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La Police, d’ailleurs, ne manquait pas de surveiller de près les cabarets et guinguettes de cette localité, et d’y faire des rondes et descentes nocturnes, accompagnée de la force publique. Nous en trouvons une faite le dimanche 29 avril 1787, à dix heures du soir, par le Prévôt juge de la Prévôté d’Issy et Vaugirard, son Lieutenant, le Procureur fiscal et le Greffier. Ces graves personnages avaient prudemment fait requérir, pour les accompagner, une section à pied de la « garde de Paris de poste au dit Vaugirard ». Après l’ouverture de plusieurs cabarets, des buveurs attardés furent trouvés chez Fondary, Grande rue, au Bœuf couronné; chez Froy, au coin de la rue de la Procession, à l’enseigne du Grand Vainqueur ; chez Marié, Grande rue, à l’enseigne de Saint-Louis. La ronde trouva même, dans l’embrasure d’une porte de l’église Saint- Lambert, une femme ivre qui se disposait à y passer la nuit et qui fut arrêtée '.

En 1789, Le Jeu de balles , à Vaugirard, est un cabaret dans lequel les artisans se rassemblent couramment, et où, le 3o août de cette année, était arrêté le carrier Trabu, pour avoir ameuté le populaire contre la maréchaussée venue pour rétablir l’ordre 2.

Voici encore le Grand Salon; cc st un endroit plus relevé et qui a la spécialité des repas de corps. Le dimanche i3 juin 1790, le bataillon d’Henri-IV, et les présidents et secrétaires du district de ce nom, s’y rendent en bon ordre pour y être fêtés par les volontaires de la légion, heureux d’y recevoir leurs anciens. Les pauvres du pays sont aussi conviés aux agapes et en prennent leur part dans les jardins, servis par les jeunes soldats. M. le Maire de Paris, Bailly, ayant appris

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