Aperçu rétrospectif, etc., loc. cit., p
une somme annuelle de 4.000 francs, 02 becs brûlaient jusqu'à minuit.
En 1842, le gaz remplaçait l’huile et accentuait ainsi la marche vers le progrès :
Il ne faut pas, disait un conseiller municipal, que la commune de Vaugirard, l’un des faubourgs de Paris les plus rapprochés du centre, reste constamment en arrière. Elle a besoin de se réhabiliter. Déjà la salubrité et la propreté se sont sensiblement améliorées. Marchons à l’égal des communes dont l’importance n’est pas plus grande, et qui sont citées pour leurs améliorations.
Dans la séance du 7 novembre 1842, un traité était passé avec la Compagnie du gaz pour l’éclairage de quelques rues : celle de l’Ecole, celle du Parc et la Grande Rue, en attendant l’ensemble des voies. Le nombre des réverbères était fixé à 32, placés à 5o mètres de distance l’un de l’autre. Les travaux de canalisation étaient à la charge de la commune. Il fut entendu que l’éclairage aurait lieu jusqu’à 2 heures du matin, afin de faciliter le service de la garde nationale, si pénible pendant la nuit, et aussi pour aider à la circulation des jardiniers et maraîchers se rendant aux Halles de Paris. Le prix était de 4 centimes l’heure par bec, pour 8 mois de l’année, du icr septembre au 3o avril L
L’installation de l’éclairage au gaz ne se fit pas sans quelques difficultés. 11 y eut de nombreuses récriminations de la part des habitants, surtout des jardiniers et maraîchers, qui protestèrent contre l’édification de l’usine de la Société Pauvels Brunton et C*, et parce que les eaux de celle-ci contaminaient le sol environnant destiné aux cultures. Un propriétaire de Vaugirard, M. Girard, avait pris l’initiative de résister aux entreprises de la puissante Compagnie, en l’année 1 835 2.
\. Archives de la Seine. Registre n° 2 des délibérations du Conseil Municipal de
2. Réponse au pamphlet de la Société Pauvels Brunton et Cie. Paris, Lottin, 1 835, 8 p. in-8.
Le système à l’huile n’était cependant pas abandonné, puisque, dans la séance du 9 mai i8q3, on voit 1 adoption d'un cahier des charges dont l’article premier disait que l’éclairage de la commune de Vaugirard se diviserait, à l’avenir, en éclairage au gaz et en éclairage à l’huile.
Cet état de choses durait encore en 1859. A cette époque la commune comptait 120 appareils à gaz et 80 à l’huile, pour une dépense annuelle de 15.170 fr. 871.
La Bibliothèque Nationale possède trois grandes planches, datées de 1 863, représentant les usines à gaz de Vaugirard, situées rue Mademoiselle, n° 32 2.
En 1847, ces usines étaient installées d’une façon plus que sommaire, et ses réservoirs d’eau laissés à l’abandon. Deux passants, un jour de cette année, s’y noyèrent en les côtoyant. On les entoura, à partir de cette époque, de palissades3.
Nous parlerons ensuite des malades, des médecins et des hôpitaux.
Au dix-septième siècle, les lépreux de la localité de Vaugirard étaient envoyés dans l’établissement connu sous le nom de la Maladrerie de la banlieue, située sur le territoire d’Arcueil, en dehors de la porte Saint-Jacques, près de la route conduisant à Bourg-la-Reine 4.
L’installation d’un chirurgien dans la commune donnait lieu à un certain nombre de formalités, et dépendait de la Justice de l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Le candidat devait posséder des lettres d'exercice délivrées par le premier chirurgien du Roi, et ensuite être agréé par le Procureur fiscal