Archives delà Seine. Domaine. Carton 33, dossier
2, Bibliothèque Historique de la Ville de Paris. Manuscrit, N. A. i53, f° nô.
refendsetbossagesqui rappellent les constructions de Le Doux. Des anneaux de fer y étaient encore scellés de distance en distance. Le Musée Carnavalet possède aussi, de cette découverte, une jolie gouache signée : Chauvet, 26 juillet 1896, mesurant 29 X 21.
En ce qui concerne la reproduction de ce monument, nous signalerons :
La petite gravure ronde, en couleur, de la fin du dix-huitième siècle : 11 X 11, de la série dessinée par Sergent et gravée par Le Campion. Le canal n’est pas encore maçonné et est formé par des pilotis et des planches soutenant les terres de la berge '.
Une gravure en taille-douce, i5x9, dessinée par J. Nasch, gravée par J.-C. Kernott. A. Pergin, directeur.
Une lithographie, 24 X 16, dessinée par Bâcler d’Albe, imprimerie de Villain.
Ces deux pièces appartiennent à la collection G. Hartmann.
Le Musée Carnavalet possède, de cette barrière, une mine de plomb, par Trimolet, 23 X i5, et un petit dessin, sans nom d’auteur, 19x11.
Jusqu’en 1827, aucun pont ne reliait Vaugirard à Passy, le service étant simplement assuré par des bacs et passeurs d’eau.
Dans la séance de la Commune de Paris, du 29 mars 1790, M. Giraut, architecte et entrepreneur, proposa de remédier à cet état de choses en soumettant un modèle de pont en chaînes d’une seule arche, comme ceux employés en Chine. Il proposait d’en établir sur plusieurs points, dont un en face de la
. Bibliothèque Nationale. Estampes. — Topographie de la France. Va 3 1 3.
nouvelle barrière de la Cunette, reliant Vaugirard à Passy. Ces ponts ne devaient servir qu’aux piétons, ne gênant pas la navigation et coûtant environ 72.000 livres chacun. L’Académie des Sciences était, à cette époque, saisie du projet. M. Giraut annonçait, en même temps, que si la Ville de Paris ne pouvait faire les fraisde l’exécution, une Compagnie offrait de s’en charger en lui accordant un péage de trois deniers par personne pendant trente ans ; après quoi la Ville serait entrée en possession sans aucun remboursement. La dite Compagnie aurait, de plus, continué de payer les mêmes redevances qu’acquittaient : « les officiers passeurs d’eau ».
L’assemblée fit mention de ce projet dans son procès-verbal et aucune suite n’y fut donnée1.
Au point de vue iconographique, les pavillons construits par Le Doux pour l’enceinte des Fermiers Généraux firent l’objet, a diverses époques, de suites plus ou moins complètes et fort intéressantes, dans les diverses branches des arts du dessin. Nous en donnons ici la liste, sans autrement insister sur les monuments dont les descriptions qui précèdent paraîtront certainement suffisantes.
C’est d’abord l’album consacré à l’œuvre de Le Doux, comprenant tous ses travaux, en projet et exécutés, gravés par Van Maëlle en de superbes planches 44 X 26. On y trouve beaucoup de dessins et de plans concernant les barrières auxquelles il a laissé son nom.
Voici, ensuite, la belle série des aquarelles de Palaiseau, mesurant 3i X 22, exécutées vers 1819, et qui sont des pièces infiniment jolies, trop jolies, du moins les paysages, que l’auteur a composés dans une note quelque peu romantique et
1. Les Actes de la Commune de Paris pendant la Révolution , par Sigismond Lacroix, i'* série, t. IV, p. 521.
qu’il n'a pas dù souvent rencontrer dans la banlieue parisienne. On trouvera, dans cette suite, les barrières du Maine, des Fourneaux, de -Vaugirard, de Sèvres, des Paillassons, de l’École Militaire, de Grenelle ou des Ministres, et de la Cunette
Les 48 gouaches de Palaiseau, 3i X22, datées de 1819, que possède, en un atlas, la Bibliothèque historique de la Ville , ne le cèdent en rien, comme intérêt, aux aquarelles précédentes. Le dessin en est aussi impeccable, et la gouache, traitée dans des tons tantôt vigoureux, tantôt délicats, donne à ces planches un caractère vraiment artistique. On y trouve les huit barrières ci-dessus décrites2.
Il existe également à la même Bibliothèque un atlas comprenant quarante-huit gravures au trait, de semblables dimensions, du même auteur et de la même année, et qui ont certainement servi à exécuter les aquarelles et les gouaches dont il vient d’être question. Nos huit barrières y sont également représentées3.
Voici encore un album consacré aux barrières de Le Doux, appartenant aussi à la Bibliothèque de la Ville, et pour lequel M. Jules Cousin avait rédigé la mention suivante :
Les barrières de Paris. Quarante-qualre vues, la plupart en double, avec essai de coloris. Texte manuscrit inachevé, par Nougaret, dont la garde du volume portait la signature. Suite plus petite que celles publiées par Palaiseau en 1820, mais probablement du même auteur. Paris, vers 1810, i album oblong.
Les huit barrières qui nous occupent sont contenues dans cet ouvrage4.
1. Bibliothèque Nationale. Estampes. Collection Destailleur, Paris, t. I.
2. Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, n"* 10,249, in-f“.
3. Bibliothèque Historique de la Ville de Paris. La Ceinture de Paris ou Recueil des Barrières qui entourent cette capitale, par J. L. G. B. Palaiseau. Cahier 1819, n° i3i7bu, in-f°.
4. Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, n* 10577, in-4.
On peut citer aussi la suite des petites gravures en taille douce, rondes ou ovales, du graveur Gaitte, mesurant environ 6x6, et datant du commencement du dix-neuvième siècle. On y trouve toutes les barrières dont il est question ici, sauf celle de Sèvres, que nous n’avons pas rencontrée.
On connaît également les petites planches gravées au trait, contenues dans l’album de J. -B. de Saint-Victor, édité en 1827, et qui ont, chacune, différents formats. La barrière de Sèvres n'y figure pas non plus, alors que toutes les autres y sont.
On trouvera encore à la Bibliothèque historique de la Ville un album de photographies, intitulé : les Barrières de Paris, et contenant la reproduction d’un certain nombre d’entre elles. Ces épreuves mesurent 17 x 12 et ont été tirées par A. Gouviot, en 1869. Elles présentent donc un très grand intérêt documentaire, ayant été exécutées fort peu de temps avant la démolition. Malheureusement, toutes n’y figurent pas et nous ne trouvons, en ce qui nous concerne, que les barrières du Maine, des Fourneaux et de l’Ecole1 2.
11 nous faut, enlîn, indiquer un manuscrit de la même Bibliothèque, dans lequel on trouvera les plans complets et quelques dessins des barrières : du Maine, du bureau d’angle des Fourneaux, des Fourneaux, de Vaugirard, des Paillassons, de l’École Militaire, de Grenelle et de la Cunette. Celle de Sèvres n’y figure pas, n’ayant été édifiée qu’en 1824 -.
1. Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, n° i3i8, in-4.
2. Bibliothèque Historique de la Ville de Paris. Manuscrit n* 28.3oo, in-f*.