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Archives de la Seine. Domaine. Carton 32, dossier

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La Boulayc, montrant la formation de l’enceinte en cet endroit avec la vue géométrale de la barrière des Fourneaux et de ses deux pavillons1.

Barrière de Vaugirard. Deux pavillons carrés n'ayant, d’après l'aquarelle de Palaiseau, que de très loin la marque du style Le Doux. En façade, un portail rectangulaire flanqué de deux piliers, refends et bossages au rez-de-chaussée. Trois fenêtres au premier étage, trois plus petites au deuxième, avec un toit plat recouvrant le tout. Pas de caractère bien défini.

La Tynna nous apprend que ces deux bâtiments n’étaient pas encore achevés en 18122.

La Bibliothèque Nationale (Estampes), possède plusieurs reproductions de cette barrière, savoir :

Collection Destailleur, un dessin lavé au bistre, par Ch. Ransonnette, 19 x 14, intitulé : Barrière de Vaugirard , 20 juillet i853 , représentant une route bordée de grands arbres, avec une vague barrière au fond.

Même collection, dessin lavé au bistre, 21X11, signé : Misbach, 1797- Charmante petite vue pleine d’intensité et de vie.

Topographie de la France, un plan manuscrit, à l’échelle de 25 toises, daté du 6 juillet 1787, signé: La Boulaye, montre les deux bureaux à l’angle du cimetière de Saint-Sulpice. IJn autre plan manuscrit, à l’encre de Chine, 5qX 2 1 , est intitulé : Roulette de la barrière de Vaugirard. 11 représente une guérite de surveillance, ornée de refends et bossages. Le plan est signé: Héricart de Thury, Conseiller d’Etat, Directeur des Travaux de Paris, 24 février 1827.

Du musée Carnavalet, une lithographie : 7X9, appartenant

1. Bibliothèque Nationale. Estampes. — Top. de la Fr., Seine, Paris, XV* arr., 58* qu. petit format. Va 3 1 3.

2. Dictionnaire des rues de Paris, par de La Tynna, 1812, p. 467.

à la publication faite par le Charivari en 1 833, intitulée Macédoines, d’Aubert, lithographie de Bénard, d’après les dessins d’Arnout.

Barrière de Sèvres. Le Doux n’eut pas à y manifester la variété de son talent, car il n’y eut jamais de construit, en cet endroit, du moins sous la Révolution et l’Empire, que les deux guérites ornées de refends rustiques très prononcés, servant d’appui aux grilles. Les employés étaient installés dans une maison particulière qui se trouvait sur ce point.

Dans le procès-verbal rédigé par les Commissaires de la nouvelle enceinte, le 4 avril 1788, on lit:

Bureau de Sève. Terminer les arrangemens demandes par M. de La Rue dans les intérieurs de la maison acquise pour ce bureau, et compléter la clôture provisionnelle en planches jusqu’au bureau des Paillassons1.

Cette entrée de Paris était particulièrement fréquentée des fraudeurs, dont les tentatives menaçantes n’étaient pas sans causer beaucoup de soucis aux pouvoirs d’alors. Nous en avons la preuve dans la lettre ci-après, adressée par le maire de Paris, Bailly, au Président de l’Assemblée nationale, le 27 janvier 1791 :

Monsieur le Président, j’ai l’honneur de vous rendre compte des événements de la matinée afin que vous puissiez vous-même en faire part à l’Assemblée Nationale. A 10 heures du matin, j’ai été informé que les commis et les chasseurs de poste à la Barrière de Sèves avoient de l’inquiétude et pouvoient être en péril de la part des fraudeurs. Je m’y suis à l’instant transporté avec un détachement de cavalerie ; je n’y ai trouvé ni tumulte ni attroupement, mais les commis nous ont déclaré que, les fraudeurs se présentant en troupes de 60 et 80, les préposés et les chasseurs se trouvoient de leur côté en trop petit nombre pour résister à la force et étoient obligés de voir la contrebande se commettre sous leurs yeux par des hommes réunis en troupe, et qui, en faisant la fraude insultoient aux commis et à la garde.

Il est de mon devoir, Monsieur le Président, de ne pas taire à l’Assemblée Na-

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