Archives Nationales. D IV 5o, n» iq
2. Michault Delannoy a expliqué tous ces incidents dans la plaquette suivante : Première lettre patriotique du Juge de paix de Vaugirard, 20 pages, s. 1. n. d. ( Bibl. Nat. Lb 39 9806) (Époque révolutionnaire).
Environnes de brigands et de malfaiteurs, disaient-ils, qui se retirent chez nous pour éviter la surveillance de Paris; la difficulté de punir leurs excès par une prompte justice que nous trouverions sur le champ chez le juge de paix, les laisse impunis *.
En l’année 1708, les habitants de Vaugirard qui avaient à se rendre dans Paris, devaient franchir de nombreuses barrières existant dans toutes les rues et sur tous les points qui séparaient la capitale du faubourg Saint-Germain. Ces barrières étaient situées entre l’Esplanade des Invalides et Paris, laissant la dite Esplanade en dehors de la Ville. Elles régnaient à peu près sur le parcours où l’on établit, en 1760, un boulevard-rempart qui est devenu aujourd'hui, en grande partie, la rue de Constantine et le boulevard des Invalides, de la Seine à la rue de Sèvres.
Dans un plan daté de 1708, exécuté pour les Fermiers Généraux par un fonctionnaire de cette administration, on voit très exactement les emplacements de ces barrières, situés aux points suivants du dit parcours :
Barrière du bord de l’eau, sur les berges de la Seine.
Barrière du Pré-aux-Clercs, rue de l’Université, ancien chemin du Pré-aux-Clercs.
Barrière Saint-Dominique, à la rue de ce nom.
Barrière de Grenelle, à la rue de ce nom.
Barrière des Récolettes, rue de Varenne.
Barrière de Varenne, près la rue des Brodeurs, aujourd’hui rueVaneau.
Barrière des Brodeurs, rue de ce nom, aujourd'hui rue Vaneau.
Barrière de la Traverse, rue de ce nom, aujourd’hui rue Pierre Leroux.