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Archives Nationales. H

2. Archives de la Seine. Registre n° 1 des délibérations du Conseil Municipal de Vau-

girard.

cession Groult, non encore attribuée. Le testament portait la clause suivante :

J’exige expressément comme condition sine qua non que cette susdite école gratuite sera tenue et dirigée par des religieuses approuvées par Monseigneur l’archevêque de Paris *.

Au dire du Moniteur , qui consacre un article à ce sujet, Vaugirard passait, en 1846, pour être la commune de la banlieue ayant le plus complètement pourvu à l’éducation de l’ouvrier. Depuis 1840 il y avait une école complète peuplée de 80 à 100 élèves adultes, qui y recevaient l’enseignement élémentaire, et apprenaient le dessin, les mathématiques et la musique :

Ces cours sont visités presque toutes les semaines par M. Brûlé, maire de la Commune, et M. le curé. L’un et l’autre viennent encourager par leurs sages conseils ces bons ouvriers, qui, après un travail pénible, consacrent encore chaque soir trois heures à leur instruction 2.

On peut encore signaler l’intéressante fondation ci-après, que le Conseil municipal de Vaugirard accepta dans sa séance du 16 février i853 : Mme la comtesse Guilleminot, voulant remercier la commune d’avoir attribué le nom du général Guilleminot à une rue et à une place de Plaisance, offrait de prendre à sa charge l’établissement d’une école de jeunes filles pauvres de ce quartier. Elle donnait un mobilier estimé à i .600 francs, plus une pareille somme pour le paiement des religieuses pendant une année, la commune devant fournir le logement. Une messe devait être dite tous les ans pendant l’octave de la Vierge, et une le jour de la Saint-Charles, prénom du général, auxquelles messes devaient être conduites les enfants3.

1. Archives de la Seine. Carton de Vaugirard. D. G. et Registre n° 2 des délibérations du Conseil Municipal de Vaugirard.

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