Bibliothèque Historique de la Ville. Plaquette n
2. Bibliothèque Historique de la Ville de Paris. Plaquettes groupées 11.945, n* 7.
Nous avons rencontré, de cette barrière, les pièces iconographiques suivantes :
Gravure: 26x20, Prieur del. et Berthault sculp., dixhuitième siècle; texte : Entrées des Barrières libres , le icr mai 779 1. Une foule immense, des troupeaux, des voitures se précipitent entre les pavillons, vers Paris ouvert.
Gravure : 14 X 9* Michallon del. et Bangean, sculp. ; texte: Vue de la Barrière du Maine à Paris, département de la Seine , chez Osterwald l’aîné. La pièce ne montre que l’un des deux pavillons, avec une gracieuse perspective sur la campagne.
Gravure en taille douce: 42x25, Courvoisier del. et Aubert sculp. A Paris, chez Basset, rue Saint-Jacques, 64. Texte: Vue de la Barrière du Maine et de celle du Mont- Parnasse. Large route plantée d’arbres, guinguettes au premier plan et barrières en perspective.
Eau-forte : 7X5 par Emile Thérond. Appartient à l’ouvrage de M. Alfred Delvau sur les Barrières de Paris, 1 865.
Poste d’observation à l’angle des Fourneaux. Ce bureau se trouvait entre la barrière du Maine et celle des Fourneaux, et se composait d’un bâtiment ayant quatre faces égales, terminées par des frontons, et décorées de refends rustiques, avec une couverture partie pierre de taille, partie pierre meulière1.
Barrière des Fourneaux. Cette barrière se composait de deux pavillons dont la façade, formée de refends et de bossages comprenait, au centre, un porche en avant-corps avec fronton triangulaire orné d’un motif d’architecture. Ce fronton était supporté par quatre piliers formés de blocs dé pierre alternant, ronds et carrés. Le porche était élevé sur un perron
i. Guide des amateurs et des étrangers voyageurs à Paris, par Thiéry, 1787, t. II, p. 693.
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de quelques marches. Cette barrière porta également le nom de barrière de la Voirie, à cause d’une voirie qui était dans son voisinage.
Le 22 janvier 1791, Guyot et Bouquet, sous-brigadiers du poste de la barrière des Fourneaux, ont arrêté à 8 heures du matin, un particulier âgé d’environ 5o ans, porteur d’imprimés reconnus pour être prohibés : « attendu le titre et à déffaut du nom de l’imprimeur ». Interrogé, l’individu répondit que ces imprimés lui avaient été remis pour les faire entrer dans Paris, par un individu qu’il ne connaissait pas, et qui se trouvait à environ deux cents pas du bureau. Les papiers furent saisis et remis au Comité des Recherches1.
Le 26 fructidor an VI, le citoyen Dubois était nommé concierge de la barrière des Fourneaux. L’administration lui retenait la somme de 80 francs sur son traitement, comme représentant le loyer des locaux occupés par lui'2.
En vertu d’un bail du 21 germinal an VIII, passé par le département de la Seine, le citoyen Malescot était locataire d’un terrain extra-muros, situé contre le chemin de ronde, proche la barrière des Fourneaux. En raison du peu de hauteur du mur clôturant ce terrain, et pouvant permettre aux contrebandiers de l’escalader, les régisseurs de l’octroi municipal demandèrent la résiliation du bail. Le Préfet de la Seine, par son arrêté du 6 fructidor an XII, se contenta de distraire de la location, la partie du terrain susceptible de servir aux trafics des fraudeurs3.
La Bibliothèque Nationale (Estampes) possède un plan manuscrit à l’échelle de 25 toises, du 6 juillet 1787, signé de