Archives Nationales. Z
prient de leur faire celui d’assister à la bénédiction nuptiale qui leur sera donnée le mardi i o juillet 1787, à neuf heures du matin, en l'église paroissiale de Vaugirard. Et au repas qui aura lieu che\ A/. Desrues, à la Sablonnière L
Ajoutons encore quelques noms plus anciens de cabarets mentionnés dans le même fonds, et situés à Vaugirard, vers l’entrée de Paris: A l'Orme , tenu en i663 par Lhomme ; la Croix-Blanche, tenue en i6p3 par Durand; A Sainte-Geneviève, tenue en 1678 par la veuve Tierseau ; A l'Image Saint- Pierre de Rome, possédée en 1679 par Pierre Postel.
Presque toutes ces auberges, on l’a vu, s’alignaient dans la « Grande-Rue », c’est-à-dire sur la grande route, toujours très fréquentée par le roulage, les coches, la poste et les piétons. Le trafic, par cette voie, était alors dans son plein et tout ce qui venait à Paris par ce côté de la capitale devait traverser Vaugirard. C’était aussi, depuis Louis XIV, le chemin suivi par la Cour pour se rendre à Versailles et aux chasses de Rambouillet et de Meudon. Charles X, notamment, grand chasseur devant l’Eternel, passait souvent par là pour gagner les forêts voisines.
En 1816, si nous en croyons un ouvrage du temps, la renommée de ces établissements n’était pas encore prête à faiblir, et leurs portes s’ouvraient toutes grandes aux ouvriers parisiens des faubourgs de la rive gauche :
L’on trouve à Vaugirard un grand nombre de guinguettes où Bacchus et Terpsichore sont tour à tour fêtés par ces français ouvriers qui seuls semblent encore avoir conservé, au milieu de Paris, cette gaîté franche et expansive qui était jadis le point dominant de notre caractère national. Chacune de ces guinguettes a sa salle de danse. L’hiver, le bal a lieu dans l’intérieur des bâtiments ; l’été, c’est sur le gazon, sous les acacias en fleurs ou sous les tilleuls que la jeunesse folâtre du faubourg Saint-Germain ou du faubourg Saint-Jacques se rassemble pour se livrer à ces jeux qui sont et de son âge et de la saison 1 2.