Aperçu rétrospectif, etc., loc. cit
2. Archives de la Seine. Registre n° i des délibérations du Conseil Municipal de Vaugirard.
appelée à faire le service près du Roi, mercredi dernier, 25 du courant, à Neuilly ; mais les chasseurs habillés n’étaient pas en nombre suffisant, et la compagnie tenait à ne fournir que des hommes en uniforme. Les officiers et sous-officiers ont alors mis de côté épaulettes d’argent et galons, et se sont présentés comme simples chasseurs dans les rangs, qui, de cette manière, ont été sur-le-champ complétés.
Le Roi, informé de cette nouvelle preuve de zèle, n’a voulu céder à personne le plaisir d’en remercier la garde nationale de Vaugirard. 11 s’est, à cet effet, rendu au corps de garde, accompagné de la Reine, et a témoigné à plusieurs reprises, aux gardes qui s’y trouvaient, toute sa satisfaction de la manière la plus affable.
Pour céléorer joyeusement cette visite, la garde nationale de Vaugirard a fraternisé avec le poste du 11e de ligne, et des toasts en l’honneur du Roi des Français ont été portés et accueillis de part et d’autre avec transport l.
Les remerciements du roi eussent sans doute été plus vifs s’il avait su que les armes de cette légion portaient encore, en i83q, les traces des combats livrés pour lui donner un trône. Ce ne fut, en effet, qu’en 1 836 que l’on songea à les réparer, en vertu d’une délibération du 8 août portant ouverture de crédit pour : « procéder à la réparation des armes qui depuis i83o sont rentrées en mauvais état à la mairie2. »
A ce moment, la garde nationale de Vaugirard formait un bataillon cantonal avec les communes d’Issy et de Grenelle. Dès 1840, la municipalité, s’appuyant sur l’article q5 de la loi du 22 mars 1 83 1 , disant que des bataillons communaux pourront être formés lorsque l’effectif atteindra 5oo hommes, demanda à l’autorité supérieure cette modification, le nombre des hommes s’élevant à 85o 3.
En i8q5, ce chiffre s’était élevé à 1.107 sans que satisfaction ait encore été donnée au vœu précédemment émis.