Paris Souterrain, par M. Gérards, p
3. Archives Nationales. N. Seine II n° ioi et N. Seine III n° 573.
On trouvera de nombreux renseignements sur l’exploitation des carrières dont il s’agit, dans :
Le compte que rend à Messire Abel-François Poisson de Vandières, Consei du Roy en ses Conseils, Directeur général de ses bâtimens, Antoine Miquerana, Inspecteur des bâtimens du Roy, chargé de l’exploitation des carrières destinées à l’approvisionnement des matériaux concernant la bâtisse de l’Hôtel de l’École Royale militaire, que sa Majesté veut être construite dans la plaine de Grenelle lez Paris.
On y rencontrera également les comptes des carriers, leurs noms, les quantitésde pierresextraites, et le mode d’extraction '.
Disons que les carrières de Vaugirard ne furent pas les seules destinées à la construction de l'Ecole militaire ; on y employa aussi des pierres du Val de Meudon et de Vanves.
Toutes ces carrières des environs de Paris étaient réglementées, aux points de vue de la police et de la consolidation, par l’arrêt du Conseil d’Etat du roi, du 19 septembre 17782.
En dépit de ce règlement, et de prescriptions antérieures, comme l’ordonnance du 3o juillet 1777, l’imprudence des carriers n était pas sans amener de graves accidents. Au mois de juillet de cette dernière année, un enfoncement considérable se produisit dans la cave d’une auberge située à l’entrée de Vaugirard, où pendait l’enseigne de La lune éclatante , qui serait vraisemblablement aujourd’hui le coin de la rue de Vaugirard et de la rue Bargue. Le propriétaire fut condamné à 3oo livres d’amende par le lieutenant général de Police : « attendu qu’il n’étoit pas sans ignorer l’existence de carrières en mauvais état sous sa maison. » Les travaux de réfection démontrèrent que le chemin de Vaugirard était excavé depuis ce village jusqu’à Paris3.