Archives Nationales. D XXIXb 33, n
3. Nous avons rapporté, dans notre volume de Bercy, comment Antoine avait été appelé à remplacer Le Doux.
devaient être remplacés par des maisons particulières, prises en location1.
Dans un état de situation, daté de janvier 1790, on voit que toutes les barrières de la partie méridionale de Paris sont, à cette époque, garnies de leurs grilles de fer. Les murs sont également terminés, à l'exception de la partie comprise entre la rue de Sèvres et les terrains des Invalides, dont les propriétés ne sont pas encore acquises. On y avait suppléé par une clôture en planches percée de portes très rapprochées2.
Il nous faut placer ici la mention du vote de la loi du 3o mars 1791, relative à la vente des bâtiments, murs, barrières et terrains formant l’enceinte de la capitale. Cette loi était ainsi conçue :
Louis, par la grâce de Dieu et par la loi constitutionnelle de l’État, Roi des Français : A tous présents et à venir, salut. L’Assemblée Nationale a décrété, et nous voulons et ordonnons ce qui suit : L’Assemblée Nationale, décrète que les travaux de l'enceinte de Paris cesseront à compter de lundi prochain, et qu’à cet effet le présent décret sera porté à la sanction dans le jour.
Décrète, en outre, que le département de Paris lui présentera dans la semaine prochaine un projet pour faire au profit de la Nation, de la manière la plus avantageuse et la plus prompte, la vente des bâtiments, murs, barrières et terrains qui forment la nouvelle enceinte de Paris et ses dépendance3.
On sait que cette loi ne fut pas exécutée et que les barrières ne furent jamais vendues. Du moins aucune trace ne s’en rencontre, pas même d’un commencement d’exécution. Ce fut pourtant à partir de ce moment, et après la suppression des droits d’entrée, le icr mai 1791, que l’on commença à les mettre en location. Il y eut, assurément, une période de tâtonnement, d’hésitation, pendant laquelle on ne savait trop