‹ VaugirardChapitre 190 sur 244 · Archives Nationales. Z · texte numérisé non relu

Archives Nationales. Z

Cette allocation fut portée à 1 .5oo francs en 1810, mais elle était payée parles cultivateurs. Le titulaire, le sieur Periguier, pendant les mois de juin, juillet, août et septembre, devait se faire aider par un second pour la surveillance des champs.

Heureux temps où il y avait encore des champs à surveiller à Yaugirard 1 !

La convention passée entre les cultivateurs et la Municipalité pour le paiement du garde champêtre, cessa d’exister en 1817. Le Conseil municipal, dans sa séance du 3o mai, décida que le traitement de ce dernier ne serait pas moindre de 1.000 francs: « attendu la surveillance extraordinaire et continuelle qu’exige la proximité de la capitale2. »

En 1828, deux gardes champêtres sont jugés nécessaires, en raison de : « l’immense étendue du territoire de la commune, lequel est divisé en deux vastes plaines séparées par les habitations ». Une somme de 600 francs est allouée à chacun. L’année suivante, en 1824, le Conseil municipal, trouvant trop lourdepour son budget cette somme de 1.200 francs, revient à l’ancien système et la met à la charge : « des propriétaires et exploitants de terres non closes. »

Mais voici que nous retrouvons, en i83o, notre vieille connaissance, le père Bonvin, dont il a été question à propos des guinguettes. Dans la séance du 18 septembre i83o, le Conseil municipal le réintègre dans son poste de garde champêtre de Vaugirard, qu’il avait quitté pour occuper celui de Montrouge3.

En 1 858, la fonction de garde champêtre est pour ainsi dire tombée en quenouille, par suite de la diminution continuelle

1 . Archives de la Seine. Registre n° i des délibérations du Conseil Municipal de Vaugirard.

2. Archives de la Seine. Registre n° i des délibérations du Conseil Municipal de Vaugirard.

3. Archives de la Seine. Registre n° i des délibérations du Conseil Municipal de Vaugirard.

des terrains livrés à l’agriculture. C’est à ce point que le titulaire, jadis si chargé de travail qu’il fallait lui adjoindre un collègue, fut pourvu des fonctions d'appariteur municipal. afin de justifier le traitement de 1.200 francs qu'il touchait h

C’est en i8e5 que la commune de Vaugirard, par arrêté du 3o septembre, fut dotée d’un commissaire de police. Ses appointements étaient de 1.200 francs, plus 600 francs pour frais de bureau, et 3oo francs pour le premier établissement. En 1828, il touchait une somme globale de 3. 000 francs 2.

Par sa délibération du 7 août 1849, le Conseil municipal de la localité, considérant l’accroissement de la population et des habitations, décidait la création d’un nouvel agent de police à Vaugirard, soit deux, pour le quartier de Plaisance, aux appointements de 800 francs par année 3.

Nous terminerons ces quelques pages consacrées à la force publique en parlant de la gendarmerie.

La maison située ruede l’École n° 16, appartenant au citoyen Mauroy, était donnée à bail « à la République », du rr Vendémiaire an XI (23 septembre 1802), à l’effet d’y loger une brigade de gendarmerie nationale comprenant7 hommes, pour la somme de 700 francs par an.

En 1824, cette brigade fut installée en location, au prix de 1.000 francs par an, dans la maison du sieur David, située rue Blomet n° 53.

Par bail deç années, du Ier janvier 1 83 1 au ierjanvier 1840, M. Fondary loue au gouvernement, une maison qu’il a fait construire spécialement pour le casernement de la brigade de

Page 1