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Archives Nationales. Z

d’Issy et Vaugirard. le curé et les marguilliers de la paroisse Saint-Lambert suppliaient ce fonctionnaire de venir en reconnaître l’état. Cette formalité était nécessaire pour permettre à l'Archevêque de Paris de procéder à sa bénédiction. La visite fut faite à quelques jours de là, et l’on dressa un procès verbal de l'état d’achèvement. On y lit que la porte principale, sur le chemin de Sèvres, était exactement située à la distance de 38y toises de celle de l’église Saint-Lambert1.

Rappelons, en passant, que le Cimetière de Vaugirard faisait aussi l’office de morgue, et que l’on y exposait les corps morts non identifiés, trouvés dans la commune ou repêchés dans la Seine.

Voici un certificat de chirurgien, entre beaucoup, confirmant ce fait :

L'an 1781, le 6 novembre, 9 heures du matin, en vertu de l’ordonnance de M. le Lieutenant de la Prévôté et châtellenie d’Issy-Vaugirard, en date du jour d’hier, moi, Bernard Dossat, chirurgien juré, demeurant à Issy me suis, après avoir verbalement prêté serment par devant mon dit sieur le Lieutenant, transporté au Cimetière de Vaugirard. où étant, avons procédé à la visite du corps mort d’une femme, qui y a été exposé en vertu de l’ordonnance de mon dit sieur le Lieutenant, et après examen fait du dit cadavre j'ai trouvé que la mort de cette femme...2

. L’un de ces certificats, du 23 novembre 1787, vient corroborer notre dire concernant la désaffectation du Cimetière de l’église en cette année, et nous apprendre qu'il servait encore, cependant, à l’exposition des cadavres. On y lit, en effet, que Bernard Dossat, maître en chirurgie, s’est transporté « dans l’ancien Cimetière de Vaugirard près l’église paroissiale » où il a trouvé le corps de Pierre Pèche rot, compagnon carrier, tombé dans une carrière de Vaugirard3.

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