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Le Conseil général de la Seine, par M. Lanfant, p. by

pourrait se faire la répartition, dans les différentes communes limitrophes, des habitations laissées en dehors de Paris.

Louis XVI donna pleins pouvoirs à M. Lambert pour cette désignation, lequel nomma M. Antoine, architecte, directeur général des travaux de la clôture ; M. de Baurain, géographeingénieur ; M. Ancest, attaché à l’Administration des Finances, et M. de La Rue: « homme très intelligent, et surtout fort versé dans tous les détails de localités, relatifs à cette opération», Contrôleur général des Entrées de Paris1.

Les municipalités susceptibles de s’enrichir des territoires abandonnés par la capitale, et par conséquent devant recevoir la visite des trois commissaires, étaient au nombre de onze, savoir: Vaugirard, Montrouge, Gentillv, Ivry, Passy, Clichy, La Chapelle, La Villette, Belleville, Charonne, La Grande- Pinte. Cette dernière localité était alors en instance pour être érigée en commune.

On trouvera, dans nos annexes, le procès-verbal très détaillé, dressé à Vaugirard même, par les trois commissaires du Roi, au mois de septembre 1790 2.

Après de nombreux interrogatoires des propriétaires et habitants mis en cause par ce remaniement territorial, après plusieurs visites sur place, les commissaires se réunirent chez l’architecte Antoine, à la Monnaie de Paris, et rédigèrent un rapport dont nous reproduisons ici la partie essentielle :

Rapport. — Les Commissaires chargés de répartir, entre les Municipalités voisines, les habitations et les terrains que la nouvelle circonscription du territoire de Paris laissé hors de son enceinte et de sa dépendance, ont remis au Ministre le procès-verbal de leur travail pour la partie méridionale. 11 en résulte que les propriétés qu’il s’agit de distribuer sont partiellement revendiquées par les Municipalités contiguës de Vaugirard, Montrouge, Gentilly et Ivry, qu’elles sont

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