Archives Nationales. LL. 1049, f* 238 v
Là, comme dans le cas précédent, il y avait aussi un procès entre les concédants et l’ancien possesseur, procès que le nouveau locataire était tenu de terminera ses propres dépens1.
Les berges verdoyantes de Grenelle, qui faisaient alors partie du village de Vaugirard, recevaient quelquefois aussi des dépôts peu faits pour les embellir et surtout pour les parfumer. Tel le bail à ferme d’un atterrissement, sis au terroir de Vaugirard, le long de la rivière de Seine, consenti par Messieurs de Saint-Germain-des-Prés à François Toullemer, « Me Vuidangeur des bâtimens du Roy », en date du Ier octobre 16402.
Nous trouvons encore, sous la même cote, que la dite abbaye touchait, au mois d’octobre 162g, cens et rentes de Jean Cousin, secrétaire de la chambre du Roi, comme propriétaire du Moulin de Javel, assis en la rivière de Seine, proche d Issy.
En ce qui concerne, enfin, le droit de pêche et celui du passage de rivière, entre Javel et Cnaillot, nous indiquerons que, le 8 mars 1765, l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés affermait à Alexandre Lyon, marinier et maître pêcheur, et à Marie Sautin, sa femme, demeurant au Gros-Caillou, rue du Bordde-J’Eau, le droit de pêche en la rivière de Seine, depuis les anciens ponts delà Ville de Paris jusqu’au « Ru le Sève ». Plus, le port et passage de la dite rivière, vis-à-vis les Invalides, et le bac, alors accompagné de ses bascules, moulins et autres équipages, en état de service au dit passage; plus, en outre, les droits de passage sur la dite rivière de Seine, de Javel à Chaillot, le tout appartenant et dépendant de la mense abbatiale de la dite abbaye, moyennant la somme de 800 livres par an. Il était stipulé que les preneurs devraient