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Le Moniteur , 29 juin 1834, p

2. Archives de la Seine. Registre n° 2 des délibérations du Conseil Municipal de Vaugirard.

3. Archives de la Seine. Registre n° 2 des délibérations du Conseil Municipal de Vaugirard (séance du 9 mai 1840).

Dans sa séance du 8 août 1845, le Conseil municipal revenait à la charge, et prenait une nouvelle délibération rappelant l'administration compétente au respect de la loi :

Vu les articles 43, 45,46 de la loi du 3i mars 1 83 1 sur la garde nationale, considérant qu’en constituant la garde nationale de Vaugirard en bataillon communal, on aura l’avantage de faire cesser un état de choses provisoire et en dehors de la loi, et de conserver deux belles compagnies d’élite, exclusivement composées de gardes nationaux de la Commune.

Par tous ces motifs, le Conseil décide qu’à partir du mois de mars 1846, époque des élections, la garde nationale de Vaugirard sera formée en bataillon communal qui procédera seul à ses élections.

Le Conseil explique que la détermination qu’il vient de prendre n’a rien de blessant pour Issy non plus que pour Grenelle.

11 regrette que ses intentions, aient été si mal comprises, ou mal interprétées par beaucoup de nos braves gardes nationaux.

Vaugirard a toujours attaché un grand prix à fraterniser, à marcher avec Grenelle, et avec lssy, et le Conseil a la certitude qu’une mesure prise dans un but de centralisation et d’avenir, qu’une mesure basée sur les termes rigoureux de la loi n’apportera aucune altération aux bons rapports qui existent entre les trois communes L

Tout d’abord, le Ministre refusa d’accueillir cette délibération, ce qui mit en effervescence le tempérament guerrier de la milice vaugirardienne. Le 19 mars 1846, le Conseil municipal, dans lequel siégeaient probablement plusieurs gardes nationaux : « croyait de son devoir et de sa dignité d’insister à nouveau ».

Il faut croire que cette fermeté en imposa puisque, dans la séance du 5 mai suivant, nous voyons le vote des crédits nécessaires à la formation du bataillon communal, bataillon devant prendre le n° 8, immédiatement après celui de Montrouge. Le traitement de l’adjudant-major était porté à 800 francs, celui du tambour-maître, à 67 francs, avec une mise d’habillement et équipement de 400 francs, ce qui devait lui procurer un costume somptueux. L’achat du drapeau s’éle-

Angle de la Grande-Rue de Vaugirard et de la Place de la Mairie ou de Vaugirard

vait à 3oo francs, et l’assemblée communale émettait le vœu que le bataillon le reçût des mains du roi '.

Il fallut aussi introduire dans la musique du bataillon, à propos de son émancipation, des éléments nouveaux de talent et de jeunesse. Certes, les artistes ne devaient pas manquer à Vaugirard, mais ils ne voulaient ou ne pouvaient faire les frais des costumes et des instruments nécessaires. M. le Maire Brûlé, indiquant que les prises d’armes manqueraient certainement d’ampleur si elles n’étaient accompagnées d’une harmonie fortement cuivrée, obtint de son Conseil municipal le vote d’un crédit de 600 francs destiné à y pourvoir2.

Disons, en passant, que l’Etat-Major ne paraissait pas avoir toujours été recruté d’une façon très satisfaisante. O11 lit, en effet, dans la Gazette des tribunaux , du 14 septembre i85o, que le nommé Lefranc, chef de bataillon de la garde nationale de Vaugirard, fut condamné à deux mois de prison pour injures et violences envers le Commissaire de Police. Ces voies de fait s’étaient produites à la suite d’une querelle de cabaret arrivée entre l’ouvrier mécanicien Lefranc et d’autres buveurs.

Le 1 3 juin i85i,une loi nouvelle intervenait encore sur la garde nationale, disant, à son article 2 :

Les compagnies communales d’un canton peuvent être formées en bataillons cantonaux et en légion, par décret du pouvoir exécutif, les conseils municipaux de la circonscription entendus.

C’est en vertu de cet article que le Conseil municipal de Vaugirard, dans sa séance du 22 novembre 1 85 1 , adoptait la décision suivante :

Est d’avis que les huit compagnies de la garde nationale de Vaugirard, orga-

1. Archives de la Seine. Registre n“ 3 des délibérations du Conseil Municipal de Vaugirard.

2. Archives de la Seine. Regstre n" 3 des délibérations du Conseil Municipal de Vaugirard (séance du 9 novembre 1846).

nisées par le Conseil de recensement, soient réunies en un bataillon communal, ainsi que cela existait avant la loi, et que ce bataillon communal fasse partie de la 3e légion de la banlieue qui sera probablement aussi réorganisée.

Dans la séance du 9 novembre 1862, le budget de la garde nationale de Vaugirard était ainsi établi :

Traitement des 6 tambours du bataillon à raison de 20 francs par mois : 1.440 francs. Tambour des sapeurs-pompiers : 240 francs. Tambour-maître, 40 francs par mois : 480 francs. Entretien de l’habillement : 400 francs. Entretien des caisses et armes : 200 francs. Entretien du corps de garde : 100 francs. Chauffage et éclairage du dit : 400 francs. Impression pour le service des compagnies : 5oo francs. Dépenses collectives du bataillon : 270 francs. Total : 4-o3o francs1.

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