MILITAIRE
On y voit aussi qu’un bâtiment devait également y être affecté au logement de M. Paris-Duverney. Une grande voie intérieure fut établie, traversant le parc en diagonale, de la porte d’entrée principale, rue de Vaugirard, à la porte d’angle de la rue Blomet. C’est cette voie dont parle Thiéry en 1787, et qui est aujourd’hui la rue du Général-Beuret.
Nous ne saurions dire si les beaux portails à sculptures de chevaux en liberté, dessinés par l’architecte, virent jamais le jour } Mais il est certain que les bâtiments et les services prévus sur les plans reçurent leur exécution. L’architecte Samson en devait savoir quelque chose, car il ne put se faire payer par les entrepreneurs de charrois, et un procès fut engagé entre les parties, en 1774. Peut-être y avait-il même
autre chose que des comptes d’intérêts entre Samson et les entrepreneurs, puisque ceux-ci le firent enfermer au Temple pendant plus de sept ans, en vertu d’un arrêt du 16 juillet 1767, pour laquelle détention, d’ailleurs, l’architecte leur réclama une forte indemnité K
Tout le domaine en question avait été définitivement acquis par l’École Militaire, de Jean-Baptiste de Bonneval, écuyer, par contrat du i5 juin 176.3, devant Doyen, notaire à Paris, pour le prix de 25. 000 livres. Il contenait environ 7 arpents et demi 2 3.
On peut penser qu’après l’édification de l’École Militaire, le parc fut, en grande partie, inutilisé et dans la suite désaffecté. Par un bail du 22 octobre 1780, le sieur Bayard, marchand boucher, fournisseur des Invalides et de la dite École toujours propriétaire, se rend adjudicataire pour six années des bâtiments et du parc, ainsi que des pâtures du Champ-de-Mars et des fossés qui l’entourent, moyennant 4.000 livres par année \
Le parc de Vaugirard fut remis à l’Administration des Domaines, le 22 prairial an X (11 juin 1802), et ensuite au Receveur du Bourg-Égalité, comme étant situé extra-muros, à fin de location ou de vente. En vertu de la loi des i5 et 16 floréal an X (5-6 mai 1802), il était mis en adjudication et vendu en un certain nombre de lots, les 1 1 et 25 nivôse an XI (1e1' et i5 janvier i8o3), et acquis par les sieurs Janton aîné, Royer, Dieu, J. -B. Boyvin et Clairin 4.
Rappelons que, vers 1 855, en faisant des fouilles pour construire une maison, au coin des rues de Vaugirard et du Général-