Paris souterrain, par M. Gérards, p
VAUG1RARD
arpents de terrain pour y établir une sablonnière à l’usage du service du « Pavé de Paris». Le terrain ainsi exploité prit le nom de la Sablonnière de Vaugirard. Le service s’y faisait « par un seul chemin, pratiqué à l’angle de la rue de Vaugirard et du chemin qui va à la barrière de l’Ecole Militaire ».
La voie dont il s’agit ne pouvait être autre que la rue Mademoiselle, qui ne porte ce nom que depuis 1827, le chemin qui allait à la barrière de l’École étant devenu la rue Cambronne. Et, de fait, la rue Mademoiselle conduit à la ruelle actuelle de la Sablonnière, rappelant l’exploitation ci-dessus. Ces douze arpents, en raison de leur utilité concernant \c Pavé de Paris, ne furent pas compris dans les domaines nationaux à aliéner. La cession à la Ville de Paris avait été faite en vertu d’un bail de vingt-sept années, passé en 1/85 par l’Administration de l’École au profit des entrepreneurs du dit Pavé. Il partait du ier mai, moyennant le prix de 600 livres pour les dix-huit premières années et 1.200 livres pour les neuf autres ’.
Cette sablonnière était sans doute désaffectée ou épuisée en i8i3. A cette époque elle sert de décharge publique et, aux demandes partielles d’acquisitions qui sont faites, l’Administration répond que le terrain est inaliénable et n’est d’ailleurs pas à vendre1 2.
Il nous faut parler ici d’un point assez peu connu de la localité et dont Thiéry ne donne, en 1787, qu’une indication assez vague ; nous voulons parler du Parc de l’École :
En continuant cette route on arrive au village de Vaugirard, à l’entrée duquel on trouve sur la droite, un vaste emplacement fermé de murs et qui sert de passage dans le jour. Cet endroit est appelé le Parc de l'École Royale militaire 3.