la main droite une haltère (refaite) et de la main gauche un disque (chevelure à contour incisé, tête un peu baissée). Au centre, réphcbe drapé (couronne à pédoncules rouges sur la chevelure à contour incisé, barbe légèrement indiquée sur la joue, himation dégageant le bras et l'épaule droite; attire contre lui un jeune garçon, complètement enveloppé dans son himation, dont il relève la tête en le tenant par le menton et qu'il regarde Oxemcnt ; le bras gauche entoure la tête du jeune garçon et la main s'appuie sur un long bâton noueux. A droite, Téphèbe drapé s'appuie de la main droite basse sur sa canne noueuse et place la main droite sur la hanche (mêmes détails de coiffure et de costume, sein en pointillé bran) ; un peu penché en avant, il considère un jeune garçon nu (couronne rouge sur les cheveux à contour incisé) qui, debout sur la jambe gauche, a levé le genou droit qu'il tient entre ses deux mains, comme s'il faisait un tour de force d'équilibre (on peut supposer qu'il tenait sur ce genou un objet que le peintre a négligé d'indiquer ou que l'ouvrier chargé de faire le fond noir a recouvert par inadvertance, sans doute un ballon; cf. le relief de marbre, Bull. corr. hell.^ ^883, pi. 19). Dans le champ inscriptions en lettres rouges: AIKAI05 KAUO KAUO^ -hAIPE(rétrogr.),A(xaio;xaXÔ[çl, . aXôç, */,atpE. Cf. le vase d'Euthymidès( Klein, Aîeistersignaturerif p. 197, n*» 3) avec l'inscription xapia Aîxaioc yjtXpt; on peut se demander si àUaioç n'est pas ici un nom propre ? — B. Archer asiatique entre deux hoplites. Il est barbu et marche à gauche, retournant la tête baissée (haut bonnet phrygien avec traces de pédoncules rouges formant couronne, cheveux pendants, tunique pointillée visible sous la tunique ouverte, serrée à la taille, semée de petits cercles, ouverte en cœur sur la poitrine, avec bordure en grecque, auaxyrides refaites) ; un très grand carquois (restauré) est fixé sur la hanche gauche ; de la main droite il tient une hachette, de la main gauche (restaurée) un arc (en partie refait). A gauche, un hoplite (barbe légère sur la joue) marche dans le même sens, retournant la tête vers l'archer (casque à cimier bas qui entre dans la bande d'ornements, relevé sur le haut de la chevelure ceinte d'une bandelette rouge, contour des cheveux incisé, tunique courte, épée restaurée au côté, cnémides aux j^wnbes restaurées); il porte une lance et un bouclier rond (épisème noir opaque en caisson de char avec balustrade au haut de laquelle flotte une rêne?). A droite, l'autre hoplite imberbe (casque à cimier haut qui entre dans la bande d'ornements et n'est même pas complet en haut, même costume, restaurations dans le casque, le bras, le bord du bouclier, tout le bas du corps refait) élève la main droite à son casque et porte sur le bras gauche la lance et le bouclier rond (épisème noir opaque en serpent).

Noir dans l'embouchure, le plat du rebord clair ; noir sur le rebord exlêrieur, le col, le plat des anses dont la tranche est claire avec guirlande de lierre noire. A l'attache inrérieuro de chaque anse une palmetle en rouge réservé (en partie refaite). Le tableau A est encadré en haut, entre deux filets noirs, par une bande serrée de palmettes cl de lotus noirs très allongés, opposés deux à deux et traversés au centre par une chaînette de petits cercles juxtaposés ; sur les côtés et en bas, entre deux filets noirs, par une bande de palmettes noires reliées par des pédoncules et accostées de points noirs. Le tableau B est encadré en bout et en bas comme A, sur les côtés par un quadrillé rempli de gros points noirs. En dessous zone noire avec deux cercles rouges. Près de la base, zone claire avec arêtes noires rayonnantes. Cercle saillant et clair à l'attache du pied noir dont le premier degré a la tranche claire. Sous la base,

en grandes lettres légèrement incisées : ") 4"^\X^ •

Terre jaunâtre claire; surface rosée. Fond noir. Dessin au Irait noir lustré. Retouches rouges rares. Emploi de Tincision pour les che-

velures. La surface du vase est usée et fatiguée ; les restaurations

assez nombreuses sont soigneusement dissimulées. Haut. o,655. Le

style est apparenté à celui d'Euthymidès.

(Inv. Campana, numéro disparu). Trouvé en Etrurie et entré en i863. Vue d'ensemble (côté A) dans notre pi. gi; détail de B dans notre

pi. 93. Cf. Calaloghi Campana, série IV-VII, n» 875.

G 46. Grande Amphore à tableaux (même structure). — Même disposition. — A, Départ du guerrier (Hector?) et inspection du foie de la victime. Au centre, un jeune guerrier imberbe (cheveux à contour réservé couronnés de feuillages rouges, cuirasse h. ailettes mobiles sur une tunique courte, cnémides et cuissards restaurés) est tourné vers la gauche, tenant son casque à cimier bas de la main droite, portant sur le bras gauche la lance et le bouclier rond (épisème noir opaque en éphèbe cavalier) ; en arrière-plan et tourné à droite, son chien. Devant lui, à gauche, est debout un jeune garçon nu (couronne rouge, cheveux pendants à contour réservé), qui des deux mains avancées présente un objet rond de couleur rougeâtre où Ton doit reconnaître le foie de la victime. Derrière Tenfant un vieillard (Priam? tète chauve, couronnée de feuillages rouges, courte moustache, menton rasé), drapé dans une tunique et un grand himaiion, qui ne laissent passer que la main droite tenant un sceptre à fleur de lotus, A droite, une femme drapée (Hécube? Andromaque? couronne rouge sur les cheveux à contour réservé, tunique et himation posé sur le dos), se dirigeant vers la gauche, retourne la tète en arrière vers un archer asiatique, barbu (Troyen? haut bonnet phrygien, tunique à manches collantes et anaxyrides, grand carquois au côté gauche), qui porte une hachette de guerre sur son épaule gauche. — B, Dionysos et le thiase bachique. Au centre, le dieu barbu (couronne rouge sur les cheveux flottants, grande tunique transparente à manches et nébride dans le dos nouée par devant) marche à droite, retournant la tête; il tient de la main droite un canthare à deux anses (en noir opaque) et de la main gauche élevée un cep de vigne dont les branches (feuilles rouges) se répandent dans le champ au-dessus des personnages. A gauche un Silène nu, ithy phallique, avance les deux bras et fait le geste de saisir une Ménade drapée qui marche vers la gauche, retournant la tête (couronne rouge sur les cheveux flottants, grande tunique transparente à manches); de la main gauche baissée elle tient un thyrse à manche court, de la main droite elle relève le pli de sa draperie. A droite, groupe semblable symétriquement placé ; le Silène est couronné de feuillages rouges, la Ménade tenant le thyrse de la main gauche porte en outre sur son bras une petite panthère à tète de face et de la main droite cherche à arrêter le Silène.

Même décor que dans le précédent (les deux tableaux sont encadrés sur les côtés par une bande de quadrillés à points noirs et en bas par une bande de boutons de lotus noirs reliés par des entrelacs).

Sous la base marque en grande leltre incisée : /\/.

Même technique. Meilleur état de conservation. Des recollages, restaurations moins importantes. Haut. o,€6.

(Inv. Campana, numéro disparu). Même provenance. Vue d'ensemble (côté A) et détail de B dans notre pi. 93.

G 47. Grand Cratère (forme de cloche, le bas delà panse en gros bourrelet, anses basses et relevées, large pied à deux degrés). — Un sujet sur chaque côté de la panse. — A. Armement de guerriers. Quatre éphèbes, en présence d'une femme, s'équipent pour partir. Le premier, à gauche, marche penché, ajustant à son bras gauche l'armature interne de son bouclier rond, muni de nombreuses lanières dont une est saisie par sa main gauche (casque à cimier bas sur cheveux pendants, corps nu, cnémides). Un autre éphèbe vient à sa rencontre, portant sur son épaule droite sa lance horizontale (casque à timbre noir et cimier coupé par la bande supérieure, cuirasse sur tunique courte, cnémides restaurées); il tient sur le bras gauche son bouclier rond (épisème noir opaque en . éphèbe

assis sur un dauphin, Taras ? Mélicerle?) ; un chien l'escorte, en arrière-plan, tourné à droite. Le troisième est encore nu (bandelette rouge sur les cheveux, corps restauré) et na mis qu'une cnémide à sa jambe droite; il place le pied gauche sur un tabouret long, sur lequel est posé son casque h cimier bas, et, penché, tient à deux mains (bras restaurés) la cnémide qu'il va passer à sa jambe gauche. Devant lui une femme drapée (bandelette rouge, tête restaurée, himation sur tunique à manches, restaurations importantes) présente de la main droite avancée une phiale et porte sur le bras gauche un bouclier rond (épisème noir opaque en mulet ithyphallique). A droite, le dernier éphèbe (casque à cimier bas, coupé par la bande supérieure, tunique courte dégprafée et retombant en ceinture autour des reins, cnémides) retourne la tète en arrière (restaurations) et des deux mains élevées décroche un bouclier rond dont on ne voit que la partie inférieure (épisème noir opaque incomplet, pattes d'un animal bondissant, sans doute un lion). — B. Quatre gnerriers courant. C*est, en ({uelque sorte, la suite du précédent sujet : les guerriers armés se lancent à la rencontre de l'ennemi. Le premier, à gauche, court à grandes enjambées, le bouclier rond sur son bras gauche (épisème en triskèle noir opaque), tenant la lance horizontale sur son épaule droite (visage imberbe restauré, casque à cimier bas, tunique courte dégrafée et retombant en ceinture autour des reins, cnémides). Le second se penche pour ramasser sa lance (casque à cimier bas relevé sur la tète imberbe, même costume) et porte sur le bras gauche un bouclier rond (épisème noir opaque en scorpion). Le troisième court comme le premier (casque à timbre noir et cimier bas, même costume; son bouclier rond porte en épisème noir opaque un lion marchant à gauche). Le quatrième, qui seul est barbu (même costume), étend en courant le bras droit armé de la lance et porte un bouclier rond muni d'un grand tablier de protection (orné d'un quadrillé noir et dans le bas de franges découpées, épisème noir opaque en corbeau posé).

Noir dans toul l'inlérieur, sur le rebord supérieur, sur une partie des anses et loulle fond de la panse. En haut du vase, sur le rebord exlérieur. zone de palmeltes noires couchées, chacune entourée d'un trait en cœur et accostée de petits pédoncules. Au-dessus de chaque anse et séparant les deux sujets, grand motif floral composé de deux palmettes opposées, accostées de deux palmettes plus petites, de petites feuilles isolées et de rinceaux (un des deux motifs restauré). Sous les sujets, bande étroite de quadrillé à gros points noirs. Près de la base zone claire avec godrons. Le pied noir avec le premier degré à tranche claire.

Terre rougeâtre foncée, surface orangée. Fond noir. Dessin au trait noir lustré. Retouches rouges rares. Traces de l'esquisse. Le vase a subi d'assez nombreuses restaurations, surtout en A. Haut. 0.^6.

(Inv. Campana, numéro disparu). Trouvé en Etrurieet entré en i863.

Vue d'ensemble (côté A) dans notre pi. 98; détail de B dans notre pi. 94' Cf. Calaloghi CéOmpana, série IV, n' 790.

G 48. Grand Cratère (même forme). — Même disposition. — A. Scène d'armement. Trois éphèbes s^équipcnt devant un homme barbu. Le premier, à gauche (casque à cimier bas relevé sur le haut de la tête, traces d*une bandelette rouge sur les cheveux, baudrier rouge soutenant Tépée, draperie roulée en ceinture autour des reins, cnémide à la jambe droite restaurée), se penche et lève la jambe gauche pour y ajuster la cnémide qu'il tient à deux mains (bras restaurés). Devant lui un éphèbe encore nu, le torse vu do face (bandelette rouge sur les cheveux à contour incisé, barbe courte en noir opaque sur la joue gauche, poils de la région pubienne indiqués en noir), penche la tête et va saisir de la main droite le bas de sa lance ({u'il tient déjà de la main gauche relevée (raccourci de la jambe gauche vue de face, mais restaurée). A droite, troisième éphèbe dans la même pose que le premier (même costume, pas de bandelette rouge, restaurations dans les bras et les jambes, le bas du visage), devant un homme barbu tenant une lance, une chlamyde dans le dos (entièrement refait). — h. Même sujet. Trois éphèbes en présence de deux hommes barbus. Les deux éphèbes 5 gauche sont complètement

refaits. Au centre un éphèbe casqué, tourné à gauche, met sa cnémide .dans la même p>ose que ceux du sujet A (peu de parties antiques, sauf dans le casque relevé sur le haut de la tête et à cimier décoré de pointillés noirs) ; il est soutenu par un homme barbu penché en avant qui le tient à bras-le-corps (coiffure en petit pétase, contour des cheveux incisé, chlamyde dans le dos, jambe gauche vue en raccourci de face, épée au côté, poils de la région pubienne en noir, restaurations importantes dans le corps et les jambes\ A droite, un second homme barbu (bandelette rouge sur les cheveux à contour incisé, chlamyde dans le dos, poils indiqués de même, jambes restaurées) tient une lance de la main gauche et étend le bras droit, comme s'il parlait.

Même décor avec quelques variantes. Devant une des anses, motif floral en quatre palmettes superposées, entourées de rinceaux et accostées d'un boaton de lotus la pointe en bas; l'autre motif complètement refait et différent ne compte pas. Les palmettes noires couchées sous le sujet A et les palmeltes rouj^es couchées sous le sujet B sont également des restaurations, de même que la zone claire du bas avec arêtes noires rayonnantes.

Même technique. Retouches rouges plus franches et emploi de l'incision dans les chevelures. Le vase a subi d'importantes restauration et des parties sont complètement refaites Haut. 0,4^.

(Inv. Campana, numéro disparu). Trouvé en Htrurie et entré en

Vue d'ensemble (côté B) dans notre pi. 93; détail de A dans notre pi. 94. Cf. Calaloghi Campana, série IV-VII, n» 867.

G 40. Hydrie ou Kalpis & tableau (col court et mince, panse trapue, anse d'arrière, anses de côté et base refaites).

— Un sujet sur le devant de la panse, dans un encadrement.

— Deux danseurs devant une jonense de flûte. A gauche, une femme drapée (coiffure en cécryphale orné de dessins géométriques, longue tunique à manches, himation dans le dos remontant sur la nuque) marche vers la droite (son pied droit en arrière entre dans la bande d'ornements) et se penche en jouant de la double flûte, les joues gonflées par l'effort. Devant elle un homme barbu (couronne de gros feuillages rouges sur cheveux à contour incisé, corps nu, grand himation rejeté en arrière sur les deux bras) danse, la tête baissée et jouant des crotales des deux mains. A droite et tournant le dos aux précédents, un éphèbe (mêmes détails de coiffure, le corps nu à demi voilé par un himation qui remonte sur la nuque, bas des jambes disparu) danse, la tête baissée, avançant la main droite et portant le revers de sa main gauche à sa tête. Dans le champ simulacres d'inscriptions peintes en lettres rouges : lOPE (rétrogr.), +OUE (i^O» +OTUE (id.). + UE (id).

Noir dans l'embouchure, sur le col et tout le vase, sauf les partiei« réservées aux personnages et aux ornements. Sur le col un cercle rouge. Le tableau est encadré en haut par une grecque entre quatre traits noirs, sur les côtés par une bande verticale de quadrillé à points noirs, en bas par une bande de godrons entre quatre traits noirs. Sous le tableau, entre deux traits en rouge réservé, large guirlande de feuilles de lierre accostées de baies (les feuilles en rouge réservé, les pédoncules incisés, les baies en rouge, partie droite disparue).

Terre jaunâtre foncé, surrace orangée. Fond en beau noir lustK'. Dessin au trait noir. Relouches rouges. Emploi de l'incision dans les chevelures et les ornements. Tcaces de l'esquisse. Le vase a été entièrement restauré. La partie antique ne comprend qu'une partie du col et le devant de la panse, mais les flgures sont presque intactes. Haut, du vase reconstitué, 0,^35.

(Fragm. Campana 35). Recueilli dans les fragments delà collection Campana. Trouvé en Etrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble dans notre pi. 9A-

G 1»0. Hydrie ou Kalpis à tableau (col court et mince, panse trapue, anse d'arrière courte et ronde, deux anses horizontales un peu relevées, pied plat et peu débordant). — Un sujet sur le devant de la panse, dans un encadrement. — Hercule tuant Busiris à Fautel. Le sujet est traité à la grecque, sans souci de la couleur locale égyptienne. Au centre, le héros barbu (cheveux et barbe en petits points saillants,

SALLE G

peau de lion sur la tête , nouée par devant sous le cou, et serré à la taille par une ceinture dans laquelle la queue de la bcte est passée, tunique courte sous la peau de lion) est penché et maintient de la main gauche par terre la tête de Busiris, pendant que de la main droite il brandit sa massue. Busiris a les traits d'un Grec barbu {devant des cheveux en points saillants, contour réservé, œil ovale et prunelle dans le coin pour exprimer le mourant) ; il est tombé à demi nu (himation couvrant le milieu du corps et le haut des jambes), le bras droit allongé sous sa tête, la main gauche tendue en arrière, les jambes relevées. Derrière lui, en arrière-plan, Tautel sur lequel il se préparait à sacrifier Hercule, et, à côté, un grand cratère à mascarons pour les libations. A gauche, un éphcbe portant de la main droite une canne noueuse et de la main gauche tenant une cithare (bandelette rouge sur cheveux à contour incisé et à points saillants par devant, le corps nu avec chlamyde rejetée en arrière sur les bras) s'enfuit vers la gauche, retournant la tête. Derrière Tautel, un homme barbu j)orle de la main gauche une grande lyre à sept cordes et tient de la main droite le plectre attaché à la lyre par un lien rouge (mêmes détails de coifTure, himation dégageant Tépaule et le bras droits). A droite, un homme barbu s'enfuit, tenant une canne noueuse et retournant la tète (hiipation comme le précédent). Dans le champ inscriptions peintes en lettres rouges : KAi xafXû'ç ?] et KA.05 xa[XJd;.

Noir dans l'embouchure avec cercle rouge réservé sur le bord. Sur le rebord extérieur, zone de petils ovcs. Le tableau est encadré en haut par une grecque mêlée de carrés avec poiol noir central, sur les côtés par une bande verticale de quadrillé à points noirs, en bas par une bande de petits ovcs entre quatre filets noirs. Sous le tableau, allant d'une anse à l'autre, entre deux traits en rouge réservé, large bande de pal mettes droites entourées d'un trait en cœur et accostées de petites volutes (le loulen rouge réservé). Noir sur tout le reste du vase et le pied. Sous la base marque incisée

Terre rougeâtre foncé, surface orangée. Fond en beau noir lustré. Dessin au trait noir. Retouches rouges. Emploi de l'incision pour les chevelures. Traces de l'esquisse. Restaurations dans l'anse d'arrière, l'anse gauche, le revers du vase; le pied recollé. Cassure passant à travers les figures, sans restaurations.' Haut. o,4o.

rinv. N 3^76; MN ^01). Ancienne collection Cauino. Trouvé à Vulci vers 1838. Acquis eu i85o.

Vue d'ensemble dans notre pi. 94. Cf. Muséum É/ru«çue, n* 538 ; Dumont et Chaplain, Céramiques de la Grèce^ I, p. d8o, n* 5; Heydemann, Panser Anliken^ p. 53, n« 53.

G 81. Hydrie ou Kalpis & tableau (même structure). — Même disposition. — Femme nue et joueur de flûte. A gauche, un éphèbe nu, ithyphallique, un genou en terre, la tête levée, joue de la double flûte (couronne de gros feuillages rouges sur cheveux à contour réservé). A droite, une femme nue, (bandelette en rouge réservé sur les cheveux), le genou gauche en terre, se tourne vers le précédent et tient des deux mains avancées une draperie, comme pour se cacher; devant elle est posé par terre un vase ou bassin rond (des traces de filets peints en rouge indiquent qu'elle urine dans ce récipient). Dans le champ inscriptions peintes en lettres rouges et dénuées de sens : USP + î + ^ct +U4- + n.

Noir dans l'embouchure, le plat en clair, le rebord extérieur et le col en noir. Le tableau est encadré, en haut par un filet rouge et par un quadrillé à poinis noirs entre trois filets noirs, sur les côtés par une grecque verticale entre deux filets, en bas par une bande d'oves entre deux filets noirs. Sous le tableau, même ornement que ddns le précédent. Les anses en rouge réservé avec manchettes de godrons noirs aux attaches. Le reste du vase et le pied en noir.

Terre jaunâtre un peu rosée, surface rougeâtre. Fond en beau noir luslré. Dessin au trait noir. Retouches rouges. Meilleur état de conservation; quelques cassures soigneusement réparées. Haut.

(Inv. Campana, numéro disparu). Trouvé en Elrurie et entré en i863. Détail du sujet dans notre pi. 94.

G 53. Hydrie à tableau (même structure]. — Même disposition. — Pôlée enlevant Thétis. A gauche, une Néréide drapée

s enfuit, retournant la tétc et étendant le bras gauche qui disparaît derrière le groupe voisin ; de la main droite elle relève un pli de sa tunique (bandelette rouge sur cheveux pendants à contour réservé, himation drapé sur l'épaule gauche par-dessus grande tunique à manches ; son pied droit entre dans la bande d'ornements). A droite, Thétis drapée (diadème réservé sur les cheveux relevés en chignon, himation par-dessus grande tunique à manches] marche vers la droite> retournant la tête ; de la main droite étendue elle tient un petit dauphin et lève la main gauche. Elle est saisie à bras-le-corps par Pelée sous les traits d'un éphèbe nu (couronne de feuillages rouges, épée au côté] qui, penché, a noué ses bras autour de la taille de la déesse. Trois animaux, indiquant les métamorphoses diverses de Thétis, s attaquent au ravisseur : autour de sa jambe droite s'est enroulé un serpent qui le mord à la taille (corps tacheté de points noirs] ; sur son épaule droite un petit lion est grimpé et le mord à la nuque (télé et haut du corps restaurés] ; en bas, à droite, un dragon se dresse sur sa queue fourchue et ouvre la gueule, tirant la langue (corps tacheté de points noirs et hérissé de piquants, qui empiète sur la bande d'ornements].

Noir dans l'embouchure et sur le plat du rebord, le rebord extérieur en clair. Noir sur le col avec cercle rouge. Le tableau encadré eu haut et sur les côtés par une bande de quadrillé à poinis noirs entre deux traits noirs, en bas par un trait rouge réservé. Tout le reste du vase en noir. Deux cercles rouges sur le bas de la panse.

Sous le pied marque incisée /^.

Même technique. Plusieurs recollages avec peu de morceaux restaurés dans les personnages. Haut. 0,375.

(Inv. LP 1435 ; N S^Si). Ancienne collection Canino. Trouvé eu Étrurie, entre 1828 et 1887. Acquis en 1837.

Vue d'ensemble dans notre pi. 94. Cf. de WUle, Descriplion d'une coll. dt vasea, 1837, n* i3a.

G 84 (I ). Stamnoe à tableanx, portant le nom de Ména(n]dros (col court, panse trapue, deux anses horizontales larges et courtes, accostées de rivets, pied plat peu débordant]. — Un sujet sur chaque côté de la panse dans un encadrement. — A. Libation pour le départ du guerrier. A droite, un hoplite imberbe (casque à cimier bas, les paragnathides relevées, cuirasse à épaulières et lamelles mobiles, ornée d'écaillés, sur une tunique courte, cnémides] tient de la main gauche la lance et son bouclier rond (épisème noir opaque en lion bondissant]*, de la main droite il tend une phiale (godrons ciselés] qu*une femme drapée, debout à gauche (cheveux épars, tunique et himation remonté en voile sur la nuque], remplit au moyen d'une œnochoé qu'elle tient de la main, droite (liquide indiqué en couleur blanche]; elle lève la main gauche. En arrière-plan, à côté du guerrier, un chien allonge sa tête fine (collier au trait noir]. Dans le champ, inscription peinte en petites lettres blanches MENAAPo KA- U05hEOHO,M6va(v]8po[ç]xaXdç...?(iétrogr.]. —fi. Dionysos et Silène. A droite, le dieu barbu (couronne de feuilles blanches sur les cheveux pendants, longue tunique à manches sous un himation qui dégage l'épaule et le bras droit] tient de la main gauche le bout d'un cep de vigne qui s'étend dans le champ en deux rameaux à feuilles blanches et à grappes noires (contour incisé]; de la main droite il tend son canthare (deux grandes anses débordantes) à un Silène nu (tête chauve couronnée de feuillages blancs, corps nu avec nébride dans le dos, nouée par devant sous le cou], qui étend la main gauche et tient de la main droite une œnochoé (en noir opaque] ; son coude droit entre dans le cadre d'ornements. Dans le champ inscription peinte en lettres blanches HOPAIKAUO^ (rétrogr.), ô j:at({] xaXd;.

Noir dans tout l'intérieur, sur le rebord, le col, la totalité des anse», sauf les rivets indiqués de chaque côté en clair, sur toute la panse saur les sujets et, près de la base, une zone claire avec arèles rayonnantes. Chaque tableau est encadré en haut par une bande de godrons surmontant une bande de gros pointillé noir, sur les

côlés par ttne bonde vcrlicale de quadrillés à points noirs, en bas par une ligne en rouge réservé. En dessous deux cercles rouges sur la panse noire- Le pied noir.

Terre rougeûlre foncé, surface jaune un peu rosée. Fond noir. Dessin au trait noir lustré. Retouches blanches ; pas de retouches rouges dans les sujets. Emploi de l'incision dans les grappes de roisin. Traces de l'esquisse. Bon état de conservation. Haut. 0,37.

(Inv. N Î24i3; ED 2o5). Anciennes collections Coghill, Durand. Trouvé à Nola. Acquis en i8a5.

Publié par Millingen, Peintures antiques de vases grecs, pi. a3 (qui a mal lu Ménélaos, au lieu de Ménandros); S. Reinach, Répertoire des VaseSy II, p. 7, n**g et 10.

G So. Stamnos (col court et large emljouchure, deux anses horizontales courtes et un peu relevées, base peu débordante h tranche haute). — Un sujet sur chaque côté de la panse. — A. Deux Centaures écrasant le Lapithe Kyanens. Au centre, Kyaneus barbu est tombé sur le genou gauche et s'enfonce en lerrc (ses pieds ont disparu); il combat encore, tourné vers l'adversaire de gauche, levant avec force l epée (forme de coutelas) au-dessus de sa tète et se couvrant d'un bouclier rond (casque à cimier orné de points noirs et long panache retombant dans le dos, cuirasse à lamelles mobiles sur tunique courte, épisome du bouclier en serpent noir opaque); au-dessus de lui est suspendu un rocher qu'on vient de lui lancer et qui menace de l'écraser. De chaque côté un Centaure s'apprête à achever le blessé ; celui de gauche (crâne restauré, blessure au sein gauche, d'où le sang coule en filets rouges) avec une grande branche de pin (aiguilles de pin en rouge) qu'il manie de la main droite, l'autre avec un gros rocher qu'il saisit des deux bras ramenés en arrière (Centaures barbus, chauves, le nez court, oreilles et corps de cheval). — B, Combat d'un Lapithe et de deux Centaures. Au centre, un Lapithe en costume d'hoplite (casque à cimier bas et panache retombant en arrière, baudrier rouge sur le corps nu, une draperie roulée aulour des reins) s'avance vivement à droite, vu de dos et de trois quarts, tenant sur le bras gauche son bouclier rond vu de profil, levant Tépée pour frapper un Centaure déjà tombé à terre qu'il foule du pied droit posé sur sa croupe. Le Centaure, retournant la tête, la bouche ouverte comme pour crier, essaye encore de se défendre avec une branche de pin (rehauts rouges comme à l'autre) qu'il brandit du bras droit (il est vu de dos, blessure avec filets de sang rouge sous l'omoplate gauche et sur le corps restauré) ; de la main gauche basse il lient une autre branche semblable. A gauche, un second Centaure arrive au galop au secours de son compagnon ; sa bouche ouverte semble crier ; des deux mains il tient en arrière une grande branche de pin (mêmes détails), avec laquelle il va frapper l'hoplite (front chauve, chevelure incisée, restaurations dans une jambe de devant et dans le corps).

Noir dans l'embouchure, sur le rebord, le col et une partie des anses. En haut de la panse, zone de godrous. Sous la zone de personnages, grecque entre trois cercles noirs. Le bas de la panse noir. La base en noir avec tranche claire. Sous la base en grandes

lettres incisées marque

b-Vi-

Terre rosée, surface jaunâtre. Fond noir lustré. Dessin au trait noir.

Retouches rouges. Emploi de l'incision dans les chevelures.

Traces de l'esquisse. Nombreux morceaux recollés et quelques

parties restaurées. Haut. o,33.

(Inv. N 3i66; LP 69). Trouvé à Vulci, en Élrurie. Acquis sous le règne

de Louis-Philippe.

Vue d'ensemble (côté A) dans notre pi. 95.

G 80. Stamnos (même structure, la base avec rebord saillant). — Même disposition. — A, Athéné sur son char escortée d'Hermès. Entre deux colonnettes doriques (interrompues par les anses), la déesse drapée (tête nue, cheveux en chignon noué sur la nuque avec contour réservé, égide à pointillé noir, bordée de serpents dressés, par-dessus une tunique longue restaurée) monte sur son char, tenant à deux mains les rênes de l'attelage à quatre chevaux (queues et corps restaurés, seulement trois têtes visibles, dont une baissée.

rênes rouges] ; de la main gauche elle tient aussi son casque à haut cimier et de la main droite sa lance ; un bouclier vu de profil (épisème noir opaque en trépied) est debout par terre devant les chevaux. En arrière- plan, marchant à côté des chevaux, Hermès barbu (couronne à feuillages rouges sur cheveux à contour réservé, chlamyde nouée par devant sur tunique courte, talonnière ailée au pied gauche) tient son caducée et retourne la tête vers la déesse. — B. Départ du guerrier. Un éphèbe nu (chlamyde dans le dos, corps restauré, jambes refaites) marche vers la gauche, retournant la tête; de la main droite étendue il porte son casque (cimier bas) et sur son bras gauche la lance et le bouclier rond à grand tablier frangé (restaurations importantes). Au centre, un vieillard barbu (front chauve, himation dégageant Tépaule et le bras droit), tourné vers la droite, la main gauche sur la hanche sous la draperie, la main droite tenant un bâton, retourne la tête vers le précédent (fortes restaurations dans le corps, la draperie, le bras, le bâton). A droite, un éphèbe en hoplite (casque à cimier bas coupé par la bande d'ornements, manteau sur le bras droit, tunique courte, cnémides), levant la main droite, porte sur le bras gauche sa lance (restaurée) et un grand bouclier rond à tablier frangé (restauré), orné du triskèle en épisème (noir opaque).

Même décor que dans le précédent (sans grecque sous les personnages, simple trait en rouge réservé). La base est percée d'un trou.

Même technique. Restaurations nombreuses. Haut. 0,37.

(Inv. Campana, numéro disparu). Trouvé en Étrurie et entré en i863.

Vue d'ensemble (côté A) dans notre pi. g5.

G 1$7. Vase en forme de toupie (forme quelquefois appelée psykter, pas d'anses, pied haut et cylindrique avec bourrelet à la base, col court, panse rebondie). — Une zone circulaire de personnages sur la panse. — Dionysos et le thiase bachique. Le dieu drapé (couronne rouge sur cheveux à contour incisé, himation sur tunique à manches) tient de la main droite le kéras (partie restaurée) et marche à droite, retournant la tête baissée, élevant la main gauche avec le poing fermé. Devant lui un Silène nu, ithyphallique, tient de la main droite une œnochoé et étend la main gauche vers la tête du dieu (couronne rouge sur cheveux flottants à contour incisé, restaurations dans les bras, le corps et la queue de cheval). A gauche, un autre Silène semblable marche à gauche, retournant la tête baissée, tenant de la main droite une œnochoé (noir opaque) et de la main gauche le bout d'une outre à moitié vide qui traîne à terre (restaurations dans les bras et les jambes). De chaque côté de ce groupe central se placent trois groupes d'un Silène avec une femme : 1^ Une joueuse de flûte drapée (couronne rouge sur cheveux h contour incisé, tunique transparente restaurée) tient les deux flûtes et gonfle les joues en jouant ; devant elle marche un Silène nu, ithyphallique (visage et corps restaurés) qui, se retournant, élève de la main gauche une corne à boire derrière sa tête et porte de la main droite une grande amphore pointue (ceinte d'une guirlande rouge) ; 2^ Silène semblable (corps restauré), portant une grande cithare à laquelle est attaché (lien rouge) le plectre qu'il tient de la main droite; devant lui marche une Ménade drapée (haut cécryphale pointu, tête restaurée, nébride rejetée dans le dos et nouée par devant, sur une tunique transparente à manches), retournant la tête et tenant de chaque main des crotales ; 3^ Silène semblable, accourant la jambe gauche levée, les deux bras étendus (tête et corps très restaurés) pour saisir une Ménade drapée qui marche à droite, retournant la tête (tout le haut restauré d après la Ménade précédente, les jambes antiques et le bras gauche) .

Noir dans l'embouchure, sur le rebord avec filet saillant et sur le col. En haut de la panse, zone de godrons. Sous les personnages, grecque entre deux cercles noirs. Le reste de la panse et le pied en

SALLE G

noir. Le vase csl muni d'un couvercle à boulon qui ne parati pas lui appartenir.

Terre rougeAtre, surface orangée. Fond noir. Dessin au Irait noir lustré. Retouches rou.jes. Emploi de l'incision dans les chevelures. Traces de l'esquisse. Nombreux recollages et restaurations. Haut.

(Inv. Campana, 177). Trouvé en Campante, à Nola. Entré en i863. Vue d'ensemble dans notre pi. 95. Cf. Catahghi Campana^ série XI, n« 118.

G <>8. Vase de même forme (niônios détails de structure). — Même disposition. — Danse de six éphèbes accompagnés par on jonenr de flftte. Tous sont nus et dansent avec des contorsions et des mouvements désordonnés; tous portent une couronne de feuillages rouges sur une chevelure courte (contour incisé). Le joueur de flûte également nu (mêmes détails) lève la tète en soufflant dans sa double flûte qu*il tient à deux mains. Devant lui le premier danseur tend le bras droit en arrière et retourne la tête à gauche; le second met les deux mains sur sa poitrine (torse de face) et lance sa jambe gauche en l'air ; le troisième (refait) accourt à la rencontre du précédent ; le quatrième (refait) est debout sur une seule jambe ; le cinquième lève la jambe droite (restaurée) et retourne la tête en étendant la main gauche vers le dernier (parties du visage et du corps restaurées) qui danse, le torse de face, la jambe droite levée. Des inscriptions peintes en lettres rouges donnent le nom de plusieurs personnages : AI0A0P05 , EV-

KUEIAE$, AIOMH.^TOÎ (rétrogr.), MO$OKUE., At^- TI4>ANE5.

Décor semblable au précédent (sauf le p'at du rebord clair, un simple cercle rouge réservé sous les personnages). Pas de cou-

vercle. Sous la base, restes d'une marque incisée

Même technique. Style voisin de relui de Chachrylion. Cassures recollées; une partie de la panse et du pied refaite. Haut. 0,345.

(Inv. Campana 7i3). Trouvé en Carapanie, à Nola. Entré en i863.

Publié par M. Emmanuel, Orchetlique grecque^ pi. 1, a et 6. Cf. Calaloghi Campana, série XI, n* 117.

G 60. Amphore (col mince, anses verticales rondes, pied en pente). — Sur chaque côté de la panse une figure isolée, sans encadrement, sans ligne de terrain. — A. Athéné plaçant une conronne sur un autel. La déesse drapée (casque à cimier bas, tresses de cheveux sortant sous le couvre-nuque, égide sur la poitrine avec enroulements géométriques en guise de serpents, himation drapé sur Tépaule gauche et dégageant le bras di*oit, par-dessus une longue tunique à manches) se penche vers un autel bas placé à droite (angles en volutes, bande d'oves ornant le fût) et allumé (flammes en rouge) ; elle y dépose une couronne (feuilles rougis) et tient de la main droite un rinceau (indiqué en noir). Le sens du sujet est sans doute que la déesse accueille les présents et exauce les vœux de celui qui, dans Tautre tableau, fait le sacrifice. Dans le champ, inscriptions en lettres rouges dénuées de sens: P^EPI, P^^î, EPNNTP (rétrogr.), HOVN . — ^- Libation iur l'auteL Un homme barbu drapé (couronne en rouge réservé, longue tunique talaire à manches), tourné vers la droite et retournant la tète en arrière, tient de la main droite une phiale (cannelures indiquées en noir jauni) et étend la gauche au-dessus d*un autel allumé (semblable à Tautre). Dans le champ, inscriptions dénuées de sens en lettres rouges : H5MUT+ (rétrogr.), 5HETPI (id.), HT50 (id.), HINET.

Noir dans l'embouchure, sur le plat du rebord, le rebord extérieur, les anses et la totalité du vase, sauf les figures réservées. Sur le col, de chaque côté, palmettes alternativement droites et renversées que relient des rinceaux accostés de petites volutes. Un fllet saillant en haut et en bas du col. Sous la base en lettres incisées,

marque

Page 1